Des ménages français plus vulnérables financièrement

Les Français se sentent de plus en plus instables financièrement selon une étude mondiale Ipsos Mori réalisée pour l’assureur Genworth.

Plus d’un quart (26 %) des ménages français se disent financièrement vulnérables et 82 % citent le coût de la vie comme l’une de leurs principales inquiétudes pour l’avenir, d’après les résultats d’une étude Ipsos Mori portant sur 20 pays dans le monde et réalisée pour l’assureur Genworth. L’étude a été conduite entre octobre et décembre 2012 dans 14 pays d’Europe, cinq pays d’Amérique latine, plus la Chine.

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LEAP – Crise systémique globale 2013 : Pièges, repères et grilles de lecture

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mars 2013

Dans les tendances Up&Down [haut et bas] présentées dans le numéro de janvier, notre équipe avait placé en Down [bas] « Les indicateurs économiques » avec l’argumentaire suivant : « Entre des indicateurs économiques de court terme qui décrivent seulement ce qui s’est passé dans la semaine, d’autres qui sont manipulés par les gouvernements pour refléter le message qu’ils souhaitent passer, et d’autres enfin qui n’ont plus de pertinence dans le monde actuel, la réalité économique est pour le moins très mal décrite, voire travestie, par ces chiffres pourtant suivis par les entreprises, les banques, les pays. Ce brouillard statistique empêche une navigation fiable, pourtant primordiale dans ces temps de crise. »

Que ce soit le fruit de manipulations intentionnelles de la part des acteurs dans leur effort de survie ou le résultat de l’extrême volatilité des bases de calcul (comme la valeur des monnaies et du dollar US tout particulièrement), cette tendance se confirme en effet.

Des indicateurs fiables et pertinents sur la situation économique, politique et sociale mondiale sont pourtant indispensables afin de traverser la crise sans encombre. Mais ceux utilisés par les gouvernements ou les entreprises sont, au mieux, inutiles dans la période actuelle de remodelage profond du monde, au pire, néfastes.

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4,7 millions de Françaises vivent dans la pauvreté

Avec un niveau de vie inférieur au seul de pauvreté de 964 euros mensuels pour une personne seule, 4,7 millions de femmes (contre 3,9 millions d’hommes) vivent dans la grande précarité.

William Bouguereau, Famille indigente, 1865

70 % des “travailleurs pauvres” sont des femmes et le risque de précarisation est aggravé pour les familles monoparentales. Ce sont les derniers enseignements d’un rapport remis par la délégation aux droits des femmes du Conseil économique, social et environnemental.

Les chiffres donnent le vertige. Plus des trois quarts des 1,5 millions de personnes en sous-emploi sont des femmes. Le taux de féminisation des emplois à temps partiel dépasse 82 % et pour 31 % d’entre elles, cette situation est subie. Enfin, les deux-tiers des salariés à bas salaire sont des femmes.

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Les classes moyennes des pays émergents deviennent plus exigeantes

Les classes émergentes adoptent de nouveaux comportements. Elles obligent les entreprises présentes dans les pays en développement à tenir compte de leurs revendications.

Les manifestations en Inde le mois dernier pour le statut des femmes en attestent. Comme d’ailleurs les mouvements sociaux en Afrique du sud, où le chômage des jeunes dépasse 40 % ; la crise en Russie à la fin de 2011 ou encore les printemps arabes. Beaucoup de tensions qui secouent les pays émergents agissent comme le révélateur des transformations sociales enclenchées par l’augmentation du niveau de vie.

En fer de lance de ces revendications, les classes moyennes, ces consommateurs en herbe qui, tout en accédant à un mode de consommation à l’occidentale, développent des exigences sociétales de plus en plus fortes. Celles-ci vont souvent dans le même sens : une plus grande transparence de l’Etat, moins de corruption ou encore un respect accru des libertés publiques.

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Dire adieu au mythe de la croissance illimitée

La croissance est-elle en train de parvenir à son terme ? Question hérétique ! C’est pourtant celle que pose Robert J. Gordon (Northwestern University) dans un texte provocateur (“Is U.S. Economic Growth Over ? Faltering Innovation Confronts the Six Headwinds”, NBER Working Paper no 18315, www.nber.org).

William Blake – “L’échelle de Jacob”

L’idée d’une croissance illimitée est une hypothèse infondée. Pendant la plus grande partie de l’histoire humaine, la production par tête n’a quasiment pas augmenté. La seule croissance enregistrée résultait de l’augmentation de la population.

Au milieu du XVIIIe siècle, quelque chose a commencé à changer. La production par tête dans les économies les plus productives de la planète – le Royaume-Uni jusqu’aux environs de 1900, les Etats-Unis ensuite – s’est mise à accélérer, jusqu’à atteindre un pic au cours des deux décennies et demie qui suivirent la seconde guerre mondiale.

Puis, elle a de nouveau ralenti, malgré un bref sursaut entre 1996 et 2004. En 2011, selon le groupe de recherche Conference Board, la production américaine par heure a été inférieure d’un tiers à ce qu’elle aurait été si la tendance constatée entre 1950 et 1972 s’était maintenue.

Le professeur Gordon affirme que la croissance de la productivité pourrait continuer à décélérer au cours du siècle prochain, jusqu’à atteindre des niveaux négligeables. Selon lui, en effet, la croissance est portée par la découverte puis l’exploitation de “technologies à usage général” qui transforment profondément l’existence humaine.

Electricité, moteur à combustion interne, adduction d’eau potable domestique et tout-à-l’égout, radio et téléphone, produits chimiques et pétrole ont conduit à l’explosion de la productivité au milieu du XXe siècle. Elles ont permis la deuxième révolution industrielle. La première, entre 1750 et 1850, a débuté au Royaume-Uni, avec la vapeur et le chemin de fer.

Depuis une cinquantaine d’années, nous vivons la troisième révolution, celle de l’information, dont les principales technologies sont l’ordinateur, le semi-conducteur et l’Internet.

INNOVATIONS ADÉQUATES

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Grèce : L’avenir incertain (Màj Vidéo)

Addendum : La Troïka veut contraindre les Grecs à travailler 6 jours par semaine

À la fin de l’année, le niveau de vie de la population grecque sera inférieur de moitié à celui de 2008. Le taux de chômage est désormais de 24,4 % et devrait frôler les 30 % l’an prochain. Les échecs successifs des plans imposés par Bruxelles provoquent des catastrophes sociales en série.

Puni par les dieux, Sisyphe est condamné à porter un bandeau et à pousser en haut d’une montagne un rocher. Mais ce dernier redescend dans la vallée à chaque fois que le but s’approche.


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La souricière

Le “nouveau monde” planche de salut d’un “vieux continent” pris dans la souricière du bien-être et du vieillissement ?

Anonyme (XIXe s.) : Le cours de la vie de l’homme ou l’homme dans ses différents âges

“Aujourd’hui, la redistribution tourne à l’avantage exclusif des gens les plus âgés. Jamais la part du revenu national revenant aux moins de 35 ans n’a été aussi basse”, souligne le démographe Hervé Le Bras. Or une société qui ne fait pas de place à ses jeunes prend le risque de se scléroser. “Il faut poser lucidement le diagnostic : l’Europe devient un continent de vieux, dirigé par des vieux avec des politiques pour les vieux”, s’alarme Matthieu Pigasse, directeur général de la banque d’affaires Lazard en France et auteur de Révolutions, un essai radical.

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L’Insee juge les classes moyennes plutôt épargnées par la crise

Le niveau de vie moyen des Français les plus aisés a reculé en 2009 sous l’effet de la crise, qui a surtout frappé les plus modestes tout en épargnant une vaste population intermédiaire, montre une étude présentée mardi par l’Insee.

(Dessin de Miège)

Selon cette étude sur les revenus et le patrimoine des ménages, les classes moyennes, sur lesquelles le gouvernement s’est engagé à ne pas faire peser le redressement des comptes publics, sont restées relativement à l’abri de la crise.

En 2009, dernière année étudiée, le niveau de vie médian d’un ménage-type composé d’un couple avec deux enfants, dont un en bas âge, ressortait à 19.080 euros par an, soit 1.600 euros par mois, en hausse de 0,4% en euros constants par rapport à 2008 contre une progression de 1,4% par an de 1996 à 2008.

En revanche, les personnes les plus modestes ont vu leur niveau de vie moyen reculer de 2,1%, note l’Insee, qui souligne que “des mesures ponctuelles et la montée en charge du revenu de solidarité active ont permis de limiter les effets de la crise“.

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Propriétaires, locataires : une nouvelle ligne de fracture sociale

Les quinze dernières années ont été marquées par une hausse des prix de l’immobilier largement déconnectée de l’évolution des revenus des ménages. Une analyse du Crédoc.

Entre 1996 et 2011, les prix des logements anciens ont été multipliés par 2,5 et les loyers par 1,6, tandis que le revenu était multiplié par 1,5. Les travaux menés par le CRÉDOC montrent qu’au-delà des vacances, des loisirs et de la culture, les dépenses de logement empiètent sur des postes moins attendus comme le transport, l’équipement du foyer ou même l’alimentation et la santé. Les familles avec enfants, notamment les familles nombreuses et monoparentales, sont particulièrement touchées : leur « surface de vie » stagne ou diminue alors que celle des ménages sans enfant augmente. L’augmentation de la valeur des logements a aussi eu pour conséquence de creuser le fossé entre les propriétaires, qui jouissent d’un patrimoine s’appréciant de jour en jour, et les locataires, qui se sentent de plus en plus vulnérables et déclassés socialement. De fait, le rêve de nombre de nos concitoyens de devenir un jour propriétaire cède aujourd’hui la place au souhait de bénéficier de conditions de logement confortables à un coût raisonnable.

Un logement confortable à un coût raisonnable pour tous

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Jacques Attali: de toutes les forces de la France

Malgré une situation périlleuse, la France et l’Europe peuvent encore éviter le scénario de la fin de l’euro et de l’effondrement du niveau de vie de chacun des Européens.

 

Au coeur de l’été, lorsque les cendres et les confettis électoraux seront retombés et auront été ramassés, le pays se trouvera dans une situation extrêmement périlleuse:

1. En France, les perspectives de chômage, de déficit budgétaire et de balance des paiements seront pires que n’avait voulu le faire croire la majorité sortante.

2. Les élections en Grèce auront sans doute amené un gouvernement hostile au pacte de stabilité, et la sortie de l’euro sera imminente pour ce pays.

3. Au Portugal, le soutien de l’opinion à la politique d’austérité se sera effiloché.

4. En Italie, le gouvernement de Mario Monti aura perdu l’essentiel de son élan réformateur.

5. En Allemagne, l’union sacrée autour de la rigueur aura disparu.

6. L’Espagne aura fait basculer sa dette privée sur sa dette publique, qui atteindra le niveau français et allemand, dans un contexte de chômage record.

7. Les banques européennes apparaîtront comme durablement incapables, faute de fonds propres, de financer l’économie.

8. L’Union européenne, empêtrée dans des querelles bureaucratiques et sans leadership sérieux, aura montré son impuissance.

Si ce scénario se réalise, la fin de l’euro et l’effondrement du niveau de vie de chacun des Européens seront à portée de vue. Et pourtant, ceci n’est pas inévitable.

Lire l’intégralité de l’article sur Slate

Divergences en Europe sur les moyens de relancer la croissance

Le Chypriote Panicos Demetriades, nouveau membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, a plaidé samedi pour une stimulation de la croissance au moment où le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, répétait son hostilité à tout financement des mesures de relance par des fonds publics.

Un filet de sécurité solide pour l’emploi et le niveau de vie des citoyens interrompra la baisse des revenus de l’Etat et par conséquent, l’accroissement des déficits (budgétaires) », a estimé le nouveau gouverneur de la Banque centrale de Chypre lors de sa première conférence de presse à Nicosie.

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USA : les inégalités sont-elles responsables de la crise ?

La montée des inégalités aux Etats-Unis expliquerait aussi bien la crise de 2007 que celle de 1929, selon une étude publiée par le FMI. Pourtant, rien n’est fait pour inverser la tendance. Explications.

Caricature américaine, 2009. Sur l'affiche : "Les saisies immobilières se poursuivent". Les clochards chantent : "Je serai SDF pour Noël" (jeu de mots sur "Je serai à la maison pour Noël" - "I'll be home for Christmas", chanson traditionnelle de Noël).

Les Etats-Unis sont-ils condamnés à plonger dans une nouvelle crise ? Le compromis fiscal conclu entre Obama et ses adversaires républicains a été approuvé jeudi par le Congrès américain. Il s’agit du dernier avatar de l’échec du gouvernement à résorber des inégalités sociales qui ne cessent de se creuser depuis des décennies. Inégalités qui seraient pourtant à l’origine aussi bien de la crise de 1929 que de celle de 2007.

Les inégalités sont-elles à l’origine des crises ?

C’est la thèse des économistes Michael Kumhof et Romain Rancière. Dans un article publié fin novembre pour le FMI, ils rapprochent la montée des inégalités de celle de l’endettement des ménages. Pour eux, c’est le point commun entre les décennies précédant la crise économique actuelle et celles d’avant la Grande dépression de 1929. Entre 1910 et 1929 comme entre 1989 et 2008, la part des revenus de la fraction de 1% des ménages les plus riches est en effet passée de 15% à 25%.

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Comment les puissants sont réellement devenus puissants – Du protectionnisme au libre-échangisme, une conversion opportuniste

Par Ha-Joon Chang, professeur à la faculté d’économie et de politique de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) ; auteur de « Kicking Away the Ladder. Development Strategy in Historical Perspective », Anthem Press, Londres, 2002 (Prix Gunnar Myrdal 2003)

Les libre-échangistes ont remporté des victoires significatives au cours des deux dernières décennies. Depuis le début de la crise de la dette de 1982 et de l’imposition des programmes d’ajustement structurel par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, de nombreux pays en voie de développement ont radicalement libéralisé leur commerce.

L’effondrement du communisme, en 1991, a ouvert de nouveaux et vastes espaces au libre-échange. Pendant les années 1990, d’importants accords régionaux ont été signés, dont l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) qui regroupe le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. Pour couronner le tout, les négociations du cycle de l’Uruguay de l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), conclues à Marrakech en 1994, ont débouché sur la naissance de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995.

Si importants que soient ces succès, les libre-échangistes ne s’en satisfont pas. Au sein de l’OMC, représentants des Etats développés en tête, ils continuent à faire pression pour des baisses des tarifs douaniers encore plus fortes et plus rapides, et un élargissement de la compétence de cette organisation à des domaines ne figurant pas dans son mandat initial, par exemple l’investissement à l’étranger et la concurrence.

Les partisans du libre-échange croient agir dans le sens de l’Histoire. Selon eux, cette politique est à l’origine de la richesse des pays développés ; d’où leur critique des pays en voie de développement qui refusent d’adopter une recette aussi éprouvée. Rien n’est pourtant plus éloigné de la réalité.

Les faits historiques sont sans appel : quand les pays actuellement développés étaient encore en développement, ils n’ont mené pratiquement aucune des politiques qu’ils préconisent. Et nulle part l’écart entre le mythe et la réalité historique n’est aussi flagrant que dans les cas de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.

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« La déferlante est pour tous »

Par Philippe Grasset

(…) pour représenter la grande crise, (…) la houle n’a pas le caractère haché, brisé, infiniment brutal et puissant des grandes déferlantes que lève une tempête. S’il n’était galvaudé, le terme de tsunami, par la puissance, la vitesse et l’autonomie qu’il suggère, pourrait faire l’affaire. Certes, ce qui compte est bien cette autonomie de l’ampleur des océans, pour rendre l’universalité de la crise. La vague déferlante couvre toute l’étendue du monde.

On parle ici, vous l’avez compris, de la vraie grande crise, qui est, à notre avis, la crise eschatologique, – crise de l’environnement ou crise climatique (on ne dit pas global warming [réchauffement global] pour ne pas voir déferler en houles multiples les vagues contestataires). C’est la crise de notre univers, qui va des matières premières au climat, des cadres de nos vies à notre survie même, et qui touche absolument tous les domaines. Il nous restait à mesurer la charge psychologique, symbolique, métaphysique de cette idée d’une “crise de notre univers”, – et nous y sommes.

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Sous le soleil vert

La réalisatrice Chantal Lasbats est partie aux États-Unis, à la rencontre de groupes qui entrent en décroissance comme on entre en résistance. Ces mouvements cherchent à reconsidérer les notions de pouvoir d’achat et de niveau de vie.

A New York, les Freegans sont la branche la plus radicale, la plus dure de ces mouvements. Selon eux, la solution de la faim dans le monde se trouve dans les poubelles de la ville. New York produit, à elle-seule, plus de 13 000 tonnes de déchets ménagers par jour. Les Freegans préconisent un mode de vie alternatif en récupérant des aliments encore consommables dans les poubelles des magasins.

Il y a aussi les adeptes du mouvement « Food not bombs » qui cuisinent ce qu’ils trouvent et le redistribuent gratuitement, mais aussi les communautés comme « Surreal Estate » qui utilisent les maisons communautaires et des mouvements d’éco-villages qui sont des communautés intentionnelles. Tous ces mouvements tentent de trouver des solutions pour reprendre le système économique, remettre en cause nos habitudes et vivre harmonieusement avec la terre.

Partie 1:


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Sur la violence économique illégitime

Par Michel Drac

Sauf dans les cas pathologiques, la violence est un moyen, pas un but en soi. En règle générale, on use de la violence pour obtenir, par la contrainte, quelque chose que la victime de la violence a refusé de donner, de transférer, d’exécuter ou de faire connaître.

Parler de violence économique, c’est donc, hors les cas pathologiques, énoncer qu’il existe, dans la sphère économique, un usage de la violence en vue d’obtenir d’un acteur économique donné quelque chose qu’il refuserait sinon : une coopération, un service, etc.

Encore faut-il savoir si cette violence est légitime ou pas.

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Pouvoir d’achat : jamais les Français n’ont ressenti une telle pression

D’après la toute dernière étude du Crédoc, le coût du logement plombe les classes moyennes.

Les conclusions du Crédoc dans sa dernière étude réalisée à la demande de PERL , sur les difficultés de logement des classes moyennes, sont alarmantes : jamais les Français n’ont ressenti une telle pression sur leur pouvoir d’achat. En 2010, 50% de la population estiment que leur niveau de vie s’est dégradé depuis une dizaine d’année.

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La gauche entre l’Agence Fitch et les classes moyennes de Grèce et d’ailleurs

La radicalisation de la situation en Grèce fait peu réagir les dirigeants socio-démocrates européens et français. Il leur faudra pourtant bientôt choisir leur camp : soit obéir à l’agence Fitch qui menace de baisser la note de la France et  [de] la Grande-Bretagne, soit affaiblir son pouvoir en légiférant contre le pouvoir des marchés financiers.

Dans son livre “La dernière bulle”, publié cet automne, Jean-Michel Quatrepoint avait parfaitement prévu ce qui se déroule sous nos yeux : les masses financières des banques, renflouées par les plans de relance, vont permettre aux traders de spéculer sur la dette des Etats. Les CDS ont été l’instrument de ces manipulations. Et quand les chefs d’Etat de l’Union européenne s’intéressent enfin au sujet, il est bien tard et ils apparaissent, une fois de plus, à la traîne les opérateurs financiers.

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