Quand le gouvernement taxe en mode express

Début novembre, lors de son émission Face aux Français, François Hollande avait fait une promesse : “Que les choses soient bien claires, il n’y aura pas d’impôt supplémentaire sur qui que ce soit” (à partir de 2015, ndlr).

Il y a une semaine, son ministre des finances, Michel Sapin, a confirmé la promesse dans une interview accordée au journal Le Monde. Plus qu’un mois pour voter de nouvelles taxes… alors que les textes budgétaires sont quasiment bouclés.

Le gouvernement a donc dû accélérer le mouvement et la scène s’est jouée mardi soir dernier à l’Assemblée nationale. Les députés réajustaient pour la dernière fois le budget de l’Etat. Le gouvernement en a profité pour faire passer en priorité un amendement visant à augmenter de 50% la taxe que paient les grandes surfaces. Est-ce un renoncement à la promesse présidentielle ?

Suisse : La France veut-elle se renflouer avec les banques helvètes ?

Le monde de la finance suisse est en émoi : l’UBS, une des grandes banques suisses, vient d’être mise en examen en France pour « blanchiment aggravé et fraude fiscale », et condamnée à payer une caution de 1,1 milliard d’euros, qui augure de l’importance de la condamnation finale qu’elle encourt. Dans les milieux d’affaires et politiques helvètes, on évoque une « affaire d’État », et on soupçonne la France se « s’attaquer à la Suisse pour renflouer » le pays.

Le Parquet de Paris reproche à UBS d’avoir démarché illégalement des Français fortunés résidant en France, et de les avoir incités à placer leur argent en Suisse entre 2004 et 2012. La banque aurait créé un système de double comptabilité pour dissimuler les transferts  de capitaux de la France vers la Suisse.

D’après le journal suisse Le Temps, une caution d’un montant aussi exorbitant suggère que la France va infliger une amende à la banque comparable à celles que les États-Unis ont récemment réclamées à des établissements bancaires.

Selon Le Temps, la Cheffe suisse du Département Fédéral des Finances, Éveline Widmer-Schlumpf, a tenté d’intercéder auprès du ministre français des Finances, Michel Sapin, pour négocier une « solution raisonnable ». Mais Sapin aurait refusé de négocier. « On ne solde pas la fraude », aurait indiqué son ministère.

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Chômage : près de 10.000 demandeurs d’emploi de plus en juin

Fin juin, la France comptait 3.662.100 chômeurs n’ayant pas du tout travaillé dans le mois, soit quelque 10.000 de plus qu’en mai. C’est surtout sur les seniors qu’a pesé cette hausse. Leur nombre frôle désormais les 800.000.

Publié deux jours après le vote du pacte de responsabilité par le Parlement, c’est un chiffre qui va faire office d’état des lieux avant réforme. La France comptait à la fin juin 3.662.100 chômeurs n’ayant pas du tout travaillé dans le mois (3.398.300 en métropole), en hausse de 9.400, soit +0,3 %, selon les statistiques diffusées ce vendredi par le ministère du Travail.

C’est certes trois fois moins que le mois précédent, qui avait enregistré quelque 30.000 demandeurs d’emploi de catégorie A supplémentaires. Mais c’est le signe que le chômage n’a toujours pas atteint un palier. D’autant que si l’on intègre les personnes qui pointent à Pôle emploi mais ont travaillé dans le mois, la situation n’est pas meilleure. Leur nombre a lui aussi crû, de 23.000, soit + 0,5 %. Il a atteint 5.343.100 sur la France entière et 5.043.200 en métropole.

C’est surtout sur les seniors qu’a pesé le mois dernier la hausse des demandeurs d’emploi. Le nombre de 50 ans et plus au chômage se rapproche désormais des 800.000, à 788.000. La tranche d’âge 25-49 ans a vu son nombre de chômeurs légèrement augmenter (+4.000 en catégorie A), pour atteindre 2.075.200. La seule éclaircie est pour les moins de 25 ans. Ils ont été moins touchés en juin qu’en mai pour ce qui est des chômeurs sans activité mais leur nombre n’a baissé que d’un peu plus d’un millier, à 535.100. En ajoutant ceux qui ont travaillé dans le mois, en revanche, on trouve encore une fois un solde positif.

Les Échos

Chômage : les reprises d’emploi au plus bas depuis 2009

La publication, chaque trimestre par le ministère du Travail, des résultats de son enquête récurrente sur « les sortants des listes de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi » est l’occasion de constater que ses statistiques mensuelles minorent systématiquement l’ampleur des retours à l’emploi.

La « faute » en grande partie aux nombreux chômeurs qui se contentent de ne pas pointer lorsqu’ils retrouvent du travail plutôt que de prévenir. De quoi souffler, habituellement, un semblant d’optimisme quand le chômage augmente.

Mais c’est malheureusement loin d’être l’enseignement essentiel de la dernière édition de cette enquête qui porte sur ce que deviennent les ex-chômeurs sortis du décompte de Pôle emploi en septembre 2013. Ce mois-là, le ministère a dénombré seulement 195.118 chômeurs désinscrits parce qu’ils avaient retrouvé un poste. C’est une mauvaise nouvelle : depuis le début de l’enquête trimestrielle, en juin 2002, c’est seulement la cinquième fois que ce chiffre passe sous les 200.000. La précédente, c’était en décembre 2010, soit près de trois ans avant. Et jusqu’à présent, le plancher des 200.000 n’avait jamais été enfoncé un mois de septembre.

L’étude accumule les nouvelles inquiétantes sur les difficultés de réinsertion des chômeurs sur le marché du travail.

Si l’on s’intéresse non pas au nombre absolu mais à la proportion de personnes ayant été désinscrites de Pôle emploi, le constat est encore plus sombre.

Sur les 451.000 sorties enregistrées, 43,3 % seulement ont repris un emploi. Il n’y a qu’en mars 2009 qu’une plus mauvaise performance avait été enregistrée.

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Olivier Delamarche : « Si le Japon continue sur cette pente, il va envoyer le yen à zéro »

Le 14 avril, l’assouplissement de la politique monétaire de la BCE pour contrer l’euro fort, a été le thème abordé par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion et Isabelle Reux-Brown, directeur général délégué en charge des gestions de Vega Investments, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

« Je ne vois pas pourquoi on est si bas sur les taux français alors qu’on n’a fait aucune réforme et qu’on ne fait rien pour baisser la dette. Si vous avez des taux aussi bas partout dans le monde, c’est que vous n’êtes pas sortis de récession. »

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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France : forte hausse du chômage en février et nouveau record (Màj : affluence record aux Restos du cœur)

Addendum du 27/03/14 : Plus d’un million de personnes ont bénéficié des Restos du cœur cet hiver, un record

«C’est pas bientôt fini?» se demandent les Restos du coeur dans leur bilan de cette 29e campagne hivernale. Olivier Berthe, président de l’association, a peu d’espoir quant à une baisse de la précarité. Au micro de RTL, il estimait ce matin que «tant que la courbe du chômage ne sera pas inversée, nous ne pouvons pas avoir l’espoir que la situation de nos associations s’améliore avant deux ans». 31.500 chômeurs de plus en février, «ce sont probablement 31.500 personnes qui dans dix-huit ou vingt-quatre mois risquent de fréquenter les centres des Restos du cœur quand ils seront en fin de droits».

Mais les effets néfastes de la précarité pourraient être visibles bien plus tôt. En effet, le taux de chômage n’est pas le seul à avoir explosé en février. Les radiations ont elles aussi bondi de 28,2% sur un mois, privant un nombre grandissant de chômeurs d’indemnisation et les plongeant donc un peu plus dans la précarité.

Conséquence directe d’un emploi en berne, la précarité s’aggrave en France à chaque campagne de l’association de soutien aux plus démunis depuis cinq ans. Cet hiver, c’est plus d’un million de personnes qui ont été accueillies par les antennes locales. Un triste record.

Le Figaro


Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a bondi en février, avec 31.500 nouveaux inscrits en métropole (+0,9%), pour atteindre le niveau record de 3,34 millions, a annoncé mercredi le ministère du Travail.

Au total, depuis l’élection de François Hollande en mai 2012, plus de 420.000 chômeurs sans activité supplémentaires ont poussé la porte de Pôle emploi.

La Libre

Politique-fiction : Et si Hollande réussissait à faire baisser le chômage ? (Màj Vidéo)

Addendum du 27/06/2013 – Nicolas Doze : La duperie du gouvernement sur les chiffres du chômage

François Hollande s’y est engagé de nouveau jeudi dernier : foi de Président, le chômage entamera une décrue durable d’ici la fin de l’année. A première vue, l’engagement a tout du piège, le nombre de demandeurs d’emploi étant en augmentation continue depuis plus de deux ans, et aucune grande institution économique ne prévoyant une inversion du mouvement.

Pour 2013, l’Insee anticipe la destruction de 113.000 emplois dans le secteur marchand. Parallèlement, la population active – composée des individus disponibles pour le travail, qu’ils aient ou non un emploi – devrait augmenter de 119.000 personnes.

Et pourtant, l’idée n’est pas aussi folle qu’elle en a l’air. En annonçant une nouvelle dose de contrats aidés, le gouvernement s’est donné peut-être les moyens de gagner son pari avant la fin de l’année.

113.000 emplois perdus + 119.000 actifs en plus = 232.000 emplois à trouver

Pour faire reculer le chômage, il faudrait donc créer plus de 230.000 emplois cette année. Une chose est sûre : à court terme, ils ne viendront pas de la croissance, attendue à -0,1% sur l’année par l’Insee, alors qu’elle devrait dépasser +1,5% pour créer de l’emploi.
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Cette endogamie congénitale du capitalisme français qui empêche de régler le cas PSA

Par Eric Verhaeghe

Le patron de PSA lié à Martine Aubry, Didier Migaud ou Pierre Moscovici… Son directeur général des marques lié à Martine Aubry, Henri Emmanuelli ou Michel Sapin… Le problème qui étouffe l’industrie française ne tient-il pas à une connivence entre élites qui se recrutent par cooptation ?

Philippe Varin

Derrière les apparences et les grands mouvements de moulinet destinés à cacher l’impuissance gouvernementale, les coulisses de l’affaire PSA sont une nouvelle illustration du mal dont la France est affectée : l’endogamie capitalistique.

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La Grèce n’est pas la seule à “maquiller” sa dette

Maquillage de comptes ou habillage légal de bilan ? Sous le feu des critiques pour leur responsabilité dans la crise financière, les banques de Wall Street, Goldman Sachs en particulier, sont au coeur d’un nouveau scandale.

Cette fois, il ne s’agit plus de “subprimes”, ces crédits hypothécaires explosifs vendus à des ménages modestes, mais de produits financiers sophistiqués proposés à des Etats endettés pour enjoliver leurs comptes.

L'escamoteur, attribué à Jérôme Bosch (vers 1500)

Encore une fois, la Grèce est au coeur de cette affaire. Mais le pays est, semble-t-il, loin d’être le seul à avoir eu recours à des astuces financières conseillées par des banques de New York et de Londres.

Le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et le Portugal ont, eux aussi, “optimisé” leurs comptes avec l’aide de Goldman Sachs, JP Morgan, Barclays ou encore “feu Lehman Brothers”.

Dans le cas grec, la très controversée Goldman Sachs aurait, selon la presse allemande et américaine, offert ses services à Athènes pour réduire, en 2001, ses déficits en utilisant des “swaps de devises”. Un outil qui permet de se protéger des effets de changes en transformant en euros la dette initialement émise en dollars et en yens.

“Légal !”, affirment les autorités grecques. Sauf que le taux de change utilisé ici aurait été exagérément favorable. Bilan de l’opération : 1 milliard d’euros de dette gommée pour le pays et 300 millions de commissions empochés par la banque.

“Ce serait une honte s’il s’avérait que les banques, qui nous ont déjà amenés au bord du précipice, ont également participé à la falsification des statistiques budgétaires de la Grèce”, a réagi la chancelière allemande, Angela Merkel, mercredi 17 février.

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