“Aligner les salaires français sur ceux du Bangladesh” : le scénario du pire

Par Paul Jorion

Parler de “réformes structurelles de compétitivité”, c’est accepter le principe d’un moins-disant salarial au plan international : c’est admettre qu’il existe un pays où le niveau du salaire de subsistance est le plus bas, et que ce salaire de subsistance du travailleur le plus misérable de la planète doit jouer le rôle d’un “attracteur” pour l’ensemble des salaires à la surface du globe.

Le salaire moyen au Bangladesh étant aujourd’hui cinq fois plus faible qu’en Chine, j’ai choisi de traduire dans mes conférences l’expression obscure “réformes structurelles de compétitivité” par “aligner les salaires français sur ceux du Bangladesh”, une phrase dont la signification est identique, mais présente l’avantage d’être comprise aisément par tous mes auditeurs.

En utilisant cette expression polémique, je ne pensais cependant pas qu’une actualité tragique en ferait à ce point résonner la pertinence.
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73 millions de jeunes chômeurs dans le monde en 2013

Aucune amélioration du marché du travail des jeunes n’est à attendre à moyen terme, avec un taux de chômage mondial des 15-24 ans attendu à 12,8% en 2018 contre 12,3% en 2013, selon une étude de l’Organisation internationale du travail (OIT) publiée mercredi.

Tunis, janvier 2011. Manifestation contre Ben Ali.

En 2013, à l’échelle mondiale, il y aura près de 73,4 millions de jeunes chômeurs, une augmentation de près de 3,5 millions depuis 2007 et de 0,8 million depuis 2011, selon le rapport “Tendances mondiales de l’emploi des jeunes”.

Globalement, entre 2012 et 2018, le nombre de jeunes chômeurs va augmenter de plus de deux millions, ce qui équivaut à une progression de près de 25%. “En 2018, le taux de chômage des jeunes devrait s’élever à 12,8% (contre 12,6% en 2013), avec des disparités régionales croissantes“, prédisent les experts de l’OIT.

Le Figaro

L’économie américaine a besoin d’immigrants

Le brain drain a de l’avenir. Pour continuer à être une puissance innovante, les Etats-Unis réforment l’immigration pour attirer des compétences du monde entier. Un impératif quand le système supérieur peine à former suffisamment de diplômés, notamment pour l’informatique, un secteur qui soutient la réforme en cours.

Même paradoxe d’un côté et de l’autre de l’Atlantique : un taux de chômage élevé d’un côté et simultanément des postes qui restent désespérément à pourvoir. Aux Etats-Unis, l’audition du directeur juridique de Microsoft, Brad Smith devant la commission du Sénat qui étudie la réforme des lois sur l’immigration a ainsi rappelé que si le taux de chômage global est de 7,6 %, tous secteurs confondus, il n’est que de 3,2 % pour le secteur informatique/mathématique. A ce niveau les économistes parlent de plein emploi. Plus inquiétant selon Brad Smith, la tension sur le marché “empire“.

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Comment la pêche chinoise pille les océans de la planète

Le pillage des mers par les bateaux de pêche chinois a pris des proportions gigantesques, selon une étude internationale coordonnée par le célèbre biologiste Daniel Pauly, de l’Université de Colombie-Britannique, qui chiffre pour la première fois la mainmise chinoise sur une ressource halieutique en rapide déclin.

Cette recherche, publiée d’abord dans la revue spécialisée Fish and Fisheries puis reprise dans la revue scientifique Nature le 4 avril, conclut que les navires de pêche chinois ont siphonné, loin de leurs côtes, entre 3,4 millions et 6,1 millions de tonnes de poissons par an entre 2000 et 2011. Dans le même temps, Pékin ne déclarait que 368.000 tonnes de poisson en moyenne auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Douze fois moins que la réalité estimée par les spécialistes des ressources halieutiques ! La valeur du poisson débarqué de l’étranger par la Chine s’élèverait à 8,9 milliards d’euros chaque année.

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Les nouveaux migrants de plus en plus attirés par les marchés émergents

Les migrants privilégient désormais les marchés émergents. Les transferts de fonds vers les pays d’origine représentent trois fois l’aide au développement.

Ils sont 240 millions à migrer à travers le monde, environ 50 millions de plus qu’au début des années 2000. En touchant désormais 3 % de la population mondiale, les migrations internationales ont triplé en quarante ans et concernent à présent toutes les régions du monde. Si les raisons de l’exode n’ont pas varié (situation économique, régime politique, conflit), les destinations, elles, ont changé. A côté des grands pôles traditionnels (Etats-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Europe), les pays émergents apparaissent comme de nouvelles zones d’accueil. Désormais, les courants migratoires se dessinent à peu près à égalité, autant entre pays en développement que, dans le sens plus classique, depuis les zones défavorisées vers les pays développés. Dix ans plus tôt, la répartition était encore de 60 % dans le sens zones défavorisées-pays développés.

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Constat d’échec pour la défense du monde sauvage

Faudra-t-il, demain, autoriser une reprise partielle du commerce international de l’ivoire pour éloigner la menace pesant sur l’éléphant d’Afrique ? Doit-on dès aujourd’hui, comme viennent de le suggérer quatre experts internationaux dans la revue Science, légaliser celui des cornes de rhinocéros dans un dernier effort pour sauver l’espèce de l’extinction ?

Seule certitude : la lutte contre le trafic illégal des espèces sauvages est un échec.

Et les moyens d’y remédier seront au coeur des débats de la seizième Conférence des parties (CoP16) de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), qui se tient à Bangkok du dimanche 3 au jeudi 14 mars.

“CORRUPTION”
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La finance à l’heure de la démondialisation

La démondialisation a déjà commencé. Et, surprise, elle est financière.

A l’opposé d’une industrie de plus en plus globale grâce au développement du « made in world » incarné par des produits-stars comme l’iPhone ou le B787, dont les processus de fabrication font appel à des acteurs répartis sur la surface du globe, la finance, elle, se contracte. Modestement certes, mais après trente ans d’expansion débridée, le contraste est saisissant. Depuis 2007, sa part dans le PIB mondial a régressé de plus de 10 %, selon l’étude réalisée par la firme de conseil McKinsey sur le sujet.

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Élites mondialisées contre masses clouées au sol : la nouvelle lutte des classes ?

L’émergence des valeurs globalisées s’opposant à celles des classes populaires “territorialisées” pourraient bien déclencher le plus important clivage social du XXIe siècle…

Une image du film Cosmopolis de David Cronenberg (2012)

Atlantico : Le terme “élites mondialisées” est devenu peu à peu incontournable pour décrire les nouvelles bourgeoisies qui occupent d’importants postes décisionnels dans l’économie ou la politique à l’échelle planétaire. En quoi se distinguent-elles fondamentalement des classes sociales traditionnelles ?

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LEAP : La réalité ou l’anticipation de l’effondrement du dollar…

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 février 2013

De même que la crise de l’euro a poussé l’Europe à moderniser et à adapter aux enjeux du XXIe siècle sa gouvernance économique et financière, la terrible crise du dollar US va obliger la planète à transformer l’ensemble des structures de gouvernance mondiale, en commençant bien sûr par le système monétaire international pour calmer la tempête qui s’apprête à frapper les monnaies.

Selon nos anticipations, cette réorganisation, qui ne commencera à se concrétiser qu’avec le G20 de septembre, risque malheureusement de se faire dans la précipitation puisque notre équipe prévoit les premiers grands effrois quant au dollar pour la période mars-juin 2013.

Une phrase d’Antonio Gramsci (1) décrit magnifiquement la longue période de transition dangereuse que nous vivons actuellement : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ». Cette période va enfin s’achever mais les monstres s’agitent encore.

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La bombe humaine a fait pschitt

La surpopulation est-elle un véritable problème ? Des recherches montrent que nous pourrions bien faire face à un monde en déclin démographique ces prochaines années.

En 2012, la marche apparemment inexorable du monde vers la surpopulation vient d’atteindre une étape cruciale : si on en croit le Bureau du recensement américain, quelque part sur cette planète, le sept milliardième être humain a vu le jour.

Ce chanceux ou cette chanceuse n° 7.000.000.000 fêtera sans doute son anniversaire en mars, et s’ajoute à une population qui pèse depuis un certain temps déjà sur des ressources en nourriture, en énergie et en eau potable limitées. Si cette tendance vient à se confirmer, comme le fait remarquer une série en cinq parties publiée par Los Angeles Times pour marquer l’événement, «pour une grande majorité de l’humanité, les conditions de vie seront plus que moroses».

Mais au même moment, la survenue d’un palier encore plus obscur n’a suscité aucune réaction médiatique : il aura fallu 13 ans à l’humanité pour atteindre le sept milliardième individu. Soit plus longtemps que les 12 ans nécessaires pour le six milliardième – et c’est la première fois, dans l’histoire de l’humanité, qu’un tel intervalle augmente. (Les deux, trois, quatre et cinq milliardièmes avaient pour leur part demandé 123, 33, 14 et 13 ans). Pour le dire autrement, la croissance démographique mondiale s’est ralentie. Et cela pourrait bien continuer. De fait, selon les meilleures estimations des experts, la population totale de la Terre cessera de croître dans l’espace d’une vie humaine.

Avant de se mettre à décroître.

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Nettoyer tout le pays en un jour ? Faisons-le !

Le mouvement Let’s Do It, World! est né dans un petit pays du nord de l’Europe, l’Estonie, où 50.000 personnes – soit 4% de la population totale – se sont réunies un 03 mai 2008 pour nettoyer en cinq heures de temps 10.000 tonnes de déchets sauvages et illégaux répartis sur tout le pays.

Chaque pays organise une journée entre mars et septembre pour nettoyer les décharges illégales dans la nature à l’aide de milliers de volontaires et de bénévoles, de partenaires publics et privés, d’associations ou ONG.

Cette année, plus que 80 pays se sont mobilisés pour récurer la planète et venir à bout des ordures sauvages. Ainsi 3 millions de volontaires et 67.000 tonnes de déchets ont été récoltées.

Alors, ça vous tente ? Faisons-le, France!
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Nourriture : un gaspillage « stupéfiant »

Selon une étude d’un organisme britannique, entre 30 et 50 % des 4 milliards de tonnes produites par an dans le monde « n’atteindra jamais un estomac humain ».

Le constat est incroyable. La moitié de la nourriture produite dans le monde serait gaspillée chaque année, soit entre 1,2 et 2 milliards de tonnes d’aliments, si l’on en croit le rapport d’un organisme britannique, l’Institution of Mechanical Engineers (IMechE), qui vise à promouvoir l’ingénierie dans le monde.

« Entre 30 et 50% » des 4 milliards de tonnes de nourriture produites annuellement dans le monde « n’atteindra jamais un estomac humain », écrivent les auteurs du rapport intitulé « Global Food : Waste Not, Want Not ».

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Distribution : la chute des empires

Distributeur en difficulté cherche stratégie de rechange désespérément. Ils sont nombreux les géants de la distribution qui pourraient publier cette annonce. Hier, c’était au tour de Darty de dévoiler son nouveau plan stratégique. Au menu, réduction de coûts et recentrage sur les marchés domestiques, les nouveaux leitmotivs du secteur.

Le joueur de flûte de Hamelin (carte postale allemande, 1902)

Partout, le constat est en effet le même : face à la montée en puissance des cybermarchands et à des consommateurs déprimés, les grands distributeurs doivent d’urgence reprendre la main s’ils veulent enrayer leur chute. Ce qui passe pour la plupart d’entre eux par la réduction drastique de leur présence internationale développée à marché forcé depuis le début des années 1990.

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La bataille pour l’Eurasie va-t-elle s’accélérer ?

Par Alexandre Latsa

Les États-Unis s’opposeront à des processus d’intégration dans l’espace postsoviétique“.

Hillary Clinton – 2012

Les récentes déclarations de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton sur l’intention de Washington de s’opposer aux processus d’intégration dans l’espace postsoviétique lors d’une conférence tenue à Dublin le 6 décembre 2012 ont au moins un mérite, celui de démontrer que l’Union Douanière, et donc la future Union Eurasiatique sont considérés par l’administration américaine comme le mal absolu.

Hillary Clinton n’a pas pris de gants, pour elle, l’union eurasiatique n’est ni plus ni moins que la réincarnation de l’Union Soviétique, et traduit donc la volonté de la Russie de vouloir reprendre le contrôle du cœur de l’Eurasie, que Russie et Occident, via l’Angleterre puis l’Amérique, se disputent depuis prés de 150 ans.

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“La Grande Récession (depuis 2005)”, de Jean-Luc Gréau

Amateurs de discours lénifiants s’abstenir. Pour Jean-Luc Gréau, l’hypothèse d’une nouvelle dépression dans le sillage de la “grande récession” est “plausible“. Ce texte, en partie inédit, rassemble des articles parus dans la revue Le Débat entre 2008 et 2012. Economiste, ancien expert du Medef, M. Gréau est l’auteur, entre autres, de La Trahison des économistes (Gallimard, 2008). Il y plaidait notamment pour un protectionnisme raisonné aux frontières de l’Europe.

Désordre et improvisation. Tels sont les mots qui, pour l’auteur, résument les actions volontaristes que les Occidentaux ont conduites, depuis la crise de 2008 (qui a commencé, selon lui, en 2005). D’où le sentiment que l’horizon est bouché. “Le fardeau total de la dette, écrit-il, atteint partout des montants excluant que l’on puisse les ramener à un niveau acceptable dans un futur prévisible (…). Il n’y a pas de problème plus crucial et apparemment moins soluble que celui de l’accumulation spontanée des dettes privées et publiques en Occident.“Comment en est-on arrivé là ? C’est la principale valeur ajoutée de ce livre que de parvenir à conceptualiser de façon particulièrement éclairante cette “bifurcation historique“, qui rend définitivement obsolète la régulation de papa.

L’histoire des vingt dernières années, analyse Jean-Luc Gréau, est celle d’une expérience d’inclusion dans la concurrence mondialisée et d’autorégulation par les marchés financiers. La première conséquence en a été un endettement “voulu” ou “subi” par les Etats. Ensuite, on est passé du marché où le vendeur faisait la loi au “marché de l’acheteur“.

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Les BRICS, ces puissances mutantes de la mondialisation

Qu’est ce que l’Afrique du Sud a de commun avec le Brésil, l’Inde, la Chine et la Russie ? Ces puissances émergentes incarneraient l’avenir de l’économie mondiale. Un expert des BRICS démêle le vrai du faux.

Le PIB cumulé des BRICS est aujourd’hui presque égal à celui des États-Unis. Incarnent-ils pour autant l’avenir de l’économie mondiale ?

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Histoire des forêts

Malgré ses 4 milliards d’hectares, soit 30 % de la superficie des terres émergées, la forêt demeure un écosystème fragile et menacé. Le Dessous des Cartes vous propose de faire le point sur l’état de notre couvert forestier, en France, en Europe et dans le monde.

Civilisation matérielle, économie et capitalisme, de Fernand Braudel

Publié en 1979, en trois tomes de plus de 500 pages chacun, l’oeuvre-phare de Fernand Braudel (1902-1985) constitue encore une référence en matière de sciences sociales et de sciences économiques. Dans la lignée de l’école des Annales, [elle] se présente comme une histoire du monde, du XVème au XVIIIème siècle, qui privilégie les aspects économiques et sociaux plutôt que les événements politiques et militaires.

Il s’agit beaucoup plus que d’un récit, il s’agissait à l’époque de proposer à la fois un renouvellement des sciences sociales sous l’égide de l’histoire et contre le structuralisme, il s’agit encore aujourd’hui, même si certains passages sont considérés comme ayant “mal vieillis ”, d’une explication des fondements mêmes du capitalisme et à travers lui, du monde moderne. L’auteur y défend l’idée que l’échelle du monde est toujours nécessaire même pour comprendre les éléments les plus localisés de l’histoire. Très loin d’oeuvres très médiatisées sur “le choc des civilisations ”, ces trois livres montrent les ressorts d’une mondialisation toujours en marche, faite d’interpénétrations constantes entre civilisations. Rédigé durant vingt ans, commencé en 1952 sous l’impulsion de Lucien Febvre, immense démonstration appuyé sur plus de 4.500 notes et une masse imposante de statistiques, de cartes et de graphiques, sans compter une bibliographie abondante, l’auteur effectue une démonstration d’ensemble.

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Le troisième volume, Le temps du monde, reprend, dans sa chronologie, l’histoire économique du monde. Non de l’univers tout entier, mais de ces seules zones très minoritaires qui vivent selon “le temps du monde ”, le regard tourné vers les échanges internationaux – toutes zones de civilisations denses, à la richesse ancienne. L’auteur distingue en gros deux blocs : l’Europe d’un côté, l’Extrême-orient de l’autre, qui lie Inde, Chine, Islam en un puissant réseau, longtemps à égalité avec l’Europe. L’histoire de ces quatre siècles est précisément celui de la rupture progressive de cet équilibre ancien. Il a été bouleversé, recréé à partir des hauts lieux du capitalisme qui ont successivement pris la tête de l’Europe : Venise au XVème siècle, puis Gênes, Amsterdam, Londres, jusqu’à la révolution anglaise du XIXème siècle, qui a scellé l’inégalité du monde. L’auteur interroge souvent sur les lumières du passé qui peuvent expliquer l’évolution actuelle du capitalisme.

Cet ouvrage majeur du XXème siècle, qui se situe dans la nécessité de comprendre globalement l’histoire, indique combien les conflits économiques débouchent souvent non sur un bouleversement de principes de fonctionnement, une fois une certaine dynamique lancée sur le long terme, mais sur un perpétuel changement des rôles des différentes puissances en lice. La résurgence, que l’auteur n’avait pas prévue, dans des conditions qui en altèrent beaucoup le contenu, du capitalisme, de contrées où beaucoup croyaient qu’il avait disparu, est là pour en témoigner.

Lire l’intégralité de l’article sur Le Conflit

La femme qui sait ce qui déclenchera la 3ème Guerre mondiale

Née en Zambie de parents économistes, diplômée à Harvard et Oxford, embauchée par la Banque mondiale et Goldman Sachs, Dambisa Moyo l’affirme : la tension autour des ressources naturelles grandit de jour en jour, en particulier face à la montée de la demande chinoise. Et les conséquences pourraient être catastrophiques…

La Chine est devenue, ces dernières années, une très grosse consommatrice mondiale de ressources naturelles. Le fer, le cuivre, le pétrole, le soja, le blé… Pour soutenir son énorme croissance et les nouveaux besoins et désirs de sa population, elle sécurise ses approvisionnements et tente d’en obtenir de nouveaux. Mais elle est loin d’être la seule.

En 1950, la population mondiale ne dépassait pas 2,5 milliards d’habitants. L’année dernière, elle a dépassé les 7 milliards, et certaines projections la font atteindre les 10 milliards en 2050. Et avec le taux de croissance des économies émergentes, ce seront près de 2 milliards de personnes qui rejoindront les rangs de la classe moyenne en 2030. Lire la suite

75 millions de jeunes au chômage dans le monde

Un tiers des jeunes dans les pays développés ne sont ni à l’école, ni au travail, s’alarme l’Organisation internationale du travail. La seule solution pour inverser la tendance est de renouer avec la croissance.

Le taux mondial du chômage des jeunes reste bloqué à son plus haut niveau de la crise et ne devrait pas redescendre avant 2016 au moins. Selon les dernières prévisions de l’Organisation internationale du Travail (OIT), il atteindra cette année 12,7%. Il serait même de 13,6% sur 2011, si l’on prenait en compte ceux qui, faute de perspectives, abandonnent leur recherche d’emploi. L’OIT chiffre au total à 75 millions le nombre de jeunes chômeurs âgés de 15 à 24 dans le monde, soit quatre millions de plus qu’en 2007.

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