10% des Italiens sont dans une situation de pauvreté absolue

La pauvreté “absolue” concerne 9,9% des Italiens, soit 6,20 millions d’entre eux, alors qu’ils n’étaient “que” 4,81 millions (8%) en 2012.

“STOP A LA PAUVRETÉ !”

Près de 10,48 millions de personnes. C’est le nombre de personnes pauvres que comptait l’Italie en 2013. Représentant plus de 16,6% de la population, ce chiffre est en augmentation par rapport à l’année précédente, a annoncé lundi l’Institut national des statistiques (Istat). En 2012, l’Italie comptait 9,56 millions de personnes pauvres, soit 15,8% de la population totale.

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Une France qui sacrifie sa jeunesse

La France est pour une fois sur la première marche du podium, celui du classement des inégalités de générations. Elle a sacrifié sa jeunesse plus que n’importe quelle autre société développée, comme le démontre l’étude des niveaux de vie.

Niveau de vie selon la génération: le cas alarmant des jeunes Français – Écart de niveau de vie par rapport à la moyenne (à caractéristiques des ménages équivalentes) en %.

En sciences sociales, cet indice, construit à partir du revenu net après redistribution (donc après impôts et droits sociaux) et rapporté à la taille du ménage, est l’aune à laquelle se mesure la progression du confort dans une société.

Le niveau de vie relatif des trentenaires a perdu 17%

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Enfoncée dans la crise, l’Espagne aux prises avec la pauvreté de ses enfants

Même avant la crise, Patricia Martin avait du mal à faire vivre sa famille de trois enfants sur le salaire modeste de son mari, balayeur. Lorsque la tempête économique a frappé l’Espagne, le foyer a glissé vers le dénuement.

Temps de travail réduit, salaire de 900 euros divisé par deux : la vie est dure dans leur petit appartement de Vallecas, un quartier populaire du sud de Madrid.

Le couple est menacé d’expulsion, avec plus d’un an de loyers impayés. Ils dépendent de banques alimentaires pour nourrir leurs enfants, qui doivent faire cinq kilomètres à pied pour aller à l’école. Il n’y a plus d’argent pour le bus.

« Si je n’ai rien à leur donner pour qu’ils emportent un goûter, je fais comme si j’avais oublié de le préparer », confie cette femme de 30 ans, tandis que son fils, âgé de sept ans, et ses deux filles, de huit et dix ans, jouent dans un parc près de la maison.

« Ils ne disent rien mais c’est très dur », ajoute-t-elle, des larmes plein les yeux. « Je m’efforce de leur rendre la situation moins pénible ».

Six ans après l’explosion de la bulle immobilière qui a détruit des millions d’emplois et lancé le début de la crise dans le pays, l’Espagne fait face à une forte hausse de la pauvreté infantile.

Un demi million d’enfants ont rejoint depuis 2007 la catégorie des petits risquant de tomber dans la pauvreté, portant le total à 2,5 millions, selon une étude de l’ONG espagnole Educo, spécialiste de l’enfance.

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Les classes populaires décrochent depuis 2008 (et tout le monde s’en fout)

« Ce décrochage de la France d’en bas est inédit », lit-on dans une note de l’Observatoire des inégalités, dont le directeur n’est pas content et le fait savoir.

François Hollande visitant une usine, en 2012

Soit une population, la France. Découpons-la en dix parts égales en fonction des revenus. On obtient dix tranches (déciles). On prend les chiffres de l’Insee de 2008 à 2011 qui étudie le revenu déclaré moins les impôts payés plus les prestations sociales reçues, et on sait de quel montant on dispose en moyenne dans chaque part.

C’est ce qu’a fait l’Observatoire des inégalités en février 2014, qui en rend compte dans une note aussi limpide qu’énergique : « La France populaire décroche, qui s’en soucie ? », écrite par Louis Maurin, ancien journaliste à Alternatives Economiques, cofondateur et rédacteur en chef de l’Observatoire des inégalités.

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Le mode de vie de la vraie classe moyenne est désormais réservé aux 20% les plus riches

« La vérité est douloureusement évidente. Seuls les 20% de gens les mieux payés peuvent s’offrir un style de vie de classe moyenne », écrit Charles Hugh Smith sur son blog. Les autres ne peuvent simplement pas se le permettre, ou ils ont besoin de l’aide de l’Etat pour maintenir leur train de vie.

Que la classe moyenne serait accessible à tous les foyers dans lesquels deux membres de la famille perçoivent des revenus, avec un patrimoine en hausse, c’est-à-dire la version des gouvernements, n’est plus vrai.

Pour s’en convaincre, il suffit de lister les différents éléments que conférait l’appartenance à la classe moyenne dans les années 1960 :

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La croissance d’abord ? « C’est la plus forte des croyances économiques. »

La croissance, l’économiste Jean Gadrey, hier « productiviste », ne l’attend plus. Il lui a dit « adieu », même. Et d’après lui, c’est tant mieux.

Fakir : Je voudrais commencer par une déclaration de François Hollande, c’était au G8 : « J’avais, au nom de la France, l’objectif de mettre la croissance au cœur des débats et de faire que cette dimension de croissance puisse trouver toute sa place dans toutes les réunions. Le président Obama a voulu que la croissance soit évoquée comme une manière de donner confiance aux opinions publiques, et aussi aux marchés. Mais je dois dire que dans le G8, cette volonté de croissance, même si chacun des participants pouvait y mettre ses propres mots, a été partagée. Voilà pourquoi je considère que ce G8 a été utile, fructueux, et permet d’envoyer un double message, un message de confiance et un message de croissance. Il n’y aura pas de croissance sans confiance. Il n’y aura pas de confiance sans croissance. »
En moins d’une minute, François Hollande prononce huit fois le mot croissance et quatre fois le mot confiance. Là, on est un peu dans l’incantation, l’invocation d’une puissance céleste.

JG : C’est comme si l’on pratiquait le vaudou pour que la croissance revienne. Mais elle ne reviendra pas.

Surtout, c’est se tromper sur la crise en cours, sur ses causes. Cette crise est apparue aux États-Unis, puis elle a traversé l’Atlantique, après une période de belle croissance. C’est, d’une certaine façon, une crise de croissance.

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Guerre des prix : Les hypermarchés contre-attaquent !

Dans un contexte où le niveau de vie des français ne cesse de baisser, les hypermarchés doivent faire face à des consommateurs toujours plus avides de bonnes affaires.

Or, aujourd’hui, les opportunités ne manquent pas de payer moins cher, dans les magasins de hard discount, les destockeurs et surtout sur Internet, où il est désormais possible de faire les courses de chez soi à moindre coût.

Face à une telle concurrence, les hypermarchés ont décidé de contre-attaquer avec un seul objectif : massacrer les prix ! Pour y parvenir, les «hypers» utilisent des méthodes secrètes et insoupçonnées.

Partie 1:

Partie 2:
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La mobilité géographique diminue avec la crise aux Etats-Unis

Par Bill Bonner

Les Etats-Unis ne sont plus ce qu’ils étaient.

“REVE AMERICAIN”

Ce qu’il y a de stupéfiant au sujet des empêcheurs de tourner en rond, c’est qu’ils ne se donnent jamais la peine de comprendre comment le monde fonctionne vraiment. On dirait que ça ne les intéresse pas. Ils veulent plutôt le contrôler… le forcer à prendre une direction ou une autre… et le façonner comme s’il s’agissait de terre glaise.

Prenez David Brooks dans le New York Times. Il note que les Etats-Unis ne sont plus ce qu’ils étaient :

“[...] Les Américains sont de moins en moins mobiles. En 1950, chaque année, 20% des Américains déménageaient. Aujourd’hui, on est à 12% environ. Dans les années 50 et 60, les gens vivaient dans la même maison pendant cinq ans en moyenne ; à présent, les gens vivent dans la même maison pendant 8,6 ans en moyenne. En termes de mobilité géographique, nous sommes désormais à des plus bas historiques, au même niveau que les habitants du Danemark ou de la Finlande“.

Est-ce une mauvaise chose ?
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Venezuela : L’augmentation du salaire et la baisse du chômage continuent (Màj)

Addendum (prenant le contrepied de l’article ci-dessous) : Le menu Big Mac de Cararas

[...] Une fois retraité de la surévaluation du bolivar, le salaire minimum vénézuélien est probablement le plus faible du continent, au coude-à-coude avec son équivalent bolivien ($173,66).

Occultés par les médias privés vénézuéliens et leurs relais internationaux (Le Monde, El Pais, Libération, NY Times, etc..) les chiffres révélés en janvier 2014 par l’Institut National de la Statistique indiquent une nouvelle baisse du chômage, tombé à 5,6% en décembre. Ce chiffre est le plus bas enregistré par le gouvernement bolivarien (rappelons que le chômage atteignait 11% lors de l’élection de Hugo Chavez en décembre 1998).

grafico31De 1999 à 2013, l’économie vénézuélienne a décollé grâce au rôle moteur de l’État et aux investissements publics, permettant à 4.185.697 personnes de trouver un emploi. L’étude indique également que le travail “informel” qui occupait 55 % de la population active en 1999 a reculé en 2013 à 37,9 %.

Dans la même période l’emploi formel a fortement augmenté, passant de 45,0% à 62,1% de la population. Signe des temps, le Venezuela est devenu, après l’Argentine, le deuxième pays latino-américain en nombre d’immigrants (en grande majorité espagnols) qui fuient l’Europe en quête d’un travail.

En janvier 2014, le président Maduro a décrété une nouvelle augmentation de 10 % du salaire minimum, ce qui en fait le plus élevé d’Amérique Latine. De mai 2013 à janvier 2014 celui-ci a augmenté au total de 59% pour s’établir actuellement à 3270 bolivars. Parallèlement les droits des travailleurs vénézuéliens ont été renforcés par une nouvelle loi du travail qui a brisé le carcan néo-libéral (1).

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France, où en est la croissance ?

par Jacques Sapir

La presse, essentiellement celle qui soutient le gouvernement, se remplit d’optimisme et de commentaires flatteurs pour notre Président à la vue des derniers chiffres de l’INSEE qui ont été publiés le 14 août. Ainsi, au second semestre 2013 la France aurait connu une croissance de 0,5%, Alléluia ! La croissance revient donc et semble donner raison au Président comme au gouvernement. Pourtant, les commentateurs feraient mieux d’être plus prudents et de lire plus attentivement le document de l’INSEE, qui est loin d’être aussi affirmatif qu’ils ne le disent .

En réalité, le chiffre de 0,5% obtenu au second trimestre 2013 est dû à deux facteurs : une hausse de la consommation de 0,3% et un accroissement des stocks de 0,2%. Or, les stocks des entreprises avaient baissé de -0,8% en 2012. Une correction était attendue et se situe dans la normale des choses. On mesure par ailleurs qu’elle reste inférieure à la baisse précédente. Une comparaison des deux premiers trimestres de 2013 avec 2011 et 2012 montre que cet accroissement ne sera pas durable.

Le PIB et ses composantes

On peut lire sur ce graphique, et c’est pourquoi on le publie, la permanence des facteurs qui font stagner le PNB de la France, et en particulier l’évolution de l’investissement et du solde commercial. On voit parfaitement que l’ensemble des facteurs susceptibles de contribuer à la croissance de l’économie française sont en panne depuis la fin de 2011.

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Egypte : L’économie sauvée du chaos par l’aide du Golfe

La crise politique en Egypte a porté un coup fatal aux espoirs d’une reprise rapide de son économie mais l’aide des pays amis du Golfe devrait lui éviter un effondrement financier.

Mohamed Morsi, le président égyptien destitué le 03 juillet 2013, en visite en Arabie Saoudite le 11 juillet 2012

Lorsque l’armée a destitué le président élu Mohamed Morsi le 3 juillet, elle espérait restaurer le climat des affaires et rendre à l’Egypte l’attrait qu’elle avait perdu depuis un an auprès des investisseurs étrangers, dans l’espoir d’apaiser les tensions sociales et de soutenir l’emploi et l’amélioration du niveau de vie.

Les violences de la semaine dernière ont réduit ces espoirs à néant, au moins pour plusieurs mois. Et une dégradation supplémentaire de la situation politique pèserait sur la croissance, qui n’a pas dépassé 2,2% au premier trimestre, un niveau insuffisant pour faire reculer le taux de chômage, estimé officiellement à 13%.

Mais dans la foulée de la destitution de Mohamed Morsi, l’Arabie saoudite, le Koweït et les Emirats arabes unis (EAU) ont promis à l’Egypte un montant total de 12 milliards de dollars (neuf milliards d’euros) sous forme de prêts, de dons et de livraisons d’hydrocarbures.

Cinq milliards sont déjà arrivés dans les caisses égyptiennes, une rapidité inhabituelle en matière d’aide internationale qui illustre l’importance de la stabilité de l’Egypte pour ses généreux soutiens.

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Les ménages modestes ont de plus en plus de mal à assumer les dépenses alimentaires

Pour certains ménages modestes, faire face aux dépenses alimentaires est désormais plus difficile, souligne une étude sur les comportements de consommation publiée mercredi. L’analyse de l’Insee porte sur l’année 2011 et indique que ce poste est devenu prioritaire pour 16% d’entre eux.

Sous l’effet de l’amélioration continue du pouvoir d’achat des ménages, le poids de l’alimentation avait reculé dans les dépenses au cours des dernières décennies, rappelle l’Institut national de la statistique. «Mais depuis 2007, ce mouvement s’est interrompu, une rupture particulièrement nette pour les ménages les plus modestes». Selon l’Insee, le phénomène doit être rapproché du recul, depuis 2008, du niveau de vie de la moitié la moins aisée de la population.

Résultat : en 2011, 16% des ménages les plus modestes ont déclaré qu’ils consacreraient un éventuel surcroît de revenu en priorité aux dépenses d’alimentation, au second rang derrière l’épargne (19%). Ils n’étaient que 11% six ans auparavant à citer ce poste comme prioritaire en cas d’augmentation des ressources.

«Pour les plus modestes», l’arrêt de la baisse du poids de l’alimentation dans la consommation des ménages, «semble traduire le renforcement de la contrainte budgétaire dans un contexte de crise économique», écrit l’Insee.

En six ans, la consommation des ménages n’a quasiment pas crû (+0,1% en moyenne par an en euros constants), avant de diminuer fortement en 2012, de 1,7%, rappelle l’Institut de la statistique.

Libération

LEAP : second semestre 2013 – Seconde déflagration dévastatrice / explosion sociale à l’échelle planétaire

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 juin 2013

Le choc de 2008 a certes été violent, mais la réaction du système, des pays et des banques centrales, par leurs plans de sauvetage d’une ampleur sans précédent, a réussi à en camoufler les pires conséquences : déclassement de l’Occident en général et des États-Unis en particulier, assainissement forcé de l’économie, lourde chute d’un niveau de vie artificiel, chômage de masse, amorce de mouvements sociaux… ont pu être en partie négligés au profit d’espoirs de reprise entretenus par les politiques irresponsables de déversement de liquidités sur les systèmes bancaires et boursiers.

Malheureusement, pendant que la planète se dopait, les problèmes globaux n’étaient pas abordés… cinq ans de perdus : la solidité de l’édifice est encore plus faible qu’avant la crise ; la « solution » US orchestrée par la Fed, que tout le monde a laissé faire pour prendre le temps de panser ses propres plaies, a consisté à éteindre avec de l’essence l’incendie qu’ils avaient eux-mêmes allumé. Rien d’étonnant alors que ce soit encore eux, pilier du monde-d’avant refusant de rentrer dans le rang, avec leurs fidèles flotteurs japonais et britannique, qui enflamment à nouveau la situation mondiale.

Et cette fois, il ne faudra pas compter sur les pays en faillite pour sauver la situation : ils sont à genoux suite au premier choc de 2008. C’est donc pratiquement une seconde crise mondiale qui s’annonce, provoquée une nouvelle fois par les États-Unis. Cette période de cinq ans n’aura finalement consisté qu’à reculer pour sauter de beaucoup plus haut, ce que nous avions nommé « la crise au carré ».

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Des ménages français plus vulnérables financièrement

Les Français se sentent de plus en plus instables financièrement selon une étude mondiale Ipsos Mori réalisée pour l’assureur Genworth.

Plus d’un quart (26 %) des ménages français se disent financièrement vulnérables et 82 % citent le coût de la vie comme l’une de leurs principales inquiétudes pour l’avenir, d’après les résultats d’une étude Ipsos Mori portant sur 20 pays dans le monde et réalisée pour l’assureur Genworth. L’étude a été conduite entre octobre et décembre 2012 dans 14 pays d’Europe, cinq pays d’Amérique latine, plus la Chine.

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LEAP – Crise systémique globale 2013 : Pièges, repères et grilles de lecture

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mars 2013

Dans les tendances Up&Down [haut et bas] présentées dans le numéro de janvier, notre équipe avait placé en Down [bas] « Les indicateurs économiques » avec l’argumentaire suivant : « Entre des indicateurs économiques de court terme qui décrivent seulement ce qui s’est passé dans la semaine, d’autres qui sont manipulés par les gouvernements pour refléter le message qu’ils souhaitent passer, et d’autres enfin qui n’ont plus de pertinence dans le monde actuel, la réalité économique est pour le moins très mal décrite, voire travestie, par ces chiffres pourtant suivis par les entreprises, les banques, les pays. Ce brouillard statistique empêche une navigation fiable, pourtant primordiale dans ces temps de crise. »

Que ce soit le fruit de manipulations intentionnelles de la part des acteurs dans leur effort de survie ou le résultat de l’extrême volatilité des bases de calcul (comme la valeur des monnaies et du dollar US tout particulièrement), cette tendance se confirme en effet.

Des indicateurs fiables et pertinents sur la situation économique, politique et sociale mondiale sont pourtant indispensables afin de traverser la crise sans encombre. Mais ceux utilisés par les gouvernements ou les entreprises sont, au mieux, inutiles dans la période actuelle de remodelage profond du monde, au pire, néfastes.

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4,7 millions de Françaises vivent dans la pauvreté

Avec un niveau de vie inférieur au seul de pauvreté de 964 euros mensuels pour une personne seule, 4,7 millions de femmes (contre 3,9 millions d’hommes) vivent dans la grande précarité.

William Bouguereau, Famille indigente, 1865

70 % des “travailleurs pauvres” sont des femmes et le risque de précarisation est aggravé pour les familles monoparentales. Ce sont les derniers enseignements d’un rapport remis par la délégation aux droits des femmes du Conseil économique, social et environnemental.

Les chiffres donnent le vertige. Plus des trois quarts des 1,5 millions de personnes en sous-emploi sont des femmes. Le taux de féminisation des emplois à temps partiel dépasse 82 % et pour 31 % d’entre elles, cette situation est subie. Enfin, les deux-tiers des salariés à bas salaire sont des femmes.

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Les classes moyennes des pays émergents deviennent plus exigeantes

Les classes émergentes adoptent de nouveaux comportements. Elles obligent les entreprises présentes dans les pays en développement à tenir compte de leurs revendications.

Les manifestations en Inde le mois dernier pour le statut des femmes en attestent. Comme d’ailleurs les mouvements sociaux en Afrique du sud, où le chômage des jeunes dépasse 40 % ; la crise en Russie à la fin de 2011 ou encore les printemps arabes. Beaucoup de tensions qui secouent les pays émergents agissent comme le révélateur des transformations sociales enclenchées par l’augmentation du niveau de vie.

En fer de lance de ces revendications, les classes moyennes, ces consommateurs en herbe qui, tout en accédant à un mode de consommation à l’occidentale, développent des exigences sociétales de plus en plus fortes. Celles-ci vont souvent dans le même sens : une plus grande transparence de l’Etat, moins de corruption ou encore un respect accru des libertés publiques.

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Dire adieu au mythe de la croissance illimitée

La croissance est-elle en train de parvenir à son terme ? Question hérétique ! C’est pourtant celle que pose Robert J. Gordon (Northwestern University) dans un texte provocateur (“Is U.S. Economic Growth Over ? Faltering Innovation Confronts the Six Headwinds”, NBER Working Paper no 18315, www.nber.org).

William Blake – “L’échelle de Jacob”

L’idée d’une croissance illimitée est une hypothèse infondée. Pendant la plus grande partie de l’histoire humaine, la production par tête n’a quasiment pas augmenté. La seule croissance enregistrée résultait de l’augmentation de la population.

Au milieu du XVIIIe siècle, quelque chose a commencé à changer. La production par tête dans les économies les plus productives de la planète – le Royaume-Uni jusqu’aux environs de 1900, les Etats-Unis ensuite – s’est mise à accélérer, jusqu’à atteindre un pic au cours des deux décennies et demie qui suivirent la seconde guerre mondiale.

Puis, elle a de nouveau ralenti, malgré un bref sursaut entre 1996 et 2004. En 2011, selon le groupe de recherche Conference Board, la production américaine par heure a été inférieure d’un tiers à ce qu’elle aurait été si la tendance constatée entre 1950 et 1972 s’était maintenue.

Le professeur Gordon affirme que la croissance de la productivité pourrait continuer à décélérer au cours du siècle prochain, jusqu’à atteindre des niveaux négligeables. Selon lui, en effet, la croissance est portée par la découverte puis l’exploitation de “technologies à usage général” qui transforment profondément l’existence humaine.

Electricité, moteur à combustion interne, adduction d’eau potable domestique et tout-à-l’égout, radio et téléphone, produits chimiques et pétrole ont conduit à l’explosion de la productivité au milieu du XXe siècle. Elles ont permis la deuxième révolution industrielle. La première, entre 1750 et 1850, a débuté au Royaume-Uni, avec la vapeur et le chemin de fer.

Depuis une cinquantaine d’années, nous vivons la troisième révolution, celle de l’information, dont les principales technologies sont l’ordinateur, le semi-conducteur et l’Internet.

INNOVATIONS ADÉQUATES

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Grèce : L’avenir incertain (Màj Vidéo)

Addendum : La Troïka veut contraindre les Grecs à travailler 6 jours par semaine

À la fin de l’année, le niveau de vie de la population grecque sera inférieur de moitié à celui de 2008. Le taux de chômage est désormais de 24,4 % et devrait frôler les 30 % l’an prochain. Les échecs successifs des plans imposés par Bruxelles provoquent des catastrophes sociales en série.

Puni par les dieux, Sisyphe est condamné à porter un bandeau et à pousser en haut d’une montagne un rocher. Mais ce dernier redescend dans la vallée à chaque fois que le but s’approche.


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