Paris : Une ville sur les rails

Chaque jour, plus de cinq millions de passagers empruntent le métro parisien, soit plus de deux fois la population de la capitale. Ce réseau de transport, qui ressemble à une fourmilière, ne dort jamais. Les conducteurs de la première rame, le matin, prennent le relai des agents de maintenance qui travaillent dans le calme de la nuit.

La fabrication du métro fait vivre près d’une dizaine de sites industriels dans l’Hexagone. Ouvert au public en 1900, cet univers sous-terrain est une pièce majeure du patrimoine français. Son histoire va s’accélérer avec le projet de création du Grand Paris Express, qui va doubler le réseau existant.

Métrospection

New York, Los Angeles, Tokyo, Hong Kong, Moscou… : à chaque métropole, son métropolitain. Les dispositifs techniques se ressemblent de plus en plus, mais les usages diffèrent.

Les New-Yorkais se déplacent encore en métro, y draguent, y lisent, tandis qu’à Los Angeles les rames sont presque vides : tout le monde circule en voiture. À Tokyo, les trains sont tellement bondés qu’il faut des “pousseurs” pour faire entrer les voyageurs dans les rames ; il est interdit de téléphoner et les suicides atteignent des chiffres record. Le métro de Hong Kong, lui, est géré par une compagnie privée : il est le seul au monde à faire des bénéfices.

Quant aux Moscovites, ils sont fiers de leur métro : les trois lignes construites dans les années 1930 témoignent d’une époque où le modèle soviétique voulait offrir des espaces publics luxueux à ses prolétaires…