Les voitures à pile à combustible arriveront chez Renault en 2017

Renault-Nissan a signé un partenariat avec Ford et Daimler pour développer un système commun de pile à combustible.

L’alliance automobile Renault-Nissan a annoncé lundi avoir signé avec l’allemand Daimler et l’américain Ford un accord pour développer un système commun de pile à combustible, avec pour objectif de lancer des véhicules électriques avec cette technologie à partir de 2017.

“Cette collaboration devrait se traduire par le lancement des premiers véhicules électriques à pile à combustible abordables et de grande série au monde à partir de 2017″,

selon un communiqué daté du Japon.

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Il était une fois les patrons : 1981-2010 La montée des actionnaires

Ce documentaire, qui s’étend du début des années 80 à aujourd’hui, retrace les grandes étapes de la libéralisation de l’ensemble de l’économie française, des rapports entre les patrons et leurs actionnaires et de leur attitude face à la crise économique et financière de 2008. Le documentaire prend pour exemple quatre grandes entreprises françaises : Axa, Renault, Schneider Electric et SEB.

“La finance est repartie de plus belle, elle alimente sans doute la prochaine bulle. Libéralisme, mondialisation et finance ont accouché d’une créature que nul ne maîtrise plus.”

(Documentaire réalisé par Anne Kunvari – France 5 – Juin 2010)

Note : la première partie (Il était une fois les patrons : 1840-1976 La montée de l’Etat) est visible ici.

L’automobile contrainte de s’adapter à la crise

Au Salon de Genève, qui ouvre mardi ses portes aux professionnels, les constructeurs misent sur leurs nouveautés pour résister à la baisse du marché européen. Et comptent sur des alliances pour réduire leurs coûts.

Bien qu’ils s’apprêtent à multiplier les lancements de nouveaux modèles au Salon de Genève, la plupart des constructeurs s’inquiètent d’une dégradation de leur situation en Europe, où ils ont perdu de l’argent l’an passé.

Fragilisé par les menaces de récession, le marché européen devrait reculer pour la cinquième année consécutive, de 3 à 5%, selon Euler Hermes. La France est particulièrement touchée, avec un repli de 20% sur les deux premiers mois de l’année.

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Le made in Japan en berne : Les virages manqués de l’industrie électronique nippone

Tokyo, dans le luxueux quartier de Ginza, l’Apple Store ne désemplit pas mais le showroom de Sony, désespérément vide, ressemble davantage à un mausolée qu’à un temple de l’innovation. Tout un symbole. iPhone ou Galaxy à la main, le public n’a d’yeux que pour les nouveautés des entreprises étrangères, Apple, Samsung ou LG. Sacrilège au pays originel de la high-tech. Les Japonais en sont des amoureux convaincus. Élevés à l’excellence, ils se tournent d’emblée vers les produits les plus innovants. Seul hic, télévisions connectées, smartphones, tablettes et autres consoles ne sont plus proposés par leurs prestigieuses marques nationales. Résultats en berne. Sur l’ensemble de l’année, les “big five” – Sony, Panasonic, Sharp, NEC et Fujitsu – devraient cumuler une perte de près de 13 milliards d’euros ! A lui seul, Panasonic a perdu 7,5 milliards et Sharp près de 3 milliards. Pendant ce temps, Samsung et Apple généraient respectivement 11 milliards et 16 milliards d’euros de profits !

L’envolée du Yen

Le Japon a été durement frappé par le tsunami de mars 2011 qui a perturbé ses centres de production, en particulier dans l’électronique. Cette catastrophe a sérieusement affecté les géants nationaux du secteur”, rappelle Didier Coulon, directeur de la société d’études et de conseil Décision. Dans le nord-est du pays, plusieurs usines ont dû suspendre leurs activités momentanément. Ces mesures ont entraîné des pénuries de composants. Plusieurs mois sont passés avant le retour à des capacités de production normales. Autre difficulté : l’envolée du yen coûte cher au “made in Japan”. La guerre des monnaies ronge en effet la compétitivité des leaders du pays. Toyota, Nissan, Nikon en souffrent. Les acteurs de l’électronique n’y échappent pas. D’autres faiblesses plus structurelles complètent le tableau.

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Le pari fou de Renault : miser sur la voiture 100% électrique

Alors que ses concurrents, prudents, préfèrent développer le moteur hybride, la marque au losange investit à fond dans le véhicule tout électrique. Fabrication des batteries, installation des bornes de recharge… L’enjeu est énorme.

Zoé a une drôle de bouille. Avec ses prises d’air sur les côtés qui ressemblent à des babines, ses phares effilés et son long pare-brise incliné, on dirait un gros chat prêt à bondir. En silence bien sûr. Et sans rejeter le moindre CO2 ! Car la Zoé ZE, pour «zéro émission», est le fleuron de la gamme de véhicules 100% électriques sur laquelle planche activement Renault-Nissan. Attendue en 2012, cette citadine, cousine de la Clio, disposera de commandes tactiles que l’on fera apparaître en effleurant le tableau de bord ; de cellules photovoltaïques en nid-d’abeilles pour alimenter la climatisation ; et d’une peau en polyuréthane pour protéger la carrosserie des petits chocs.

Le hic, c’est que Renault est le seul constructeur à faire ces prévisions. Martin Winter­korn, le patron de Volkswagen, qui a dévoilé son futur véhicule E‑Up ! au Salon de Francfort en septembre dernier, ne prédit à l’électrique que 1,5% du marché mondial d’ici dix ans. Au mieux. «Promettre que cette technologie du futur est prête pour la production de masse est un mensonge,» s’est même énervé le patron allemand.

Même scepticisme chez Peugeot-Citroën. Le groupe proposera bien fin 2010 une petite citadine zéro essence, l’iOn, dérivée de la Mitsubishi i-MiEV. «Mais le tout électrique est une voie que nous ne suivrons pas,» déclare Philippe Varin, le président du directoire de PSA. Ses ingénieurs travaillent plutôt sur l’amélioration des moteurs existants. Et, comme beaucoup de constructeurs, ils préparent pour 2012 une 3008 hybride «plug-in,» mi-thermique, mi-électrique, qui pourra se recharger sur le secteur et afficher dix fois plus d’autonomie qu’une Toyota Prius. «Le souci, c’est qu’en développant deux technologies sur un même véhicule on fait exploser son coût, rétorque Patrick Pélata, le directeur général de Renault. Sans parler de son poids, qui rendra difficiles les virées en montagne.»

Contre vents et marées, la marque au losange mise donc sur le 100% watts. Un pari osé, qui l’oblige à relever plusieurs défis. Lire la suite