La Terre perd le Nord

En 2005, deux scientifiques – le géologue français Jean-Jacques Orgeval et le géophysicien canadien Larry Newitt – mesurent que le pôle Nord s’est déplacé de près de 120 kilomètres en un an, soit une moyenne de 300 mètres par jour. Pour vérifier ces résultats spectaculaires, ils sont retournés au pôle magnétique en avril 2007, en pleine Année polaire internationale.

Leurs soupçons se sont vus confirmés et ces conclusions sont inquiétantes. Le pôle magnétique bouge si vite qu’il sera bientôt à la limite du rayon d’action du Twin-Otter, le seul avion capable de se poser sur la glace. L’imminence d’un prochain retournement des pôles magnétiques, comme la Terre en a connu en moyenne tous les 250.000 ans, fait partie des hypothèses envisagées.

Des aurores boréales dans le ciel français

Rose, jaune, rouge, vert, violet : le ciel en a vu de toutes les couleurs. De splendides aurores boréales ont été observées dans le Nord de la France dans la nuit de mardi à mercredi.

Habituellement réservé à des latitudes beaucoup plus proches du pôle Nord, comme en Scandinavie (Finlande, Suède, Norvège, Islande…) ou au Québec, ce phénomène naturel a cette fois été visible dans la partie nord de l’Hexagone, de la Vendée à la Moselle. Cela n’était pas arrivé depuis 2004, selon certains spécialistes.

Ce mercredi matin, de nombreuses photos prises par les chanceux qui ont pu voir ce spectacle naturel ont été publiées sur les réseaux sociaux.


Lire la suite

Nord : Le recyclage des bouteilles plastiques se développe

A Faches-Thumesnil, dans le Nord, un container permet de vider ses poubelles sur le parking d’un supermarché. Il permet surtout de récupérer les bouteilles plastiques et de les recycler. Six containers de ce type sont installés dans la région lilloise.

Il compacte et broie directement la bouteille sur place, et entame du coup le début de la chaine de recyclage. Ensuite, le tout est amené à Lesquin, où 14.000 tonnes de bouteilles sont recyclées chaque année. Elles sont lavées, décontaminées, chauffées et transformées en petites billes bleues, appelées PET recyclé, matière première de la bouteille plastique.

L’unité ouverte depuis 2010 n’est toujours pas rentable.Ensuite, ces petites billes repartent à Mérignies où elles entrent dans la chaîne de production de nouvelles bouteilles plastiques. 30% du recyclé se retrouve avec la matière vierge. Prochain objectif : s’approcher des 100%. Dans nos poubelles se trouve 46,08 kg de plastique par an et par habitant pour seulement 14% de recyclés.

Nord : 13 fermes court-circuitent un supermarché en ouvrant leur propre magasin

En lieu et place d’un projet de supermarché, 24 exploitants agricoles ont lancé “Talents de fermes”, à Wambrechies, près de Lille. Ce magasin leur permet de vendre leurs produits directement aux consommateurs.

«Nous faisions tous de la vente directe sur notre propre exploitation. Mais en nous regroupant au même endroit, nous avons permis au client de trouver tous les ingrédients de ses repas », raconte Danielle Grave, exploitante maraichère de Talents de fermes. Pains, boissons, fruits et légumes, viandes, conserves… Depuis le 19 août, cette SARL (Société à responsabilité limitée) installée à Wambrechies permet à vingt quatre producteurs de vendre directement les produits de leurs exploitations aux consommateurs.

« Un ensemble de fermes, regroupées en un seul lieu »

« Cet endroit est un ensemble de fermes, regroupées en un seul lieu. En vingt minutes, le client a ce qu’il lui faut », indique Perrine Dekeukelaire, une autre exploitante. Talents de fermes commercialise uniquement des produits frais et locaux, hormis le vin et les champagnes. « Nous assurons même des permanences sur place pour répondre aux questions de la clientèle », indique Danielle Grave. Les prix des produits, complète-t-elle, se font « en fonction de nos coûts de revient. Nous assurons une qualité qui justifie que, parfois, nos prix soient plus élevés que dans des grandes surfaces. »
Lire la suite

Comment les Allemands deviennent eurosceptiques

La question de l’euro et de sa survie est clairement posée en Allemagne. Hans-Olaf Henkel, ancien patron des patrons, et europhile convaincu, prêche désormais pour l’éclatement de la zone euro et l’émergence de deux euros, un pour le Nord, un pour le Sud. Ce sentiment grandit outre-Rhin et explique nombre de choix de la chancelière.

« L’ultime bataille. Comment l’Europe ruine sa monnaie »

Quand, en France, on évoque Henkel, c’est plutôt au géant Allemand de la chimie et à ses produits ménagers « vus à la TV » comme Décapfour ou Minidoux, que l’on pense. De l’autre côté du Rhin, et davantage encore dans les milieux économiques, on pense Hans-Olaf, le prénom de l’ancien patron des patrons allemands. Lequel Hans-Olaf Henkel s’est dernièrement illustré par ses propos décapants sur la monnaie unique.

Dans son dernier livre, « Sauver notre argent, l’Allemagne est bradée » – tout un programme -, il ne propose rien moins que de liquider l’euro.

Sa thèse ? La solution à la crise européenne passe par la fin de la monnaie unique. Du moins sous sa forme actuelle, puisque y est prônée la séparation la zone euro en deux devises : une pour les pays du Nord, incluant l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-bas, et la Finlande et une autre pour les pays du Sud, dont la France.

Et Hans-Olaf Henkel, à l’instar du patronat allemand, de décliner ce qui ne convient pas à l’hyper puissance continentale. Cette nouvelle Zollverein, pourrait s’étendre à ses autres voisins germaniques : non membres de l’euro, il est persuadé que le Danemark, comme la Suède adhéreraient à l’euro du Nord.

Lire la suite

La Chinafrique

« Nous souhaiterions que la Chine dirige le monde, et quand ce sera le cas, nous voulons être juste derrière vous. Quand vous allez sur la Lune, nous ne voulons pas être laissés derrière, nous voulons être avec vous ».

Olusegun Obasanjo, président du Nigéria, s’adressant à Hu Jintao, 2006

Pendant des millénaires, l’Empire du Milieu ne s’est pas intéressé au reste du monde. Pour quoi faire ? La Chine était le pays le plus avancé, le plus fertile, le plus peuplé, le plus civilisé. Par hypothèse, dans l’idéologie impériale et, souvent, dans la réalité aussi.

Pourquoi les Fils du Ciel se seraient-ils préoccupés de ce qui se faisait chez les barbares ? En 1421, une flotte chinoise gigantesque atteint les rivages du Kenya. Les Chinois observent : pas intéressant, mieux vaut rentrer au pays. Confucius l’avait dit, et à raison : l’important, c’est la stabilité.

Seulement voilà : désormais, vraiment, tout change, même la Chine.

La Chine, désormais, à l’assaut de l’Afrique.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Note de lecture sur «La Chinafrique», un ouvrage qui fait le point sur la question. L’œuvre fourmille d’informations intéressantes. Nous zapperons les passages politiquement corrects du type «c’est pas bien de soutenir le Soudan à cause des massacres au Darfour», et autres culculteries politiquement correctes inévitables dans un livre écrit par des journalistes français. Mais nous n’omettrons aucun type d’information vraiment intéressant – fût-ce l’enseignement d’une série d’anecdotes révélatrices.

*

Brazzaville, Congo. Les auteurs marchent à travers la ville. Des enfants les apostrophent, à l’Africaine, c’est-à-dire sans chercher à connaître leur nom, mais sur un ton chaleureux.

Que disent-ils ? « Hello mista ? » Non. « Monsieur Monsieur ! » Non plus.

Ils disent : « Ni hao ».

Pour eux, tous les étrangers sont chinois.

Lire la suite

Pour ou contre le « juste échange » du PS ?

C’est un tabou idéologique qui saute : en adoptant le principe du « juste échange » le 9 octobre dernier, les socialistes envisagent en effet d’imposer des droits de douanes aux pays à bas coûts. Deux économistes s’affrontent sur le sujet.

Réunis le 9 octobre dernier en Convention nationale, le PS a adopté à l’unanimité le principe du « juste-échange », traduction du « fair-trade » revendiqué par les démocrates américains. Concrètement, les socialistes veulent instaurer des taxes sociales et environnementales aux portes de l’Union Européenne sur les importations en provenance de pays peu respectueux des droits salariaux et des normes écologiques. Ces droits de douanes « vertueux » iraient alimenter un Fonds destiné à soutenir les salariés des pays pauvres.

Selon le PS, cette voix médiane entre « le libre-échange destructeur d’emploi » et le “protectionnisme facteur de crispations nationalistes » protègeraient autant l’industrie européenne que la couche d’ozone. Trop beau pour être vrai ? Deux économistes répondent. Et comme d’habitude, ils ne sont pas d’accord.

Jean-Luc Gréau, essayiste favorable au protectionnisme, soutient la proposition socialiste même s’il la trouve un peu tiède ; Jean-François Jamet, professeur à l’IEP Paris et économiste à la fondation Robert Schuman, la rejette fermement invoquant les risques qu’une guerre commerciale à l’échelle mondiale pourrait faire peser sur nos entreprises exportatrices.

Les droits de douane au nom du « juste-échange » peuvent-ils protéger les emplois et l’industrie en Europe ?

Lire la suite

OCDE : l’«ascenseur social» bloqué

L’organisation internationale insiste sur le lien entre mobilité entre générations et croissance économique.

Quel est le poids de l’environnement familial et social sur la réussite des enfants ? La question de «l’ascenseur social» mérite l’attention et se pose avec encore plus d’acuité en période de crise économique.

Dans une étude publiée cette semaine portant sur l’ensemble des pays de l’OCDE, l’Organisation pour la coopération et le développement économiques souligne le lien existant entre la mobilité entre générations et le développement économique. «L’absence d’égalité des chances joue sur la motivation, ce qui influe sur la productivité et au bout du compte peut peser sur la croissance», précise l’OCDE.

Première conclusion : il existe un lien direct dans la quasi-totalité des pays entre le milieu socio-économique et les résultats des enfants, en termes d’éducation et de salaire. Une fois encore, l’Europe du Nord, qui est souvent citée en exemple pour ses avancées sociales, témoigne de la plus grande mobilité.

À l’inverse, l’ascenseur social fonctionne moins bien dans les pays anglo-saxons. Le rêve américain ne serait-il plus qu’un mythe ? «99 % des études parlent de l’immobilisme des États-Unis», indique Orsetta Causa, l’un des auteurs du rapport OCDE. Le rapport entre le salaire du père et celui du fils reste en effet très persistant en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Irlande et dans les pays d’Europe méridionale.

«Aux États-Unis,c’est encore plus vrai dans le haut et le bas de l’échelle sociale», précise Orsetta Causa. Dans ces pays, l’avantage salarial dépasse les 20 %. Autrement dit, une personne qui a grandi dans une famille instruite peut gagner en moyenne 20 % de plus que si elle vient d’un milieu au niveau d’instruction moyen.
Lire la suite

Le pentecôtisme, bras armé de l’impérialisme américain en Afrique subsaharienne ?

Le pentecôtisme, courant de l’évangélisme issu des États-Unis et connu pour ses manifestations liturgiques de masse très démonstratives, mais également ses méthodes fortement matérialistes, connaît un fort développement en Afrique Noire, comme dans le reste du monde.

Associé à l’image de Simone Gbagbo ou à une certaine extrême droite américaine (proche de l’ancien président George W. Bush), il est souvent vu comme un instrument de l’impérialisme US, chargé de propager à coup de prosélytisme leurs valeurs et leur vision du monde. Cependant, sur le terrain, le pentecôtisme africain obéit à des dynamiques un peu plus complexes que cette vue manichéenne ne pourrait le laisser penser.

Une implantation centenaire

Le pentecôtisme naît au début du XXème siècle aux États-Unis (en 1901 dans une église blanche du Kansas et en 1906 dans une église noire de Los Angeles) et au Royaume-Uni, d’une dissidence au sein d’églises réformées. Son dogme est fondé sur une interprétation littérale de la Bible, mais ce qui le différencie des autres mouvements protestants est l’importance accordée au « baptême par le Saint-Esprit », manifesté par les charismes (ou dons de Dieu aux croyants) et le lien direct et intime entre Dieu et le croyant.

Très vite, des missionnaires pentecôtistes arrivent en Afrique anglophone, par le biais de la colonisation britannique, notamment en Afrique du Sud, au Liberia et au Burkina Faso. Ceci est facilité par la création, dès 1914, des Assemblées de Dieu, fédération de communautés pentecôtistes américaines, disposant d’une puissante branche missionnaire qui fait de l’Afrique de l’Ouest son terrain privilégié d’évangélisation. Des Assemblées équivalentes apparaissent en Europe de l’Ouest et du Nord au milieu du XXème et vont envoyer des missions en Afrique Centrale. Ceci va résulter en la création d’églises nationales africaines autonomes, qui elles mêmes vont évangéliser les pays voisins. En parallèle, vont apparaître des églises totalement indépendantes et de taille très variable, comptant parfois quelques fidèles autour d’un pasteur.

Après une période d’ « institutionnalisation », un renouveau pentecôtiste est perceptible dès les années 1970, suivant celui observé en Amérique du Sud, d’abord marqué au sein des pays anglophones (Nigeria, Ghana) puis francophones (les deux Congo). Enfin, plus récemment, et avec moins de succès, le pentecôtisme tente de pénétrer les pays musulmans comme le Sénégal et le Maghreb.

Lire la suite

Garçon, un cancer ! Entretien avec le professeur Dominique Belpomme

Dominique Belpomme est un médecin et professeur de cancérologie au Centre Hospitalier Universitaire Necker-Enfants malades. Il est membre de plusieurs sociétés savantes internationales et président de l’ARTAC, Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse, fondée en 1984, et connu pour ses travaux de recherche sur le cancer. Il est ici interrogé par le magazine Le Choc du mois.

Ce qui vous frappe le plus en tant que cancérologue, c’est que le cancer est une maladie créée par l’homme ? 70.000 personnes en mouraient après la Seconde Guerre mondiale. Combien aujourd’hui ?

150. 000, plus du double.

Et combien sont-ils à développer un cancer aujourd’hui ?

Avant le premier plan cancer (2003-2007), on comptait chaque année environ 280.000 personnes atteintes de la maladie. Après (soit en 2009), 350.000.

C’est la raison pour laquelle je pense qu’en terme de santé publique, le premier plan cancer est au mieux un demi-échec et que le second plan risque de se solder par un constat du même ordre si la prévention environnementale n’est pas prise en compte.

Versant positif, on a pris conscience qu’il y avait un fléau, le cancer, et confirmé la réorganisation des soins et la lutte contre le tabagisme, tout en créant l’INCa, l’Institut national du cancer.

Pour autant, les résultats sont loin d’être à la hauteur des espérances. On a aujourd’hui annuellement 350.000 nouveaux cancers. C’est une croissance quasi-exponentielle du nombre de cas. Quant à la mortalité, elle est pratiquement stable : elle a diminué de moins de 10 % pour les hommes et n’a pas bougé pour les femmes, en taux standardisé (qui gomme l’effet de l’âge).

Lire la suite

Prête-moi ta caméra, mon usine ferme

Il y a tout juste un an, entre le 10 et le 20 mars 2009, Stéphanie Hammou a confié une caméra aux ouvrières de la Confection de l’Alloeu, usine textile située à la Gorgue, dans le Nord, qui allait fermer.

Ces femmes ont capté les images de ces derniers jours, entre conflit, émotion et peur des lendemains. Au final, 25 heures de rushes sur cette fermeture en train de se faire, complétés par des entretiens filmés et montés par la réalisatrice.

Partie 1:


Lire la suite

Corée du Nord : c’est la Berezina économique

La famine a fait sa réapparition dans certaines régions. Elle est la conséquence de la réforme monétaire initiée à l’automne 2009.

2007 : tentative de transformation d'un marais en terre agricole à Yomju, au nord de Pyongyang

La Corée du Nord serait victime d’une importante inflation et d’une pénurie de marchandises, conséquences inattendues des mesures prises lors de la réforme monétaire [dévaluation] de novembre 2009 qui visait à resserrer le contrôle du marché.

Les ouvriers ne seraient plus payés, et la situation serait beaucoup plus préoccupante que certains analystes le craignaient, la famine faisant même des morts.

D’après des sources nord-coréennes et chinoises installées à Dandong, ville chinoise située près de la frontière nord-coréenne, le prix du riz, fixé à 30 wons [2 centimes d’euro] le kilo par le régime de Pyongyang lors de la réforme, atteindrait 300 wons dans la ville de Sinuiju [située en face de Dandong], voire 40 000 wons dans les régions plus isolées. Un kilo de viande de porc, qui vaut officiellement 45 wons, s’achèterait 800 wons, un paquet de cigarettes à 20 wons se paierait 300 wons.

Comme les prix augmentent chaque jour, les Chinois ou les Nord-Coréens qui font du commerce entre les deux pays attendent avant de mettre leurs marchandises sur le marché, ce qui fait monter encore plus les prix et donne naissance à un véritable cercle vicieux.

“Si on attend un jour, on fait plus de bénéfices. Du coup, les gens ne veulent pas vendre. Mes confrères nord-coréens en font autant. Ils viennent acheter en Chine, mais ils ne revendent pas tout de suite chez eux”, explique un commerçant chinois.

“J’ai un parent à Sinuiju. Il voulait que je lui envoie du riz. Il disait que, même dans cette ville, il y avait des gens qui mouraient de faim. J’avais entendu parler de ce genre d’histoire pour les campagnards, mais jamais pour les habitants de Sinuiju, qui s’approvisionnent assez facilement à Dandong [les deux villes étant reliées par un pont]. Cela prouve que la situation est plus grave qu’on ne le pense”, ajoute un autre.

Lire la suite

Crise et mutation (suite et fin)

Il y a quelques jours, nous avons publié deux extraits d’un livre-dialogue, insolite et inclassable, qui vient de paraître, « Crise et mutation » (Editions Charles Antoni – L’Originel, janvier 2010).

En voici un troisième et dernier passage, dû à Jean-Pierre Crépin, ex-associé du groupe de marketing HighCo, spécialiste de la mutation consommateur citoyen, auteur du blog Nécronomie, sur lequel il chronique la crise après l’avoir annoncée dès 2005.

« L’individu ayant abandonné sa liberté au profit du social, peut, en cas de retournement, se déchaîner contre ce qu’il adulait jusque-là. » (Charles Antoni)

Certes, mais depuis la chute des idéologies, Charles, je pense que les insurrections auxquelles nous aurons droit seront d’un autre ordre ou plutôt le prolongement de celui-ci.

Nous sommes devenus les sous-produits d’un mode de vie érigé en tant que culture : le consumérisme et la culture des Marques devenus philosophie de vie.

Les émeutes de la Gare du Nord avaient donné lieu à des commentaires, où il s’agissait de déterminer si nous étions en présence d’une révolte sociale, ou d’actes de délinquance. Un syndicat de police nous certifiant que nous étions en présence de délinquants, puisqu’il y avait eu pillage d’un magasin de chaussures.
Lire la suite

Réchauffement climatique: l’Afrique exige des “réparations” du Nord

L’Afrique a exigé dimanche des “réparations et dédommagements”, deux mois avant le sommet sur le climat de Copenhague, demandant que les pays industrialisés “pollueurs” soient les “payeurs”.

Ces exigences du continent le moins pollueur mais le plus pauvre du monde interviennent au moment où les négociations internationales sont très laborieuses, voire “dangereusement proches d’une impasse“, comme l’affirme le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

Pour la première fois, l’Afrique aura une position commune” au sommet de Copenhague, s’est félicité le président de la Commission de l’Union africaine Jean Ping lors de la 7e édition du Forum mondial pour le développement durable consacré aux changements climatiques. On a décidé de parler d’une seule et même voix et d’exiger des réparations et des dédommagements.”

Le président du comité d’organisation du Forum, a estimé à 65 milliards de dollars (44 milliards d’euros) les financements nécessaires pour que le continent puisse faire face aux dérèglements du climat.

Les responsables doivent s’engager à réduire leur émission de gaz à effet de serre et à répondre aux principes du ‘pollueur-payeur’,” a assuré M. Ping, préconisant la mise en place de “nouveaux fonds internationaux pour soutenir les pays pauvres.”
Lire la suite

Nicolas Hulot : “nous avons un “devoir de riches” envers le Sud”

Nicolas Hulot, invité hier de deux radios nationales, a affirmé qu’il existerait un “devoir des riches”, sociétés ou individus “qui ont un peu de marge de manoeuvre”, d’aider les pays pauvres du Sud.

Un festival de novlangue et de bien-pensance compassionnelle.

“L’idée qu’on puisse, nous en Europe, en Occident, raisonner derrière nos frontières et s’affranchir des réalités au Sud, ça ne marche plus dans un monde mobile, dans un monde nomade”, a-t-il déclaré sur France Inter.

Rédacteur en chef du “journal inattendu” de RTL, il a insisté sur la nécessité d’un partage des richesses entre le Nord et le Sud, prônant une “Europe ouverte, vers le Sud”.

L’écologiste, dont le film “Le syndrome du Titanic” sort en salle mercredi, a mis en garde contre le risque, selon lui, de “condamner ceux que le système oublie à une double peine, être exclu et, en plus, condamné à rester les bras croisés, si possible avec le sourire”.

La crise écologique va “aggraver les difficultés” de cette “humanité qui souffre”, entraînant humiliations et frustrations, a-t-il prétendu.

“Si nous, on ne fait pas en sorte de partager nos richesses plus efficacement, cette palette de l’humanité-là réagira”, a-t-il insisté, estimant qu’on “n’a pas le choix, au début du 21ème siècle” face aux “deux priorités à prendre en charge”.

Il faut, selon lui, “régler simultanément” les problèmes posés par “les contraintes physiques imposées à la planète”, des contraintes qui sont aussi “climatiques”, d’autre part les “contraintes sociales”.

Relevant la nécessité de “mutations profondes” alors que “la marche triomphante du progrès a pris du plomb dans l’aile”, il a estimé que nous nous sommes “condamnés à être créatifs”, pour “réinventer” une économie qui “passera par la régulation des Etats”.

(Source)