Film : Vie et mort de Robert Boulin

En 1979, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, Robert Boulin est nommé ministre du Travail et de la Participation. Afin de réduire l’influence de Jacques Chirac, celui-ci est prédestiné à devenir Premier Ministre.

Pourtant, des lettres anonymes à destination des médias l’accusent d’avoir acquis de manière illégale un bien immobilier dans le Var. Robert Boulin ne cessera de ce défendre des faits qui lui seront reprochés jusqu’au 30 octobre 1979, lorsque son corps retrouvé dans la forêt Rambouillet. Alors, que les enquêteurs et la justice concluent alors à suicide, son entourage propage des rumeurs d’assassinat

Un film sur l’affaire Boulin, un ministre en exercice que l’on a retrouvé soi-disant suicidé. La thèse du film implique le SAC, organisme monté par Charles Pasqua pour réaliser les opérations que les services secrets de l’Etat, du temps de Gaulle et jusqu’à Mitterrand ne pouvaient pas endosser. Cela semble particulièrement bien documenté. C’est évidemment la thèse de la famille de Boulin, la justice n’a pas encore jugée bon de revoir l’affaire, qui est toujours classée comme un suicide par noyade dans 40 cm d’eau

Partie 1 :

Partie 2:
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Les partis politiques obéissent aux marchés et non aux électeurs

Les programmes économiques des partis reflètent-ils les opinions de leurs électeurs, ou celles des marchés financiers sur le pays? Très polémique, la question vient d’être traitée de manière dépassionnée et chiffrée par deux universitaires, dans une étude parue dans l’International Studies Quarterly.

Les chercheurs, Lawrence Ezrow (University of Essex, Royaume-Uni) et Timothy Hellwig (Indiana University, États-Unis) se demandent si «l’intégration économique compromet la capacité des partis à remplir leur rôle de représentation et d’expression des opinions de l’électorat», et citent dès leur introduction l’exemple français:

«Le PS s’est hissé au pouvoir dans les années 80 sur un programme de nationalisations et de redistribution. Pourtant, moins de deux ans plus tard, le président Mitterrand est revenu sur les politiques en faveur desquelles l’électorat avait voté et a opté pour une politique de rigueur pour mettre l’économie française en phase avec l’économie globale.»

Afin de tester l’hypothèse selon laquelle les partis répondent moins aux préférences des électeurs quand l’économie du pays est très ouverte, les chercheurs ont compilé toute une série de données: les positions, sur une échelle gauche-droite, de «l’électeur médian» (l’électeur qui se situe au centre de l’électorat, et dont le profil est donc très important pour obtenir une majorité) et des partis dans dix-huit pays au moment des élections, de 1977 à 2009; les indicateurs évaluant l’ouverture de chaque pays à la concurrence internationale.

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Jacques Attali : “2014 sera une année très dangereuse”

Depuis 30 ans, il conseille les présidents, de droite comme de gauche. L’économiste Jacques Attali était l’invité du “Grand Rendez-vous” d’Europe 1/i>Télé/Le Monde, dimanche 29 décembre.

L’occasion pour lui d’évoquer les réformes nécessaires pour sortir le pays de l’ornière, d’analyser la présidence Hollande et de définir les grands enjeux de demain.

La seule différence entre Madoff et les gouvernements occidentaux c’est que Madoff est en prison, à part cela ils font la même chose – Une nouvelle crise aura lieu…

Hollande “doit tenir un langage de vérité

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Mediator : l’ex-ministre Henri Nallet mis en cause

Accusé de trafic d’influence, l’ancien garde des Sceaux de François Mitterrand a été entendu comme témoin assisté.

C’est la deuxième personnalité politique à avoir des soucis avec la justice dans l’affaire Mediator. En avril dernier, Marie-Thérèse Hermange, l’ex-sénatrice UMP avait été mise en examen pour trafic d’influence. C’est elle qui avait fait relire le rapport du Sénat à un « ami » du laboratoire. À présent, c’est au tour d’Henri Nallet, 74 ans, ministre de la Justice de François Mitterrand de 1990 à 1992 d’être inquiété.

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Radio Courtoisie : “De la guerre économique à la guerre totale !”

Samedi 4 mai 2013 dans le Libre Journal des Lycéens, Pascal Lassalle (assisté de Franck Wilsdorf) recevait sur Radio Courtoisie, Jean-Loup Izambert, à propos des relations troubles entretenues entre l’État français et des organisations terroristes. La seconde partie de l’émission est consacrée à Georges Feltin-Tracol auteur de l’ouvrage : “Réflexions à l’Est“.

Afrique noire, Palestine, Yougoslavie, Irak, Afghanistan, pays du Caucase et du Maghreb, Iran… De François Mitterrand à François Hollande, les dirigeants de l’État français pactisent en secret avec des organisations terroristes pour engager la France dans les guerres planifiées et commandées par Washington.

Dans cette enquête sans compromis sur les coulisses des guerres contre la Libye et la République arabe syrienne, riche en révélations surprenantes, en documents inédits et en témoignages accablants, Jean-Loup Izambert met à jour le puzzle de vingt années de complicités criminelles contre le monde arabo-perse, l’Eurasie et l’Afrique.

Crimes sans châtiment: un nouvel éclairage sur les guerres contemporaines…

(Merci à Le Chiffre Le Fer)

Chevènement : « La France est-elle finie ? »

Jean-Pierre Chevènement, sénateur et président d’honneur du Mouvement Républicain et Citoyen, était l’invité de Patrick Cohen dans le 7/9 de France Inter (8h20 – 6 janvier 2011).

Il y a un doute sur la France dans nos élites depuis la 1ère guerre mondiale. La France s’est ralliée au néo-libéralisme dans les années 80. Mitterrand est pour partie responsable de cet abandon, selon lui la France était morte depuis 1940. »

L’auteur du dénuement de la France est Jean Monnet, la reconstruction de la France sur les marchés au lieu de peuples, réduire le politique à une instance d’acquiescement. La concurrence libre de l’Europe est la fin des politiques industrielles. »

1983 est décisif est la parenthèse libérale jamais refermée. Peut-on faire confiance à ceux qui nous ont mis dans cette situation pour nous en sortir (gauche et droite) ? Responsabilité solidaire. »

Les socialistes tournent depuis 25 ans comme un ours en cage avec leurs contradictions que leur a apporté Mitterrand. Les socialistes doivent faire face avec l’héritage d’une Europe néo libérale, niant la démocratie que Mitterrand leur a livrée. »

(Merci à ethan)

1974-2010 : La mise en oeuvre du libéralisme économique

Tribune libre de Paysan Savoyard

Élément d’une série consacrée aux politiques économiques et sociales suivies depuis un demi siècle, la présente tribune fait suite aux articles parus les 8/04/10 et 13/06/10.


La crise du milieu des années 70

Les Trente glorieuses s’achèvent avec la crise économique qui survient en 1974 et touche les pays industrialisés. Elle est déclenchée par le « choc pétrolier » provoqué en 1973 par les pays producteurs qui, groupés en cartel, décident de tripler brusquement les prix (un second choc pétrolier interviendra en 1979). Dans le même temps les États-Unis décident, en 1973, de supprimer le lien qui rattachait le dollar à l’or, inaugurant un système de flottement général des monnaies : la forte instabilité des monnaies qui résulte de cette décision sera elle aussi, à l’instar du choc pétrolier, préjudiciable à la croissance (l’instabilité monétaire est en effet gênante pour les entreprises, dont elle perturbe les prévisions).

La forte baisse de la croissance qui intervient dès 1974 est certes déclenchée par l’augmentation des coûts de l’énergie : elle résulte cependant, plus fondamentalement, du fait que le monde industrialisé atteint alors la fin d’un cycle économique exceptionnel, qui était alimenté depuis 1946 par la reconstruction d’après-guerre et par la décision des pays européens d’adopter, à l’imitation des États-Unis, le système de production et de consommation de masse.

La crise se traduit, comme nous venons de le dire, par une baisse immédiate du taux de croissance du PIB, qui va être divisé par deux par rapport à son rythme des Trente glorieuses (entre 1975 et 2006, la croissance a été en France de 2,3 % en moyenne et en volume par an, contre 5,6 % entre 1960 et 1974). La crise entraîne également une hausse de l’inflation ainsi qu’une forte hausse du chômage.


La victoire des thèses libérales

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Angoisser le futur pour mieux dominer le présent

On ne cesse d’agir dans le présent en imaginant ce que sera notre futur : c’est ainsi que les hommes agissent et croient, souvent de bonne foi, qu’ils agissent ainsi de façon rationnelle. Or, rien n’est plus faux car, bien souvent, leur vision du futur n’est qu’une croyance indémontrable.

Nos anciens avaient bien plus conscience que nous de l’imprévisibilité du futur, ils n’étaient pas aussi présomptueux que l’homme moderne, et acceptaient le chaos et l’indétermination émanant d’une réalité dont nous peinons à comprendre les plus simples mécanismes.

Le débat sur les retraites est sur ce point très démonstratif de la chose, la vision du futur nous imprime l’action dans le présent. Et nos hommes politiques comme nos pseudo-économistes usent de la peur du futur pour forcer la réforme, ou plutôt la démolition des retraites du présent. Ce faisant, ils oublient, peut-être volontairement, que ce sont les travailleurs d’aujourd’hui qui payent les retraites d’aujourd’hui.

Si les caisses sociales sont vides ou se creusent de déficits, c’est bien plus par manque de cotisants en nombre suffisant, tout comme en moyens financiers, que par l’explosion du nombre de retraités.

Comme je l’avais expliqué dans un texte précédent la vrai question n’est pas l’âge de la retraite, mais celle des capacités productives du pays. C’est très exactement ce qu’Emmanuel Todd vient d’expliquer, dans son texte consacré aux retraites.

Un pays qui produit ce qu’il consomme n’a pas à s’inquiéter de son vieillissement, on peut toujours se débrouiller pour mieux répartir les richesses. La question du nombre d’années de cotisation peut aussi être raisonnablement discuté. Mais il est absurde de vouloir augmenter le nombre d’annuités de travail, tout en laissant une telle masse de force potentiellement productive au chômage.

La peur du futur, ou les prévisions sur le futur construites par les médias dominants, eux-mêmes dominés par des intérêts particuliers, servent en grande partie à justifier des actions dans le présent. Le futur tel qu’il sera réellement, nous l’ignorons en grande partie, mais le discours qu’ont les dominants sur le futur nous en apprend beaucoup sur ceux qui dominent la société française.

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Les raisons du naufrage économique, selon Jean-Marie Le Pen

Vidéo du discours prononcé par Jean-Marie Le Pen, à l’issue du Conseil National du Front National, à Nanterre, le 2 mai 2010 :

http://www.dailymotion.com/video/xd62k4

Voici le texte de ce discours, en ce qui concerne ses parties consacrées plus particulièrement à l’économie :

La situation des travailleurs français :

En ce lendemain de la fête du travail, notre projet de révolution patriotique s’adresse principalement à ceux laissés au bord de la route, abandonnés au chômage par près de 40 ans de politique anarcho-libérale qui établit pour seul aiguillon le profit immédiat, quelles qu’en soient les conséquences humaines, sociales, familiales, ou environnementales.

Dans notre pays, ce sont 5 millions de chômeurs qui sont victimes des conséquences de 4 décennies de politique économique et sociale suicidaire.

Et nous ne pouvons pas compter ceux qui, sachant pertinemment qu’ils ne trouveront pas de travail, n’en cherchent même plus. Que dire des chômeurs de longue durée, qui seront plus d’un million cette année et pour qui le gouvernement n’a d’autre solution que de jeter quelques millions d’euros supplémentaires, à la grande satisfaction des syndicats, devenus les premiers collabos d’un système capitaliste dévoyé.

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L’évasion fiscale des géants du Net, symptôme d’un échec franco-allemand

La Tribune publiait, la semaine dernière, un article sur l’évasion fiscale des géants de l’e-commerce, dont on peut retrouver un extrait ici. Les chiffres sont sans appel. Amazon déclare 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires au Luxembourg et… 25 petits millions en France. Google ne déclare que 40 millions pour 800 millions. Ebay aurait payé 33 euros d’impôts sur les sociétés en 2008, Amazon rien.

Cela montre une distorsion de concurrence très nette, entre ces géants américains basés au Luxembourg, en Irlande ou autres pays «low-taxes» de l’UE, et les opérateurs français, la FNAC en tête (concurrent direct d’Amazon). Plus, cela représente un manque à gagner de 400 millions d’euros pour l’Etat français et devrait représenter 1 milliard d’euros en 2014.

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