Pour Michel Sapin, l’Etat français est «totalement en faillite» (Màj)

Addendum 2 :


Michel Sapin sur Radio J :

Les Echos

Addendum 1 :
(…) Le ministre a répondu en reprenant l’expression de M. Fillon évoquant “un Etat totalement en faillite“, non pas pour décrire la situation actuelle, a expliqué plus tard son entourage, mais pour ironiser sur la formule de 2007 de l’ancien Premier ministre UMP.

M. Sapin a affirmé à l’AFP qu’il ne considérait pas la France comme un “Etat totalement en faillite“. (…)

AFP (via Yahoo)

(…) On se souvient de François Fillon déclarant en septembre 2007 être à la tête d’un Etat en faillite. Ce qu’avait démenti Nicolas Sarkozy peu après. Cette fois-ci c’est Michel Sapin, le ministre du Travail qui reprend l’expression. « Il y a un Etat mais c’est un Etat totalement en faillite » a-t-il lancé sur Radio J dimanche. (…)

La Tribune

(Merci à perubu et kaos)

France : Les chômeurs seraient près de 9 millions

Il n’y aura pas de miracle de Noël. Publiés aujourd’hui [27 décembre 2012], les chiffres du chômage de Pôle emploi de novembre devraient être, encore une fois, mauvais et en hausse pour le 19e mois consécutif. Le gouvernement met donc la pression sur les partenaires sociaux pour qu’ils parviennent au fameux « compromis historique », qui doit réformer le marché du travail.

Pour l’instant, les négociations patinent. Hier Michel Sapin, le ministre du Travail, a fait le point sur le dossier avec François Hollande à l’Elysée. A l’issue de cet entretien, il a averti : « Chacun (doit) prendre ses responsabilités », et d’insister sur l’importance que les syndicats « aboutissent à un accord les 10 et 11 janvier prochain ». C’est que l’état du marché du travail devient de plus en plus alarmant, avec le seuil symbolique des 3 millions de chômeurs (catégorie A) franchi en septembre. Michel Sapin a promis hier « une mobilisation maximale de tous les outils en faveur de l’emploi ». L’arsenal du gouvernement est déjà connu : contrats d’avenir et contrats de génération. Mais suffira-t-il vraiment pour atteindre l’objectif d’inversion de la courbe du chômage à la fin de l’année 2013 ? Pas si sûr.

Sur le terrain, les associations de chômeurs sont sceptiques. Elles pointent du doigt un phénomène qui monte : les décrocheurs de Pôle emploi, ces non-inscrits ou désinscrits qui viennent nourrir la masse des chômeurs dits « invisibles ».

Si, toutes catégories confondues, on recense officiellement 5 millions de chômeurs, ils seraient en fait près de 9 millions en comptant les sans-emploi « fantômes » et les victimes de temps partiels subis qui souhaiteraient travailler plus sans pouvoir le faire.

« Les gens qui disparaissent de nos radars sont en augmentation », confirme Sylvette Uzan-Chomat, conseillère et membre de SNU Pôle emploi. « Savoir qu’on ne sera pas indemnisé ne motive pas, en plus de l’offre d’emploi limitée. Le manque de personnel ne permet pas non plus d’encourager les chômeurs », ajoute-t-elle. « Les chômeurs invisibles ne croient pas en Pôle emploi, où les conseillers ont un trop grand nombre de cas à gérer », souligne Alain Marcu, d’Agir contre le chômage (AC !). Parmi eux, les jeunes et les femmes sont surreprésentés. C’est « un vrai enjeu », admet-on au ministère du Travail.
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Cette endogamie congénitale du capitalisme français qui empêche de régler le cas PSA

Par Eric Verhaeghe

Le patron de PSA lié à Martine Aubry, Didier Migaud ou Pierre Moscovici… Son directeur général des marques lié à Martine Aubry, Henri Emmanuelli ou Michel Sapin… Le problème qui étouffe l’industrie française ne tient-il pas à une connivence entre élites qui se recrutent par cooptation ?

Philippe Varin

Derrière les apparences et les grands mouvements de moulinet destinés à cacher l’impuissance gouvernementale, les coulisses de l’affaire PSA sont une nouvelle illustration du mal dont la France est affectée : l’endogamie capitalistique.

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François Hollande et le monde des affaires

En choisissant comme directeur de campagne le vice-président du Cercle de l’Industrie – lobby réunissant les PDG des principaux groupes industriels français – le candidat de la gauche de droite aux prochaines élections présidentielles a envoyé un signal, on ne peut plus clair, aux marchés financiers : l’alternance ne constituera pas une menace, bien au contraire, pour les classes possédantes.

Après José Sócrates, José Luis Zapatero, George Papandréou et Elio Di Rupo, François Hollande sera-t-il le prochain dirigeant socialiste à prétexter la « crise des dettes publiques » pour imposer aux travailleurs l’austérité et la régression sociale ? Au vu du pédigrée de ses responsables de campagne, il y a tout lieu de le craindre : c’est que les principaux conseillers dudit candidat se signalent par leur proximité avec le monde des affaires et leur volonté de rassurer l’Europe des marchés.

A moins de quatre mois des élections, un passage en revue des troupes s’imposait.

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La Grèce n’est pas la seule à “maquiller” sa dette

Maquillage de comptes ou habillage légal de bilan ? Sous le feu des critiques pour leur responsabilité dans la crise financière, les banques de Wall Street, Goldman Sachs en particulier, sont au coeur d’un nouveau scandale.

Cette fois, il ne s’agit plus de “subprimes”, ces crédits hypothécaires explosifs vendus à des ménages modestes, mais de produits financiers sophistiqués proposés à des Etats endettés pour enjoliver leurs comptes.

L'escamoteur, attribué à Jérôme Bosch (vers 1500)

Encore une fois, la Grèce est au coeur de cette affaire. Mais le pays est, semble-t-il, loin d’être le seul à avoir eu recours à des astuces financières conseillées par des banques de New York et de Londres.

Le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et le Portugal ont, eux aussi, “optimisé” leurs comptes avec l’aide de Goldman Sachs, JP Morgan, Barclays ou encore “feu Lehman Brothers”.

Dans le cas grec, la très controversée Goldman Sachs aurait, selon la presse allemande et américaine, offert ses services à Athènes pour réduire, en 2001, ses déficits en utilisant des “swaps de devises”. Un outil qui permet de se protéger des effets de changes en transformant en euros la dette initialement émise en dollars et en yens.

“Légal !”, affirment les autorités grecques. Sauf que le taux de change utilisé ici aurait été exagérément favorable. Bilan de l’opération : 1 milliard d’euros de dette gommée pour le pays et 300 millions de commissions empochés par la banque.

“Ce serait une honte s’il s’avérait que les banques, qui nous ont déjà amenés au bord du précipice, ont également participé à la falsification des statistiques budgétaires de la Grèce”, a réagi la chancelière allemande, Angela Merkel, mercredi 17 février.

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