Météo de l’espace : Émergence d’une nouvelle science

La météorologie de l’Espace est une science en plein développement qui nous concerne tous. Elle vise à prédire les tempêtes solaires et à nous en protéger. En effet, les tempêtes solaires ne sont pas plus fortes aujourd’hui, mais leurs effets le sont.

Plus nous dépendons de technologies sophistiquées sensibles aux particules électriques émises par le soleil, plus nous devenons vulnérables à ce phénomène naturel. Les enjeux sont tels que les industriels, les scientifiques et les responsables politiques travaillent désormais sur la Météo de l’espace.

Météo : Un business au beau fixe

Elle dicte notre façon de nous vêtir le matin, conditionne nos sorties et peut gâcher nos congés : la météo fait la pluie et le beau temps dans notre existence, en particulier durant les vacances. L’engouement des Français pour les prévisions météorologiques est spectaculaire: c’est l’une des applications les plus consultées sur smartphone.

On supporte difficilement aujourd’hui une averse surprise sur la plage ou lors d’une balade à vélo… Certains font leurs propres prévisions en s’offrant une station météo individuelle, d’autres choisissent leur camping ou leur lieu de vacances en fonction des garanties de remboursement offertes en cas de pluie.

Autrefois, Météo France occupait seule le terrain, mais aujourd’hui, des start-up ont fait de la météo une activité lucrative, en développant ce qu’elles appellent la “business intelligence climatique”.

Elles proposent leurs services aux entreprises météo-dépendantes (fabricants de glaces, de boissons, jardineries, clubs de vacances…) afin qu’elles puissent ajuster leur offre saisonnière. En France, 25% du PIB serait lié aux conditions météo. Enquête sur la science du beau temps… pour éviter la dépression durant ses vacances.

La Terre pourrait connaître une “mini-période glaciaire”

Selon des scientifiques, l’activité solaire va baisser d’environ 60% entre 2030 et 2040, occasionnant une “mini-période glaciaire” aux hivers très froids. Un phénomène que notre planète n’a pas connu depuis près de 300 ans.

Bientôt un “mini-âge de glace” ? Selon des scientifiques, la Terre pourrait connaître une “mini-période glaciaire” à partir de 2030, avec des hivers extrêmement rudes durant lesquels des rivières comme la Tamise pourraient se retrouver gelées, rapporte The Telegraph.

Des scientifiques de l’université britannique de Northumbria ont en effet créé un nouveau modèle de mesure de l’activité solaire, permettant de générer “des prévisions d’une exactitude sans précédent“, assurent-ils. Et d’après ce modèle, l’activité solaire va baisser d’environ 60% entre 2030 et 2040, occasionnant une chute spectaculaire des températures comme celle ressentie lors la dernière “mini-période glaciaire“, entre 1645 et 1715.

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Prévisions météo : “Le temps c’est de l’argent !”

La météo, c’est l’obsession des vacanciers. Et un enjeu colossal pour les activités économiques qui en dépendent (séjours, activités, mode, alimentation, etc.). À titre d’exemple, le marché de la pastèque et de la crème glacée dépend à 75% des conditions météo.

Les industriels de l’agro-alimentaire sont sur le pied de guerre pour adapter leurs produits aux changements climatiques. Et les professionnels du tourisme redoublent d’imagination pour aligner leurs offres et leurs prix en fonction du soleil et de la pluie. Sur le marché des prévisions météos, la concurrence fait désormais rage.

Météo France, chahuté par des nouveaux venus sur le marché, doit moderniser ses équipements pour conserver son monopole.

Les autoroutes rattrapées par la crise

Le trafic des poids lourds est en nette baisse. Celui des véhicules légers recule aussi, mais dans une moindre mesure…

Image d’illustration : ancienne Route 66, Illinois, Etats-Unis

Le recul inédit enregistré en 2008 du trafic autoroutier, une première depuis 1980, devrait se reproduire cette année. Les chiffres dévoilés par les différents opérateurs ces derniers jours font état d’une baisse qui va de 1,6% à 3,6% en moyenne sur les grands axes de l’Hexagone.

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La guerre de l’eau aura-t-elle lieu ?

Par Yvonne Handler, Directeur Exécutif Matières Premières, Morgan Stanley

L’agriculture sera fortement influencée par une pénurie de cette nouvelle matière première qu’est l’or bleu.

La pénurie d’eau pourrait constituer l’un des principaux défis économiques de ce siècle. L’expansion rapide des populations urbaines, dans des pays tels que l’Inde et la Chine, aux besoins alimentaires en hausse, combinée à une consommation d’eau croissante dans l’industrie et à une utilisation non efficiente, exposent à un risque accru de pénurie d’eau gérée de manière durable. La variabilité des ressources hydriques résultant de l’évolution météorologique et climatique, s’ajoute à ces augmentations de la demande.

L’agriculture représente, en moyenne, 70% de la consommation mondiale d’eau. C’est pourquoi, nous estimons que la meilleure façon de se protéger contre une pénurie d’eau, passe par l’agriculture. Beaucoup envisagent des placements dans l’infrastructure, ou dans des actions susceptibles de bénéficier d’une hausse des prix agricoles. Toutefois, si l’on recherche la manière la plus directe d’aborder ce thème, l’agriculture est imbattable. Pourquoi ?

Si l’on observe les tendances sur le long terme, l’eau est une ressource en cours de raréfaction. D’un point de vue historique, le triplement de la population mondiale, au cours du XXème siècle, a multiplié par six la consommation d’eau (Forum du Conseil mondial de l’eau : la crise de l’eau), principalement en raison de l’accroissement des besoins alimentaires.

Selon les prévisions de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production alimentaire mondiale doit augmenter d’environ 60% pour nourrir 2 milliards d’habitants supplémentaires d’ici à 2030. L’orientation à la hausse de la consommation d’eau est favorisée par l’évolution de l’alimentation dans les pays en développement, une mauvaise gestion de l’eau, des pratiques agricoles non durables, ainsi que l’augmentation de la population urbaine mondiale.

[Un] graphique illustre la diminution des ressources en eau renouvelable dans le monde.

Nous estimons que ces tendances s’accompagneront d’une hausse des prix agricoles. Certaines cultures nécessitent de grandes quantités d’eau et c’est l’importance de cette consommation qui, selon nous, fait de l’agriculture le meilleur moyen de tirer parti de la thématique de l’eau.

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Les retraités rapportent plus que les usines

Les quatre cinquièmes des revenus des Français paraissent à l’abri de la concurrence internationale. Notamment ceux des retraités. Il peut donc sembler plus rentable pour une ville de les accueillir, au lieu de s’acharner à attirer des usines délocalisables.

«Les régions, ou plutôt les 308 “zones d’emploi,” selon le découpage de l’Insee, ne sont certes pas logées à la même enseigne. L’Ile-de-France tire 36% de ses ressources de ses “productions compétitives,” tout comme Lyon (30%).»

Nul besoin d’être grand clerc : à écouter la litanie des fermetures de sites industriels se dessine une carte économique de la France assez proche de celle de la météo. Les sinistres se situent majoritairement au nord d’une ligne Bordeaux-Lyon, ils se produisent dans des régions relativement moins ensoleillées et le plus souvent éloignées du littoral.

Le géographe économiste Laurent Davezies, professeur à Paris-XII, nous le confirme dans une étude, La crise et nos territoires, que lui ont demandée la Caisse des dépôts et l’Assemblée des communautés de France. L’impact en a été particulièrement inégal et «injuste,» mais tout à fait rationnel.
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