Migrants, réfugiés : Une chance pour l’économie européenne ?

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne veut mettre en place des quotas de répartition des réfugiés. L’Allemagne et la France sont pour, la République Tchèque et la Slovaquie refusent. La France devrait accueillir 24.000 réfugiés d’ici deux ans, alors que l’Allemagne en attend 800.000! Pourquoi un tel différentiel de politique migratoire? Les migrants sont-ils une chance pour l’économie européenne?

États-Unis : Plus d’un tiers des comtés sont en train de mourir

Washington (Associated Press) – Un nombre record de comtés américains – plus de 1 sur 3 – sont en train de mourir, frappés par le vieillissement de la population et des économies locales affaiblies qui poussent les jeunes adultes à chercher des emplois et bâtir une famille ailleurs.

Detroit, Michigan

Les évaluations du nouveau recensement de 2012, publiées jeudi, soulignent que la population se déplace, pendant que les États-Unis se heurtent à la croissance la plus molle depuis la Grande Dépression.

Les résultats reflètent également l’importance économique croissante de résidents d’origine étrangère, alors les États-Unis réfléchissent à une refonte d’une importante loi fédérale de 1965 sur l’immigration. Sans les nouveaux immigrants, de nombreuses agglomérations comme New York, Chicago, Detroit, Pittsburgh et Saint-Louis auraient affiché une évolution démographique nulle ou négative l’année dernière.

« Les immigrants sont des innovateurs, des entrepreneurs, ils font bouger les choses. Ils créent des emplois », a déclaré le gouverneur du Michigan Rick Snyder, un républicain, lors d’une conférence sur l’immigration dans son État, la semaine dernière. Affirmant que le Michigan devrait être une destination de choix pour les immigrants légaux, afin de dynamiser Detroit et d’autres zones en difficulté, Snyder a lancé un appel : « S’il vous plaît, venez. »
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Ces vieux migrants “piégés” en France

Les travailleurs africains arrivés en France dans les années 1960 et 1970 sont aujourd’hui à la retraite. La plupart ont décidé d’y rester. Sans cesser de rêver au « bled. »

Assemblés dans un café au milieu d’une collection de poteries traditionnelles, une dizaine d’hommes aux cheveux blancs bavardent autour d’un thé à la menthe en disputant d’interminables parties de dominos. Sur un meuble, un globe terrestre qu’une main anonyme a arrêté sur le continent africain… Non, la scène ne se déroule pas dans un pays du Maghreb, mais dans le quartier de Belleville, à Paris. Ouvert depuis cinq ans, le café social Ayyem Zamen (« le temps jadis, » en arabe), accueille les chibanis, les « anciens » venus d’Afrique.

« La plupart sont des hommes seuls, arrivés en France il y a trente ou quarante ans pour faire vivre leur famille restée au pays, explique André ­Lefebvre, l’animateur du lieu. Ils ont toujours pensé repartir un jour, au plus tard à l’âge de la retraite. Mais ce lieu existe et continuera d’exister parce que nous partons du principe que la grande majorité d’entre eux ne retourneront jamais en Afrique.»

Assis à une table, Ayad, depuis peu à la ­retraite, il touche 1 000 euros par mois, en comptant sa retraite ­complémentaire, qu’il consacre ­presque entièrement au paiement du loyer et aux courses quotidiennes. « Évidemment, j’aimerais rentrer au pays, murmure-t-il en sirotant un café, mais ça n’est pas possible pour l’instant, ça me coûterait trop cher. Et puis, j’ai mes copains entre Ménilmontant et la porte des Lilas… »

Ayad n’est pas un cas isolé

Selon le ministère du Travail, il y aurait aujourd’hui en France près de 71 000 migrants étrangers âgés de plus de 65 ans et percevant une aide au logement. Une grande majorité d’entre eux (85 %) sont mariés dans leur pays d’origine, où ils ne font pourtant que des séjours de courte durée. Selon une étude établie à partir des chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) datant de 1999 et 2005 et réalisée par Rémi Gallou, chercheur à la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), les foyers de migrants abriteraient 60 % de personnes originaires du Maghreb et 30 % d’Afrique subsaharienne, les autres venant d’Europe orientale et ­d’Europe méridionale, de Turquie et d’Asie.

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La Chine va-t-elle nous bouffer ?

Philippe Cohen et Luc Richard livrent dans ” Le Vampire du Milieu “, une enquête saisissante sur l’envers du décor du modèle chinois. Non seulement l’économie de marché n’a pas converti la deuxième puissance mondiale à la démocratie, mais elle n’a pas amélioré la vie des Chinois…

La naïveté vis-à-vis de la Chine est-elle une tradition des élites françaises ?

Il y a quelques décennies, la fine fleur de l’intelligence revenait émerveillée de voyages très organisés dans quelques villages Potemkine du paradis maoïste. Depuis quelques années, le gratin des patrons français croyait avoir trouvé le paradis du capitalisme dans quelques mégalopoles côtières chinoises.

Alors que brille l’Exposition universelle de Shanghai et que la plupart des médias continuent de s’émerveiller de la réussite chinoise, l’enthousiasme retombe dans les milieux économiques français. Mais, comme chez nos ex-maos, le pressentiment de s’être fait piéger ne pousse pas nos entrepreneurs déçus à l’analyse publique.

Le passionnant et terrifiant livre écrit par (…) Philippe Cohen et Luc Richard, longtemps correspondant de Marianne en Chine, permet de comprendre ce qui s’est passé.

Ils nous avaient prévenus, il y a cinq ans, avec un premier ouvrage, ” La Chine sera-t-elle notre cauchemar ? ” (Mille et Une Nuits), et ont, depuis, poursuivi leur enquête sur l’envers du décor de ce ” modèle chinois “, un système sans précédent : une dictature qui a misé sur la mondialisation sauvage, avec, comme atout décisif, un immense prolétariat esclave dressé par un demi-siècle de communisme.

Car là résidait le principal intérêt de la Chine aux yeux des financiers d’Europe et d’ailleurs : une main-d’oeuvre de 20 à 30 fois moins chère, leur permettant de s’affranchir d’un salariat occidental protégé.

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A Budapest, les “bananes” ont la vie dure

Arrivés en Hongrie avant la chute du communisme, les immigrés Chinois ont fait du pays la plaque tournante du commerce avec l’Europe centrale et orientale. Mais leur présence suscite l’hostilité.

Je ne suis pas raciste, mais je déteste les Chinois et les Noirs.” Cette phrase, entendue lors d’une enquête sur l’accueil des élèves étrangers dans les établissements hongrois, est devenue familière. Alors même que le nombre des nouveaux immigrés ne cesse de baisser en Hongrie (leur taux n’atteint pas 2 % de la population), la xénophobie a doublé. Les Chinois sont les premières cibles de ces attaques.

Mais il n’existe pas de quartier chinois. Probablement parce que la mafia chinoise a, dès les années 1990, jugé plus prudent qu’ils vivent dispersés. En revanche, aux alentours du marché des Quatre-Dragons, leur densité est patente. Ceux de la colonie qui ne parlent pas hongrois – et ils sont majoritaires – peuvent y régler presque tout. On y trouve coiffeurs, médecins, restaurants et lieux de divertissement. En 2002, ils ont ouvert leur propre établissement bancaire, la Bank of China – signe que les Chinois rechignent à se mélanger à la population locale.

C’est particulièrement vrai à Budapest, où les affaires du marché chinois du 8e arrondissement discréditent la colonie. Les produits de haute technologie de l’industrie mécanique et électronique, qui atteignent un montant de quelque 7,5 milliards de dollars [5,5 milliards d’euros], représentent 80 % des échanges économiques entre la Chine et la Hongrie.
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Implosion occidentale et croissance chinoise

Une tribune libre de Michel Drac

La plupart des Occidentaux sont encore aujourd’hui convaincus que les USA possèdent une économie infiniment plus puissante, performante et créatrice de richesses que l’économie chinoise.

Il est fréquent qu’on vous oppose, quand vous évoquez la montée en puissance de la Chine, le ratio qui existe entre le PIB US au taux de change courant (14 400 milliards de dollars en 2008) et son équivalent chinois (4 300 milliards pour la même année), soit à peu près le chiffre magique de 3.

Voyons, comment pouvez-vous évoquer une situation de quasi-parité entre Chine et USA en termes de puissance économique, alors que le PIB des USA est trois fois plus gros que celui de la Chine ? Et comment pouvez-vous dire que le système US n’est pas forcément plus performant que le système chinois, alors que les USA, quatre fois moins peuplés que la Chine, ont un PIB trois fois plus important ? Voyons, le PIB par habitant des USA est 13 fois plus élevé que celui de la Chine !

Pour mesurer à quel point ce type d’interrogation est en soi révélateur de la confusion carte/territoire qui constitue, dans l’actuelle phase de paraphrénie collective, l’essence du mode de pensée de nos contemporains occidentaux, il faut ici rappeler quelques évidences.

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Roumanie : les diplômes n’aident pas à l’emploi des jeunes

L’université roumaine est devenue une usine à chômeurs. Faute de revoir des filières et des programmes figés depuis l’ère communiste, elle forme des diplômés qui restent sur le carreau, dénonce Adevarul.

La révolution roumaine : manifestation anticommuniste à Bucarest, le 21 décembre 1989

Avec la transition de l’économie roumaine du socialisme au capitalisme, métallurgie, sidérurgie et pétrochimie ont, tour à tour, disparu.
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