Pays-Bas : Un week-end à Bitcoinville

Peut-on, pendant quelques jours, ne payer qu’en bitcoins ? Un journaliste a tenté l’expérience à Arnhem, une ville néerlandaise particulièrement ouverte à la monnaie numérique.

Calé sur le canapé de ma chambre d’hôtel, à Arnhem, aux Pays-Bas, mon iPad affiche la page de Bistamp.net, une plateforme d’échange de bitcoins. La valeur de la cryptomonnaie est en chute libre. Au petit déjeuner un bitcoin valait plus de 400 dollars mais en une demi-heure il est passé à 383 dollars. L’estomac noué, je file à la réception pour payer ma note. Quand je découvre, plus tard, que le cours est remonté, j’ai l’impression de m’être fait avoir.

Ces fluctuations ne sont peut-être pas dramatiques pour la grande majorité des détenteurs de bitcoins, ni pour les milliards de gens qui n’en ont jamais entendu parler, mais pour moi le problème est bien réel : je me suis engagé à payer en bitcoins une chambre dont le prix était fixé en euros. Arnhem est l’un des endroits du monde qui présente la plus forte concentration de commerçants acceptant le bitcoin. Je m’y suis rendu pour tenter une expérience : un journaliste peut-il se payer un week-end entièrement en bitcoins ?

Mieux encore, peut-il non seulement survivre mais encore se faire plaisir ? Si cette ville de 150.000 habitants située sur le Rhin fait bon accueil aux bitcoins, c’est grâce à Patrick van der Meijde. Cet homme âgé de 36 ans a entendu parler de cette monnaie numérique il y a quelques années. Trouvant le concept intellectuellement intéressant, il a décidé d’en acheter. Il s’est toutefois aperçu que le bitcoin ne servait pas à grand-chose s’il ne pouvait rien acheter avec.
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Philippe Béchade invité de “monnaie libre” (janvier 2014)

Philippe Béchade, rédacteur en chef de la chronique Agora, analyste financer depuis près de 30 ans, et souvent sollicité sur les médias est l’invité de l’émission Monnaie Libre.

On apprend lors de cet entretien que Philippe Béchade connaît bien l’économiste Yoland Bresson avec qui il a travaillé sur le Revenu de Base au début des années 2000. En véritable amateur du jeu d’échecs, il ne se prive pas non plus de nous livrer quelques métaphores à propos de l’économie.

C’est également avec une légère teinte d’ironie et d’humour que Philippe Béchade nous décrit comment les banquiers auto-légitiment le système bancaire, s’exonèrent eux-mêmes de toute responsabilité dans les crises financières, et nous détaille le mécanisme d’effondrement à l’œuvre. On y voit aussi un commencement d’analyse des monnaies numériques et du Revenu de base comme sorties possibles d’un système monétaire non-libre.

États-Unis : Décapitation d’un vaste réseau de blanchiment d’argent

L’émetteur de monnaie numérique Liberty Reserve et sept de ses responsables ont été inculpés pour avoir blanchi six milliards de dollars en sept ans.

Liberty Reserve ne peut plus servir ses clients. Preet Bharara, le procureur fédéral de Manhattan a inculpé l’émetteur de monnaie numérique et sept de ses dirigeants (dont Vladimir Kats et Mark Marmilev) mardi soir.

Le système de transfert électronique international de fonds «était intentionellement crée et structuré pour faciliter les activités criminelles…si Al Capone était vivant, c’est ainsi qu’il cacherait son argent», affirme ce représentant du Département de la Justice à New York.

Établi au Costa Rica depuis 2006, Liberty Reserve a transféré des milliards de dollars au service d’environ un million de clients. On lui reproche d’avoir permis le blanchiment d’au moins 6 milliards de dollars. Ce n’était pas une banque.
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