Plongée dans les plus grands cimetières d’ordures de la planète

La croissance des pays émergents, en ouvrant la consommation de masse à des populations nombreuses, remet la problématique de la gestion des déchets au centre des préoccupations environnementales. Des centaines de décharges géantes apparaissent dans le monde, et les normes internationales peinent à faire consensus chez les politiques.Quelle diversité de décharges, ressemblant parfois à des cimetières de déchets, peut-on trouver dans le monde ?

Stéphane Arditi : Les décharges du monde peuvent se singulariser de plusieurs manières. On peut en établir de deux grandes catégories que sont les décharges légales des décharges illégales. Les décharges légales répondent à des standards, des normes qui les obligent à de fortes contraintes.
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Amérique latine : Le libéralisme revient en force

L’Alliance du Pacifique symbolise-t-elle la montée en puissance de la droite libérale et libre-échangiste dans la région, ou une simple réponse aux déçus des gauches, chaviste ou luliste?

En Amérique latine, les partisans du libre-échange ont désormais leur cénacle: l’Alliance du Pacifique (AP). Dernière née des multiples instances d’intégration régionale que le sous-continent n’a cessé de générer depuis les années 1960, cette alliance, qui regroupe quatre pays dotés d’une façade maritime sur le Pacifique –Mexique, Colombie, Pérou et Chili– est née à l’initiative de Lima en 2011, et a été officiellement créée en 2012.

Contrairement à la plupart des blocs existants, plus ou moins politiques et plus ou moins efficaces (le Mercosur, l’Alba, la CAN, l’Unasur et récemment la Celac…), les objectifs de départ de ces pays, surnommés «Pacific pumas», reposent avant tout sur la promotion du libre-échange avec, à la clé, la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes entre les quatre membres (déjà liés entre eux par des accords de libre échange) et le rapprochement économique avec la zone Asie Pacifique.

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Kidzania : « Soyez prêts pour un monde meilleur ! »

Kidzania, le parc d’attractions où les enfants travaillent. Cette chaîne de parcs à thème s’apprête à ouvrir à Londres en 2015 et pourrait s’implanter à Paris. Elle permet aux 5-15 ans de découvrir le monde du travail, de l’entreprise et celui des marques. Certains parents ne semblent pas du totalement séduits…

Travailler comme les grands pour gagner des sous. Les attractions proposées par Kidzania sont bien loin du petit train de Disneyland Paris. Cette entreprise mexicaine a déjà attiré 31 millions de visiteurs depuis 1999 dans ses seize parcs à thème implantés dans une douzaine de pays. Et elle s’apprête à ouvrir à Londres et pourrait même s’implanter en France.

Le parc londonien sera situé au-dessus d’un magasin Marks & Spencer, dans l’ouest de la capitale britannique. Soit une mini-ville de 7.000 mètres carrés dans laquelle les enfants de 4 à 14 ans pourront travailler comme les adultes et gagner des kidzos, une monnaie virtuelle. Ils exerceront le métier de leur choix parmi une soixantaine, par session de 25 minutes à chaque fois, pendant que leurs parents feront leurs courses.

Les grandes marques omniprésentes dans le parc
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Amérique : Urgence sécheresse

La Californie, en proie à une sécheresse historique. Là-bas, il y a urgence, l’eau devient une denrée rare. Agriculteurs, éleveurs et politiques cherchent ensemble des solutions pour enrayer la crise.

Un peu plus au sud, le Mexique est aussi concerné et ses cultures menacées. Certains parient sur un maïs OGM pour lutter contre la sécheresse, mais ce dernier fait polémique. D’autres pensent avoir trouvé la solution miracle et utilisent de l’eau solide.

Narco finance : Les impunis

L’économie mondiale est de plus en plus irriguée par les narcotrafiquants venus du Mexique. Un documentaire saisissant sur les complicités d’un système financier international pour qui l’argent n’a pas d’odeur.

C’est l’histoire d’une stratégie industrielle très maîtrisée : diversification des activités, conquête de nouveaux marchés, investissements à l’étranger, rien que de très banal dans une économie mondialisée. À ceci près que l’entreprise en plein essor n’est pas répertoriée au registre du commerce mais plutôt fichée au grand banditisme.

Le documentaire montre comment, grâce à la dérégulation des marchés et à l’obsession du profit qui régit les milieux financiers, les sociétés criminelles comme les cartels de la drogue peuvent s’épanouir mondialement et dans une relative impunité.

Au Mexique, les narcotrafiquants vampirisent l’économie locale. Profitant des largesses d’une police corrompue et d’un système bancaire complice, ils ont fait main basse sur une partie des domaines agricoles, dont ils contrôlent la production et les prix.
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Narco-finance, les impunis (Vidéo)

C’est l’histoire d’une stratégie industrielle très maîtrisée : diversification des activités, conquête de nouveaux marchés, investissements à l’étranger, rien que de très banal dans une économie mondialisée. À ceci près que l’entreprise en plein essor filmée par Agnès Gattegno n’est pas répertoriée au registre du commerce mais plutôt fichée au grand banditisme.

Son documentaire montre comment, grâce à la dérégulation des marchés et à l’obsession du profit qui régit les milieux financiers, les sociétés criminelles comme les cartels de la drogue peuvent s’épanouir mondialement et dans une relative impunité.

Au Mexique, les narcotrafiquants vampirisent l’économie locale. Profitant des largesses d’une police corrompue et d’un système bancaire complice, ils ont fait main basse sur une partie des domaines agricoles, dont ils contrôlent la production et les prix.

Réalisé par Agnès Gattegno (France – 2014)

Qui travaille le plus et le moins au sein de l’OCDE ?

L’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a compilé des données provenant de l’Institute of Economic Studies (IEE) de Madrid, pour comparer le nombre d’heures de travail moyen que les employés des différents pays membres de l’Organisation ont effectué au cours de l’année 2013.
Il en ressort que l’amplitude entre ceux qui travaillent le plus et ceux qui travaillent le moins est très grande, puisque 857 heures séparent les Mexicains, les plus travailleurs avec 2.237 heures de travail en moyenne, des Hollandais, les plus « cigales » avec 1.380 heures de travail.Les résultats offrent d’autres surprises, et notamment le classement des Grecs, qui arrivent en 3ème position avec 2.037 heures, derrière les Sud-Coréens (2 8163 heures).

Autre surprise, les ex-pays du bloc soviétique qui figurent dans le classement (Pologne : 1.918, Russie : 1.980, Hongrie : 1.883, Estonie : 1.868, Tchéquie : 1.772, Slovaquie : 1.770) se classent parmi les plus travailleurs. Les Japonais, qui ont pourtant la réputation d’être des bourreaux de travail, sont en dessous de la moyenne de l’OCDE (1.735 heures alors que la moyenne est de 1.770), ils sont même devancés par les Italiens (1.752 heures).

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Comment la junk food nous rend accros

Le journaliste américain Michael Moss, prix Pulitzer 2010, révèle dans un livre polémique qui sort en France aujourd’hui comment l’industrie agroalimentaire nous rend gros et addicts. En exclusivité européenne, nous l’avions rencontré en mars 2013. Il nous expliquait pourquoi elle s’en tirera néanmoins sans procès.

Minneapolis, 8 avril 1999. Onze dirigeants des plus grandes multinationales de l’agroalimentaire se donnent rendez-vous en secret au trente et unième étage du siège de la firme Pillsbury. Il y a Coca-Cola, Mars, Kraft Foods. À eux tous, ils pèsent 230 milliards de dollars.

Les onze PDG sont de féroces concurrents. Céréaliers, fabricants de chips, de sodas, de plats préparés, ils bataillent depuis des décennies pour conquérir des “stomach shares” - les parts d’estomac des consommateurs – avec leurs alliés de toujours : le sel, le sucre et la graisse. La sainte trinité que l’agroalimentaire utilise pour rehausser le goût et procurer une sensation de plaisir maximum dès la première bouchée.

Des millions de dollars sont dépensés en recherche et développement pour étudier le palais humain, les papilles, leurs connections avec le cerveau, et l’atteinte d’un orgasme gustatif nommé le “bliss point”.
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Les déportés du libre échange

Le 1er janvier 1994, entrait en vigueur la signature de l’Accord de Libre Échange Nord-Américain (ALENA), entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, promettant un développement sans précédent des échanges commerciaux entre les trois pays, par l’accroissement du volume des exportations, dont les bénéfices allaient irriguer toute l’économie mexicaine.

Seize ans plus tard, le constat est amer. L’ALENA, promesse d’un «bien-être général», a littéralement laminé l’agriculture mexicaine, et notamment les petits paysans (21% de la population active).

Au nom du «libre-échange», le Mexique a progressivement démantelé le système qui avait pourtant permis son autosuffisance alimentaire pendant des décennies, à savoir des prix garantis aux producteurs locaux et un contrôle des prix pratiqués dans les villes (soutien à la consommation).

Dans le même temps, le pays s’est retrouvé inondé de maïs américain (transgénique) vendu trois fois moins cher que le maïs «criollo» (local), en raison des subventions accordées par Washington aux producteurs américains.

Incapables de résister à cette concurrence que d’aucuns dénoncent comme un dumping déloyal, trois millions de petits paysans ont dû cesser leur activité et rejoindre les bidonvilles mexicains ou tenter leur chance comme travailleurs clandestins aux États-Unis, tandis que progressent les taux de malnutrition (mais aussi d’obésité) et de pauvreté dans tout le pays.

États-Unis : La ruée vers l’or (Docu)

À l’été 1848, alors que le Mexique vient de céder la Californie aux États-Unis après la guerre entre les deux nations, on découvre des pépites d’or sur ces terres encore négligées par les autorités américaines.

C’est alors un défilé d’hommes de tout le continent et bientôt d’Europe, d’Australie et de Chine qui migrent vers la Californie dans l’espoir de s’enrichir. Si certains font fortune, d’autres se ruinent et la ruée vers l’or va séparer des familles, engendrer violence et xénophobie…

Le film retrace le développement spectaculaire d’une société multiéthnique et multiculturelle en Amérique. Il montre également comment la ruée vers l’or a contribué à transformer le 31e État des États-Unis en une terre d’opportunité et de libre entreprise, mais aussi à justifier le massacre des autochtones.

Évoquant le destin d’individus qui ont pris part à la ruée vers l’or entre les années 1848 et 1900, le documentaire mêle reconstitutions, lettres manuscrites, journaux intimes et images d’archives. On y découvre l’histoire d’un aristocrate chilien déchu et avide de recouvrer la fortune familiale, d’une femme du Missouri qui a suivi son mari atteint de la fièvre de l’or ou encore d’un forgeron new-yorkais qui s’est résigné à se séparer de sa femme et de ses sept enfants dans l’espoir de trouver le bon filon.

Mexique-États-Unis : « La Route de l’argent »

Découverte de la «Route de l’argent», qui relie Taxco au Mexique à Las Vegas aux États-Unis. Il y a 500 ans, les colons espagnols ont tracé cet itinéraire, long de quelque 3.000 km, pour acheminer l’argent extrait des mines vers le Nord et l’Occident.

Christophe Cousin croise en chemin des mineurs, des marchands, des chercheurs de trésor, des rêveurs, des ermites ou encore des artisans qui travaillent à la main le précieux métal.

Mexique : De la pluie pour produire de l’électricité

Des étudiants mexicains ont utilisé de l’eau de pluie pour fabriquer de l’électricité et alimenter les batteries d’un quartier de Mexico.

Charger des batteries avec de l’eau de pluie : c’est la réussite de ces étudiants de l’Université technologique du Mexique (UNITEC). Le système appelé “Rain Wild” recueille la pluie sur le toit d’immeubles, elle est ensuite drainée vers un système de récupération puis vers une micro-turbine, un modèle réduit de celles employées dans les barrages.

Des essais menés dans un quartier pauvre de Mexico, Iztapalapa, ont montré que le système fournissait assez d’énergie pour charger des batteries de 12 volts portables.

L’eau récoltée est assainie

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L’histoire secrète de la crise financière ou comment la Fed domine le monde

Par Harold James, professeur d’histoire à l’Université de Princeton et senior fellow au Center for International Governance Innovation.

De nouvelles informations apparaissent, concernant l’attitude des autorités monétaires et financières, face à la crise, en 2008. Elles montrent le rôle clé de la Fed et la marginalisation du FMI.

Le grand roman de Balzac Les illusions perdues se termine par une tirade sur la différence entre « l’histoire officielle », qui est un « tissu de mensonges », et « l’histoire secrète » – c’est à dire la vraie histoire. Dans le temps, il était possible de cacher les vérités scandaleuses de l’histoire pendant longtemps – voire pour toujours. Plus maintenant.

Ceci n’est nulle part aussi apparent que dans les récits de la crise financière mondiale. L’histoire officielle dépeint la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne et les autres grandes banques centrales comme adoptant une action coordonnée pour sauver le système financier mondial de la catastrophe.

Cependant, les transcriptions publiées récemment des réunions de 2008 du Federal Open Market Committee, le principal organe de décision de la Fed, révèlent que, dans les faits, la Fed a émergé de la crise en tant que la banque centrale du monde, tout en continuant à servir en premier lieu les intérêts américains.

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États-Unis : Qui sont les fournisseurs de viande de cheval des supermarchés français

L’association L214 publie une vidéo dénonçant les conditions de transport et d’abattage, en Amérique, des chevaux destinés à l’alimentation humaine et exportés vers l’Europe. Elle met en ligne une vidéo dans laquelle on voit des chevaux malades ou blessés, malmenés, frappés à coups de bâton ou d’aiguillon électrique, gisant à terre dans les bétaillères, morts ou agonisants, piétinés par les autres animaux.

Cette enquête a été réalisée avec les associations Tierschutzbund ZürichAnimals Angels’ (USA), GAIA et Eyes on Animals, entre 2012 et 2014 aux États-Unis, au Canada, au Mexique, en Uruguay et en Argentine, principaux pays fournisseurs de viande de cheval des supermarchés français.

En effet, en France, près de 60% de la viande chevaline provient du continent américain. Ainsi, en 2012, la France a importé environ 9000 tonnes de viande de cheval des Amériques, pour une valeur estimée à plus de 66 millions d’euros. Les principaux fournisseurs sont le Canada (4.100 t), la Belgique (2 091t), l’Argentine (1.742 t), le Mexique (1.776t) et l’Uruguay (1.730t).

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L’économie et la sphère financière face au réel

Il y a peu encore, la Turquie faisait figure de premier de la classe, on a même dit que la Turquie allait prendre le leadership en Europe. Voilà que la Turquie entre en crise politique, et que la croissance se casse. Regardons également le cas du Mexique : lui aussi bon élève du développement, des institutions internationales et des classements “Doing business”, alors que certaines portions de son territoire devraient figurer parmi les zones du globe en état de guerre civile.

C’est là mesurer le paradoxe de l’économie qui oublie les sociétés, et qui oublie que c’est très bien de faire de la croissance économique, mais quand les balles volent dans la rue, cela ne signifie pas grand chose en terme de “qualité de vie” et d’espoir d’une vie meilleure pour tous.

États-Unis : 20 ans de libre-échange, près d’un million d’emplois détruits

A l’occasion des 20 ans de l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA ou NAFTA en anglais), ce texte revient sur ses conséquences sociales. Autant de leçons à tirer au moment où se négocie un accord similaire de libre-échange transatlantique entre l’Union européenne et les États-Unis.

Pour Clive George, senior economist de l’Université de Manchester, la méthode la plus fiable pour prévoir les conséquences probables de négociations commerciales consiste à considérer les précédentes expériences d’accords commerciaux [1].

Signé il y a vingt ans (le 1er janvier 1994), l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA ou NAFTA en anglais) entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, comporte de nombreuses similitudes avec le projet d’accord transatlantique. Mais la comparaison n’est pas flatteuse, si l’on considère les conséquences catastrophiques de cet accord sur les droits sociaux…

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Le tsunami qui affecte les monnaies des économies émergentes

Les marchés mondiaux des devises ont été très agités la semaine dernière et les monnaies de plusieurs pays émergents ont subi une avalanche de dépréciations. Le rouble est tombé à son niveau le plus bas depuis 5 ans, et le peso argentin a perdu 15%.

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Les marchés des changes commencent à réagir à l’arrêt progressif de la politique monétaire américaine de rachat des bons du Trésor, mais aussi au ralentissement de la croissance chinoise.

Mais on assiste également à un changement de méthode. Par le passé, les marchés financiers raisonnaient de façon globale, lorsqu’ils considéraient les pays émergents, les envisageant comme un tout. Mais ce n’est plus le cas, explique Izabella Kaminska du Fiancial Times. Désormais, ils les individualisent de plus en plus pour établir leurs décisions d’investissement.

Au Venezuela, en Argentine et en Ukraine, ce sont les problèmes causés par une gestion critiquable des autorités qui menacent la stabilité économique. Les deux premiers pays sont confrontés à une inflation massive et des relations dysfonctionnelles avec les marchés mondiaux. S’ils échouent à mener des réformes importantes, ils risquent d’entrer dans de très graves difficultés. En Ukraine, beaucoup de choses vont dépendre de la façon dont la crise actuelle évolue.

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Mexique : L’eau solide, une révolution pour l’agriculture mondiale

Sergio Rico, ingénieur polytechnicien mexicain, est l’inventeur de la pluie solide, une potion magique très simple qui pourrait révolutionner l’agriculture mondiale.

Depuis une dizaine d’années, le Mexique subit des sécheresses terribles dans le nord du pays. Sergio Rico, sensible aux problèmes de pauvreté, de famine et de migration, a cherché comment mieux utiliser les faibles pluies qui tombent malgré tout sur ces zones arides.

“En travaillant sur la récupération de l’eau de pluie, déclare Sergio Rico, nous avons trouvé le moyen de la solidifier pour lui donner une autre valeur. Je me suis inspiré des couches pour bébés qui permettent d’absorber un liquide dans un minimum d’espace, et c’est à partir de là que j’ai eu l’idée de transformer l’eau de pluie en la gardant sous forme moléculaire dans un acrylate très absorbant dont la caractéristique est d’emmagasiner jusqu’à 500 fois son poids en eau sans en modifier la structure chimique.”

L’eau de pluie, captée des toits, est canalisée vers un réservoir dans lequel il suffit de verser une dose de 1,5 gramme de polyacrylate de potassium pour 1 litre d’eau. En 15 minutes, on assiste au processus de solidification de l’eau. Se produisent alors une ionisation et une précipitation qui permettent aux molécules d’eau de se coller aux polymères, ce qui donne de l’eau en grains, à l’état solide.

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La Coca-colisation nuit gravement à la santé

Attablé à un stand de restauration sur un marché du centre de Mexico, Rubén Romero déguste son neuvième taco, une crêpe de farine de maïs garnie. Il en est à son deuxième Coca-Cola, une bouteille de 600 ml. “Pourquoi boire de l’eau quand on a les moyens de s’offrir des boissons qui donnent plus d’énergie ?”, justifie ce comptable de 40 ans qui peine à déplacer ses 102 kg. Comme lui, sept Mexicains sur dix sont gros, voire obèses. Les techniques marketing choc de la compagnie Coca-Cola sont montrées du doigt, dans un pays devenu le premier consommateur de sodas de la planète avec 163 litres annuels par personne.

Par Frédéric Saliba

Publié en juillet,

un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) révèle que le taux d’obésité des Mexicains (32,8 %) dépasse désormais celui des Américains (31,8 %),

même si, selon l’organisme onusien, la proportion d’obèses au Koweït (42,8 %) ou en Arabie saoudite (35,2 %) reste supérieure. “Mais si l’on ajoute les personnes en surpoids, le Mexique est sans doute numéro un mondial”, s’alarme Abelardo Avila, chercheur à l’Institut mexicain de santé et de nutrition.

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Le business du commerce équitable

Le business de l’éthique, qui prétend réconcilier le porte-monnaie et la morale, brasse des milliards d’euros. Du Mexique au Kenya, Donatien Lemaître a décortiqué toute la filière. Il montre comment l’idée généreuse du commerce équitable est de plus en plus récupérée par des as du marketing ou des multinationales en quête de virginité.

Réalisé par Donation Lemaître (Arte, Août 2013)

Voir également ce documentaire sur rutube (partie 1, partie 2)

(Merci à NOP)

Le Mexique sera bientôt plus compétitif que la Chine

D’après une étude publiée, ce vendredi 28 juin, par le Boston Consulting Group, le Mexique pourrait bientôt devenir plus compétitif que la Chine, notamment grâce au coût de ses salaires et de son énergie.

Les Chinois ont-ils du souci à se faire ? D’après une étude du Boston Consulting Group, publiée ce vendredi 28 juin, le Mexique devrait bientôt devenir plus compétitif que la Chine… en matière de coût de production. L’Empire du Milieu, surnommé “l’usine du monde”, devrait perdre son titre au profit du troisième plus grand pays d’Amérique latine.

Les points forts de son rival américain ? Le montant de ses salaires, ses nombreux accords de libre-échange et le coût de son énergie.

Pour l’instant, le troisième partenaire commercial des États-Unis n’est que la 14e puissance économique mondiale. Le Mexique doit beaucoup à son grand-frère américain, puisque 75% de ses exportations sont dirigées vers les États-Unis, avec lesquels il partage 3.200 kilomètres de frontières… ultra-sécurisées.

Plusieurs millions d’emplois à la clé

D’ici à 2015, les salaires des Mexicains devraient être inférieurs de 30% à ceux des Chinois, plafonnant à un peu moins de 4 dollars de l’heure (taxes comprises), contre un peu plus de 4 dollars en Chine.
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Mexique : Un émergent entravé

Le Mexique est une puissance économique émergente, mais c’est aussi l’un des pays les plus violents au monde. En quoi cet État, situé entre Amérique du Nord et Amérique latine, doit-il faire face à des défis structurels qui pourraient gêner son émergence ?

Comment le Mexique peut-il faire face à des défis structurels qui pourraient gêner son émergence ?

Quand l’Afrique se réveillera : La France se relèvera

Par Michel Lhomme

Dans une tribune du quotidien britannique Financial Times, le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Lamido Sanusi, s’en est pris le mois dernier, « aux méthodes impérialistes de la Chine sur le continent. Il est temps pour nous d’ôter les lunettes teintées de rose à travers lesquelles nous voyons la Chine. »

La Chine en Afrique : du néo-colonialisme

Pour la première fois en Afrique, ont été dénoncées les relations commerciales déséquilibrées entre l’Empire du Milieu et les pays africains, ces derniers troquant l’exploitation de leurs immenses ressources naturelles contre des devises, des prêts et même des produits chinois bon marché mais de piètre qualité.

En riposte, Lamido Sanusi a proposé de produire localement mais aussi de repousser activement les importations chinoises et leur politique prédatrice. Que la Chine s’empare des matières premières africaines et qu’elle leur vende des biens manufacturés, n’est-ce pas exactement ce qu’on appelle par essence le néo-colonialisme? Cette politique chinoise contribue de façon significative à la désindustrialisation et au sous-développement continu de l’Afrique.

Le Nigéria est  l’un des premiers pays africains à avoir réagi. Pour que son immense manne pétrolière et gazière (qui représente en moyenne 36 % du PIB et plus de 97 % des exportations) profite au maximum au pays, le gouvernement nigérian applique depuis trois ans la politique dite de « local content », qui impose que l’essentiel de l’activité liée aux hydrocarbures soit assuré par la main d’œuvre locale ou des entreprises à capitaux majoritairement nigérians.
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Vivre et voyager sans argent

Raphaël, pourquoi as-tu décidé de vivre sans argent? Tenais-tu simplement à faire un pied de nez au capitalisme ou avais-tu des raisons plus profondes?

Durant mon périple sans argent entre la Hollande et Mexico, j’ai constaté que l’argent corrompait les relations humaines. De nos jours, l’argent est omniprésent: il est la cause de nos tourments, de nos angoisses, il inhibe notre créativité et embrume nos esprits. Le fait que nous en ayons un minimum ou beaucoup importe peu.

C’est la relation avec notre for intérieur, notre cœur, les autres et la nature qui est freinée, atrophiée jusqu’à disparaître souvent sous le joug du système monétaire. Si nous n’avions pas la conviction de sa valeur et de l’importance qu’il revêt, l’argent ne vaudrait rien.

En refusant le consumérisme, nous essayons de démontrer que nous vivons dans une société de surabondance perverse et que nous devons mettre un terme à la destruction de notre planète et aux souffrances des autres citoyens de ce monde pour des raisons éthiques, écologiques et sociales. Au lieu de construire une économie bâtie sur la concurrence, nous tentons de mettre en place le fondement d’une société basée sur la coexistence et la paix.

Lire l’interview complète sur Forward The Revolution

Mondialisation et régionalisation des flux migratoires

En ce début du vingt et unième siècle, les migrations internationales ont pris un essor sans précédent. Mais, à la différence du passé, ce ne sont plus les Européens qui ont émigré de par le monde, l’Europe étant au contraire devenue l’une des premières destinations migratoires, en proie à un déclin démographique, mais la planète entière qui est en mouvement, notamment les zones du sud.

De nouvelles destinations se sont fait jour, comme les pays du Golfe, le continent africain, certains pays asiatiques, tandis que des pays de départ sont devenus des pays d’accueil et de transit, comme l’Europe du sud, puis le Mexique, la Turquie et les pays du Maghreb.

Ces migrations se sont mondialisées depuis trente ans, et ont triplé depuis le milieu des années 1970 : 77 millions en 1975, 120 millions en 1999, 150 millions au début des années 2000, près de 240 millions aujourd’hui.

Ce processus va se poursuivre car les facteurs de la mobilité ne sont pas près d’avoir disparu : écarts entre les niveaux de développement humain (qui combinent l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le niveau de vie) le long des grandes lignes de fracture du monde, crises politiques et environnementales, productrices de réfugiés et de déplacés.
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Coca Cola : La formule secrète

Coca-Cola est une marque mais également le soda le plus vendu au monde. Chaque jour, la multinationale vend près de deux milliards de bouteilles dans le monde. Ce documentaire est une plongée au coeur des mystères d’une légende.

Olivia Mokiejewski, la journaliste auteur de cette enquête, est “accro” au Coca Cola depuis 25 ans. Elle en a bu près de 7.000 litres, 20.000 canettes. Comme les milliards de consommateurs du célèbre soda, elle ignore exactement ce qu’elle consomme.

La recette du Coca Cola est un secret industriel, quasi militaire, jalousement gardé. D’après la marque rouge et blanche, deux personnes seulement dans le monde connaîtraient la liste des ingrédients. Pourquoi tant de mystère autour d’une simple boisson sucrée ? Que cache-t-il ? Doit-on se méfier de la boisson la plus consommée sur la planète ?

Olivia MoKiejewski a décidé de s’attaquer à la face cachée de la marque la plus puissante du monde et de partir à la recherche de cette fameuse formule secrète…

Documentaire diffusé le 7 janvier sur la RTBF et le 8 janvier 2013 dans le magazine “Infrarouge” de France 2.

La City et les banksters de la honte

Blanchiment d’argent, manipulation de taux, détournement de fonds, paris risqués, les condamnations de banksters se sont multipliées cette année. Retour sur les affaires qui entachent la City.

En Grande-Bretagne, le nombre de condamnations prononcées par la Financial Service Authority, régulateur du secteur, est passé, entre 2007 et 2012, de 22 cas et d’un montant total d’amendes de 5 millions de livres sterling à 53 cas et des amendes dépassant un total de 312 millions de livres. Et il ne s’agit là que des condamnations prononcées par la FSA. D’autres instances comme le Serious Fraud Office ou la police, notamment celle de la City, sont également actives dans le domaine et ont entamé des poursuites de leur côté.

Selon le porte-parole de l’organisation, cette augmentation s’expliquerait par la hausse des moyens humains et légaux is à disposition de la FSA, une hausse décidée peu avant le début de la crise. La médiatisation des cas de fraudes et la colère citoyenne semblent cependant aussi jouer un rôle, comme le laisse suggérer la recrudescence des dénonciations anonymes.

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Amérique latine : Quand Washington observe Pékin

« Zou chuqu » est une expression officielle utilisée par le gouvernement chinois. Elle décrit l’invitation faite aux entreprises du pays – notamment celles portées vers les marchés internationaux auxquelles il est directement associé – pour qu’elles se déploient et investissent activement en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique latine.

Ce slogan pourrait se traduire par « aller au dehors » ou « sortir au loin ». Il revêt des dimensions géoéconomiques, géopolitiques et géoculturelles intégralement analysées et mises en perspective dans une récente livraison de la publication universitaire britannique The China Quarterly Special Issues [1].

Peu présente dans la région  avant les années 2000, et ce malgré l’existence de relations officielles développées avec plusieurs pays latino-américains depuis les années 1960 – Cuba en 1960, Chili en 1970, Pérou en 1971, Brésil en 1974 -, la Chine est désormais sur le point de détrôner l’Europe en tant que second partenaire commercial de l’Amérique latine, après les États-Unis.

Dans ce numéro consacré aux liens qu’entretiennent la Chine et l’Amérique latine au 21ème siècle, les auteurs (universitaires latino-américains, européens, états-uniens, australiens et chinois) exposent notamment dans quel cadre politique s’inscrivent les relations sino-latino-américaines du point de vue des autorités de la seconde puissance mondiale.
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Argentine : HSBC condamné à une amende de 6 millions de dollars pour blanchiment

L’Argentine a infligé une amende de 30 millions de pesos (6,14 millions de dollars) à la filiale argentine de la banque britannique HSBC pour ne pas avoir signalé des transactions suspectes.

Ces transactions, effectuées en 2007 pour le compte d’une coopérative de boulangers (Asociacion Mutual de Panaderos Unidos del Tercer Milenio) et d’un montant de plus de 15 millions de pesos (3,07 millions USD), ont été qualifiées par les autorités argentines d’”opération de blanchiment” dans un communiqué diffusé dimanche.

Elle y relèvent notamment que le niveau très élevé de cette somme aurait dû alerter la banque, HSBC Bank Argentina SA. “Le montant des transactions qui ont fait l’objet d’une enquête était de 5.800% supérieur au montant total des revenus déclarés par la coopérative pour les années 2005 et 2006″, a écrit l’organisme de surveillance financière argentin (UIF) qui dépend du ministère de la Justice.

Cette amende intervient près celle que HSBC a accepté de payer la semaine dernière — d’un montant record de 1,92 milliard de dollars — pour mettre fin à des poursuites aux États-Unis, où elle était accusée de complicité de blanchiment au profit de trafiquants, de terroristes et de l’Iran entre autres.
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Géopolitique : Les otages français dans le monde

L’Hexagone dans le viseur des Islamistes ? Alors que les prises d’otages de ressortissants français se multiplient à travers le monde, les intérêts de la France à l’étranger semblent être devenus la cible des terroristes.

Carte des zones à risques (Le Figaro)

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Mexique : Violente fracture sociale

Peu importe si le XXIème siècle sera religieux, ou non. Ce qu’on observe c’est qu’il est bien parti pour être le siècle des inégalités sociales. Et le Mexique peut s’en porter témoin. Quelques kilomètres seulement séparent le vieillard le plus riche du monde des villages indigènes. Du fil barbelé autour des universités privées, et un illettrisme extraordinaire. Analyse.

La fracture sociale qui gangrène le pays ne date pas d’hier. L’intellectuel allemand Humboltd observait au début du XIX que le Mexique était le pays de l’injustice. Les rapports socio-démographiques faits dans les années 1970 présentaient le Mexique comme l’un des pays les plus divisés d’Amérique Latine. En 2008, l’indice de mesure des inégalité sociales (GINI) présentait le pays comme l’un des plus inégalitaires.

Pourtant toujours très proche du modèle étasunien, les mexicains ont rarement abandonné le contrôle de l’économie au libéralisme sans règle. Même si les États-Unis ont réussi à décolorer la révolution de son socialisme, ils ne sont jamais parvenu à l’éradiquer complètement. Les monopoles d’État ont survécu à une bonne partie du siècle dernier, et notamment dans le domaine des énergies.

Les partis « sociaux-démocrates » (et notamment par le Parti Révolutionnaire Institutionnalisé) régissent le pays depuis la révolution de 1910. Pourtant, il semble que les mesures interventionnistes n’ont pas suffit à réduire les inégalités sociales.

Dysfonctionnement de l’État providentiel ou, au contraire, surchauffe du capitalisme d’État ?
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Le Brésil et le Mexique peuvent-ils passer de la concurrence à la complémentarité ?

Le président élu du Mexique, Enrique Peña Nieto, a effectué une tournée latino-américaine, du 17 au 24 septembre, avec un agenda à la fois diplomatique, sécuritaire et économique. A São Paulo et à Brasilia, il a exprimé sa volonté de relancer les relations avec le géant sud-américain, remplaçant le « climat de concurrence » par la « complémentarité ».

« Nous voulons connaître la réforme qui a permis à [l’entreprise brésilienne] Petrobras de devenir un des grands pétroliers du monde et l’adapter dans une certaine mesure à la réalité de Pemex », son homologue mexicaine, a déclaré M. Peña Nieto. Le futur président du Mexique a exprimé son intérêt pour le programme social « Bourse famille ». « L’idée est de profiter de l’expérience de succès du Brésil en matière de développement social, qui a permis à ce pays de sortir de la pauvreté près de 30 millions de personnes en une décennie », a-t-il affirmé.

Le Mexique et le Brésil sont en concurrence pour attirer les investissements étrangers. Leur commerce est parfois concurrentiel, par exemple pour ce qui est de l’automobile.

Toutefois, cela ne justifie pas la rivalité entre les deux pays, qui disposent des meilleurs outils diplomatiques d’Amérique latine et d’une solide tradition sur le plan international.

Certes, pendant les douze ans de présidence du Parti d’action nationale (PAN, droite), la diplomatie mexicaine a été trop tournée vers Washington, allié dans la lutte contre le narcotrafic, tandis que la diplomatie brésilienne manifestait une autonomie croissante à l’égard des Etats-Unis.

Brasilia a sa part de responsabilité dans la rivalité avec Mexico. Des diplomates brésiliens d’Itamaraty, plus férus d’idéologie que de géographie, de démographie, d’économie ou d’histoire, ont essayé d’écarter le Mexique du processus d’intégration régionale en privilégiant le périmètre sud-américain. Cette volonté est patente avec la création de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), projetant sur la région l’organigramme du ministère brésilien des relations extérieures.

La division entre l’Amérique du Sud, d’une part, le Mexique, l’Amérique centrale et les Caraïbes, d’autre part, est illusoire, et ne correspond pas à une logique géopolitique. Elle ne fait que renforcer les tendances centrifuges, au lieu de contribuer à l’intégration entre les Etats latino-américains.

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Bankster, le jackpot de l’économie criminelle

Finis les costumes rayés et les braquages. La délinquance en col blanc minimise les risques, mutualise les pertes et maximise les profits. La forme la plus moderne et la plus rémunératrice de truanderie.

Les Prime Banks anglo-saxonnes sont-elles devenues la forme la plus achevée de la grande criminalité organisée ?

La question, un brin loufoque voire franchement polémique de prime abord, l’est nettement moins si l’on examine attentivement le comportement des premières au cours des 15 dernières années.

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L’Europe en route vers la dépression

En mai 2010, le gouvernement de la Grèce a été confronté à un problème sur le service de sa dette. Dans le contexte de la zone euro dans son ensemble, les difficultés grecques étaient mineures, équivalant par exemple à un État américain incapable d’équilibrer son budget, comparativement aux USA. La solution évidente était que la Banque centrale européenne acquiert tout ou partie de la dette grecque, mettant ainsi fin au problème d’un trait de plume. Une fois cette difficulté purement financière éliminée, les discussions politiques auraient pu débuter.

La mission d’une banque centrale est double : 1) Assurer la liquidité du système financier structurellement fragile en raison du désappariement des maturités et de l’effet de levier sur la monnaie centrale qui sont à la base de l’activité des banques. 2) Soutenir l’activité et prévenir la surchauffe en pilotant les taux directeurs, ce qui inclut le taux appliqué à la dette d’Etat, qui définit un plancher au dessus duquel viennent s’étager les autres compartiments de risque. Ces objectifs impliquent que l’institut d’émission intervienne en soutien aux banques, mais aussi au Trésor, comme c’est massivement le cas aux USA, au Japon, en Grande Bretagne, et même au Canada, où la banque centrale acquiert 15% des émissions souveraines.

Par construction, l’Union européenne, en interdisant le soutien de la dette publique, a créé les conditions de sa faiblesse, acceptant de facto de s’exposer aux effets déstabilisateurs et déstructurants des mouvements browniens spéculatifs, voyant sans doute dans la menace de sanction des marchés un garde fou souhaitable. Ce faisant, elle impose aux États des règles qui ont depuis longtemps été abandonnées concernant les banques. On sauve les unes, on sanctionne les autres, les acculant à l’austérité et bientôt à la faillite. Tout cela parce que les marchés, n’est-ce pas, ont toujours raison.

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Vers un crash alimentaire

Les conséquences de la flambée des cours des matières premières agricoles sont catastrophiques pour les populations les plus défavorisées, et notamment pour les paysans pauvres qui n’ont plus les moyens d’acheter des semences et pour les citadins pauvres qui n’ont plus les moyens de se nourrir. De nombreux pays parmi lesquels la Côte d’Ivoire, l’Égypte, Haïti, Madagascar, le Mexique, le Pakistan ou encore le Sénégal ont été le théâtre de violentes manifestations, véritables « émeutes de la faim » qui risquent de se multiplier.

Selon le Fonds international de développement agricole (Fida), une agence des Nations unies, pour chaque augmentation de 1 % du prix des denrées de base, ce sont 16 millions de personnes supplémentaires qui sont plongées dans l’insécurité alimentaire. Cela signifie « que 1,2 milliards d’êtres humains pourraient souffrir de faim chronique d’ici 2025 ; 600 millions de plus que prévu. » souligne le rapport. Catastrophe humanitaire, la crise alimentaire est également lourde de menaces pour la paix.

Pour Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’Onu, la priorité immédiate est de nourrir les populations. Pressant la communauté internationale de fournir au PAM l’aide d’urgence de 755 millions de dollars dont il a besoin pour faire face à la situation, il a déclaré : « Si elle n’est pas gérée correctement, cette crise pourrait en provoquer une cascade d’autres et (…) affecter la croissance économique, le progrès social et même la stabilité politique à travers la planète. »

Partie 1 :


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Comment les puissants sont réellement devenus puissants – Du protectionnisme au libre-échangisme, une conversion opportuniste

Par Ha-Joon Chang, professeur à la faculté d’économie et de politique de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) ; auteur de « Kicking Away the Ladder. Development Strategy in Historical Perspective », Anthem Press, Londres, 2002 (Prix Gunnar Myrdal 2003)

Les libre-échangistes ont remporté des victoires significatives au cours des deux dernières décennies. Depuis le début de la crise de la dette de 1982 et de l’imposition des programmes d’ajustement structurel par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, de nombreux pays en voie de développement ont radicalement libéralisé leur commerce.

L’effondrement du communisme, en 1991, a ouvert de nouveaux et vastes espaces au libre-échange. Pendant les années 1990, d’importants accords régionaux ont été signés, dont l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) qui regroupe le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. Pour couronner le tout, les négociations du cycle de l’Uruguay de l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), conclues à Marrakech en 1994, ont débouché sur la naissance de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995.

Si importants que soient ces succès, les libre-échangistes ne s’en satisfont pas. Au sein de l’OMC, représentants des Etats développés en tête, ils continuent à faire pression pour des baisses des tarifs douaniers encore plus fortes et plus rapides, et un élargissement de la compétence de cette organisation à des domaines ne figurant pas dans son mandat initial, par exemple l’investissement à l’étranger et la concurrence.

Les partisans du libre-échange croient agir dans le sens de l’Histoire. Selon eux, cette politique est à l’origine de la richesse des pays développés ; d’où leur critique des pays en voie de développement qui refusent d’adopter une recette aussi éprouvée. Rien n’est pourtant plus éloigné de la réalité.

Les faits historiques sont sans appel : quand les pays actuellement développés étaient encore en développement, ils n’ont mené pratiquement aucune des politiques qu’ils préconisent. Et nulle part l’écart entre le mythe et la réalité historique n’est aussi flagrant que dans les cas de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.

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Le risque croissant de la bulle sur les emprunts d’Etat américains

Par Jim Willie

La FED lutte contre la récession. Ben Bernanke : - "Passez-moi des munitions..." - "Désolé, Ben... Ce coupe-ongles est tout ce qui nous reste" (caricature américaine, juillet 2010).

La perception d’un risque grandissant d’une migration hors des titres obligataires américains est palpable, et cela pourrait arriver très bientôt.

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LEAP : 2010-2014, plongée dans la phase de dislocation géopolitique mondiale

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), du 15 octobre 2010

(…) notre équipe présente la mise à jour annuelle des « risques-pays » face à la crise. Fondée sur une analyse intégrant cette année onze critères, cet outil d’aide à la décision a déjà fait preuve de sa pertinence en anticipant fidèlement les évolutions des douze mois passés.

L’identification, début 2009, d’une nouvelle phase de la crise (la phase de dislocation géopolitique mondiale) avait imposé de prendre en compte de nouveaux paramètres (neuf indicateurs avaient été retenus en 2009) pour intégrer efficacement les tendances qui refaçonnent le système global (1). En cette fin 2010, [le] LEAP estime désormais que les différents pays de la planète sont entraînés dans une plongée collective au sein de cette phase de dislocation géopolitique aux aspects socio-économiques et stratégiques (2).

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Le FMI à l’heure du grand marchandage

L’assemblée annuelle du Fonds monétaire international (FMI) qui se tient aujourd’hui [vendredi 8 octobre 2010] à Washington s’annonce des plus tendues. Les 184 représentants des pays membres vont en effet y débattre de la réforme de la gouvernance de l’institution multilatérale, dans le but de l’adapter aux défis du XXIe siècle. Les grands pays émergents réclament, à juste titre, une plus grande influence dans la conduite de la politique du Fonds.

La volonté des pays d’Asie et d’Amérique est d’autant plus légitime qu’ils ne veulent plus être les victimes d’une institution dominée par les pays industrialisés, qui leur ont si longtemps imposé leur diktat. Il en va de la crédibilité internationale du FMI. La réforme revêt deux aspects. Le premier tient aux droits de vote de chacun des membres. Le second est lié à la composition du conseil d’administration.

Au sujet des droits de vote, les négociations en cours visent à transférer 5 % des voix des pays riches vers les pays émergents. Un premier transfert portant sur environ 3 % des droits est intervenu en 2008 au profit de la Chine, du Mexique, de la Corée et de la Turquie.

En l’état actuel de la situation, le pourcentage de droits de vote d’un pays dépend d’une formule mathématique compliquée, prenant en compte la valeur de son PIB mais aussi son degré d’ouverture économique, l’importance de ses réserves… Cette formule ne satisfait personne et sa simplification est à l’étude. Là encore, les négociations sont ardues.

Les Etats-Unis plaident pour que le PIB ait une importance prépondérante. Les pays émergents, eux, plaident plutôt pour un PIB en parité de pouvoir d’achat, et non en valeur nominale. Ce qui aboutirait à renforcer fortement leur poids. Selon les dernières propositions faites en juillet, la nouvelle formule proposée n’aboutirait qu’à un transfert de moins de 3 % des droits de vote vers les pays émergents. On est loin du compte.

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