Le projet Venus [Rediff.]

Le projet Venus propose un plan complet pour une refonte de la société au terme de laquelle l’humanité, la technologie et la nature seront en mesure de coexister dans un état d’équilibre.

Nous connaissons les échecs du communisme (forcer les gens à produire une certaine quantité ne marche pas). En revanche, le système capitaliste a aussi échoué car l’être humain est enchaîné par l’argent (surtout avec la dette et les cycles de dépression et de prospérité, l’argent est une barrière aux ressources et la machine devient une menace aux métiers de l’homme et provoque une perte de métiers.

M. Fresco propose une économie basée sur les ressources du monde. Ce système va encourager le développement maximal de l’Homme.

La machine est nécessaire pour le progrès, mais il faut un système où une personne ne perd pas sa capacité de survivre à cause de la technologie. La technologie doit être l’ami de l’être humain. L’internet a déjà libéré l’humanité et elle a aidé à promouvoir des échanges entre les êtres humains du monde. Nous pouvons aller plus loin.

Au lieu de travailler dur juste pour avoir un peu d’argent pour survivre, il faut faire des projets pour apprendre plus, s’exprimer plus et découvrir plus sur la planète.
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L’écologie chrétienne n’est pas ce que vous croyez

Soutenu surtout par la blogosphère de droite (Liberté politique) et d’ultra-droite (le Salon beige, membre du groupe commercial d’e-médias 4 Vérités), le livre de S. de Larminat « L’écologie chrétienne n’est pas ce que vous croyez » est l’œuvre d’un lobbyiste de l’agro-alimentaire. Il émane ainsi d’un milieu sociologique assez particulier, dont il exprime l’état d’esprit.

Giotto : “Saint François prêchant aux oiseaux”

Ce livre se présente sous l’apparence d’une riposte à un soi-disant danger mortel : « l’écologisme », hérésie censée menacer le catholicisme dans son existence même. Mais on découvre, à la lecture, que cette « enquête » ne repose sur aucun fait. Elle fabrique elle-même, à travers un fatras de digressions pseudo-érudites et d’arguments biscornus, l’objet (épouvantail) qu’elle veut dénoncer. On découvre aussi qu’elle récuse toute idée de responsabilité de l’homme envers l’environnement, et toute mise en cause du modèle économique actuel. On devine que le vrai but de l’auteur est de dissuader le lecteur catholique de prêter attention aux avertissements du Magistère sur certains problèmes cruciaux.

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Carpates : Le territoire des ours

Trois-cents kilos de muscles et des griffes de 10 cm de long… Dans les Carpates, les ours sont partout. A la périphérie de la ville de Brasov, 275.000 habitants, ils seraient plus de 6.000 spécimens.

On les croise jusque dans les rues où ils viennent fouiller les poubelles. Parfois ils s’attaquent à l’homme. Reportage sur l’invasion de ces plantigrades en Roumanie et ses conséquences.

Sylvain Tesson grièvement blessé après une chute de 10 mètres

L’écrivain-voyageur Sylvain Tesson, 42 ans, a été hospitalisé à Annecy et plongé dans un coma artificiel. C’est à Chamonix, en tentant d’escalader le chalet de son ami l’écrivain Jean-Christophe Rufin, qu’il a fait une chute. Victime d’un sévère traumatisme crânien et d’un enfoncement de la cage thoracique, sa colonne vertébrale serait également mise à mal.

« Vivre, c’est faire de ses rêves des souvenirs. » – Sylvain Tesson

Consacré par le public avec “Dans les forêts de Sibérie“, finaliste en 2011 des prix Renaudot, Médicis et Femina, Sylvain Tesson, dévoreur de kilomètres à pied, à cheval ou à vélo, racontait dans ce livre comment il avait posé son sac pendant six mois dans une cabane de 9 m2, perdue sur la rive occidentale du lac Baïkal.E. (La vidéo a été diffusée sur Fortune).

Grand bourlingueur à travers le monde, entiché d’escalade Sylvain Tesson, fils du journaliste Philippe Tesson, est aussi un passionné d’escalade d’immeubles et autres monuments. Il s’est ainsi déjà confronté à la Tour Eiffel et à Notre-Dame de Paris.

Le Monde

Edelweiss et lutte des classes

Inventé par des aristocrates, l’art de gravir les montagnes demeura réservé aux classes aisées jusqu’à l’irruption de l’escalade sportive, dans les années 1980. Aux temps héroïques, les alpinistes cherchaient en premier lieu à se distinguer de la masse. Leur sensibilité à la beauté des cimes et à une nature grandiose allait de pair avec leur dédain pour les rustres vivant dans ces contrées reculées.

Les découvertes scientifiques ne suscitent pas toujours l’enthousiasme. Quand des chercheurs annoncent la mise au point d’une molécule ou d’un hybride dotés de vertus miraculeuses, ils se heurtent fréquemment au scepticisme de l’opinion publique, prompte à s’inquiéter des conséquences écologiques, sanitaires ou sociales de ces innovations.

Personne, au sein de la communauté scientifique, ne s’attendait pourtant à la tempête d’indignation qui a accueilli la grande trouvaille du centre de recherches suisse Agroscope Changins-Wädenswil (ACW). En 2006, les agronomes d’ACW annoncent avoir réussi à cultiver une souche commercialement exploitable de l’edelweiss, baptisée « Helvetia ».

L’industrie cosmétique convoite déjà la petite fleur sauvage des Alpes pour ses propriétés anti-inflammatoires, réelles ou imaginaires. La version domestiquée pourrait, selon les scientifiques, galvaniser le marché et fournir une source appréciable de revenus aux paysans de la montagne comme à la Suisse tout entière.

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Grèce : La privatisation du littoral est en marche

La Grèce n’est pas encore sortie de la crise : après les cures d’austérité violentes, le gouvernement grec est toujours à la recherche de ressources pour éponger la dette. Et son littoral risque d’en pâtir.

La privatisation de la côte grecque, l’une des rares de Méditerranée jusqu’alors relativement préservée du bétonnage, est en effet bien en marche.

Jardins : Au plus près de l’Eden

Goethe ne tarissait pas d’éloges sur le royaume des jardins de Dessau-Wörlitz, au bord de l’Elbe à 50 kilomètres au nord de Leipzig. Ce jardin , le premier d’inspiration anglaise en Europe continentale, en a inspiré bien d’autres par la suite, de France jusqu’en Russie. Une promenade en compagnie de l’écrivain Wladimir Kaminer.

Bernard Charbonneau : « Repenser notre civilisation »

Bernard Charbonneau (1910-1996) est l’auteur qui, en 1973, a écrit “Triste campagnes”. Dans cet essai, il examine comment ce que l’on appelait à l’époque la modernisation agricole a favorisé le déclin et la décomposition des sociétés paysannes du Béarn, dans le Sud-Ouest de la France, où il avait choisi de s’établir au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

Ce faisant, à travers l’examen méthodique de l’évolution d’une région donnée, il mettait à nu de manière prémonitoire la logique d’une évolution technique et économique qui n’a fait que s’accélérer et qui aujourd’hui, partout dans le monde, dissout le lien qui associe les sociétés paysannes à leurs terroirs et détruit leur identité.

Charbonneau a porté sur son siècle un regard à la fois critique et exigeant. Dès sa jeunesse, il acquiert la conviction que ce siècle serait – et pour les mêmes raisons – à la fois celui des totalitarismes et du saccage de la nature. Du Jardin de Babylone, à La planète et le canton, en passant par Tristes Campagnes et La fin du Paysage, c’est cette conviction, qui oriente sa manière de décrire l’évolution du monde et des paysages qui l’entourent ; c’est le fil rouge de sa carrière de penseur qui fut celle d’un géographe et d’un professeur.

Toute son œuvre est marquée par l’idée que « le lien qui attache l’individu à la société est tellement puissant que, même dans la soi-disant “société des individus”, ces derniers sont si peu capables de prendre leurs distances avec les entraînements collectifs que, spontanément, ils consentent à l’anéantissement de ce à quoi ils tiennent le plus : la liberté. »

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La guerre de l’olivier

C’est l’histoire d’un arbre fruitier. Un arbre que l’on dit immortel, indissociable du blé et de la vigne dans l’esprit de l’Homme. En quelques années, l’olivier est devenu la star de nos jardins et balcons. De producteur d’huile, le voici rebaptisé arbre d’ornement. Certains amateurs investissent dans cette essence comme d’autres dans les grands crus ou les tableaux de maîtres.

Un olivier millénaire vaut en moyenne 60.000 euros. Mais aujourd’hui nous sommes des millions à vouloir ce petit bout de Méditerranée sur un coin de notre terrasse, à la campagne ou en ville. Pour répondre à la demande, les jardineries vendent des arbres accessibles à toutes les bourses. Des modèles qui n’ont plus qu’un lointain souvenir avec les majestueuses oliveraies du sud de l’Europe.

L’olivier est victime de son succès : production massive, arrachages brutaux dans les champs, transplantation dans des régions au climat peu propice, étiquetage aléatoire … Ce symbole de paix et de sagesse est devenu objet de discorde et d’excès.

Europe : 1 km à pied…

Un tour d’Europe à pied par les plus beaux sentiers de grande randonnée, avec le globe-trotteur britannique Bradley Mayhew. Première étape dans le Sud-Ouest de l’Angleterre, où le sentier côtier le plus long d’Europe (plus de mille kilomètres) court du Dorset par la pointe de Cornouailles jusqu’à la ville portuaire de Plymouth.

La Merveille des fonds marins

Les récifs coralliens occupent moins de 1% de la surface des océans, mais hébergent plus du tiers des espèces marines connues. Grouillant d’espèces comestibles, ils jouent un rôle essentiel pour l’alimentation des populations. Ils protègent aussi les côtes contre l’érosion et leur attrait touristique est un atout pour le développement économique des régions tropicales.

Québec : Les Fermes Miracle

Il y a 20 ans, Stefan Sobkowiak se porte acquéreur d’un verger de pommiers conventionnel dans le but d’en faire un verger bio. Il se rend vite compte des limites du modèle “bio”, toujours basé sur la monoculture.

Stefan décide donc d’arracher la plupart des arbres et de replanter en s’inspirant des principes de la permaculture. Il crée ainsi un oasis d’abondance et de biodiversité qui compte plus de 100 variétés de pommes, plusieurs types de poires, prunes, cerises ainsi qu’une myriade de petits fruits, légumes et autres.

Les Robinson du Périgord

Manger des insectes pour calmer sa faim, apprendre à faire du feu comme le faisaient les hommes primitifs… Loin des plages et du farniente, un groupe de vacanciers a choisi de passer des vacances à la dure dans les forêts du Périgord en s’inscrivant à un stage de survie. Parmi eux, Luca, 12 ans, tiendra-t-il pendant les quatre jours du stage ?

Le pouvoir des fleurs

Les fleurs colorent et magnifient les paysages de notre monde. David de los Santos Gil, un jeune artiste espagnol leur rend hommage dans une superbe vidéo qui filme l’éclosion d’hibiscus, d’œillets, d’orchidées, de pissenlits, de lys, de marguerites, d’alstroémères et de pivoines

Il lui aura fallu près de 9 mois et plus de 5.000 clichés pour réaliser son tout premier time-lapse floral.

L’écologie selon Hildegarde

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179) a été proclamée en 2012 Docteur de l’Eglise par Benoît XVI, faisant d’elle la quatrième femme Docteur de l’Église après Catherine de Sienne, Thérèse d’Avila et Thérèse de Lisieux. Cette reconnaissance est la plus haute de l’Eglise catholique, affirmant par là même l’exemplarité de la vie mais aussi des écrits d’Hildegarde comme modèle pour tous les catholiques. Retour sur une pensée non sans rapport avec l’écologie.

Écologie. Vous avez dit écologie…

La mode est à l’écologie. Soigner son environnement, protéger sa planète s’impose comme une obligation morale, surtout depuis qu’on interdit aux religions de prononcer ce gros mot. Mais de quoi parle-t-on au juste ? Parler de planète, ce n’est pas la même chose que parler de monde ; parler de la nature ne dit pas ce qu’est cette nature, dans sa… nature profonde, même lorsqu’on l’écrit avec un « N » majuscule. Les anciens vivaient dans un monde ; nous, nous vivons sur une planète, perdus dans une immensité sans frontières…

Sainte Hildegarde appartient au passé, non parce qu’elle aurait aujourd’hui 916 ans ou parce qu’elle ne connaît rien à l’économie, mais parce qu’elle nous parle d’un monde qui ne ressemble plus du tout au nôtre. Tandis que nous construisons des mondes nouveaux, des cieux nouveaux, que nous sautons de progrès en découvertes, elle nous révèle ingénument les secrets d’un univers où les cieux peuplés de créatures chantent la gloire de Dieu, où la terre glorifie le Créateur dans toutes ses fibres, des plantes aux anges, en passant par les astres, le sexe, la vie, la souffrance…

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L’ortie : Vers un jardin sauvage

Comme inquiets de son succès, les pouvoirs publics décident d’encadrer l’usage du « purin d’ortie », législation à l’appui. Se déclenche alors une véritable « guerre de l’ortie », lutte emblématique contre la marchandisation du vivant.


Scientifiques, agriculteurs, paysagistes, ethnologues, nous font redécouvrir l’ortie depuis les versants pyrénéens, jusqu’aux forêts pluviales australiennes, en passant par les allées du Château de Versailles ou les laboratoires du Kew Garden de Londres.

Devenue un symbole de liberté, de défiance face aux lobbies de l’agrochimie, l’ortie interroge notre rapport à la nature sauvage, nous invite à une relation harmonieuse à la biodiversité.

Avec les interventions d’Alain Baraton, jardinier en chef du château de Versailles, Bernard Bertrand, paysan, éditeur, Claude et Lydia Bourguignon, ingénieurs agronomes, Gilles Clément, jardinier, paysagiste, François de Conti, viticulteur, François Couplan, ethnobotaniste,  Francis Hallé, botaniste,  Pr Monique Simmonds, biologiste – Kew Gardens, Londres (Royaume-Uni) et Jacques Thierry, chef cuisinier.

Russie : 6 mois de cabane au Baïkal (Rediff.)

Une demi-année de solitude au bord du lac Baïkal, c’est le défi qu’a relevé Sylvain Tesson, 39 ans (en 2011). Ce géographe avait déjà multiplié les expériences extrêmes, dont le tour du monde en vélo et la traversée de l’Himalaya à pieds.

Cette fois-ci, il ne se déplace pas mais reste seul, de février à juillet, dans une cabane en rondins chauffée au poêle à bois. Pour tout viatique: six mois de vivres, de la vodka, des cigares et des livres. La lecture et surtout l’écriture lui apportent du réconfort. “L’ennui c’est le sang qui coule de la blessure du temps“, note-t-il un soir de spleen. À méditer…

Timescapes

Longs travellings motorisés, voûte céleste et somptueux paysages du Sud-Ouest des États-Unis, Tom Lowe, élu astrophotographe de l’année 2012, a combiné dans «TimeScapes» tout ce qu’il pouvait pour en mettre plein les yeux.

Réalisé par Robert Lowe (États-Unis 2012)

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Inde : Le Monde singulier des Irular

À la découverte des Irular, un peuple animiste du sud-est de l’Inde, qui vit en marge du système des castes et dépositaires d’un savoir médical ancestral. Ce documentaire nous plonge dans la grande fête de l’adimasan, une frénésie de danses, de fleurs et de transes rarement filmée.

Vivant en marge du système des castes et dépositaires d’un savoir médical ancestral, les Irular ont été longtemps persécutés par les autorités indiennes. Chassés des forêts où ils vivaient à l’origine, ils sont parvenus malgré tout à maintenir vivaces leurs traditions. Leurs guérisseurs continuent de soigner par les herbes et les épices morsures de serpents, maladies et grossesses difficiles. Animiste, ce peuple vénère les esprits de la forêt.

Sanjivy entretient ainsi une relation privilégiée avec la déesse-mère Kannyiammal qui s’exprime par sa bouche lorsque la jeune femme entre en transe. À travers son portrait et celui de plusieurs autres Irular, ce documentaire nous fait découvrir ce peuple premier de l’État du Tamiil Nadu.

(Merci à Tilak)

Biomimétisme, naturellement génial ! (Docu en 4 parties)

Cette science, qui consiste à observer les mécanismes de la nature pour trouver des solutions techniques innovantes et douces pour l’environnement, connaît actuellement un véritable engouement. Initiation en quatre épisodes.

Partie 1/4 : L’art du déplacement

Les mouvements et modes de progression de nombreuses espèces peuvent faire évoluer les techniques de transport.

Partie 2/4 : Construire efficacement

Dans l’architecture et le bâtiment, le biomimétisme a aussi le vent en poupe. Janine Benyus s’est ainsi inspirée de la nature pour concevoir sa maison du Montana, chauffée par géothermie.
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Documentaire : « La Guerre des Graines » (Màj docu)

Addendum du 31 mai : Documentaire complet

Réalisé par Stenka Quillet et Clément Montfort (2014)


Enquête sur une bataille souterraine et silencieuse. En 100 ans, sous les effets de l’industrialisation de l’agriculture, les 3/4 de la biodiversité cultivée ont disparu. Alors que se renforce la main-mise sur les semences par une poignée de multinationales, un vaste arsenal réglementaire limite le droit des paysans à échanger et reproduire les semences. Enquête sur une bataille souterraine et silencieuse

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Au royaume de la forêt boréale

L’hiver se termine. Dans les forêts d’Europe, les arbres bourgeonnent, les fleurs s’ouvrent. Les femelles mettent bas. Renardeaux, faons, marcassins et oisillons prennent des forces auprès de leur mère. L’été s’installe. Les jeunes animaux peuvent enfin sortir.

Abeilles et papillons butinent les fleurs. La nuit, chouettes et chauves-souris partent à la chasse. Arrive l’automne avec ses champignons et ses belles couleurs. Une année vient de s’écouler.

Et si Paris se mettait au vert (Docu)

Avec ses deux millions d’êtres urbains et seulement cinq mètres carrés d’espaces verts par habitant, Paris est l’une des villes les plus denses et les moins vertes au monde. Alors que la capitale a longtemps repoussé la nature hors de ses murs, elle se rend compte de son caractère indispensable et se bat pour ouvrir ici et là de nouveaux chemins à la biodiversité.

Mieux-être urbain, mais aussi restauration d’un lien social malmené : les effets sont multiples à hauteur de pavé, notamment pour résoudre le problème des îlots de chaleur. Il faut donc se battre pour ouvrir ici et là de nouveaux chemins à la biodiversité.

Réalisé par Isabelle Cottenceau (France – 2013)

Nouvelle-Zélande : « Éveil »

Un cinéaste passionné par la beauté de notre planète s’est rendu en Nouvelle-Zélande pour réaliser une somptueuse vidéo qui met parfaitement en valeur les paysages de ce pays. Prenez le temps de vous évader un instant avec ce court-métrage.

Martin Heck est un artiste allemand qui utilise notamment la technique du time-lapse pour créer de magnifiques vidéos qui immortalisent notre belle Terre. Il explique sur son site : « A travers la photographie en time-lapse, mon but est de capturer ce qui ne peut pas être vu par l’œil humain, des paysages les plus jolis aux villes les plus impressionnantes. »

Pendant quatre mois, Martin a parcouru les plus belles régions de ce pays majestueux et en a rapporté Awakening (Éveil), un court-métrage à couper le souffle.

Pelt et Rabhi : “La loi du plus fort n’est pas la loi de la nature”

Jean-Marie Pelt et Pierre Rabhi ont écrit un livre à deux voix : Le monde a-t-il un sens ? Oui, répondent-ils, mais seulement si nous acceptons que les mécanismes du vivant soient basés sur la coopération plutôt que sur la compétition. Nous les avons rencontrés lors d’une conférence de presse à Paris. Un moment lumineux et fraternel autour de cette question essentielle.

Le lion et le rat de Gustave Doré d’après la fable de La Fontaine

Ces deux-là ne se ressemblent pas. Et offrent ensemble une diversité biologique réjouissante. Tout est différent : la couleur de peau, de cheveu, le tour de taille, le timbre de la voix. Mais leur interaction symbiotique est immédiate, leur admiration réciproque palpable à chaque instant. Dès que l’un parle, l’autre l’écoute et le couvre d’un regard bienveillant et respectueux. Le botaniste et l’autodidacte. A moins que ça ne soit l’inverse. Deux hommes émerveillés par la puissance du vivant. Deux hommes inquiets aussi par la dureté du monde actuel.

Ce matin-là, au Café des éditeurs dans le quartier de l’Odéon, à Paris, ils se prêtent gracieusement à la traditionnelle conférence de presse. L’ambiance est détendue. Jean-Marie Pelt évoque l’amitié qui le lie à Pierre Rabhi : “Nous nous croisions souvent, notamment aux forums de l’association Terre du ciel qui ont lieu deux fois par an. Nous nous sommes vraiment connus quand Pierre s’est présenté à la présidence de la République, en 2002. Nous avons beaucoup discuté et nous nous sommes rapprochés.

Notre présence ici, à tous les deux, est la suite d’un cheminement qu’on a fait sans se connaître pendant vingt ans et qui aboutit à ce livre.

Nos idées ont convergé et nous sommes solidaires pour faire un constat : l’œuvre de Darwin n’a pas été lue de la bonne manière. La lecture officielle de la théorie de l’évolution est que la nature est régie par la loi de la jungle, la loi du plus fort et que pour les hommes, c’est la même chose. Nous pensons tous les deux que ce n’est pas tout à fait comme cela que ça marche. En réalité, la coopération a un rôle important à jouer dans la nature comme dans la société. Le concept de coopération n’a jamais été pris en compte sérieusement ni en biologie ni en sciences sociales.”

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Anatomie d’une colonie de fourmis

Organisées en colonies très évoluées, les fourmis sont un miracle de la nature. Grâce au zoologiste George McGavin et au biologiste de l’évolution Adam Hart, nous apprenons comment les hommes peuvent s’inspirer des fourmis pour résoudre certains problèmes du XXIe siècle, dans des domaines aussi complexes que la logistique, l’industrie ou la navigation spatiale.

Merveilleux jardin

Partie 1: Le réveil du printemps

À la découverte du foisonnant microcosme d’un jardin au solstice de printemps. À peine la neige a-t-elle fondu que fleurit l’hamamélis, suivi des jonquilles, crocus bleus et scilles, tandis que surgissent d’innombrables animaux — belettes, écureuils, abeilles, merles… Un incroyable écosystème, peuplé de centaines d’espèces vivant en symbiose, où tout se recycle.

Partie 2: Le temps de la cueillette
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Inde – Népal : « Sur les sentiers de la rencontre »

Finalement, vers où nous mène la course internationale au développement ? Est-on plus heureux ? Quelles sont les conséquences de cette poursuite sur l’homme et la nature ? A-t-elle une fin ?

Quatre mois de tournage en Inde et au Népal sur plus de 2.000 km à pied, à la découverte de l’envers de l’économie moderne mais aussi du bonheur de la simplicité.

“L’objet de ce documentaire ce n’est pas l’histoire de mon voyage, c’est le simple témoignage de ce que j’ai vu et entendu, l’opposition entre ce monde de tous les excès et cette vie simple et peut être plus heureuse. Je suis parti avec beaucoup de questions, je pense avoir trouvé quelques réponses.”

(Merci à Tilak)

Brésil : Des millions de moustiques OGM contre la dengue

Le moustique OX513A sera peut-être le premier animal – ou plutôt insecte – transgénique que vous rencontrerez dans la nature. Conçu par une entreprise britannique, ce moustique OGM doit servir à lutter contre la propagation de la dengue.

Après des tests grandeur nature, le Brésil est sur le point de donner son feu vert à sa commercialisation. Problème : aucune étude indépendante n’a été réalisée pour mesurer les conséquences de la production massive de cet insecte transgénique. Et son efficacité contre la dengue est contestée.

Ce n’est malheureusement pas un scénario de série B. Pour la première fois, des animaux génétiquement modifiés vont être commercialisés en milieu ouvert. Le Brésil est sur le point d’autoriser l’usage de moustiques génétiquement modifiés. Le 10 avril, la Commission brésilienne en charge des OGM (CNTBio) a approuvé, à 16 voix contre une, la dissémination dans l’environnement du moustique transgénique Aedes aegypti commercialisé par l’entreprise britannique Oxitec [1].

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Var (83) : Des abeilles-sentinelles pour contrôler la qualité de l’air

Au Revest-les-Eaux (Var), depuis trois ans, on fait appel à des abeilles sentinelles pour contrôler la qualité de l’air et de l’environnement à proximité d’une carrière à ciel ouvert. Il s’agit, par exemple, de surveiller leurs ailes : il ne faut pas qu’elles soient déformées, car cela indiquerait qu’elles sont touchées par un virus.

Elles collectent ce qui va être analysé

Les abeilles-sentinelles sont celles qui sont en contact direct avec l’environnement. “Elles récupèrent de l’eau, du pollen, du nectar et donc elles vont servir de biocollecteurs (…) Elles collectent les éléments qu’il y a dans l’air et nous, ensuite, on va les analyser”, explique Benjamin Poirot, docteur en biochimie, spécialiste des abeilles.

La carrière du Revest-les-Eaux entend devenir un exemple pour montrer que ce type d’exploitations peut être écologique. “Nous avons des retenues d’eau qui attirent des espèces protégées de grenouilles (…) Quand on a fini d’exploiter un endroit, on lui redonne une ondulation, on remet de la terre végétale et on replante”, expliquait une ingénieure environnement de la société exploitante au quotidien régional Var-Matin, en 2011.

Nature Invisible : Plantes superpuissantes

Comme tous les autres êtres vivants, les plantes ont développé des stratégies d’adaptation pour assurer leur pérennité. Comme tous les êtres vivants, les plantes naissent, croissent, vieillissent et meurent.

Elles sont confrontées aux problèmes de la survie, de la maladie et de “l’espérance de vie” ; elles doivent donc se nourrir, se protéger et se soigner. Elles ont développé, en fonction de leur environnement, les stratégies de survie les plus efficaces. Mais les plantes ont du intégrer une contrainte majeure : l’impossibilité de se mouvoir !

Un handicap que le monde végétal a surmonté en développant des “super-pouvoirs” qui fascinent les hommes et, en premier lieu, un impressionnant arsenal chimique…

(Merci à PasChiche)