Haut-Jura : Être sans avoir

Comment peut-on vivre heureux aujourd’hui? Comment peut-on vivre pauvre et heureux aujourd’hui? A 57 ans, Jean-Paul Grospélier n’a qu’un seul regret, c’est d’avoir travaillé 2 ans dans sa vie, « 2 ans de trop, depuis je n’y suis jamais retourné ! »

Ce qui sonne comme une provocation n’est pas une ode à la paresse mais plutôt la profession de foi d’un homme qui pratique « sa décroissance » depuis 35 ans.

Le mode de vie autarcique choisi par Jean-Paul a néanmoins un coût que la plupart d’entre nous ne pourrait supporter: celui de cultiver 600 mètres carrés de potager, celui d’être un cueilleur, un glaneur, un menuisier, un boulanger, un mécanicien, un maçon, quand six mois d’hiver vous déposent parfois deux mètres de neige devant la porte.

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À la cueillette aux champignons

Ça commence comme un jeu : un coup de sifflet et Daniel Maurel guide ses chasseurs de champignons dans les sous-bois. Ce mycologue expérimenté parcourt les forêts de France depuis 45 ans. Il peut reconnaître près de 800 espèces de champignons, plus ou moins connus, plus ou moins goûteux.

Portugal : Lisbonne transforme ses parcs en potagers urbains

A Lisbonne, la municipalité a réagi à la crise en faisant le pari que l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social. Des hectares d’espaces verts sont devenus des potagers urbains, et les parcelles attribuées sur critères sociaux à 500 familles. Une façon d’augmenter leurs revenus, tout en améliorant la résilience de la ville et en répondant au changement climatique.

Et si l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social? C’est le pari qu’a fait la mairie de Lisbonne. Car avec la crise, « les gens quittaient la ville et la qualité de vie baissait », observe Duarte Mata, architecte et conseiller auprès du maire en espaces verts et développement durable.

Depuis 2008, la municipalité a décidé de revoir son approche. Au programme : jardins, vergers et potagers urbains, parcs, corridors verts et pistes cyclables pour relier tous ces espaces de respiration.

Sur 32 hectares d’espaces verts, 7 sont devenus des potagers ou des jardins urbains. Des parcelles de 50 mètres carrés pour les plus petites, 1.500 mètres carrés pour les plus grandes, ont été attribuées à 500 familles. Le but est de doubler ce chiffre d’ici 2017.
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Iran : Le trésor du caviar

La mer Caspienne contient 90 % du stock mondial d’esturgeons sauvages, source de l’un des mets les plus chers du monde: le caviar. Chaque kilo de caviar rapporte aux pêcheurs l’équivalent de 300 euros. Mais les récoltes annuelles chutent dramatiquement.

Bandar Anzali, sur la côte sud-ouest de la mer Caspienne, est le port d’attache du pêcheur Akbar Tshasak. Chaque kilo de caviar lui rapporte l’équivalent de 300 euros (en comparaison, 100 grammes de vrai chaviar – littéralement “gâteau de joie” – peuvent coûter la bagatelle de 1.400 € en Occident !). Il y a dix ans, la récolte annuelle s’élevait à 123 tonnes, mais elle a chuté à moins de 10 aujourd’hui…

Le silence des oiseaux

La disparition des passereaux pourrait, à terme, avoir de graves conséquences pour l’écosystème.

Cette première partie va à la rencontre de scientifiques, écologistes et amateurs mobilisés dans le monde entier pour comprendre le déclin de ces populations migratrices, dont le parcours est semé d’embûches. Le film explore la vie de ces oiseaux et les principaux dangers auxquels ils sont confrontés.

Prédateurs en tous genres et environnements urbains hostiles sont un fléau pour ces populations migratrices. Les scientifiques développent de nouvelles technologies dans l’espoir de sauver les passereaux de ce terrible déclin. Est-il encore temps d’intervenir avant que le chant des passereaux ne soit plus qu’un souvenir ?

Il faut sauver les vergers

La saison de la récolte des pommes a commencé. Malheureusement, beaucoup de vergers sont aujourd’hui laissés à l’abandon. Si on compte près de 200.000 arbres dans le pays de Montbéliard, seuls 25% des fruits sont récoltés. Pour pallier ce problème, une association a donc décidé de proposer son aide au propriétaire.

L’association “Verger vivant” propose de récolter les fruits en lieu et place des propriétaires. Une aubaine pour ces derniers, mais aussi pour les employés de cette association. En effet, la plupart étaient éloignées du monde du travail et en grande difficulté.

Russie : Amour, le fleuve interdit

Parmi les milliers de points de convergence des affluents du fleuve Amour, l’un est exceptionnel. C’est la fourche où les deux sources du fleuve, venues de Sibérie et de Mongolie, se rejoignent pour former un unique lit. Mais lequel de ces affluents “jumeaux” est la véritable source de l’Amour?

Sur plusieurs centaines de kilomètres à travers les bois, les deux rivières sont quasi identiques. Plus en amont, pourtant, le contraste est saisissant. L’affluent du sud, la rivière Kherlen, serpente à travers la plus vaste prairie au monde: la steppe mongole, qui jouxte l’immense désert de Gobi.

Un million de gazelles de Mongolie et de grands troupeaux de bêtes d’élevage se partagent cette savane froide et sèche. Comment une telle étendue d’eau peut-elle traverser un paysage aussi aride?

Les robots-abeilles

Par Robert Wood (professeur d’ingénierie et de sciences appliquées à l’Université Harvard (États-Unis), où il est membre de l’Institut Wyss d’ingénierie bio-inspirée),  Radhika Nagpal (professeur d’informatique à l’Université Harvard et membre de l’Institut Wyss) et Gu-Yeon Wei  (professeur de génie électrique et d’informatique à l’Université Harvard).

En 2009, l’Université d’Harvard et la Northeastern University ont commencé à étudier la robotisation des abeilles, afin de créer une colonie de robots-abeilles, ou RoboBees, capable de remplacer ou d’aider les abeilles vivantes. Cela pourrait être une des solutions au cas où le monde des abeilles venait à disparaître.

Le robot-abeille est ici agrandi. Sa largeur réelle (ailes non comprises) est celle d’un doigt

Il n’y a pas si longtemps, un mal mystérieux, le « syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles », a commencé à décimer les ruches dans le monde entier. Les abeilles sont responsables d’une bonne partie de la pollinisation des plantes, et leur déclin nourrit la crainte que l’agriculture en pâtisse.

Serons-nous un jour contraints d’utiliser des dispositifs artificiels si elles venaient à disparaître ?

En 2009, avec des collègues de l’Université Harvard et de la Northeastern University, nous avons entrepris de créer une colonie d’abeilles robotisées. Nous nous demandions si des abeilles mécaniques pourraient reproduire non seulement le comportement d’insectes pris séparément, mais aussi le comportement unique qui émerge de milliers d’abeilles en interaction.
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Quand la Chine verte s’éveille

Dans la province du Yunnan, au sud-ouest de la Chine, des fermiers, des militants écologistes, des journalistes et des scientifiques luttent pour tenter d’arrêter le projet de construction d’un énorme barrage sur le fleuve Yangtsé (le fleuve bleu). Lequel submergerait les vallées et engendrerait le déplacement de quelque cent mille personnes.

Afrique : Ériger des clôtures pour protéger les espèces

Les pays africains sont souvent critiqués pour leur incapacité à relever leurs défis environnementaux. Les observateurs citent en particulier la disparition des habitats naturels face à la pression démographique, la dégradation des terres et l’industrialisation. Et surtout, la critique la plus courante est que l’augmentation du braconnage menace la survie d’espèces en danger comme les éléphants et les rhinocéros.

Le Kenya a toutefois mis en œuvre un important et novateur projet de conservation de la biodiversité. Entamé dans les montagnes Aberdare, au centre du pays, le projet Rhino Ark avait pour objectif initial de protéger le rhinocéros noir, en danger critique d’extinction, des ravages opérés par les gangs de braconniers.

Le principal enseignement à retirer de ces initiatives est simple : de bonnes clôtures sont bénéfiques pour tous.

Ce projet est soutenu par ceux-là mêmes qui auraient pu s’y opposer: les communautés locales des régions agricoles limitrophes, parmi les plus productives du pays.
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Des renards et des hommes

L’odeur de l’herbe coupée est un documentaire sur le renard en Lorraine où il fait face aux chasseurs et aux agriculteurs. A l’aide de sa caméra, le réalisateur lorrain Franck Vigna, par ailleurs naturaliste et militant dans des associations de protection de la nature, vient de réaliser un documentaire sur la place du renard dans l’écosystème de sa région. Avec ce film, il donne la parole à tous les acteurs de la vie du renard. Un piégeur, un chasseur, un scientifique, un naturaliste et deux agriculteurs exposent leurs points de vue, pour aider chacun à se forger son opinion cet animal sujet de controverses. Auxiliaire utile pour les uns, nuisible concurrent pour les autres, le renard laisse peu de gens indifférents.

via GOODPLANET INFO

Ardèche : À la découverte du bois de Païolive

Il est l’un des joyaux de l’Ardèche. Le bois de Païolive est l’une des forêts les plus sauvages de France. Les visiteurs apprécient le charme de cette forêt riche en biodiversité. Ce labyrinthe de rochers et d’arbres cache parfois des trésors comme la grotte de la Cotepatière. Elle fait 300 m de long.

Le bois est également traversé par les gorges du Chassezac, un affluent de l’Ardèche qui attire de nombreux touristes. Chaque année, ils sont 600 000 à fouler le site naturel autour du Païolive.

La Pologne des braconniers

La région de Suwalki, en Pologne, est l’une des rares régions d’Europe où la nature est encore intacte. Depuis des générations, les habitants vivent de la chasse et de la pêche. Les uns légalement, les autres non. Le conflit entre fermiers et braconniers fait rage depuis des années.

Dans le nord-est de la Mazurie polonaise, la nature est encore intacte : castors, cerfs et sangliers peuplent les forêts, les lacs regorgent de brochets et d’anguilles.

Ancien garde-forestier, Andrzej Falkowski a décidé de se lancer dans la pisciculture professionnelle et a loué en fermage plusieurs lacs domaniaux. Ses voisins, en revanche, continuent à braconner…

La région Centre : Un concentré de raffinement et de verdure

En Touraine, Xavier le maraîcher est le chantre de la biodiversité végétale et alimentaire, qu’il célèbre jour après jour dans son “champ de pagaille”, où il cultive des plantes aux goûts surprenants.

Dolomiti 2015 – Dolomites 2015

Le massif des Dolomites se situe au nord de l’Italie. Son nom provient de celui du géologue français Déodat Gratet de Dolomieu qui fit de nombreux travaux relatifs aux propriétés particulières de la roche de ce massif. Les Dolomites sont caractérisés par des murailles verticales, des falaises abruptes et une forte densité de vallées très étroites, longues et profondes. On y trouve aussi des reliefs glaciaires et des systèmes karstiques. Le tout est caractérisé par une nature dynamique avec de fréquents éboulements, inondations et avalanches. Les Dolomites sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2009.

Dolomiti 2015 from Franco Grisa on Vimeo.

Finlande : La forêt regorge de petits trésors

Les forêts ne nous offrent pas que du bois, mais de petits trésors naturels qui peuvent être importants pour l‘économie des régions forestières. Que peut apporter la science dans ce domaine?

Dans la région de Carélie en Finlande, les scientifiques qui participent à un projet de recherche européen baptisé StarTree ont mis au point un système pour prévoir quelle sera l’importance de la cueillette de champignons, de plantes ou de petits fruits. Un Finlandais sur deux la pratique.

Musique : Les Crapauds

Chanson française populaire écrite en 1897 par Marc Legrand et composé par Victor Meusy.

Paroles de la chanson interprétée par Alain Souchon:

La nuit est limpide,
L´étang est sans ride
Dans le ciel splendide4
Luit le croissant d´or.
Orme, chêne ou tremble
Nul arbre ne tremble
Au loin le bois semble
Un géant qui dort.
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Touraine : À la découverte d’un long fleuve tranquille

La Loire n’est ponctuée d’aucun barrage ni tronçon rectifié, de sorte que ce long fleuve tranquille de 1.020 kilomètres de long se déploie dans un lit resté naturel.

Sur ses rives, les populations défendent leurs traditions: maisons en tuf, culture de la vigne et de variétés de légumes disparues ailleurs depuis longtemps. La vie du peintre Jean-Jack Martin est rythmée par le plus long cours d’eau français…

Polynésie : Le mystère mérou

Derrière la gueule peu avenante du mérou se cache une énigme. Un mystère bien moins limpide que les eaux de Polynésie où il batifole. Ce qui intrigue les chercheurs, c’est le curieux ballet de sa reproduction, cet énorme speed-dating qui, chaque année, à la pleine lune de juin ou de juillet, voit converger dix-huit mille poissons dans l’atoll de Fakarava, mais aussi des centaines de ­requins affamés venus profiter de l’orgie.

Pour cerner la logique de ce rassemblement unique, le biologiste et photographe sous-marin Laurent Ballesta, habitué des plongées extrêmes — on se souvient de son odyssée sur les traces du cœlacanthe —, s’est lancé un nouveau défi : s’immerger vingt-quatre heures à 20 mètres de profondeur pour une observation in situ. Cette performance humaine inédite est ­l’acmé de l’expédition dont ce film brosse le récit, entre périple high-tech et enjeux scientifiques.

Dotés d’un matériel vidéo pointu, Ballesta et son équipe cartographient les lieux en 3D, filment les attaques de requins au ralenti grâce à une caméra qui offre une précision de mille images par seconde, et jouent les limiers en eaux troubles, observateurs pointilleux d’un biotope aux beautés hypnotiques.

L’incroyable cabane du snowboarder Mike Basich

Nichée en haut d’une colline, au milieu des montagnes du comté de Nevada en Californie, une cabane d’exception domine les alentours. Modeste par son envergure – à peine 21 m² – celle qui a nécessité 5 années de dur labeur peut se targuer d’avoir une esthétique à couper le souffle autant que la vue qu’elle offre sur l’environnement.

Cette micro maison est l’œuvre du snowboarder Américain Mike Basich, l’un des tous premiers professionnels dans ce sport de haut niveau. Durant sa carrière, Mike a gagné nombres de compétitions à travers le monde et rencontré le succès. Comme beaucoup, il va vivre son « rêve Américain » insouciant jusqu’au jour où il va réaliser le « vide » qui entourait son mode de vie. Quelque-chose d’indéfinissable lui manquait.

C’est alors que Mike a revendu maison et voitures pour s’éloigner du chaos de la ville et vivre autrement son rêve, en construisant lui même, sur son terrain de 160m² à Truckee, un petit et chaleureux chalet. Totalement déconnecté du réseau, celui-ci ne possède pas d’électricité du réseau, pas de plomberie intérieure et pas d’Internet. Un isolement volontaire souhaité par Mike qui dit se sentir bien plus proche de la nature et de la vie de cette façon. Un simple panneau solaire suffit à lui fournir l’énergie dont il a besoin.

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Objectif Mont Blanc

Une climatologue, un physicien et un volcanologue partent à l’assaut du plus haut sommet des Alpes. À travers d’exceptionnelles images, ce documentaire raconte leur odyssée et révèle l’immense richesse d’un laboratoire naturel unique au monde.

Monténégro : Aventures avec les radeliers de la Tara

Forêts inaccessibles, canyons escarpés, hauts plateaux isolés… Dans le nord du Monténégro, la rivière Tara traverse cent quarante kilomètres de massifs montagneux. Depuis des générations, des radeliers ((bateliers conducteurs de radeaux) s’aventurent sur ses rapides.

Les autorités françaises veulent détruire une cabane arboricole

Xavier Marmier, un élagueur de 45 ans habitant la vallée de la Loue est sommé par sa municipalité de détruire sa cabane écologique, auto-construite dans un arbre de son propre terrain, en zone Natura 2000.

Sa bâtisse suspendue est constituée de deux pièces d’une vingtaine de mètres carrés. L’ensemble de 44 m2, suspendu à dix mètres de haut et relié en duplex, constitue un micro-logement simple et confortable. Xavier fait cependant l’erreur de réaliser sa bâtisse sans permis, toléré à l’époque par l’ancienne municipalité de Cléron.

Pratiquement autonome, l’homme vivait jusqu’ici dans une grande simplicité volontaire. Une lampe à l’huile pour simple lumière, des toilettes sèches écologiques et de l’eau de pluie comme source d’eau sanitaire, son impact se limitait à une batterie rechargée une fois tous les deux mois et à un bidon d’eau potable. Pour chauffer son habitat perché mais bien isolé, un petit poêle au bois était amplement suffisant.

« C’était un rêve d’enfant, celui de vivre dans cette forêt que j’aime et de me fondre dans la nature, en suspendant un plateau octogonal en l’air, sans abîmer l’arbre, pour y monter une cabane », explique l’expert en élagage.
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Consommation : j’achète, donc je suis

Des milliards de vêtements, d’appareils électroménagers et de denrées alimentaires sont vendus chaque année en France et en Allemagne. Pour les consommateurs, c’est moins leur valeur d’usage qui compte que la valeur subjective qu’ils leur attribuent, voire l’image de la marque. Car le comportement d’achat est intimement lié à nos valeurs individuelles, à notre personnalité.

En même temps, en achetant certains produits, nous manifestons notre identité au sein de la société. L’image associée à certaines marques nous aide à mieux percevoir et exprimer qui nous sommes, et comment nous nous positionnons par rapport à notre entourage.

Xenius Arte (Allemagne 22/06/2015)

Cuba : Un paradis caché

Cuba est un paradis pour la faune sauvage. Les tortues marines pondent sur les plages des côtes sauvages, colibris et grenouilles se croisent dans les forêts tandis que les oiseaux migrateurs envahissent les zones marécageuses peuplées de crocodiles.

Biologistes et passionnés luttent pour préserver cette faune et cette flore qui ont bénéficié jusque-là de l’embargo et des restrictions économiques.

Semences de transition

Documentaire franco-espagnol dont le sujet concerne une histoire du changement, des cycles humains replacés dans les cycles constants de la nature. Jean Luc Danneyrolles, agriculteur de Provence et Carlos Pons, réalisateur Espagnol, organisent un voyage vers Grenade à la rencontre du mouvement social alternatif, entre agroécologie et changement de paradigme. Ils engagent un cameraman et partent lors des grands froids de février 2012, avec pour tout moyen d’échange et seule richesse: des semences paysannes.

Dans ce voyage collectif, de nombreuses expériences personnelles ou collectives permettront d’aborder des sujets entrecroisés autour de la permaculture, la décroissance, la coopération, l’autonomisation personnelle et populaire, etc. Un nouveau monde est en germination sur notre terre et dans l’inconscient collectif des peuples, le témoignage d’un mouvement qui prend de l’ampleur.

Les semences échangées lors de ce voyage sont utilisées comme le fil conducteur des rencontres. Nous établissons à travers elles un lien entre les quelques projets alternatifs que nous avons visités, et l’ensemble des projets qui germent et se multiplient autour de la Méditerranée occidentale, et partout à travers le monde. Ce mouvement de pensée actuel est dirigé vers le changement de paradigme post-capitaliste.

Panthéisme, néo-paganisme et anti-christianisme dans l’écologie radicale

Nous allons traiter ici des rapports entre l’écologie radicale, les notions de panthéisme et de néopaganisme et l’antichristianisme. En effet, pour beaucoup d’observateurs, l’écologie comporte de facto un aspect néopaïen qui fait d’elle une sorte de religion néo-animiste qui serait fondée sur la sacralisation de la nature et sur le retour de cultes archaïques consacrés à la déesse Terre: le « culte de la Terre-mère ».

De fait, un premier constat montre que l’écologie profonde est largement panthéiste, cherchant à contrer la dédivinisation de la nature analysée en son temps par Heidegger. Ainsi, un écologiste comme Michel Serres revendique ouvertement son paganisme dans ses essais sur l’écologie.

Ces milieux écologistes alternatifs, issus des contre-cultures, évoluant à la fois aux marges du New Age et de l’écologie profonde, ont développé un panthéisme « écologisant » qui se manifeste très souvent au travers de pratiques néo-païennes animistes, que ce soit le druidisme, l’odinisme, le néo-chamanisme ou la sorcellerie.

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Belgique : La jungle étroite

L’association mouscronnoise « Fraternités ouvrières », aujourd’hui, ce sont des ateliers gratuits de taille et de greffage, un jardin-verger édénique et un grainier aux six mille variétés de semences. Son porte-parole et sa cheville ouvrière se nomme Gilbert Cardon. Tous les permaculteurs du nord de la France et de Belgique, tous ceux et celles qui veulent lier social et jardinage passent par chez lui, pour se frotter à sa parole roborative et à son jardin luxuriant.

Ancien syndicaliste de combat, Gilbert Cardon est un des piliers de l’association « Fraternités ouvrières », située à Mouscron. Il y assure la permanence hebdomadaire, où il ne manque jamais d’envoyer les visiteurs se perdre dans son jardin-verger expérimental, sorte de dédale vivrier et luxuriant, et y dispense gratuitement des cours de jardinage, en initiation aux autres règnes du vivant. Tantôt encore il y expose les conditions de réalisation de l’immense grainier occupant la salle polyvalente, nécessairement collectives.

Des jardiniers curieux y affluent pour l’offre inouïe en semences à prix risible et pour la richesse horticole de cette jungle enclavée au cœur d’une cité post-industrielle.

Cet oasis n’en est pas un, puisque Gilbert veille à maintenir un contact polémique avec le social. Et c’est tout naturellement que Benjamin Hennot, pour son premier film, explore les différents genres de relations cultivées autour de ce verger, les mondes qui s’y côtoient au détour d’un cours de taille d’été, d’un atelier d’ensachage hivernal ou encore de la distribution annuelle d’arbres fruitiers qui envahissent l’espace public.

Belgique : Dans cette forêt, tout est comestible

Dans leur jardin de Mouscron, en Belgique, Josine et Gilbert Cardon ont créé une forêt bio et comestible de 1.800 m2. L’histoire d’un « délire » qui a marché et qu’on peut visiter le jeudi après-midi.

Le sol est couvert de feuilles et de branches. La canopée qui intercepte les rayons du soleil laisse passer une lumière diffuse et apaisante. Ici, il fait bon se balader, à condition de faire un peu attention à là où l’on met les pieds et d’avoir une carte pour ne pas se perdre. Bref, c’est une véritable forêt. Sauf que tout ce qui pousse là se mange.

Dans ce jardin de 1.800 m2 trônent pas moins de 2.000 variétés d’arbres, du néflier du Japon aux figuiers en passant par les pommiers, pêchers et nashis. Sur ces arbres grimpent en prime des mûriers, des groseilles ou des ronces sans épines, tandis qu’au sol rampent plusieurs milliers d’espèces de plantes comestibles. L’ail des ours, par exemple, forme par endroit un véritable tapis et parfume tout le jardin.

Quand vient l’été, on peut donc cueillir ici plusieurs kilos de fruits et légumes très différents sans même bouger les pieds.
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Asie : Cartographie politique du Mékong

Long de près de 5.000 kilomètres, le Mékong traverse six États, tous soucieux de tirer parti de cette ressource majeure pour leurs populations et leur économie. Quel est l’apport du Mékong et comment ces États se le partagent-ils?

“Le Dessous des cartes” se penche sur les enjeux qui entourent l’un des plus grands fleuves d’Asie.

Espagne : Rêves de jardins

Roses anciennes ou fleurs exotiques, arbres remarquables ou plantes aromatiques, entrez dans les jardins qui font rêver.

Dans l’enceinte de la vieille ville de Cordoue, un concours désigne chaque année le patio le plus agréablement fleuri. Isabel Navajas et son mari Pedro y participent et nous font partager leur passion du jardinage.

Pr. Joyeux : Les produits de la ruche pour votre santé

Conférence du Docteur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue, donnée le 27 mars 2015 dans le Périgord à Neuvic sur l’isle (24). Organisée par Isabelle Mathias et Elise Hernaez de Secrets de Miel.

Australie : Sydney 2030, une ambition remarquable

Voyage en Australie afin de décrypter « Sustainable Sydney 2030 », l’ambitieux programme qu’a mis en œuvre la ville de Sydney pour devenir, d’ici 2030, une Ville Intelligente (Smart City) exemplaire. Le volumineux rapport présente 10 objectifs chiffrés à atteindre d’ici 2030, 5 grands changements à opérer, 10 orientations stratégiques et 10 projets de réaménagement urbain.

Sydney a pris très tôt la mesure des enjeux d’un développement urbain durable. Dès 2007, la municipalité s’est engagée dans une vaste consultation publique afin de co-construire, avec ses habitants, les lignes d’un important programme stratégique, visant à transformer en profondeur la vie dans la ville d’ici 2030. La démarche impressionne par sa volonté constante d’inclusion sociale, et ce dès le début du projet.

Plus de 12.000 personnes ont ainsi été directement consultées ; 200 personnes ont fait part de leur opinion sur le site web dédié au projet ; plus de 2.000 personnes ont appelé « Future Phone », le serveur téléphonique créé pour l’occasion ; et plus de 130.000 personnes ont visité l’exposition montée par la municipalité pour présenter les enjeux de la démarche.

Pendant 18 mois, la ville a donc interrogé un maximum de citoyens de tous horizons (habitants, associations, chefs d’entreprise, responsables de communautés) au cours d’une quarantaine de forums et conférences. Individus et organisations ont été invités à faire part de leur vision de Sydney en 2030.
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« Pour vivre heureux, vivons dans la nature ! »

Alors que plus de la moitié de l’humanité habite désormais en ville, on observe une volonté grandissante chez le citoyen de retourner vivre au plus près de la nature. Mais le bonheur se trouve-t-il vraiment aux côtés d’un environnement naturel ? Plusieurs études semblent l’indiquer…

Pour beaucoup, une balade en nature est synonyme d’apaisement, de bien-être voire de félicité. Si ce n’est pas forcément évident aux yeux de tout le monde, ce sentiment de bien être partagé par certains peut-il s’expliquer rationnellement ?

Plusieurs études indiquent que notre « consommation » de nature peut jouer un rôle pertinent pour notre santé mentale et physique. Quatre de ces études nous invitent à reconsidérer notre rapport à notre environnement.

1. L’immersion dans la nature rend plus créatif
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