Mont-Blanc (74) : Cristal, le trésor des montagnes

Ils sont plusieurs dizaines chaque année à explorer les entrailles du Mont-Blanc à la recherche de quartz. A 4.000 mètres d’altitude ou sous terre, ils espèrent tous dénicher ces cristaux qui font rêver certains collectionneurs.

Dans le massif du Mont-Blanc, le rendez-vous n’est connu que des initiés. Dans un ancien palace se tient une bourse où 600 amateurs se pressent pour admirer des cristaux aux mille reflets ou aux formes parfois étranges. Les plus rares se négocient plusieurs milliers d’euros et les collectionneurs viennent du monde entier, comme ce Japonais venu chercher des quartz alpins du Mont-Blanc. Dans les Alpes, la chasse aux cristaux est une tradition longtemps restée secrète.

Aux yeux des collectionneurs, les trésors restent toutefois rares car les plus beaux cristaux sont aussi les plus inaccessibles. Chaque été, quelques dizaines de cristalliers explorent les entrailles du Mont-Blanc à plus de 3 000 mètres d’altitude : un terrain à hauts risques réservé aux alpinistes les plus chevronnés.

Inde : Mines d’uranium, les populations sacrifiées de Jadugoda

En Inde, dans l’État du Jarkand, les déchets radioactifs de plusieurs mines d’extraction d’uranium mettent en danger la population locale. Selon les activistes locaux, les conséquences sanitaires sont immenses : cancers, problèmes respiratoires, infertilité, fausses couches…

Certains riverains osent exprimer leur colère, mais la plupart se taisent, car la compagnie qui exploite ses mines est aussi l’employeur principal.

(Merci à Tilak)

Mexique-États-Unis : « La Route de l’argent »

Découverte de la «Route de l’argent», qui relie Taxco au Mexique à Las Vegas aux États-Unis. Il y a 500 ans, les colons espagnols ont tracé cet itinéraire, long de quelque 3.000 km, pour acheminer l’argent extrait des mines vers le Nord et l’Occident.

Christophe Cousin croise en chemin des mineurs, des marchands, des chercheurs de trésor, des rêveurs, des ermites ou encore des artisans qui travaillent à la main le précieux métal.

Le Mans/Angers : A la rencontre de chercheurs d’or

Cu, Zn, Pb, Au, Ag…. cuivre, zinc, plomb, or, argent… Nos sous-sols en seraient gorgés mais personne pour toucher le pactole. L’ex-ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg avait dit vouloir “donner une nouvelle ambition à la France, celle de redevenir un pays dans lequel on peut exploiter des mines“. Dont acte.

En juillet dernier, quelques sociétés dont Variscan, obtiennent des permis de recherches sur 17 communes de la Sarthe, de la Mayenne et du Maine-et-Loire. Mais des associations invoquent un leurre façon gaz de schiste, avec les mêmes promesses d’emplois sur le dos de l’écologie.


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Dans les sous-sols de StocaMine, la bombe à retardement alsacienne

En une minute et demie, la cage d’ascenseur du puits Joseph avale les 550 mètres de profondeur dans un grincement de ferraille et de bois. Lampe frontale sur le casque, autosauveteur à oxygène en bandoulière, les mineurs parcourent les 100 km de galeries de l’ancienne mine de potasse Joseph-Else, creusée dans le sous-sol de Wittelsheim (Haut-Rhin).

Direction non pas la taille de sel mais les cavités où dorment du mercure, de l’arsenic, du cyanure et de l’amiante. Là, 44.000 tonnes de déchets industriels ultimes, non recyclables et hautement toxiques, gisent dans un centre de stockage unique en France, StocaMine.

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Canada : “Trou Story”

(Texte introductif rédigé par Cathare, l’un de nos lecteurs, qui nous a également signalé l’existence de ce documentaire, merci à lui ainsi qu’à Richelsdorfite)

L’industrie minière et le Canada possèdent une histoire commune où l’exploitation des ressources minérales a marqué d’une très forte empreinte certaines régions en raison d’enjeux importants qui allaient parfois bien au-delà des frontières du pays.

La première partie du film est dédiée à l’histoire des compagnies minières, leur importance économiques primordiale et leur liens très intimes avec les gouvernements successifs. Il s’agit également de rendre hommage aux pionniers, à l’importante main d’œuvre qui afflua du pays comme ailleurs et aux luttes syndicales qui s’échelonneront sur plusieurs générations de travailleurs.

Les auteurs de ce documentaire souhaitent illustrer l’émergence et le développement de l’une de ces régions par l’étude du territoire qui chevauche le nord-est Ontarien et le nord-ouest Québécois, reconnu comme ayant un sous-sol parmi les mieux dotés au monde en or, nickel, cuivre, etc.

La suite du film tente de dresser le portrait actuel de cette industrie qui tient une place toujours aussi prépondérante sur le plan économique, particulièrement en région. En est-il de même politiquement ? Quel impact sur l’environnement mais aussi sur le citoyen et les communauté ?

Richard Desjardins et Robert Monderie partagent leur vision a travers un documentaire engagé mais qui possède l’immense mérite d’aborder un sujet méconnu du grand public.

Chili : La plus grande mine de cuivre du monde dévore la montagne

Au-dessus du désert montagneux de l’Atacama, dans le nord du Chili, le ciel est plombé. Un immense voile de poussière pèse sur Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre du monde. Ils sont 15.000 à y travailler nuit et jour. Le métal léger est de plus en plus demandé dans le monde entier, si bien que la mine est en constante expansion.

Elle finit par tout engloutir, même la ville qui lui a donné son nom, juste à côté. Peu à peu, les terrils recouvrent rues et maisons, anéantissant toute vie dans la cité, qui comptait autrefois 2. 000 habitants. Ce reportage suit au quotidien un mineur, Raul Alfaro, et sa famille, aujourd’hui contraints de quitter leur maison.

Australie : Un aborigène déjoue les projets d’Areva

Face aux 14.000 tonnes d’uranium logées dans les terres septentrionales d’Australie, Areva nourrissait de grandes ambitions. Le gisement était estimé à 2 milliards de dollars, selon média australien ABC News. Mais le géant du nucléaire français peut mettre au placard ses permis d’exploitation et ses velléités minières: des Aborigènes ont gagné le combat qu’ils menaient depuis des décennies contre les mines qui devaient être creusées sur leur territoire de Koongarra.

Après la découverte de gisements d’uranium en 1970, cette zone d’une douzaine de km2 avait été exclue du parc national de Kakadu, se retrouvant de ce fait privée de protection légale. La bataille de ces Aborigènes, et en premier lieu du propriétaire traditionnel de cette terre, Jeffrey Lee, a permis de la classer l’année dernière au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco, puis de la réintégrer pleinement, en février, au parc national.

En 2011, une délégation australienne avait ainsi fait le voyage jusqu’à Paris pour rencontrer le comité de l’Unesco et le convaincre de classer le site, rapporte un article d’ABC News. Selon le média australien, ”le gouvernement a déclaré que le géant de l’énergie Areva avait formellement demandé que la nomination de Koongarra soit retirée de l’agenda de la rencontre”.

Le journal avance également que l’Aborigène a reçu “d’énormes pressions” pour cesser d’entraver les projets miniers d’Areva, et aurait pu devenir “l’homme le plus riche d’Australie” s’il avait cédé. “Il est légitime d’estimer que ces offres d’Areva relevaient de la corruption, pas nécessairement sur le plan juridique mais assurément sur le plan moral”, accuse l’Observatoire du nucléaire.
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Guyane : Permis de polluer pour l’or

La société Rexma pourra exploiter une zone proche du Parc national. L’impact s’annonce catastrophique.

Il s’appelle Limonade, du joli nom d’une crique de Guyane française, mais recèle tous les ingrédients d’un cocktail explosif pour Arnaud Montebourg. Le 26 octobre, le ministère du Redressement productif a accordé à la société française Rexma le permis d’exploiter l’or alluvionnaire dans le secteur de la crique, à proximité du village de Saül, en lisière du Parc national de Guyane. La publication du permis Limonade au Journal officiel, le 11 décembre, a mis le feu aux poudres : la centaine d’habitants de ce village, situé en pleine forêt amazonienne, à 250 kilomètres du littoral, combat ce projet depuis 2005 et a ressenti cette décision comme un camouflet. Elle a immédiatement rédigé une pétition pour manifester sa colère.

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Grandes manoeuvres autour des métaux rares

A quelques kilomètres de la frontière du Nevada, le long de la route I-15 qui traverse le désert californien du Mojave, le panneau est balayé par le vent : “Mountain Pass, 30 habitants”. Au-delà des quelques baraques refroidies par la tempête qui secoue la Californie en cette fin janvier, un chemin goudronné conduit au site minier de Molycorp. Là se joue une bataille industrielle de portée mondiale.

Cette jeune entreprise américaine y relance la production d’un gisement de terres rares. Ces métaux stratégiques sont indispensables au développement de nombreux produits de haute technologie, comme les aimants pour les véhicules hybrides ou les éoliennes, et les alliages à destination de l’aéronautique ou des industries de la défense : pas de technologies vertes sans ces matériaux rares.

A l’image de Molycorp, les projets d’extraction de terres rares se multiplient à travers le monde. “C’est comme un remake mondial de la ruée vers l’or, avec tout ce que cela peut avoir de romantique et d’effet de mode dans certains milieux financiers”, raconte Jack Lifton, consultant américain et spécialiste de ces minerais.

La croissance de la demande pour ces métaux stratégiques et le poids écrasant de la Chine sur ce marché expliquent cette recherche de nouveaux gisements, notamment en Australie ou au Canada. Mais échapper à la mainmise chinoise n’est pas chose simple. Au-delà de l’extraction des terres rares, le savoir-faire industriel de la transformation des minerais est aussi indispensable.
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