Le crash du MH17 déstabilise la planète finance

De Tokyo à New York en passant par Paris et Francfort, toutes les places boursières mondiales ont dévissé après le crash de l’avion de ligne malaisien en Ukraine. La tragédie s’ajoute à la crise au Proche-Orient et fait craindre le pire pour l’économie mondiale.

La peur s’installe sur les places financières mondiales. Depuis l’annonce du crash d’un avion de ligne malaisien en Ukraine, apparemment abattu par un missile, la tension est montée d’un cran, illustrée par la chute des principales places boursières de la planète.

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Tourisme : Les 8 nouvelles tendances innovantes

Le tourisme est devenue une activité économique de masse et de première importance. En France, première ou seconde destination touristique mondiale, et un peu partout dans le monde, on voit pourtant apparaître de nouvelles formes d’activités touristiques. Pas encore de quoi bouleverser l’industrie touristique, mais demain…

On l’appelle le « tourisme responsable » mais le terme recouvre bien des pratiques, pas tout à fait synonymes. De là à penser que le bilan de la fréquentation touristique « maussade » de  juillet-août 2013, avec une baisse de 3,5% des nuitées marchandes, aurait quelque chose à voir avec le tourisme collaboratif… (1)

L’envie de ne pas passer des vacances idiotes gagne une partie de plus importante du public : l’aspiration à mettre en conformité les valeurs auxquelles on aspire toute l’année avec ses choix de vacances est de plus en plus forte.

Quelques chiffres-clés sur le tourisme mondial et français

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Zones grises : Quand les Etats perdent le contrôle

la notion de « zone grise » se définit comme un « espace de dérégulation sociale, de nature politique ou socio-économique, (…) où les institutions centrales ne parviennent pas à affirmer leur domination, laquelle est assurée par des micro-autorités alternatives ». L’auteur confronte cette notion avec des cas concrets comme par exemple Gaza, la mer de Chine, certaines régions du Pakistan ou encore la Seine-Saint-Denis…


Gaïdz Minassian, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), auteur de “Zones grises – Quand les Etats perdent le contrôle”, Ed. Autrement, 2011. (7 minutes).

Quel est le pays le plus visité au monde ?

Avec 81,4 millions de visiteurs annuels, la France demeure le pays le plus visité de la planète. Le classement réserve quelques surprises : explications en images…

D’une superficie quinze fois plus réduite que celle des États-Unis, la France surclasse pourtant son concurrent d’outre-Atlantique et accueille chaque année vingt millions de visiteurs de plus.

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Le tour du monde en 90 minutes

La Station spatiale internationale (ISS) fait le tour du globe en 90 minutes. Que se passe-t-il sur Terre pendant ce laps de temps? combien d’arbres sont-ils coupés? Combien de fois la foudre frappe-t-elle? Combien de personnes naissent et meurent?

La Terre, qui compte désormais près de 6 milliards 800 millions d’hommes, ne cesse de se transformer et les dégâts sont visibles.

Nettoyer tout le pays en un jour ? Faisons-le !

Le mouvement Let’s Do It, World! est né dans un petit pays du nord de l’Europe, l’Estonie, où 50.000 personnes – soit 4% de la population totale – se sont réunies un 03 mai 2008 pour nettoyer en cinq heures de temps 10.000 tonnes de déchets sauvages et illégaux répartis sur tout le pays.

Chaque pays organise une journée entre mars et septembre pour nettoyer les décharges illégales dans la nature à l’aide de milliers de volontaires et de bénévoles, de partenaires publics et privés, d’associations ou ONG.

Cette année, plus que 80 pays se sont mobilisés pour récurer la planète et venir à bout des ordures sauvages. Ainsi 3 millions de volontaires et 67.000 tonnes de déchets ont été récoltées.

Alors, ça vous tente ? Faisons-le, France!
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Histoire des forêts

Malgré ses 4 milliards d’hectares, soit 30 % de la superficie des terres émergées, la forêt demeure un écosystème fragile et menacé. Le Dessous des Cartes vous propose de faire le point sur l’état de notre couvert forestier, en France, en Europe et dans le monde.

Civilisation matérielle, économie et capitalisme, de Fernand Braudel

Publié en 1979, en trois tomes de plus de 500 pages chacun, l’oeuvre-phare de Fernand Braudel (1902-1985) constitue encore une référence en matière de sciences sociales et de sciences économiques. Dans la lignée de l’école des Annales, [elle] se présente comme une histoire du monde, du XVème au XVIIIème siècle, qui privilégie les aspects économiques et sociaux plutôt que les événements politiques et militaires.

Il s’agit beaucoup plus que d’un récit, il s’agissait à l’époque de proposer à la fois un renouvellement des sciences sociales sous l’égide de l’histoire et contre le structuralisme, il s’agit encore aujourd’hui, même si certains passages sont considérés comme ayant “mal vieillis ”, d’une explication des fondements mêmes du capitalisme et à travers lui, du monde moderne. L’auteur y défend l’idée que l’échelle du monde est toujours nécessaire même pour comprendre les éléments les plus localisés de l’histoire. Très loin d’oeuvres très médiatisées sur “le choc des civilisations ”, ces trois livres montrent les ressorts d’une mondialisation toujours en marche, faite d’interpénétrations constantes entre civilisations. Rédigé durant vingt ans, commencé en 1952 sous l’impulsion de Lucien Febvre, immense démonstration appuyé sur plus de 4.500 notes et une masse imposante de statistiques, de cartes et de graphiques, sans compter une bibliographie abondante, l’auteur effectue une démonstration d’ensemble.

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Le troisième volume, Le temps du monde, reprend, dans sa chronologie, l’histoire économique du monde. Non de l’univers tout entier, mais de ces seules zones très minoritaires qui vivent selon “le temps du monde ”, le regard tourné vers les échanges internationaux – toutes zones de civilisations denses, à la richesse ancienne. L’auteur distingue en gros deux blocs : l’Europe d’un côté, l’Extrême-orient de l’autre, qui lie Inde, Chine, Islam en un puissant réseau, longtemps à égalité avec l’Europe. L’histoire de ces quatre siècles est précisément celui de la rupture progressive de cet équilibre ancien. Il a été bouleversé, recréé à partir des hauts lieux du capitalisme qui ont successivement pris la tête de l’Europe : Venise au XVème siècle, puis Gênes, Amsterdam, Londres, jusqu’à la révolution anglaise du XIXème siècle, qui a scellé l’inégalité du monde. L’auteur interroge souvent sur les lumières du passé qui peuvent expliquer l’évolution actuelle du capitalisme.

Cet ouvrage majeur du XXème siècle, qui se situe dans la nécessité de comprendre globalement l’histoire, indique combien les conflits économiques débouchent souvent non sur un bouleversement de principes de fonctionnement, une fois une certaine dynamique lancée sur le long terme, mais sur un perpétuel changement des rôles des différentes puissances en lice. La résurgence, que l’auteur n’avait pas prévue, dans des conditions qui en altèrent beaucoup le contenu, du capitalisme, de contrées où beaucoup croyaient qu’il avait disparu, est là pour en témoigner.

Lire l’intégralité de l’article sur Le Conflit

Hervé Juvin : “Bienvenue dans la crise du monde”

Bienvenue dans la crise du monde” était, il y a quelques années, bienvenue dans la crise de la dette ; c’était bienvenue dans la crise de la finance mondiale ; c’était bienvenue dans la remise en cause de tous les dogmes qui nous avaient tenus assoupis pendant au moins 20 ans.

Bienvenue dans la crise du monde” en 2012 prend un tour tout à fait différent : le changement d’objet de la finance de marché, sur des territoires où il n’était pas attendu…


Il faut créer 600 millions d’emplois au cours de la prochaine décennie, selon l’OIT

GENEVE – Les perspectives de l’emploi dans le monde sont plutôt sombres et quelque 600 millions d’emplois devraient être créés sur 10 ans afin d’assurer une croissance durable et maintenir la cohésion sociale, selon le rapport 2012 sur les tendances mondiales de l’emploi de l’OIT (organisation internationale du travail) publié lundi à Genève.

“Malgré les efforts acharnés des gouvernements, la crise de l’emploi ne connaît pas de répit, un travailleur sur trois dans le monde, soit environ 1,1 milliard de personnes, est chômeur ou vit sous le seuil de pauvreté”, a déploré le directeur général du BIT (Bureau international du Travail), M. Juan Somavia.

Ce qu’il faut, a-t-il ajouté, “c’est que la création d’emplois dans l’économie réelle devienne notre priorité numéro un”.

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Sondage – Les Français plébiscitent l’euro

Le sondage de l’Ifop pour France-Soir prend gauche et droite à contre-pied : seule une minorité de Français rêvent d’un retour au franc.

C’est un coup de tonnerre, en tout cas un résultat inattendu, compte tenu des violentes critiques dont l’euro fait l’objet en France depuis des mois. Un euro qui n’apparaît pas si protecteur que cela, un euro parfois brinquebalant, un euro discuté par les Allemands et présenté par certains comme « en sursis ».

Or, quand l’Ifop demande aux Français – pour les mettre au pied du mur – s’ils souhaitent que leur pays abandonne l’euro et revienne au franc, la réponse tombe, sans aucune ambiguïté : c’est non. 72 % des personnes interrogées (contre 28 % d’un avis contraire) refusent l’idée d’un retour au franc.

Et, curieusement, dans les mêmes proportions s’agissant des sympathisants de gauche et des sympathisants de droite : dans les deux cas, 74 % veulent, disent-ils, s’en tenir à l’euro, aussi critiquable et imparfait soit-il. Ils n’imaginent pas une opération… « retour vers le futur ».

Quatre observations peuvent être faites.

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L’inquiétante volatilité des prix des matières premières agricoles

Le rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation de l’ONU tire le signal d’alarme sur la hausse des prix des denrées alimentaires.

Carte publiée en juin 2009 - Cliquez dessus pour l'agrandir

« Les stocks ont été regarnis en 2008 et en 2009, mais l’écart entre la réalité de ces stocks et l’évolution des prix sur les marchés est parfois considérable. En ce sens, nous vivons aujourd’hui le début d’une crise alimentaire similaire à celle de 2008 », s’inquiète, mardi 11 janvier, Olivier de Schutter, dans Les Echos, en référence à l’explosion des prix alimentaires de 2008, qui avait provoqué des émeutes de la faim dans une trentaine de pays dans le monde.

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Avenir de l’euro : le Financial Times a-t-il raison ?

Par Philippe Milliau, membre du bureau exécutif du Bloc identitaire

Depuis des mois, le Financial Times, principal journal financier mondial, celui qui donne le ton pour les opérateurs du monde de la finance, pronostique la crise de l’euro, puis « la possible fin de l’euro ». A supposer que cela soit vrai, est-ce souhaitable ? Assurément pas.

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Merkel : « L’Allemagne a besoin de l’Europe »

Lors de ses voeux pour 2011, la chancelière allemande a réaffirmé son soutien à l’euro, alors que l’opinion publique est très partagée face à la monnaie unique.

L’Allemagne a besoin de l’Europe et de l’euro, «fondement de notre prospérité», a déclaré la chancelière Angela Merkel lors de ses voeux pour 2011, alors que les Allemands semblent douter de cette monnaie. «L’Europe se trouve ces mois-ci au milieu d’une épreuve cruciale. Nous devons renforcer l’euro. Il ne s’agit pas seulement de notre argent. L’euro est bien plus qu’une devise», a déclaré Mme Merkel dans son message télévisé dont la chancellerie a diffusé le texte à l’avance.

«Nous Européens, nous sommes unis pour notre plus grand bien. L’Europe unie est la garante de notre paix et de notre liberté. L’euro est la base de notre prospérité», explique la chancelière. «L’Allemagne a besoin de l’Europe et de la monnaie unique. Pour notre propre bien-être comme pour remplir nos devoirs à l’échelle mondiale», poursuit Mme Merkel.

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Russie, Inde, Chine : une voie trilatérale vers un monde multipolaire

Une semaine après que le président américain Barak Obama eut annoncé son soutien à l’Inde qui revendique un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, les ministres des Affaires étrangères de la Russie, de l’Inde et de la Chine (RIC) se sont réunis à Wuhan en Chine, les 14 et 15 novembre.

Les réformes de l’ONU faisaient partie des questions internationales les plus pressantes abordées par S.M. Krishna (Inde), Yang Jiechi (Chine) et Sergei Lavrov (Russie). Mais New Delhi est resté sur sa faim : la rencontre s’est clôturée par un communiqué conjoint en faveur des réformes mais n’allant pas au-delà d’une « appréciation positive du rôle joué par l’Inde dans les affaires internationales » .

La Russie a fortement appuyé la candidature indienne à un siège permanent, mais la Chine a refusé de clarifier sa position, mettant ainsi en évidence une compétition d’ambitions et de projets entre les deux membres pourvus du droit de véto au Conseil de sécurité – Chine et Russie – et le pays qui aspire à les rejoindre à la grande table.

Ces dissonances sur les questions décisives versent de l’eau au moulin des sceptiques qui considèrent que la RIC n’est qu’un club de parlote de plus. Cette conclusion est pourtant erronée. Ce qui compte ici, c’est l’importance croissante de la consultation au sein du trio des puissances émergentes qui détiennent les clés de l’ordre changeant du XXIe siècle.

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Crise systémique : l’heure de vérité approche !

Par Gilles Bonafi

Le 8 novembre 2010 a eu lieu un événement d’une importance capitale, qui a fait deux lignes dans la plupart des grands quotidiens. En effet, lundi 8 novembre, Ambac Financial, l’assureur obligataire américain, s’est inscrit sous protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux Etats-Unis.

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« Le renversement du monde – Politique de la crise », par Hervé Juvin

Il est difficile de résumer en quelques mots l’ouvrage d’Hervé Juvin, « Le renversement du monde ». Il faut le lire, tout simplement. Car ce livre marquera.

Il est comme un fleuve tumultueux, comme un torrent : il vous saisit dès les premières pages et ne vous lâche plus. Car ce fleuve charrie des trésors. En 260 pages, écrites d’une langue vive, claire, ponctuées de formules qui frappent comme l’éclair, Hervé Juvin embrasse tout, explique tout et traite de l’état du monde dans une approche remarquablement non réductionniste : économique, mais aussi sociale, culturelle, géopolitique ou ethnologique et bien sûr politique.

Le monde se renverse, effectivement, car le voile de l’utopie marchande se déchire brutalement.

C’est une crise ? Non Sire, c’est une révolution !

La révolution qui vient, c’est celle de la fin de la prétention du marché libéré de toutes les entraves à fonder une société.

La révolution du libre échangisme mondialiste n’est qu’une sinistre utopie, paravent des intérêts anglo-saxons : elle n’aboutit qu’à la destruction des sociétés qui ont la naïveté de croire à ses tabous. Elle sème partout des décombres.

Le libre échangisme mondialiste signifie aussi la rupture entre le capitalisme – de plus en plus financier – et la démocratie. C’est un renversement par rapport aux siècles précédents, où libéralisme et démocratie cheminaient de concert. C’est la raison principale de l’impasse dans laquelle se trouve l’Europe.

Seuls les Européens ont oublié qui ils sont

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La «tension psychologique insurrectionnelle»

Par Philippe Grasset

Honoré Daumier, "L'insurrection" (1860)

(…) Dans Notes sur l’impossible “révolution” du 24 septembre 2009, sur dedefensa.org, était exprimée la conviction que les mouvements d’insurrection et de révolte auxquels nous avons l’habitude de nous référer sont définitivement dépassés parce que totalement inefficaces, voire contreproductifs.

Pour diverses raisons exposées dans l’analyse, de tels mouvements sont condamnés par avance s’ils prétendent obtenir directement un résultat décisif correspondant au but d’insurrection de ceux qui l’initient. Pour moi, c’est un fait indiscutable, même si le mouvement parvient à un résultat tangible.

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La Chinafrique

« Nous souhaiterions que la Chine dirige le monde, et quand ce sera le cas, nous voulons être juste derrière vous. Quand vous allez sur la Lune, nous ne voulons pas être laissés derrière, nous voulons être avec vous ».

Olusegun Obasanjo, président du Nigéria, s’adressant à Hu Jintao, 2006

Pendant des millénaires, l’Empire du Milieu ne s’est pas intéressé au reste du monde. Pour quoi faire ? La Chine était le pays le plus avancé, le plus fertile, le plus peuplé, le plus civilisé. Par hypothèse, dans l’idéologie impériale et, souvent, dans la réalité aussi.

Pourquoi les Fils du Ciel se seraient-ils préoccupés de ce qui se faisait chez les barbares ? En 1421, une flotte chinoise gigantesque atteint les rivages du Kenya. Les Chinois observent : pas intéressant, mieux vaut rentrer au pays. Confucius l’avait dit, et à raison : l’important, c’est la stabilité.

Seulement voilà : désormais, vraiment, tout change, même la Chine.

La Chine, désormais, à l’assaut de l’Afrique.

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Note de lecture sur «La Chinafrique», un ouvrage qui fait le point sur la question. L’œuvre fourmille d’informations intéressantes. Nous zapperons les passages politiquement corrects du type «c’est pas bien de soutenir le Soudan à cause des massacres au Darfour», et autres culculteries politiquement correctes inévitables dans un livre écrit par des journalistes français. Mais nous n’omettrons aucun type d’information vraiment intéressant – fût-ce l’enseignement d’une série d’anecdotes révélatrices.

*

Brazzaville, Congo. Les auteurs marchent à travers la ville. Des enfants les apostrophent, à l’Africaine, c’est-à-dire sans chercher à connaître leur nom, mais sur un ton chaleureux.

Que disent-ils ? « Hello mista ? » Non. « Monsieur Monsieur ! » Non plus.

Ils disent : « Ni hao ».

Pour eux, tous les étrangers sont chinois.

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Jacques Attali dénonce le manque de transparence du G20

Dans le cadre d’une conférence sur l’état actuel de la crise, l’économiste français regrette le manque de régulation des marchés financiers à l’échelon international.

« Si nous continuons comme cela, la mondialisation se terminera en somalisation ». Devant un parterre de financiers réunis ce mardi à Vevey à l’initiative de la société financière Coninco, Jacques Attali n’a pas hésité à utiliser l’image d’un pays en guerre pour affirmer la nécessité d’instaurer des règles sur les marchés financiers. « Car sans règles, le marché ne peut rester global. Il recule et risque de provoquer des conflits entre pays comme ce fut le cas lors des deux guerres mondiales ».

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National conservatisme [en Russie] : la modernisation sans l’occidentalisation

Par Xavier Moreau

En novembre 2009, lors du congrès du partie « Russie Unie », lors d’une intervention de près de deux heures, le premier ministre Vladimir Poutine et le Président Dimitri Medvedev ont présenté la modernisation de la Russie comme un enjeu vital pour l’avenir du pays.

Arkady Dvorkovic

Cette modernisation concerne bien entendu les aspects technologiques, comme l’illustre la future Silicon Valley de Skolkovo ou le projet de développement des nanotechnologies RosNano.

La modernisation concerne également deux tares héritées de l’expérience soviétique et des années Eltsine, le socialisme et la corruption. La corruption est un problème souvent évoqué, le socialisme l’est moins. Le socialisme s’est insinué profondément dans la société russe. Il contrarie fortement les processus de décision ou de production. L’irresponsabilité, le manque d’autonomie et l’absence de subsidiarité dans la direction des entreprises sont des difficultés que tous les entrepreneurs doivent affronter en Russie.

Il ne suffit donc pas à la Russie d’importer des technologies, il lui faut changer radicalement son mode de « gouvernance », que ce soit dans la fonction publique ou les entreprises privées.

L’enjeu de cette modernisation est parfaitement compris par le Président Medvedev. Il ne doit pas être assimilé à une quelconque occidentalisation. C’est d’ailleurs ce que rappelait récemment, le plus brillant de ses conseillers, Arkady Dvorkovic. Le Président Medvedev n’a d’ailleurs pas hésité à inviter la Chine à participer à cette modernisation de la Russie.

Il semble d’ailleurs que les Russes veulent répéter le modèle de développement chinois : accepter avec humilité le soutien et les investissements occidentaux, pour construire une puissance moderne, sans renoncer pour autant à ce qui fait l’identité de la nation russe.

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L’Europe victime du protectionnisme mondial ?

223 mesures de restriction des échanges sont actuellement appliquées par les principaux partenaires commerciaux des pays de l’UE. Les secteurs les plus fortement touchés sont l’agroalimentaire et l’automobile.

La Commission européenne a exhorté lundi 25 octobre ses partenaires commerciaux à lever leurs barrières protectionnistes afin de ne pas pénaliser la reprise mondiale, en présentant un rapport sur ce sujet à l’approche du sommet du G-20 de Séoul.

« La reprise économique étant encore fragile, les grandes économies mondiales doivent lever les mesures de restriction des échanges qui entravent la croissance. Nous devons supprimer ces obstacles, afin que l’économie mondiale se redresse », a estimé le commissaire européen au Commerce Karel de Gucht, cité dans un communiqué. « Le G-20 devra endosser un rôle de chef de file sur cette question lors du sommet de Séoul » les 11 et 12 novembre, a-t-il ajouté.

Selon un rapport de la Commission publié lundi, les principaux partenaires de l’UE ont mis en place 332 mesures de restriction des échanges depuis le début de la crise financière en 2008. La Commission en dénombrait une centaine de moins (223) à l’automne dernier.

Sur la seule période comprise entre mai et septembre 2010, 66 nouvelles mesures ont été introduites, en dépit de la reprise économique dans de nombreux pays, souligne-t-elle. Par ailleurs, à peine 10% des mesures protectionnistes (37) mises en place depuis l’automne 2008 ont été supprimées, contrairement aux engagements pris par le G-20, le forum des vingt principaux pays développés et émergents de la planète, regrette-t-elle.

Les mesures prises en compte vont des interdictions d’importation à l’augmentation des droits de douane ou aux politiques incitant à acheter des produits nationaux. Elles proviennent essentiellement de Russie (60) et d’Argentine (62), suivies par l’Indonésie (34), les Etats-Unis (23) et la Chine (20). Par ailleurs, l’exécutif européen se dit toujours préoccupé par la politique d’incitation à l’achat de produits nationaux, avec de nouvelles mesures prises par le Brésil.

Les secteurs les plus fortement touchés sont l’agroalimentaire (54 mesures), l’automobile (42), l’acier et autres métaux (39), les services (35) et le textile et l’habillement (35). Le rapport de la Commission porte sur 30 partenaires commerciaux de l’UE, sur la période allant d’octobre 2008 à septembre 2010.

L’Expansion

L’Allemagne, un problème pour l’Europe

Par Jacques Sapir

Le problème de la stratégie allemande au sein de l’Union Européenne est aujourd’hui posé. Cette stratégie est aujourd’hui en train de déséquilibrer durablement les pays du « cœur historique » de l’Union et correspond à l’application d’une véritable stratégie d’exploitation de ses voisins (appelée en langage économique « stratégie du passager clandestin »).

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Le renversement du monde

Si la crise qui frappe le monde entier est certes une crise bancaire et financière, c’est d’abord la première crise de l’unification planétaire, affirme Hervé Juvin, qui cherche à montrer les logiques, les intérêts et les passions à l’oeuvre derrière le désordre des systèmes, des actions et des comportements.

Le système occidental dominait le monde, mais c’en est fini. Il n’a plus le monopole du bien ni des certitudes. Nous vivons le renversement du monde. Cette crise le rend sensible avec acuité, si elle n’en est pas la cause : elle révèle que l’économie ne peut constituer le fondement, hors marché, des sociétés.

Nous ne sommes pas sortis de la crise, il y a un indicateur de cela, c’est la valorisation des banques, la valorisation des banques en bourse est extrêmement faible donc de deux choses l’une : soit les investisseurs ne savent plus lire les comptes parce qu’ils devraient se précipiter sur les actions des grandes banques, soit ils savent trop bien les lire et ils savent qu’il y a encore des mines ou des grenades dégoupillées dans les comptes bancaires.

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Que crève le système

Par Boreas
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Dans le contexte actuel de dé-mondialisation, on a pu lire récemment sur le blog de Paul Jorion, parlant de la divergence désormais avérée des grandes puissances économiques dans leur quête désespérée d’une illusoire reprise : « l’affirmation renforcée d’une politique du chacun pour soi (…) ne fera qu’accentuer la crise ».

C’est exactement ce que dit le LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique) depuis l’an dernier, même si, au plan chronologique, ses prévisions se sont avérées à trop court terme : « d’ici la fin de l’été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s’ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international ».

Or, en effet, même dans le « chacun pour soi », ne gît aucune solution de continuité pour le système.

Parce qu’aucun des prétendus remèdes n’est viable (la planche à billets aux Etats-Unis et au Japon, les politiques d’austérité de droite – réduction des dépenses publiques – comme de gauche – augmentation des recettes publiques – en Europe).

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Guerre des changes : et si ce n’était pas la Chine qui était responsable, mais plutôt…

Alors que le ministre des Finances allemand vient d’en appeler la Chine à libérer sa devise sous peine de déclencher une « guerre du commerce », le président de la Banque centrale du Brésil, Henrique Meirelles, a pour sa part directement accusé les Etats-Unis.

Ce n’est pas « l’accumulation de réserves de changes par les pays émergents » qui est à l’origine des grands déséquilibres mondiaux, mais « les stimuli monétaires américains », a ainsi déclaré le banquier central, mercredi 14 octobre, lors du sommet annuel du Fonds monétaire international.

En injectant massivement des liquidités sur les marchés, la Fed parvient en effet à affaiblir le dollar. Toutefois, en agissant de la sorte, elle contribue à renforcer un peu plus chaque fois la deuxième économie mondiale.

Comme le soulève Muriel Motte dans Les Echos, « la Fed ne gonfle pas seulement dangereusement son bilan. Elle remplit aussi les coffres de ceux qu’elle ignore aujourd’hui ». Et l’éditorialiste de justifier : « A 2 648 milliards de dollars fin septembre, la Chine abrite à elle seule plus de 30% des réserves de changes mondiales (5% en 1995) ».

Rien qu’entre juillet et septembre, les réserves chinoises ont augmenté de 194 milliards de dollars, alors que les analystes anticipaient une hausse de 40,7 milliards, rapporte L’Agefi.

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Pour le FMI, le secteur financier reste « le talon d’Achille de la reprise économique »

Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière dans le monde, publié mardi 5 octobre, le Fonds monétaire international (FMI) conseille de maintenir le soutien des Etats au secteur financier mondial, qui « reste le talon d’Achille de la reprise économique ».

Pâris, guidé par Apollon, s'apprête à tuer Achille. Gravure de François Chauveau (XVIIe s.)

L’institution a cependant abaissé son estimation des pertes qu’auront dû absorber, entre l’été 2007 et la fin 2010, les banques et autres institutions financières américaines, européennes et asiatiques, en raison de la baisse de la valeur constatée ou prévisible de leurs actifs financiers. Ce coût de la crise est évalué désormais à 2 200 milliards de dollars, contre 2 300 milliards il y a six mois et 2 800 milliards il y a un an. Cette révision à la baisse s’explique essentiellement par une diminution des pertes sur valeurs mobilières.

Toutefois, prévient le FMI, les banques ont fait moins de progrès vis-à-vis de leur financement à court terme, avec un total de près de 4 000 milliards de dollars de dette à refinancer dans les deux années qui viennent.

SELON LE FMI, LES AIDES AU SECTEUR DOIVENT ÊTRE MAINTENUES

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« La déferlante est pour tous »

Par Philippe Grasset

(…) pour représenter la grande crise, (…) la houle n’a pas le caractère haché, brisé, infiniment brutal et puissant des grandes déferlantes que lève une tempête. S’il n’était galvaudé, le terme de tsunami, par la puissance, la vitesse et l’autonomie qu’il suggère, pourrait faire l’affaire. Certes, ce qui compte est bien cette autonomie de l’ampleur des océans, pour rendre l’universalité de la crise. La vague déferlante couvre toute l’étendue du monde.

On parle ici, vous l’avez compris, de la vraie grande crise, qui est, à notre avis, la crise eschatologique, – crise de l’environnement ou crise climatique (on ne dit pas global warming [réchauffement global] pour ne pas voir déferler en houles multiples les vagues contestataires). C’est la crise de notre univers, qui va des matières premières au climat, des cadres de nos vies à notre survie même, et qui touche absolument tous les domaines. Il nous restait à mesurer la charge psychologique, symbolique, métaphysique de cette idée d’une “crise de notre univers”, – et nous y sommes.

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Crise économique ou crise du sens ?

Un entretien avec Michel Drac

En 2009, dans « Crise ou coup d’état ? », vous analysiez les aspects purement macro-économiques de la Deuxième Grande Dépression. Cette année, dans « Crise économique ou crise du sens ? », vous écrivez : « Il est temps de nous éloigner de l’économie-monde, pour nous demander si l’économie peut constituer un monde ». Pouvez-vous, dans un premier temps, nous présenter la structure de votre livre ?

Dans « Crise ou coup d’Etat ? », j’ai tenté de montrer que la « bulle de l’endettement » est une stratégie des milieux dirigeants pour gérer le recul de leur domination dans le monde. Il s’agit de gagner la guerre de classes en Occident, alors que sur le plan géostratégique, les milieux dirigeants occidentaux sont confrontés à la montée en puissance d’une Asie rivale. Les classes dirigeantes veulent un modèle dual, afin que l’oligarchie survive au monde qu’elle gérait.

Dans « Crise économique ou crise du sens ? », j’ai voulu comprendre pourquoi notre classe dirigeante avait fait ce choix. Dire que notre classe dirigeante est formée d’irresponsables égotiques préoccupés de leurs intérêts de caste, c’est décrire la surface des choses ; la vraie question, c’est : pourquoi cette classe dirigeante pense-t-elle comme elle pense ?

Je propose d’articuler la réponse autour de la notion de crise du sens. Notre système est en lui-même une crise. La crise est devenue l’essence de notre système, parce qu’il n’est plus consacré qu’à sa propre reconduction. Il n’y a plus de sens à l’action de nos dirigeants, en dehors du maintien de leur position. J’emploie, pour décrire cette situation, des analogies avec, en particulier, la situation de l’Union Soviétique sous Brejnev, ou encore la paraphrénie qui a saisi, à l’échelle micro-économique, la direction d’Enron, progressivement, dans le courant des années 1990. Tout l’Occident est, désormais, un Enron géant.

La crise des subprimes dissimulerait en réalité une implosion spirituelle. Quels éléments vous ont amené à dépasser le cadre de la réflexion macro-économique ?

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L’agrobusiness dans le monde : deux décennies de pillage

Avec cet aperçu de l’expansion de l’agrobusiness dans le système alimentaire mondial au cours des vingt dernières années, nous amorçons une réflexion sur ce qu’on peut attendre de ces entreprises dans les années à venir.

Au début des années 1990, une grande partie des pages de Seedling [littéralement : semis, jeune plant - publication de grain.org] étaient consacrées à des discussions sur les accords internationaux et les programmes de recherche publique. Les grandes sociétés apparaissaient certes dans ces discussions, mais surtout comme une menace à l’horizon, un groupe soutenant de façon agressive le modèle d’agriculture industrielle qui détruisait la biodiversité agricole. Vingt ans plus tard, la situation n’est plus du tout la même. Le pouvoir des grandes sociétés dans le système alimentaire s’est en effet étendu à pas de géants. Aujourd’hui, ce sont elles qui définissent les règles mondiales, tandis que les gouvernements et les centres de recherche publique suivent le mouvement.

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Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux Etats-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

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La guerre de l’eau aura-t-elle lieu ?

Par Yvonne Handler, Directeur Exécutif Matières Premières, Morgan Stanley

L’agriculture sera fortement influencée par une pénurie de cette nouvelle matière première qu’est l’or bleu.

La pénurie d’eau pourrait constituer l’un des principaux défis économiques de ce siècle. L’expansion rapide des populations urbaines, dans des pays tels que l’Inde et la Chine, aux besoins alimentaires en hausse, combinée à une consommation d’eau croissante dans l’industrie et à une utilisation non efficiente, exposent à un risque accru de pénurie d’eau gérée de manière durable. La variabilité des ressources hydriques résultant de l’évolution météorologique et climatique, s’ajoute à ces augmentations de la demande.

L’agriculture représente, en moyenne, 70% de la consommation mondiale d’eau. C’est pourquoi, nous estimons que la meilleure façon de se protéger contre une pénurie d’eau, passe par l’agriculture. Beaucoup envisagent des placements dans l’infrastructure, ou dans des actions susceptibles de bénéficier d’une hausse des prix agricoles. Toutefois, si l’on recherche la manière la plus directe d’aborder ce thème, l’agriculture est imbattable. Pourquoi ?

Si l’on observe les tendances sur le long terme, l’eau est une ressource en cours de raréfaction. D’un point de vue historique, le triplement de la population mondiale, au cours du XXème siècle, a multiplié par six la consommation d’eau (Forum du Conseil mondial de l’eau : la crise de l’eau), principalement en raison de l’accroissement des besoins alimentaires.

Selon les prévisions de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production alimentaire mondiale doit augmenter d’environ 60% pour nourrir 2 milliards d’habitants supplémentaires d’ici à 2030. L’orientation à la hausse de la consommation d’eau est favorisée par l’évolution de l’alimentation dans les pays en développement, une mauvaise gestion de l’eau, des pratiques agricoles non durables, ainsi que l’augmentation de la population urbaine mondiale.

[Un] graphique illustre la diminution des ressources en eau renouvelable dans le monde.

Nous estimons que ces tendances s’accompagneront d’une hausse des prix agricoles. Certaines cultures nécessitent de grandes quantités d’eau et c’est l’importance de cette consommation qui, selon nous, fait de l’agriculture le meilleur moyen de tirer parti de la thématique de l’eau.

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Les USA dans le trou noir économique : un voyage sans retour

“Trou noir économique : 20 raisons qui expliquent pourquoi l’économie américaine est mourante et ne connaîtra pas de reprise”

Même si le système financier américain a connu un effondrement presque total à la fin de l’année 2008, le fait est que la plupart des Américains n’ont aucune idée de ce qui est réellement en train d’arriver à leur économie nationale.

La plupart des gens pensent que la petite récession que nous venons de vivre est quasiment terminée, et que nous nous apprêtons à connaître une autre période de croissance et de prospérité économique.

Mais cette fois-ci, cela n’arrivera pas. La réalité, c’est que nous sommes aspirés dans un trou noir économique dont les USA ne se sortiront jamais tout à fait.

Le problème, c’est la dette. Ensemble, le gouvernement, les gouverneurs des États, les entreprises et les consommateurs ont accumulé la plus grande montagne de dette de l’histoire du monde. Cette dette monstrueuse a servi à alimenter nos impressionnantes croissance et prospérité des deux dernières décennies, mais maintenant, le moment de faire les comptes est arrivé.

Et cela va être douloureux.

Voici 20 raisons qui expliquent pourquoi l’économie des USA est mourante et ne pourra pas se remettre… Lire la suite

La nouvelle bombe démographique

L’auteur de cet article est consultant auprès du gouvernement des USA (il a, par exemple, influencé Condoleeza Rice, quant à l’Iran).

Nous ne publions pas ce texte en raison d’une quelconque adhésion à son contenu, mais parce qu’il nous paraît révélateur d’un certain état d’esprit des élites étasuniennes, voire d’une stratégie sous-jacente.

La rédaction de Fortune

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D’ici à 2050, la démographie du monde va beaucoup évoluer et pose de nouveaux problèmes, bien différents de ceux de la surpopulation.

Il n’est pas possible de parler du développement économique sans évoquer une constante majeure : la démographie.

Dans un essai qui vient de paraître («The New Population Bomb, The Four Megatrends That Will Change the World», Foreign Affairs, janvier-février 2010), le professeur Jack A. Goldstone résume avec une pertinence décapante les enjeux d’un monde en pleine transformation, mais très largement sous-estimés.

Il rappelle qu’il y a quarante ans tout juste, le biologiste Paul Ehrlich lançait un cri d’alarme qui marqua les esprits. Au rythme actuel, écrivait-il, l’explosion de la population mondiale conduit à une famine massive à l’horizon des années 1970. Ce pronostic, qui marqua les esprits, ne s’est pas produit ; la révolution verte et le planning familial permirent de l’éviter.

Selon Jack A. Golstone, la «bombe» démographique demeure, mais elle a changé de nature. Ce n’est pas tant la surpopulation que l’on doit redouter mais l’inégalité de son développement qui engendrera des tensions nouvelles ; en particulier, l’accroissement spectaculaire des habitants dans une majorité de pays pauvres et le vieillissement des vieilles nations industrialisées.
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La fallacieuse théorie du libre échange et la diabolisation du protectionnisme

Marc Rousset, auteur de “La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou. Le continent paneuropéen face au choc des civilisations” (Editions Godefroy de Bouillon, 2009), critique le dogme du libre-échangisme, utilisé, selon lui, comme arme de domination par ceux qui y ont intérêt, et prône le rétablissement du protectionnisme, seul réel moyen de développement et de prospérité.

Le modèle de la théorie des coûts comparés de Ricardo, décrit en 1817, dans son ouvrage On the principles of Political Economy repose sur une hypothèse essentielle, à savoir que la structure des coûts comparatifs dans les divers pays reste invariable au cours du temps.

Or, il n’en est ainsi que dans le cas des ressources naturelles.

Ainsi, par rapport à l’Europe occidentale, les pays producteurs de pétrole disposent d’un avantage comparatif qui restera le même dans un avenir prévisible.

De même, les produits tropicaux ont un avantage comparatif qui ne saurait disparaître.

La théorie des coûts comparés est fondée sur l’immobilité des facteurs de production

En revanche, dans le domaine industriel, aucun avantage comparatif ne saurait être considéré comme permanent. Chaque pays aspire légitimement à rendre ses industries plus efficaces et il est souhaitable qu’il puisse y réussir.

Il résulte de là que l’arrêt de certaines activités dans un pays développé, en raison des désavantages relatifs d’aujourd’hui, pourra se révéler demain complètement stupide, dès lors que ces désavantages relatifs disparaîtront. Il faudrait alors rétablir ces industries, mais entre-temps on aura perdu le savoir-faire.

Voir : “Les théories de la mondialité”, par Gérard Dussouy.

La théorie de Ricardo ne vaut que dans un monde stable et figé. Elle n’est pas valable dans un monde dynamique, où les fonctions de production et les salaires évoluent au cours du temps, où les capitaux peuvent se déplacer librement et où les industries peuvent être délocalisées. Lire la suite

La Lloyd’s et Chatham House : une pénurie de pétrole menace le monde

Deux institutions anglaises ô combien prestigieuses viennent de rejoindre la liste déjà longue des lanceurs d’alerte sur le “peak oil” (ou “pic pétrolier”, c’est-à-dire l’instant historique à partir duquel la production mondiale de pétrole amorcera un déclin irréversible).

Dans un rapport publié le 8 juin, la Lloyd’s, l’un des leaders mondiaux de l’assurance, et Chatham House, l’institut royal des affaires internationales, s’alarment à leur tour de l’éventualité d’un choc pétrolier imminent.

Les auteurs, deux chercheurs de Chatham House, soulignent qu’un déclin de la production pétrolière est «probable à court ou moyen terme», et évoquent la nécessité d’une «troisième révolution industrielle». Ils préviennent : «Même avant que nous atteignions le pic pétrolier, nous pourrions assister à une pénurie de pétrole à cause de la hausse de la demande en Asie.»

Richard Ward, directeur général de la Lloyd’s, écrit : «Nous sommes entrés dans une période de profonde incertitude vis-à-vis de la façon dont nous nous fournirons en énergie pour produire de l’électricité, nous chauffer et nous déplacer, et sur le prix que nous devrons payer cette énergie.»

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Hausse des salaires : la Chine va-t-elle fermer l’atelier du monde ?

L’empire du milieu réévalue à la hausse les salaires des Chinois sur fond de crise sociale. Si c’est une bonne nouvelle pour le marché intérieur chinois, les vendeurs de vêtements et accessoires au détail songent désormais à délocaliser vers des pays tels que le Vietnam et l’Inde, dont la main-d’œuvre est moins chère. La Chine peut-elle rester l’atelier du monde ?

Les vendeurs de vêtements et accessoires au détail, tels que l’américain AnnTaylor Stores Corp. et Coach Inc., songent à relocaliser une partie de leur production dans des pays bon marché. Même envie chez la marque Guess, qui compte désormais construire sa capacité de production au Vietnam, au Bangladesh, au Cambodge et en Inde.

Le coût de la main-d’oeuvre s’élève à 1,84 dollar par heure en Chine chez les producteurs de vêtements, en hausse de 14% en 2009. En Inde, la main-d’oeuvre se paie plus cher, à 2,99 dollars par heure, en hausse de 17% en 2009. La meilleure opportunité pourrait bien être le Vietnam où la main-d’oeuvre se paie 49 cents par heure avec une hausse de 2% en 2009.

Les récentes augmentations du salaire minimum ont fait augmenter le coût de la main d’œuvre chinoise de 5% à 15% en moyenne cette année (+20% dans la province de Guangdong).

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Le pentecôtisme, bras armé de l’impérialisme américain en Afrique subsaharienne ?

Le pentecôtisme, courant de l’évangélisme issu des États-Unis et connu pour ses manifestations liturgiques de masse très démonstratives, mais également ses méthodes fortement matérialistes, connaît un fort développement en Afrique Noire, comme dans le reste du monde.

Associé à l’image de Simone Gbagbo ou à une certaine extrême droite américaine (proche de l’ancien président George W. Bush), il est souvent vu comme un instrument de l’impérialisme US, chargé de propager à coup de prosélytisme leurs valeurs et leur vision du monde. Cependant, sur le terrain, le pentecôtisme africain obéit à des dynamiques un peu plus complexes que cette vue manichéenne ne pourrait le laisser penser.

Une implantation centenaire

Le pentecôtisme naît au début du XXème siècle aux États-Unis (en 1901 dans une église blanche du Kansas et en 1906 dans une église noire de Los Angeles) et au Royaume-Uni, d’une dissidence au sein d’églises réformées. Son dogme est fondé sur une interprétation littérale de la Bible, mais ce qui le différencie des autres mouvements protestants est l’importance accordée au « baptême par le Saint-Esprit », manifesté par les charismes (ou dons de Dieu aux croyants) et le lien direct et intime entre Dieu et le croyant.

Très vite, des missionnaires pentecôtistes arrivent en Afrique anglophone, par le biais de la colonisation britannique, notamment en Afrique du Sud, au Liberia et au Burkina Faso. Ceci est facilité par la création, dès 1914, des Assemblées de Dieu, fédération de communautés pentecôtistes américaines, disposant d’une puissante branche missionnaire qui fait de l’Afrique de l’Ouest son terrain privilégié d’évangélisation. Des Assemblées équivalentes apparaissent en Europe de l’Ouest et du Nord au milieu du XXème et vont envoyer des missions en Afrique Centrale. Ceci va résulter en la création d’églises nationales africaines autonomes, qui elles mêmes vont évangéliser les pays voisins. En parallèle, vont apparaître des églises totalement indépendantes et de taille très variable, comptant parfois quelques fidèles autour d’un pasteur.

Après une période d’ « institutionnalisation », un renouveau pentecôtiste est perceptible dès les années 1970, suivant celui observé en Amérique du Sud, d’abord marqué au sein des pays anglophones (Nigeria, Ghana) puis francophones (les deux Congo). Enfin, plus récemment, et avec moins de succès, le pentecôtisme tente de pénétrer les pays musulmans comme le Sénégal et le Maghreb.

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Déjouer le piège de la rigueur et le verrou de l’Euro

Par Jacques Sapir

Sommes-nous donc en 1931 ? Alors que les annonces de plans dits «de rigueur» ou «d’austérité» se multiplient à travers l’Europe, il est aujourd’hui évident que l’ordre du jour des divers gouvernements est dominé par la réduction des déficits publics. Se répètent ainsi les erreurs commises lors de la « Grande Dépression » [1]. Ceci n’est pas – seulement – dû à un oubli de l’Histoire. La crise que connaît la zone euro, et qui n’en est qu’à son commencement, a joué dans ce tournant un rôle à la fois décisif et pernicieux. C’est elle qui a lourdement pesé dans la conversion actuelle des principaux gouvernements à la «rigueur».

Ils sacrifient ainsi la substance – à savoir la dynamique économique qui fonde en réalité la possibilité réelle de la zone euro à se maintenir – à l’apparence : les conditions immédiates de son maintien face à la spéculation des marchés. Il est donc à craindre que l’Europe et la France n’entrent dans une période prolongée de récession sous l’impact cumulé de ces politiques restrictives. Des mesures radicales s’imposent, mais, pour les évaluer, il faut d’abord procéder à un bilan de la situation.

Le piège de la rigueur ne se comprend pas hors du verrou de l’euro. Pour autant, l’adhésion à ce dernier n’a pas reposé que sur des considérants idéologiques. Il y a bien eu des facteurs réels qui ont convaincu les gouvernements d’accepter cette solution de la monnaie unique dont les inconvénients étaient pourtant connus dès l’origine. Le délitement de ces facteurs pose la question de la possibilité de la survie de la zone euro et, au-delà, des solutions alternatives qui s’offrent à nous.

Vers la récession

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