La montre dans tous ses états

Chaque année, 14 millions de montres sont vendues en France. Outil du quotidien et objet de collectionneurs, elle reste toujours aussi populaire. Comment la montre, un produit de grande consommation, a-t-elle évolué à travers le temps?

Ce n’est qu’en 1904 que la montre passe de la poche au poignet. Louis Cartier lance la première montre à bracelet : l’aviateur se plaignait de ne pas pouvoir lire l’heure en plein vol.

Mais la montre reste un luxe jusque dans les années 70 et l’arrivée du quartz. Une espèce minérale qui vibre à une fréquence rapide et régulière, et qui va détrôner le mouvement à balancier. La production de masse est lancée. La montre s’habille de plastique et devient vraiment abordable dans les années 80.

Aujourd’hui, c’est un accessoire de mode. On peut la personnaliser de A à Z. La montre de demain, elle, sera connectée à Internet. Il s’agira d’un vrai assistant qui nous aidera au quotidien.

Princesses, pop stars & girl power

En un siècle seulement, la culture girly s’est imposée à la moitié de l’humanité, de New York à Tokyo en passant par Paris, Berlin ou Séoul. L’histoire d’un hold-up, d’une épopée, voire d’un complot, qui a imposé le “rose” comme “la” couleur étendard des filles. Une couleur gaie qui renvoie aux bonbons, aux voitures américaines des fifties et, surtout, à la chair…

Avec un argument phare, proclamé en toute mauvaise foi : ceux qui la trouvent mièvre ne sont que de grossiers misogynes !

Innocence et provocation
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Hyperconsommation

Chaque année les français dépensent plus de 600 euros pour s’habiller. Et sur cette masse acquise, 12 kg termine à la poubelle!

Michel Lepesant, un philosophe décroissant jeté au beau milieu du Temple de la consommation des grands magasins parisiens, affirme le devoir, et le plaisir, de consommer moins.

71 % des français pensent que la consommation contribue directement au bonheur (selon l’Observatoire société consommation). La crise vient à point pour questionner notre manière de consommer: si le bonheur est proportionnel à la consommation, comment consommer toujours autant avec moins ?

Un extra-terrestre au micro de John Paul Lepers, qui invite sur son Point Rouge les (hyper-)consommateurs passant par là, les sacs remplis d’emplettes réjouissantes…

Le client du Moyen-Orient s’impose comme le roi incontesté du shopping

Cette clientèle dépense 2.400 dollars chaque mois en produits de beauté, de mode ou en cadeaux. Des achats qui permettent de se distinguer, d’où le choix de marques connues.

Ils font parti des acheteurs privilégiés de la haute couture, dont la semaine parisienne s’achève jeudi soir. La clientèle du Moyen-Orient est une cible de choix des marques de luxe. Un secteur pour lequel ils dépensent sans compter. En France, la moitié des touristes de la région, qu’ils soient Emiriens, Saoudiens, Koweitiens ou Qataris, réalisent plus de 6.600 dollars d’achats par jour ! selon l’agence Atout France.

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La mort des centres commerciaux américains

Les centres commerciaux, emblématiques du mode de vie américains, ferment leurs portes les uns après les autres aux Etats-Unis.

Les centres commerciaux font partie intégrante du mode de vie américain depuis la naissance de la société de consommation dans les années 1950. L’Europe a suivi ce modèle 20 ans plus tard. C’est notamment leur adoption par les adolescents, porteurs du nouveau style de vie, qui a fait aux Etats-Unis leur popularité et leur succès.

Mais le temps des centres commerciaux semble aujourd’hui révolu. Ils ferment un peu partout dans le pays victimes notamment de leur incapacité à s’aligner en terme de prix et de choix sur le commerce électronique.

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Il faut freiner la course à l’innovation

Par Angus Sibley (membre de l’Institut des actuaires britanniques)

Selon le professeur Erik Brynjolfsson, coauteur de Race Against the Machine (2011, Digital Frontier Press) et de The Second Machine Age (2014, Norton & Company), la solution aux problèmes engendrés par les « technologies perturbatrices » n’est pas de ralentir la technologie, mais d’accélérer l’adaptation de nos compétences.

Cette opinion s’inscrit dans l’air du temps. Le malaise de trop de changements se guérirait par plus de changements.

Face aux technologies qui se développent de plus en plus rapidement, en bouleversant de plus en plus notre vie, notre emploi, notre société, notre culture, nous sommes tout simplement obligés d’accélérer notre adaptation aux technologies. Autrement dit, nous ne sommes pas maîtres de nos technologies ; nous en sommes les vassaux.

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Les retouches photos bientôt interdites ?

“On observe de plus en plus de troubles du comportement alimentaire, indique Serge Hercberg, professeur de nutrition. Certains sont moins graves que d’autres. Mais les pratiques des régimes sont à la fois délétères parce qu’elles sont inefficaces et, d’autre part, elles peuvent entraîner des systèmes de privation qui peuvent avoir des conséquences très néfastes.

Les icônes du vide

Essai sur le passage des figures de l’épaisseur à celles du vide : de Jeanne d’Arc à Loana, Zahia ou Nabilla.

Par Christian Gambotti, agrégé de l’université, conseiller du président de l’Institut Choiseul

Les sociétés s’organisent autour de figures totémiques qui symbolisent, à un moment donné, l’identité à laquelle elles aspirent. De Vercingétorix à Clovis, de Jeanne d’Arc à de Gaulle, ces figures incarnent l’épaisseur, la stabilité, l’unité d’un destin glorieux qui se confond avec le progrès. La France se construit, au cours des siècles, à travers ces figures de la durée. L’identité intangible de ces figures permet à tout un peuple de partager l’idée d’une destinée commune. La France existe alors comme nation et les Français comme peuple.

Dans une France postmoderne, ces figures exemplaires, qui donnent au destin l’épaisseur de la durée, ont été remplacées par les icônes du vide que sont Loana, Zahia ou Nabilla, mais aussi tous les acteurs de la télé-réalité. Signe de cette évolution, des journaux comme Libération ou le Figaro choisissent de consacrer une pleine page à Nabilla ou Zahia.

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Chine : Le développement de la République Populaire est une déclaration de guerre aux États-Unis

Par Peter Kuntze

La Chine a confiance en elle; elle ose des réformes et sa nouvelle direction veut consolider ses succès

Le contraste ne pourrait pas être beaucoup plus grand: d’un côté du Pacifique, la puissance qui est toujours l’Hégémon, est confrontée à de fortes turbulences économiques et politiques; de l’autre côté, la superpuissance en devenir bat tous les records sur le plan économique, en dépit des prophètes de malheur, et a pleine confiance en son avenir.

Ce n’est pas étonnant: trois décennies et demie après le lancement de la politique de réformes et d’ouverture voulue par Deng Xiaoping, le successeur de Mao Zedong, ce changement de cap révolutionnaire a donné ses fruits en bien des domaines. Le pauvre État paysan, avec ses millions de “fourmis bleues” est devenu un pays moderne aux immeubles de prestige rutilants et a développé une industrie de la mode qui se révèle désormais sur les “catwalks” de Paris et de Milan.

Hollywood aussi s’énerve car, de fait, l’industrie américaine du cinéma a toutes les raisons de craindre l’avènement d’un sérieux concurrent installé en Extrême-Orient. Pourquoi? Wang Jianlin, l’homme qui serait le plus riche de la République Populaire de Chine, est en train de faire construire à Tsingtau (l’ancienne base et colonie allemande) les plus grands studios cinématographiques du monde. Ce projet gigantesque coûterait plus de huit milliards de dollars et serait achevé en 2017.

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IKEA ou la théâtralisation d’un conformisme postmoderne qui tend à annuler la hiérarchie sociale

La société de consommation de masse bouleverse les codes de l’ancienne « théâtralité de conformité » (1) des intérieurs ainsi que l’inscription des meubles et des objets de décoration dans la durée. Depuis le XIXè siècle, la bourgeoisie s’est employée à construire, à travers l’accumulation des meubles, un intérieur qui témoignait de son enrichissement.

Publicité Ikea, 2008

L’accumulation et la transmission du mobilier symbolisaient, pour la bourgeoisie, toujours soucieuse d’imiter la noblesse, une réussite qui s’exhibait avec fierté de génération en génération. Le peuple devait se contenter de la médiocrité utilitaire de meubles dépourvus d’esthétique.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui avec une consommation de masse influencée par la logique de la mode qui impose, dans tous les domaines et à tous les objets, un cycle de vie plus court. Le mobilier, en s’émancipant de la durée, se projette hors de l’affirmation sociale pour s’inscrire dans une autre logique, celle du plaisir immédiat qui ne fait plus de l’achat un marqueur de classe.

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Sibérie : Chasseurs de mannequins

Dans le monde très ‘select’ de la mode, les jeunes Sibériennes ont la cote. Chaque année, de nombreuses agences de mannequinat se rendent en Sibérie pour dénicher de nouvelles beautés.

Voir ce reportage aussi sur Youtube (A l’attention des lecteurs se sentant discriminés par Youtube lorsque le contenu vidéo est bloqué en raison de la position géographique : proxfree peut vous venir en aide…)

(Merci à John Connor pour l’astuce du proxy)

Marketing : Quand les petites filles jouent les Lolitas

Elles sont toutes enfants ou adolescentes et se rêvent déjà femmes. Elles sont addictes au shopping, connaissent toutes les marques, sont obsédées par leur apparence et leur poids. Elles n’ont qu’un rêve: ressembler aux tops des magazines.

Qui sont ces petites filles qui à 12 ans en paraissent déjà 20? C’est ce que nous allons découvrir dans ce documentaire à travers plusieurs portraits de petites filles et d’adolescentes, encouragées ou non par leur famille à se comporter comme des Lolitas très précoces.

Nous découvrirons leur rapport à leurs mères, aux hommes, aux autres petites filles, à l’argent. Portrait d’une génération de fashionistas.

L’image du jour : Mode, un pull “Chômeur” pour… 285 euros

Ce n’est ni un buzz, ni une blague. La marque française Le Léon a mis en vente un pull où il est inscrit “chômeur”.  À l’heure où les chiffres du chômage explosent, le prix de ce pull 100% cachemire et brodé à la main coûtera la bagatelle de 285 euros.

Sept modèles sont proposés, dont les inscriptions sont, pour le moins… peu communes : “Le Cassou laid”, “Rockfort”, “Purée Jambon”, “Frog Killer” ou encore “Grande Gueule”. “Chacun pourra à travers Le Léon prôner fièrement ce qui nous caractérise et que le monde entier nous envie“, se vante le compte Twitter de la marque. Contacté par France TV Info, le créateur de la marque Léon Taieb, a tenté de se justifier :

Je voulais juste quelque chose de mignon. Le mot “chômeuse” par exemple, sonne moins mignon, c’est pour cela qu’il n’existe qu’en version masculine. Chômeur, je trouve ça hyper mignon comme mot (…) Au fond, on est tous un peu chômeurs. On portera ce pull le dimanche, par exemple, quand on ne fait rien.

Les produits de cette marque qui joue sur la fibre tricolore (cocarde, baguette, béret, étiquettes aux couleurs du drapeau français) sont fabriqués… au Népal.

On a voulu faire des pieds de nez à tous nos symboles franchouillards, tout ce qui fait de nous des gens si fiers d’être français.

RTL

Les nouveaux métiers du luxe

Qui n’a jamais rêvé d’avoir un employé à ses petits soins ? Un vol dans l’heure pour Miami, deux places de concert à la dernière minute… Quand on en a les moyens votre concierge de luxe s’occupe de tout… et surtout de l’impossible. Et pourquoi pas aussi s’offrir un personnal shopper ?

Olena, une jeune Franco-Ukrainienne de 30 ans s’est improvisée concierge de luxe. Valérie, architecte et décoratrice d’intérieur, rénove et décore des villas pour des gens fortunés. Quant à Suzanne, riche Américaine installée à Paris, elle est la créatrice du premier site Internet entièrement dédié au luxe, qui analyse les tendances mode, art et déco de la capitale française.

Pour éviter les fautes de goût, être à la pointe de la mode et gagner du temps, certains n’hésitent pas à dépenser des fortunes. De nouveaux métiers ont vu le jour afin de satisfaire les désirs et caprices des classes sociales les plus aisées.

L’eau en bouteille pour qui ?

Alors que l’eau en bouteille coûte 100 fois plus que l’eau du robinet, ce marché n’a jamais été aussi fleurissant. Comment justifier que les Londoniens boivent de l’eau mise en bouteilles aux îles Fidji quand, dans le même temps, 35 % de la population de ces îles n’a pas d’accès à l’eau potable ?

Beaucoup d’Européens ont ainsi renoncé à boire l’eau, pourtant de qualité, qui sort du robinet et consomment de l’eau en bouteilles. La branche prévoit pour les années à venir une croissance de plus de 30 %.

Pourtant, les dégâts causés à l’environnement par le développement de ce marché sont plus qu’alarmants.

Chaque année, le seul transport de ces bouteilles du lieu de production au consommateur produit plusieurs centaines de milliers de tonnes de CO2. De son côté, la fabrication des bouteilles de plastique engloutit 1,5 milliard de barils de pétrole. Et enfin, une bouteille sur quatre seulement est recyclée, le reste polluant les sols et les eaux naturelles pour des siècles. Chère victoire du marketing sur le bon sens.

Les conséquences néfastes de la propagation mondiale du mode de consommation américain

Knowckers.org accorde une attention toute particulière aux billets postés sur le web à propos des dérapages du modèle américain d’agroalimentaire qui est en train de devenir un problème d’amplitude mondiale. Cécile Chevré qui rédige chaque jour la Quotidienne d’Agora a posté le 12 décembre 2011 un billet très démonstratif sur les dérapages générés par la consommation d’une certaine forme d’industrie agro-alimentaire d’origine anglo-saxonne. Nous reproduisons cet extrait sur le cas d’école des îles Samoa dont la population est touchée de plein par l’importation d’un mode d’alimentation occidental qui nuit gravement à la santé de la population :

« Les îles Samoa, situées dans le Pacifique sud, devraient bientôt rejoindre l’Organisation mondiale du Commerce. Mais savez-vous ce qu’elles ont dû accepter pour voir leur adhésion à l’OMC acceptée ? La fin de ses taxations sur les importations de dinde.

Qu’ont les Samoans contre ces pauvres volatiles ? Eh bien, qu’ils sont trop gras.

Car, voilà, Samoa est confrontée à un véritable problème de santé publique : l’obésité. 55,5% de sa population adulte est obèse. Et encore, Samoa n’est pas la grosse des îles du Pacifique. Le taux d’obésité à Nauru atteint 71% de la population adulte, dans les îles Cook, 64% et 59% dans les îles Tonga. Le Koweït fait figure de petit joueur avec un taux d’obésité de seulement 42,8%.

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Le « jean délavé » ou la mode contre l’environnement

Outre son aspect esthétique discutable, le jean « délavé », à nouveau très à la mode après avoir été formidablement ringard, représente une petite catastrophe sociale et écologique à lui tout seul.

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Les britanniques victimes de la mode

Par Paul Krugman

Au printemps 2010, la rigueur fiscale est devenue une mode. J’utilise le terme en connaissance de cause : le soudain consensus des Gens Très Sérieux autour du fait que tout le monde devait équilibrer les budgets là maintenant tout de suite n’était basé sur aucune espèce d’analyse sérieuse.

C’était plutôt une lubie, un truc que tout le monde prétendait croire parce que c’était ce que disaient les gens en vue.

Et c’est une mode qui est en train de passer ces derniers temps, à mesure que s’accumulent les preuves que les leçons du passé restent pertinentes, que chercher à équilibrer les budgets dans un contexte de chômage important et d’inflation en recul reste une idée vraiment mauvaise. Plus particulièrement, on a montré que la fée de la confiance n’était qu’un mythe.

L’idée que la réduction des déficits ferait en fait baisser le chômage car elle rassure les consommateurs et les entreprises est très répandue ; mais de nombreuses études historiques, dont l’une du Fonds monétaire international, ont montré que cette affirmation n’avait aucun ancrage dans la réalité.

Aucun engouement de masse ne passe, néanmoins, sans laisser quelques victimes dans son sillage. Dans le cas présent, les victimes sont la population britannique, qui a la malchance d’être gouvernée par un gouvernement qui a pris ses fonctions au plus fort de l’engouement pour la rigueur, et qui ne veut pas admettre qu’il avait tort.

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L’imposture du “low cost”

Jusqu’où peut mener un libéralisme à tous crins ? Deux journalistes répondent pour une bonne partie à cette question que peuvent se poser certains consommateurs.

Les Éditions du Moment ont publié début novembre un livre qui a fait une entrée très remarquée sur les étals des libraires, « No Low Cost », des journalistes Bruno Fay et Stéphane Reynaud. Réel pavé dans la mare, les deux auteurs dénoncent l’imposture du low cost.

A contre-courant des circuits de consommation actuelle, ils révèlent l’imposture du low cost, grâce à des témoignages et des interviews inédites, et les véritables rouages du business low cost dans le tourisme, la santé ou encore la mode !

« La valeur des choses disparaît », constatent les auteurs, « emportant avec elle la valeur du travail, la valeur humaine. Le chaos. Notre système entre dans une spirale négative, un maelström vertigineux et infernal où tout devient moins cher, moins bon, moins innovant, moins social, moins écologique et moins durable. »

Bruno Fay et Stéphane Reynaud prédisent la naissance d’une « sous-civilisation » : « On n’ose plus parler d’achats du pauvre ou d’achats cheap, alors on essaie de persuader les gens qu’ils sont malins. En fait, il n’y a pas de consommateurs malins mais des gens qui n’ont pas le choix. »

Si on ne peut pas condamner la recherche du bas prix, on ne mesure pas toujours les conséquences d’une telle politique commerciale qui, sur le plan social et du droit du travail, sont parfois critiquables. Lire la suite