Énergie : Des centrales électriques à méthanisation pour lutter contre la crise agricole

Johann Marquer est à la tête d’un élevage porcin. À 34 ans, ce jeune éleveur a trouvé une solution pour échapper à la crise. Pour compenser les pertes sur chaque kilo de viande vendu, il produit de l’électricité. Grâce à son smartphone, il pilote directement sa petite centrale électrique à méthanisation.

Sa centrale entièrement automatisée a représenté un investissement de 1,5 million d’euros. Il y recycle les déchets de sa production de céréales, mêlés à d’autres rejets de l’industrie agroalimentaire. Une fois mélangée au lisier de son élevage, la fermentation sous une grande coupole produit un gaz, le méthane. C’est ce gaz qui alimente un générateur d’électricité 100% naturel, l’énergie produite étant revendue à EDF.

Selon la taille et l’efficacité de chaque centrale, EDF achète entre 13 et 21 centimes chaque kilowatt/heure. Pour favoriser cette production, le gouvernement propose d’augmenter ce tarif à plus de 22 centimes, ce que les professionnels trouvent insuffisant. La France ne compte actuellement que 250 installations de ce type sur son territoire.

Transformons nos déchets alimentaires en énergie

Notre nourriture deviendra-t-elle l’énergie de demain ? C’est le pari que fait le conseil de la ville d’Auckland, où les déchets alimentaires atteignent les 75,000 tonnes chaque année.

Actuellement, ces déchets sont entreposés dans des décharges, ce qui produit différents gaz polluants et lixiviats.  Imaginons un processus de transformation où le méthane produit par les déchets peut être capturé et brûlé afin de produire chaleur et électricité. Les solides restants peuvent être utilisés comme compost ou engrais. Ce processus, aussi appelé technologie de méthanisation, existe partout dans le monde.

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Le nucléaire est en train de ruiner la France

Par Corinne Lepage

Une grande part des difficultés économiques que rencontrent notre pays vient du secteur nucléaire, qu’il s’agisse de notre balance commerciale ou de notre développement industriel ou encore des coûts et de la précarité énergétique.

Les exportations moins stimulées, le pétrole toujours présent

Sur le plan de notre balance commerciale, si le secteur nucléaire a durant un temps dopé nos exportations, il n’en n’est plus ainsi depuis longtemps et nous consommons toujours autant de pétrole. Aucun EPR n’est vendu et ne risque de l’être compte tenu de l’enlisement des chantiers finlandais et français. Échecs successifs à Abu Dhabi, aux Émirats arabes Unis, aux États-Unis et en Tchéquie. Quant aux partenariats avec la Chine, à la condition qu’ils ne nous dépossèdent pas de notre patrimoine immatériel (brevets), quelles seraient les retombées pour notre commerce extérieur?

Sur le plan industriel, la situation est encore plus grave

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Capter toutes les énergies

La question énergétique est cruciale. Depuis l’invention de la machine à vapeur, l’Humanité a construit son développement autour d’énergies capables de remplacer la force animale. On estime aujourd’hui qu’une personne, d’un pays développé, possède des machines qui fournissent l’énergie que développerait le travail d’une centaine d’esclaves.

Or, l’essentiel de cette énergie est fourni par des combustibles fossiles en cours de disparition.Aussi, économiquement, l’enjeu est énorme. Il faut sortir de ce système rapidement si nous ne voulons pas nous écrouler. Comment alors réussir la transition?

Nous savons qu’il faudra, à la fois, être plus sobre, améliorer l’efficacité  énergétique et développer les renouvelables. Mais, concrètement comment s’y prendre? Les experts se heurtent au mur des chiffres : les besoins et les investissements sont énormes. Les méthodologies proposées sont sommaires.
Proposons une autre façon de procéder.

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