Dès 2020, on roulera avec de l’essence aux algues

Lancé le mois dernier près de Montpellier, le projet Salinalgue, porté par GDF Suez et Air liquide, vise à produire à grande échelle une microalgue utilisée comme biocarburant automobile.

Dunaliella salina est une espèce d'algue verte halophile que l'on peut trouver plus particulièrement dans les marais salants et les zones dont la salinité est moyenne.

 A première vue, le salin de l’île Saint-Martin, près de Montpellier, ressemble à n’importe quel autre marais salant. Pourtant, c’est là qu’a été inauguré le 5 avril le projet Salinalgue mené par un consortium porté par deux industriels, la Compagnie du vent, filiale de GDF Suez et Air liquide, trois PME, l’Etat, cinq grands laboratoires et une fondation.

Objectif?

Produire à l’échelle industrielle une microalgue, la Dunaliella salina, pour l’utiliser comme additif au carburant de nos voitures.(…)

« C’est le même principe que le colza par exemple, détaille le chercheur. L’huile est séparée pour être mélangée au carburant classique à hauteur de 7% pour un litre. Le reste, sous forme de protéines, deviendra du tourteau pour l’alimentation du bétail. » Rien n’est perdu.

Et, à l’opposé des agrocarburants actuels (lire ci-dessous), la Dunaliella salina ne monopolise aucune terre arable et ne consomme que de l’eau salée, pour un rendement énergétique 10 fois plus élevé, soit 10 t d’équivalent pétrole (tep) par hectare.

(…)

Seul bémol : comme les biocarburants actuels, son rendement est inférieur au carburant classique. En clair, l’automobiliste roulera quelques kilomètres de moins pour des tarifs à la pompe identiques… le prix à payer pour la défense de l’environnement.

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