Mediator : l’ex-ministre Henri Nallet mis en cause

Accusé de trafic d’influence, l’ancien garde des Sceaux de François Mitterrand a été entendu comme témoin assisté.

C’est la deuxième personnalité politique à avoir des soucis avec la justice dans l’affaire Mediator. En avril dernier, Marie-Thérèse Hermange, l’ex-sénatrice UMP avait été mise en examen pour trafic d’influence. C’est elle qui avait fait relire le rapport du Sénat à un « ami » du laboratoire. À présent, c’est au tour d’Henri Nallet, 74 ans, ministre de la Justice de François Mitterrand de 1990 à 1992 d’être inquiété.

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Le Brésil craint une guerre commerciale mondiale

Le ministre brésilien des finances accuse la Chine et les Etats-Unis de manipuler leurs taux de change. Il va porter le problème [devant] l’OMC.

Ben Bernanke, président de la Fed (caricature américaine, novembre 2010)

Le monde pourrait se trouver confronté à une «guerre commerciale» à grande échelle si les gouvernements continuent de spéculer sur la baisse des taux de changes pour favoriser leurs exportations, a prévenu le ministre des Finances brésilien, Guido Mantega.

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Désintox : le « mythe grec » de la retraite à 53 ans

L’information telle qu’elle esf relayée par les médias. Depuis quelques jours, de nombreux commentaires hostiles à la Grèce fleurissent sur les blogs et dans les commentaires d’articles de presse en ligne. La cause ? Plusieurs articles de journaux et émissions de radio ont appris aux Français que les Grecs partaient à la retraite… à 53 ans !

La Procession du cheval dans Troie par Giovanni Battista Tiepolo. (L'offrande fut introduite dans la cité grâce aux subterfuges de l'habile menteur Sínôn, cousin d'Ulysse).

La source de cette information : une dépêche, reprise en choeur par la quasi-totalité des journaux, indiquant que dans une interview accordée au Financial Times le ministre grec des affaires sociales avait déclaré que l’âge moyen de la retraite en Grèce allait passer de 53 ans à 67 ans.

Cette affirmation a suscité une vague de colère : “pas étonnant qu’ils soient dans une situation de faillite, ces fainéants, puisqu’ils partent en retraite sept ans avant nous !

Voici quelques extraits prouvant qu’une majorité de journalistes s’est contentée de recopier cette dépêche, parfois à la virgule près, induisant ainsi en erreur une bonne partie de leurs lecteurs :
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Retraites : un hold-up d’Etat

Le gouvernement s’apprête à réaliser un casse sur les retraites des 20 millions de salariés du privé dans la plus grande discrétion, révèle l’association Sauvegarde Retraites. Il profite du changement de statut de La Poste pour remplir les caisses de l’Ircantec, régime de retraite bénéficiant aux élus et fonctionnaires non titulaires. Et ce sont les cotisants de l’Arrco et de l’Agirc, c’est-à-dire les salariés et cadres du privé, qui sont détroussés. Le tour de passe-passe au profit du public orchestré par Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, est une première.

Quelles en sont les (grosses) ficelles ? Pour comprendre, il faut savoir que les employés de La Poste embauchés avant 1990 ont un statut de fonctionnaire et la retraite qui va avec. Depuis 1990, les pensions des postiers relèvent de l’Ircantec et, à partir de cette année, les nouveaux embauchés tomberont dans le régime commun (Sécurité sociale plus Arrco-Agirc). À l’occasion de ce changement, le Sénat a fait passer un amendement accepté par Christian Estrosi qui prévoit que l’Ircantec recevra une soulte du régime Arrco-Agirc. On parle de 5 à 6 milliards d’euros, rien à voir donc avec un pourboire ! L’argument avancé pour justifier la soulte est spécieux, estime Sauvegarde Retraites.
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Roumanie : les diplômes n’aident pas à l’emploi des jeunes

L’université roumaine est devenue une usine à chômeurs. Faute de revoir des filières et des programmes figés depuis l’ère communiste, elle forme des diplômés qui restent sur le carreau, dénonce Adevarul.

La révolution roumaine : manifestation anticommuniste à Bucarest, le 21 décembre 1989

Avec la transition de l’économie roumaine du socialisme au capitalisme, métallurgie, sidérurgie et pétrochimie ont, tour à tour, disparu.
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Procès UBS : «J’ai dénoncé 19 000 criminels et j’irai en prison»

Le témoin clé du procès UBS s’est exprimé dimanche soir sur la chaîne américaine CBS. De toute l’affaire, l’Américain sera le seul à aller en prison. Lui et «pas un seul banquier suisse», tonne-t-il.

«Je leur ai donné la plus grosse affaire de fraude fiscale au monde. J’ai dénoncé 19000 criminels internationaux et je serai le seul à aller en prison pour cela ? Et pas un seul banquier suisse ?» Bradley Birkenfeld a dénoncé le sort que lui ont réservé les autorités américaines, dimanche soir, s’exprimant pour la première fois dans l’émission 60 Minutes sur la chaîne américaine CBS.

Les confessions de l’ancien gérant basé à Genève ont abouti au versement d’une amende de 780 millions de dollars par UBS, en février 2009. Après un bras de fer juridique de six mois devant un tribunal de Floride, la Confédération s’est engagée à dénoncer 4450 clients, ouvrant une brèche dans le secret bancaire. Près de 10 000 fraudeurs se sont volontairement dénoncés au fisc des Etats-Unis, de crainte d’être poursuivis sur la base de ces informations.

«Bradley Birkenfled a fait gagner des milliards de dollars au contribuable américain et amené des milliers de personnes à se dénoncer», ce qui devrait lui valoir la reconnaissance du gouvernement, note son avocat Stephen Kohn devant les caméras de 60 Minutes.

Au lieu de cela, l’Américain a été condamné à 40 mois de prison par une Cour de Floride, en août dernier. Après un an d’arrêt à domicile avec un bracelet électronique à la cheville, il devra purger sa peine dès le 8 janvier, soit ce vendredi. Lire la suite

2009 : année record pour l’automobile en France, contrecoup attendu en 2010

En dépit de la crise, l’année 2009 sera un très bon cru pour le marché automobile français grâce aux aides gouvernementales, au moment où leur baisse prochaine pousse les clients à commander leur voiture avant le 31 décembre, alors qu’un contrecoup est attendu pour 2010.

Près de 2,27 millions de voitures devraient être immatriculées en France cette année, soit une progression de plus de 10% par rapport à 2008, a annoncé le ministère de l’Industrie, en saluant une année “record”.

Malgré la crise économique, 2009 sera ainsi la meilleure année depuis 1990, grâce à la prime à la casse et aux bonus écologiques.

Le mois de décembre est aussi marqué par des commandes de dernière minute de la part de clients soucieux de profiter à plein de ces aides gouvernementales, qui vont diminuer ou seront plus dures à obtenir au 1er janvier.

En cette fin d’année, “il y a plus de monde” dans les concessions automobiles et “les gens qui viennent sont quasi-systématiquement des acheteurs”, témoigne Olivier Lamirault, représentant des concessionnaires au Conseil national des professions de l’automobile (CNPA).

Les prises de commandes en ce dernier mois de l’année pourraient s’établir “15 à 20% au-dessus” du niveau enregistré un an auparavant, prévoit-il.

Les clients anticipent en effet la baisse progressive des aides gouvernementales, qui arrivera avec la nouvelle année.

La prime à la casse doit passer de 1.000 euros actuellement à 700 euros pour les voitures commandées à partir du 1er janvier 2010. La prime baissera ensuite à 500 euros au second semestre et à 300 en 2011.

Le bonus écologique doit aussi se durcir l’an prochain: pour le décrocher, il faudra acheter un véhicule qui émet moins de CO2 et la prime sera moins élevée.

Ces nouvelles conditions – moins favorables – font craindre aux professionnels un contrecoup sur le marché en 2010. Lire la suite

Quand Bruno Le Maire remet en cause la mondialisation

Laurent Pinsolle se demande si les récentes déclarations de notre ministre de l’agriculture, en réaction, à la chute des revenus agricoles, ne marquent pas un tournant dans la politique française en la matière.

« Nous, en Europe, nous sommes les champions d’un libre échange sans règles, sans contrôles, qui, à mon sens, est allé trop loin et doit être revisité ».

Cette critique de l’Europe ne vient pas de Nicolas Dupont-Aignan, mais bien de Bruno Le Maire. Simple posture ou vraie remise en question ?

Il faut dire que la crise de l’agriculture est aujourd’hui particulièrement sévère.

Le revenu des agriculteurs a ainsi baissé de 34% cette année, le ramenant à un niveau inférieur au début des années 1990 !

Et comme, parallèlement, le prix des produits agro-alimentaires n’évolue pas dans le même sens, il est parfaitement légitime que le ministre de l’agriculture affirme « qu’il faut une meilleure répartition de la valeur ajoutée, ce n’est pas normale qu’en période de crise, les seuls à trinquer, ce soient les producteurs ».

Cette nouvelle déclaration semble donc indiquer que la France veut sérieusement remettre en cause les réformes de la PAC, comme l’annonçait la réunion de 22 ministres de l’agriculture à Paris il y a quelques jours. Lire la suite

Vers une crise immobilière en Algérie ?

Certes, ce n’est pas Dubaï, mais tout de même … La crise financière mondiale a sérieusement impacté le marché immobilier en Algérie.

Les transactions immobilières ont ainsi chuté de 80% en 2009. Les prix à la vente et à la location ont baissé respectivement de 40 et 30%.

Certes, si les prix affichés en vitrine mentionnent toujours des prix très élevés, la vente se conclut bien souvent à des tarifs inférieurs de 30 à 40%. La rançon du succès passé, assortie des conséquences de la crise mondiale. Rappelons en effet que l’Algérie se trouvait jusqu’en 2008 en pleine bulle immobilière, les prix ayant triplé de 2003 à 2008.

Selon la Fédération nationale des agences immobilières (FNAI), la tendance devrait se poursuivre, mais sans que le marché se stabilise sur la valeur réelle des biens, exagérément surévalués jusqu’alors, la spéculation règnant en maître. Les experts prévoient la poursuite de la tendance baissière jusqu’à 2011, au moins.

Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, M. Moussa, a annoncé quant à lui, devant les membres du Conseil, que son département prépare actuellement un nouveau projet de loi. Le texte, qui sera présenté au parlement, portera essentiellement sur la réorganisation de l’activité de promotion immobilière, régie par le décret 03-93.

La fédération du BTPH, affiliée à la Confédération algérienne du patronat (CAP), a récemment dénoncé, quant à elle, ce qu’elle considère comme étant «des procédures abusives» de toutes sortes, qui se multiplient actuellement en matière de vente de logements sur plans.

Rappelons, par ailleurs, qu’en juillet 2009, Emaar, le géant immobilier des Emirats arabes unis, avait annoncé avoir fermé son bureau à Alger. Raisons invoquées : les difficultés rencontrées dans le pays pour pouvoir concrétiser ses projets. A moins que cela ne soit déjà les prémices de la crise de Dubaï ?

Le Blog Finance