Naturopolis : New-York, la révolution verte

Plus de la moitié de l’humanité vit désormais en ville. Parallèlement, la faune et la flore investissent de plus en plus les milieux urbains. Avec une conséquence surprenante : les relations entre les animaux et les hommes n’ont jamais été aussi nombreuses, denses et riches !

Dans Naturopolis, acteurs, penseurs, scientifiques, rêveurs et bâtisseurs de demain nous invitent à explorer les richesses naturelles méconnues de quatre mégalopoles : New York, Paris, Rio de Janeiro et Tokyo. Cet épisode emboîte le pas d’un personnage hors-norme, Frédéric Durand, à la fois scientifique, naturaliste, poète et visionnaire.

Série documentaire de Bernard Guerrini et Mathias Schmitt – Arte (2013)

L’Allemagne va rapatrier son or

Le stock d’or de l’Allemagne, le deuxième du monde, était jusqu’à présent détenu pour les deux tiers à l’étranger. La Bundesbank souhaite le récupérer pour plaire à la Cour des comptes… et à l’opinion publique.

Après le Venezuela, l’Allemagne ? Suite au débat lancé en octobre dernier sur l’état réel des réserves d’or allemandes à l’étranger, la Bundesbank s’apprête ce mercredi [à demander ?] le rapatriement d’une partie de celles-ci, avance la Handelsblatt. Contactée, la Bundesbank n’a pas voulu commenter l’information en précisant qu’une conférence de presse sur le sujet était toutefois prévue ce mercredi en fin de matinée. Aujourd’hui, l’Allemagne détient le deuxième stock d’or au monde, derrière les Etats-Unis, pour une valeur de 130 milliards d’euros. Pour des raisons de sécurité liées à la guerre froide et suite à ses excédents commerciaux dans de nombreux pays, 45% du stock d’or allemand est gardé à New-York, 13% à Londres, 11% à Paris et seulement 31% à Francfort. A priori, une partie du stock américain et l’intégralité des lingots gardés à la Banque de France devraient être rapatriés dans les mois qui viennent.

La Tribune

Le ciel est rose : “Gasland”, la suite…

Version sous titrée en français du nouveau film de Josh Fox (réalisateur de Gasland) sur le gaz de schiste dans l’état de New York. Une très bonne analyse des moyens par lesquels l’industrie arrive à imposer ses idées malgré des preuves scientifiques contraires.

États-Unis : Selon l’un des ses dirigeants, “la Fed ne sait pas ce qu’il faut faire”

La banque centrale des Etats-Unis (Fed), n’a absolument aucune idée de ce qu’il convient de faire pour sortir l’économie américaine de l’ornière, a déclaré mercredi un de ses dirigeants, Richard Fisher.

“La vérité, cependant, est que personne au sein du Comité [de politique monétaire de la Fed (FOMC) ou de la banque centrale] ne sait réellement ce qui entrave l’économie”,

a déclaré M. Fisher dans un discours à New York, selon le texte de son allocution distribué à la presse.

“Personne ne sait ce qui marchera pour remettre l’économie sur la bonne voie”,

a ajouté M. Fisher, président de l’antenne de la Fed à Dallas, au Texas (sud des Etats-Unis).

Actu.orange

(Merci à neustrasia)

Scandales bancaires : Londres et New York à couteaux tirés

La mise en cause de la banque britannique Standard Chartered par les autorités américaines met Londres en émoi. En jeu : la compétition entre Wall Street et la City.

Trop, c’est trop ! À Londres, on n’a pas de mots assez durs pour qualifier la façon dont le département des Services financiers de New York a jeté en pâture le nom de la vénérable Standard Chartered. Accusée d’avoir contourné l’embargo américain sur les transactions avec l’Iran, la banque a été décrite lundi comme un groupe « voyou ».

Des accusations vigoureusement rejetées par Standard Chartered qui concède des erreurs sur l’équivalent de 14 millions de dollars, sur les 250 milliards de dollars avancés par les autorités américaines. La banque joue gros dans cette affaire. Les États-Unis la menacent de l’équivalent de l’arme atomique dans le monde financier : le retrait de licence aux USA. La même menace avait été agitée à l’encontre du Crédit Lyonnais, dans l’affaire Executive Life, ou à l’égard d’UBS, dans les affaires d’évasion fiscale. Chaque fois, les États-Unis ont obtenu gros. Pour Standard Chartered, la perte de la licence américaine signifierait que l’accès aux dollars lui serait fermé. Ce serait l’arrêt de mort ou peu s’en faut pour une institution qui s’est construite avec l’empire britannique et est devenue l’un des tous premiers noms du financement du commerce mondial. Une banque, aussi, dont la réputation était jusqu’ici sans tâche. N’ayant pas vu la couleur d’un subprime en 2007, elle n’a jamais coûté le moindre penny au contribuable britannique.

Mais, dans ce dossier, il ne s’agit pas seulement de Standard Chartered. D’une rive à l’autre de l’Atlantique, on pressent bien que cette affaire n’est qu’une bataille de plus dans la rivalité de plus en plus dure qui oppose Wall Street et la City. L’affaire « Standard Chartered colle bien à un récent discours américain qui voit la finance irresponsable, y compris quand elle est le fait de groupes américains, comme quelque chose qui arrive à la City de Londres. Ce peut être pratique pour les politiques américains de rejeter la faute au-delà de leurs frontières ; c’est néanmoins une simplification grossière »… Ce jeudi, l’éditorialiste du Financial Times dénonce un zèle des autorités américaines aux relents politiques et opportunistes.

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Analyse détaillée du chômage américain

Par Olivier Berruyer

J’ai commencé il y a un an tout juste cette chronique trimestrielle du chômage aux États-Unis après avoir lu cette dépêche :

« Le taux de chômage aux États-Unis a reculé à 9,4% en décembre, son plus bas niveau en 19 mois, avec 103.000 créations d’emploi, selon les chiffres publiés vendredi par le département américain du Travail. En 2010, le pays a au total créé 1,1 million d’emplois, soit 94.000 par mois en moyenne. [...] Le nombre de demandeurs d’emploi a reculé de plus de 500.000 le mois dernier, pour descendre en dessous de 14,5 millions, son plus bas niveau depuis avril 2009. [...] Le président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke s’est voulu optimiste vendredi, lors d’une audition devant la commission budgétaire du Sénat. Il a ainsi estimé que la croissance économique devrait être “modérément plus forte” en 2011, par rapport à 2010. Il a toutefois noté qu’il faudra encore patienter quatre à cinq ans pour voir le taux de chômage redescendre autour de 6 %. » [Associated Press, 7 janvier 2011]

Les choses ne changent décidemment guère dans l’interprétation faussée du chômage américain, comme nous allons le voir :
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Saisies immobilières et SDF aux USA

La descente aux enfers des USA se poursuit. Le 29 décembre 2010, l’Office of the Comptroller of the Currency, l’organisme gouvernemental de tutelle des banques aux USA, a publié son rapport sur la situation des crédits immobiliers au troisième trimestre 2010.

Ce rapport concerne 33,3 millions de prêts immobiliers (non commerciaux) totalisant 5.907 milliards de dollars. Il nous éclaire en particulier sur les saisies immobilières et, contrairement à ce que l’on martèle quotidiennement, la situation économique s’aggrave de jour en jour, dans une Amérique qui sombre dans le chaos.

Village de tentes à Sacramento (Californie), en 2009

Les procédures de saisies immobilières ont ainsi progressé de 4,5 % depuis le début de l’année 2010, passant de 1.149.461 à 1.201.622 (page 9/65 du rapport) et les saisies effectives ont explosé, avec 57,5% d’augmentation par rapport à 2009 (page 42/65 et 45/65 du rapport).

Le cap des 13.000 procédures de saisies par jour a été franchi !

Plus grave encore, les catégories les moins risquées de ces prêts (prime) sont sévèrement touchées avec 67,7% d’augmentation par rapport à 2009 (page 45/65).

Heureusement que la crise est terminée !

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Luttez contre ces dettes qui menacent l’économie mondiale

Il est toujours intéressant de suivre de près les investissements des gourous de la finance.

La "machine à rêves" - Times Square, New York City

Les dernières décisions du fonds Berkshire Hathaway sont particulièrement révélatrices de ce qu’anticipe Warren Buffett pour les mois à venir :

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Produits dérivés : Réunions secrètes pour assurer la suprématie des banques

Les grandes banques qui dominent le marché très opaque et lucratif des produits dérivés tiennent des réunions secrètes une fois par mois pour maintenir leur suprématie, affirme dimanche le New York Times.

Ces hommes partagent un objectif: protéger les intérêts des grandes banques dans le marché des dérivés, l’un des domaines les plus lucratifs et controversés de la finance. Ils viennent notamment de JPMorgan Chase, Goldman Sachs et Morgan Stanley et partagent aussi un secret: les détails de leurs réunions, et même leurs identités, qui sont totalement confidentielles.

Ces banquiers forment une commission puissante qui permet de superviser les dérivés, des instruments qui, notamment dans les secteurs de l’assurance ou du pétrole, aident à se prémunir de risques, explique le quotidien. En théorie, “ce groupe existe pour préserver l’intégrité de ce marché de milliers de milliards de dollars, mais en pratique il défend également la domination des grandes banques.

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Le revenu des New-Yorkais enregistre sa première chute en 70 ans

Il y a de ces chiffres qui ont le pouvoir de résumer à eux seuls la quintessence d’une époque. C’est le cas de celui qui est diffusé par la chaîne américaine d’information économique CNBC dans un article intitulé « New Yorkers’ Income Falls for 1st Time in 70 Years ».

Ces soixante-dix ans nous ramènent donc en 1940, deux ans avant l’irruption des États-Unis dans la Deuxième Guerre mondiale, mais surtout dix ans après le début de la Grande Dépression des années 1930. Et comme à l’époque, la crise actuelle trouve son origine à Wall Street. Il y a donc une certaine justice à ce que les New-Yorkais essuient les conséquences de leurs excès.

Mais cette maigre satisfaction ne devrait pas nous faire perdre de vue que le revenu des New-Yorkais avait chuté pendant dix ans avant de se stabiliser en 1940, et que les malheurs de New-York s’étaient alors propagés à la terre entière dans un contexte où l’économie mondiale était beaucoup moins intégrée qu’elle ne l’est aujourd’hui.

Il faut donc se rendre à l’évidence, l’économie mondiale est entrée dans une phase de dépression, et comme c’est toujours le cas dans une situation de cette ampleur, elle n’en ressortira qu’au bout d’une assez longue période de vaches maigres. Fort probablement une dizaine d’années, comme ce fut le cas la dernière fois.

Mais alors, me direz-vous, comment se fait-il que les autorités des pays visés refusent de donner l’heure juste à leur population et continuent à lui laisser miroiter l’espoir d’une reprise rapide ? Il y a à cela deux raisons principales qui s’opposent en apparence comme le vice et la vertu mais qui se réconcilient parfaitement comme vous le verrez, et qui permettent de comprendre le débat en cours aux États-Unis sur les enjeux économiques gigantesques auxquels ce pays est désormais confronté.

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Les rivières de la planète sont en crise

Une équipe internationale de scientifiques a rendu public son étude mercredi le 29 septembre publiée dans la revue Nature, et déclare que les rivières de la planète sont dans un état de crise, dont les rivières en Amérique du Nord et en Europe, malgré les [milliards] de dollars dépensés pour assainir leurs sources d’eau potable.

Les menaces en approvisionnement de l’eau pour l’humain et la diversité biologique sont pandémiques” déclare Charles Vorosmarty de la City University of New York, un co-auteur du rapport.

L’équipe de scientifiques estime que presque 80% de la population du globe, environ 5 milliards de personnes, vivent dans des régions à très grand risques à la sécurité de l’eau potable surtout causés par de la mauvaise gérance des rivières et la pollution.

Plus une région est riche, plus elle est menacée par une mauvaise qualité de l’eau à cause de barrages mal situés et de la pollution causée par les engrais, les pesticides et d’autres produits chimiques. Les nations riches camouflent leur mal-gérance de l’eau en installant des usines de traitement d’eaux usées coûteuses.

Les auteurs suggèrent que l’on repense notre façon de protéger nos rivières en regardant à la fois l’accès aux sources d’eau potable pour la population et la biodiversité des rivières. À cause de la rapidité des disparitions d’espèces, l’accroissement de la population humaine, les changements climatiques, les usages de l’eau et les pressions dûs au développement, les systèmes d’eau douce resteront menacées dans l’avenir prochain.

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Les États américains saignés par la crise

Le risque de défaut d’un État a fortement augmenté avec la récession. Entre 1970 et 2009, 54 municipalités, comtés ou emprunteurs dépendant des collectivités locales ont fait faillite.

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Voilà cinq trimestres consécutifs que les rentrées d’impôts diminuent, ce qui représente un record. La récession et la crise immobilière ont durement affecté les principales recettes des collectivités locales : les impôts sur le revenu, les taxes sur la consommation et sur la propriété.

Alors que l’État fédéral, au contraire, a délibérément augmenté les dépenses publiques de 18 % pour relancer la demande, en 2009, les États ont au contraire dû réduire en moyenne les dépenses de leurs budgets courants de 3,4 %. Ils prévoient collectivement un recul supplémentaire de 5,4 % cette année.

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L’Argent

(Retour sur les crises bancaires argentine et turque des années 2000)

La monnaie est le sang de l’économie et le moteur de l’échange. Récemment, l’Argentine et la Turquie ont vu leurs monnaies nationales se dévaluer dramatiquement et ces pays dits riches se sont retrouvés au bord de la faillite. Emprisonnées dans une spirale d’endettement, l’Argentine et la Turquie en sont venues à se vider de leurs ressources financières à travers les privatisations et le paiement de leur dette extérieure, précipitant la « dollarisation » de leurs économies nationales.

Isaac Isitan mène une enquête passionnante auprès d’économistes et décortique les mécanismes de création et de régularisation du contrôle monétaire à l’échelle nationale et internationale. Prenant comme terrain d’investigation l’Argentine, la Turquie mais aussi l’État de New York, il observe l’émergence d’initiatives communautaires alternatives et de réseaux parallèles de troc, des outils dont se dotent les citoyens pour survivre ou pour soutenir et développer les échanges locaux.

Partie 1:

http://www.dailymotion.com/video/x95neo

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La crise ? Quand c’est fini, ça recommence !

Par Frédéric Lordon

Il y aurait matière à faire un sort à tous les ahuris qui, depuis l’été 2007, ne loupent pas une occasion de se féliciter que « le pire est derrière nous le plus dur est passé la crise est terminée ». On rappellera qu’ils n’en sont jamais qu’à leur troisième tour de piste (automne 2007, printemps 2008, fin 2009) et que, vaillants comme on les connaît, on peut être tout à fait certain, le point chaud grec viendrait-il à relaxer, qu’ils ne nous décevraient pas pour une petite quatrième. Stupéfiante comme elle devient, la situation ne laisse cependant pas trop le loisir de s’appesantir sur ce genre de chose – et puis le compte-rendu de la cécité réjouie est devenu une entreprise sans espoir.

Caspar David Friedrich, Naufrage, 1822 (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Stupéfiante, la situation l’est, sans l’être tout à fait. Car la mutation de la crise de finances privées en crises de finances publiques, et leurs métamorphoses subséquentes en crises monétaires et en crises politiques, étaient prévisibles dès la fin 2007.

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États-Unis, la richesse à crédit

Le pays le plus riche de la planète est aussi le plus endetté. Presque tout le monde dépense plus qu’il ne gagne, les citoyens comme le gouvernement, et le pays tout entier vit au-dessus de ses moyens.

Certains annoncent une crise grave. D’autres prévoient une récession en douceur. La classe moyenne dont le niveau de vie diminue s’alarme. Les États-Unis sont-ils le modèle à suivre ? De New-York à Seattle, rencontrant spécialistes et citoyens, Laure Delesalle a enquêté sur “l’ardoise américaine” et son mécanisme.

Partie 1:


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Après la Grèce, l’Espagne inquiète les marchés financiers

Les craintes sur l’Espagne font chuter les Bourses internationales et l’euro. A Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 3,64%, son plus bas niveau depuis 2 mois. Les rumeurs de dégradation de la note de l’Espagne continuent d’inquiéter les marchés. Mais, outre une crise économique, l’Espagne vit aussi une crise morale.

L’UE et le FMI viennent tout juste de débloquer une aide financière à la Grèce et voilà que les marchés s’affolent à nouveau. L’Espagne est cette fois-ci dans leur collimateur.

Près de 5% de baisse à Madrid, – 4% à Lisbonne, -4,7 à Milan, – 3,64% à Paris, -2,5% à Londres et Francfort… La crise grecque a une nouvelle fois fait plonger les bourses ce mardi en Europe. Malgré le bouclage du plan d’aide à la Grèce, la crainte d’une contagion au reste de l’Europe a fait chuter les marchés dans le sillage de la bourse d’Athènes qui a dégringolé de plus de 6,6%. La Bourse de New York a elle aussi ouvert en nette baisse mardi, les investisseurs s’inquiétant des difficultés budgétaires des pays de la zone euro : le Dow Jones perdait plus de 2% et le Nasdaq 2,81%. L’indice Hang Seng a perdu 2% à Hong Kong, celui de la bourse de Shanghai 2,1%, Singapour 1,2% et les marchés australiens 1,9%.

La semaine dernière, l’agence de notation Standard and Poor’s, a dégradé la note de la dette à long terme de l’Espagne. Leurs spécialistes estiment que la croissance morose du pays risque d’empêcher le gouvernement de réduire des déficits qui ont explosé à 11,2% du PIB en 2009.

Des rumeurs selon lesquelles d’autres agences de notation allaient dégrader la note de l’Espagne et selon lesquelles Madrid pourrait demander une aide financière colossale au FMI continuent de faire tanguer les marchés financiers. Moody’s et Fitch ont pourtant assuré mardi que cette dernière restait pour l’instant la plus élevée possible, le fameux triple AAA.

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Goldman Sachs accablée par ses emails

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Alors que la banque prépare son argumentaire pour une audition mardi, le Sénat publie des courriels embarrassants qui montrent comment elle a profité de la crise des crédits immobiliers à risques pour empocher des dizaines de millions de dollars. En outre, cinq dirigeants auraient revendu leurs actions après l’annonce d’une enquête de la SEC.

Une commission du Sénat américain a publié ce samedi 24 avril des courriels montrant comment la banque Goldman Sachs a bénéficié de la crise des crédits immobiliers à risques pour empocher des dizaines de millions de dollars. Les messages montrent ses dirigeants se gargarisant de profits réalisés grâce à la crise en 2007.

Carl Levin, président de la Sous-Commission sénatoriale permanente d’enquête, a écrit dans un communiqué accompagnant la publication de ces documents que ” Les banques d’investissement comme Goldman Sachs n’étaient pas de simples courtiers, elles étaient les promoteurs intéressés de produits financiers risqués et complexes qui ont favorisé l’éclosion de la crise.

Dans un de ces messages, le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, affirme: “Nous n’avons bien évidemment pas échappé à la pétaudière des crédits immobiliers à risque. Nous avons perdu de l’argent et ensuite nous en avons gagné plus que nous n’en avons perdu grâce à nos positions courtes.
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L’avenir de la France passe par la diversité

Les diplomates américains misent sur le fait que les personnalités noires et d’origine maghrébine seront les décideurs de demain.

Il y a 30 ans, les invités du Programme des visiteurs internationaux (International Visitor Leadership, un programme d’échanges dont le but est de construire une «compréhension mutuelle» entre les pays des invités et les États-Unis) s’appelaient Nicolas Sarkozy, François Fillon ou Lionel Jospin… Aujourd’hui, l’ambassade américaine à Paris, qui gère ce programme pour la France, est en train de tisser un réseau de jeunes leaders Français issus de l’immigration.

Depuis environ 10 ans, plusieurs groupes invités par le Département d’État (l’équivalent du ministère des Affaires étrangères) partent chaque année étudier les problématiques d’égalité des chances aux États-Unis, où ils rencontrent, entre autres, des policiers noirs en Alabama, des avocats du département de la Justice, des lycéens de l’Indiana et un ou deux intellectuels conservateurs. Avec leurs interprètes personnels, les visiteurs sillonnent le pays pendant trois semaines, des ghettos de Washington aux grandes universités de la côte ouest.

Une priorité après le 11-Septembre

Sur la trentaine de Français qui font le voyage chaque année, plus d’un quart suivent désormais un programme sur le thème de l’intégration. Les élus du printemps 2010 étaient, entre autres, Rokhaya Diallo (de l’association Les Indivisibles), Najat Azmy (de l’Acsé, l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances) et Ekoué Labitey, rappeur du groupe La Rumeur.

Les diplomates américains misent désormais sur le fait que ces personnalités noires et d’origine maghrébine seront les décideurs de demain. «Nous pensons que ces gens vont avoir des postes importants», dit Lora Berg, l’attachée culturelle de l’ambassade.

La modification de la guest-list est devenue une priorité après le 11-Septembre et pendant la guerre en Irak. Il s’agissait pour le Département d’État de tenter d’améliorer l’image de l’Amérique aux yeux des musulmans d’Europe, d’où les invitations de plusieurs Français d’origine arobo-musulmane. Au fur et à mesure, la question de l’islam a laissé place à un intérêt pour les minorités en général, notamment depuis les émeutes de 2005.

Le programme fait certes partie d’une stratégie diplomatique de séduction, mais les visiteurs, qui «coûtent» environ 5.000 euros chacun, ne se sentent pas manipulés.
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Les banques américaines truquent leurs comptes

Tour de passe-passe dans les grandes banques américaines qui masquent leurs niveaux de risque en retouchant la case «dette» de leurs comptes, juste avant les publications trimestrielles. Et ce, depuis cinq trimestres, selon la Fed de New-York.

Ni vu, ni connu. Pendant cinq ans, juste avant leurs publications trimestrielles, 18 grandes banques comme Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase ou encore Citigroup, ont tout simplement remplacé, dans la case «dette,» un chiffre par un autre, bien plus faible, selon la Fed de New York. En moyenne de 42%, selon les chiffres de l’institution, rapporte le site Internet du Wall Street Journal (WSJ).

Pourquoi ? Parce qu’elles redoutent d’être sanctionnées en Bourse par les investisseurs, qui regardent attentivement les montants des dettes et, ainsi, les niveaux de risque d’une banque. Et aussi parce qu’elles craignent que les agences de notation ne revoient à la baisse leurs notes. Ce qui effraierait les investisseurs en Bourse.

En réalité, entre deux publications, les dettes sont remises à niveau dans les comptes. Au final, rien d’illégal, écrit le WSJ Online, qui souligne que si certaines des banques incriminées ont confirmé ces «retouches,» les représentants de Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase et Citigroup, n’ont apporté aucun commentaire.

Le porte-parole de Bank of America a toutefois souligné que «les efforts opérés pour gérer la taille de notre bilan sont appropriés, et ces stratégies sont compatibles avec la réglementation et les normes comptables.»

Le Figaro

Economie : que faire ? (suite)

Une tribune libre de Patrick Reymond

J’ai lu quelques réactions à mon article, et elles me permettent de mettre quelques points sur les i et quelques traits sur les barres.

Certains sont agressifs, une agressivité d’essence religieuse, puisque je remets leur dogme en question.

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