Pétrole : 5.500 postes supprimés en Mer du Nord suite à la chute des cours

Influencés par le ralentissement de l’activité économique en Chine, les cours du pétrole continuent à chuter. Le recul de près de 55 % des cours du Brent depuis juin 2014 a entraîné la suppression de 5.500 postes dans le secteur pétrolier et gazier de la Mer du Nord depuis fin 2014.

Les forçats de l’océan

Antoine, Souleymane, Dimitri, ou Thierry le capitaine. A bord, ils sont 14 hommes. Pendant un mois, ils endurent des conditions de travail dantesques. Au grand air, mais coupés du monde, ballottés par une mer souvent inhospitalière, exposés aux dangers. Embarquement avec l’équipage du “Mariette le Roch” pour une campagne de pêche en mer du Nord.

La face cachée du pétrole (Rediff.)

Dès ses débuts, l’industrie pétrolière est marquée par la rivalité entre l’Américain Rockefeller et les frères Nobel, installés à Bakou, en mer Caspienne. La Première Guerre mondiale est gagnée en grande partie grâce au pétrole acheminé auprès des forces alliées par la Standard Oil of New Jersey, appartenant à John D. Rockefeller.

Des livraisons suspendues en 1916, lorsque le magnat américain apprend le partage du Moyen-Orient (dont il convoite le sous-sol) entre Britanniques et Français. Dès 1928, dix-sept ans avant Yalta, les dirigeants des compagnies pétrolières se partagent le monde au terme d’un accord dont les termes resteront cachés jusqu’en 1952… La seconde partie du documentaire dissèque les tractations secrètes qui ont eu lieu au Proche-Orient entre les États-Unis, la CIA et les grandes monarchies du Golfe.

Des témoins directs expliquent notamment comment le choc pétrolier de 1973 ne fut qu’une gigantesque manipulation orchestrée par les compagnies pétrolières américaines qui souhaitaient, en favorisant la hausse des prix du baril, dégager d’importants bénéfices pour favoriser leurs investissements en mer du Nord et en Alaska.

Ce documentaire adapté du livre du même nom d’Éric Laurent, montre en deux fois une heure que “l’or noir” aura été le moteur de l’histoire du XXè siècle et de ce début de XXIè siècle. Il explique également comment l’administration Reagan a utilisé l’arme du pétrole saoudien pour faire chuter les cours mondiaux et provoquer l’effondrement de l’Union soviétique…

Partie 1:


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Le Royaume-Uni peut-il rebondir ?

Surendettement des ménages, envolée de la dette publique…, le nouveau gouvernement britannique en voie de constitution aura beaucoup de mal à redresser l’économie du pays.

Nos voisins britanniques viennent d’élire un nouveau Parlement. Ce qui est sûr, c’est que le nouveau gouvernement aura fort à faire pour sortir le pays de la panade. Certes, tous les pays européens y sont plongés eux aussi, mais celle dans laquelle patauge le Royaume-Uni est particulièrement gratinée : le pays est un de ceux qui se sont le plus laissés aller à l’argent facile et à l’endettement à tout-va, un de ceux où la bulle immobilière a pris les proportions les plus fantastiques, un de ceux dont le secteur financier a été le plus atteint et, enfin, un de ceux où les finances publiques sont les plus dégradées.

C’est pourquoi, après avoir fait si longtemps figure de modèle, on se demande aujourd’hui plutôt si le pays ne serait pas appelé à connaître prochainement un sort analogue à celui de la Grèce.

On se trompe souvent dans ce genre de pronostic et le Royaume-Uni a déjà maintes fois fait la preuve de sa capacité à sortir de situations a priori désespérées. Mais pour l’instant, les ressorts d’un éventuel rebond sont difficiles à entrevoir…

Un redressement en trompe-l’oeil
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La fin du mirage britannique ?

Alors que la plupart des projecteurs médiatiques sont braqués sur la Grèce, aux dernières nouvelles les taux d’intérêts sur la dette de ce pays viennent d’ailleurs d’atteindre le chiffre délirant de 13%, la Grande-Bretagne vit une situation en tout point similaire, voir même plus grave.

Mais étrangement, point de panique sur la City dans nos médias, il est vrai qu’ils ne s’inquiètent guère non plus de la situation US, forcément meilleure puisque super Obama résout tout les problèmes.

Les britanniques traversent également une crise politique qui rend le pays complètement ingouvernable, le déclin des travaillistes est certain, mais le pays possède trois grandes formations politiques capables de peser et le futur vote du 6 mai prochain risque de ne pas donner de majorité claire. Ce qui devrait favoriser les petits partis extrémistes comme le BNP (British National Party) qui pourront jouer des alliances pour permettre aux grands partis de former une majorité, c’est d’ailleurs l’un des gros problèmes du vote à la proportionnelle [en fait, le scrutin est majoritaire, à un tour - NDLR] que cette situation souligne.

L’autre petit parti qui pourrait peser étant l’UKIP, dont j’aimerais qu’il y ait l’équivalent en France, car il réclame l’indépendance de la GB et la sortie pure et simple de l’union Européenne, tout un programme auquel je ne peux qu’adhérer. Bien sûr, ce parti est qualifié d’extrémiste par le système médiatique, puisque l’UE est forcement notre avenir…

Mais quel que soit le prochain parti au pouvoir, il va devoir affronter une situation économique particulièrement préoccupante. Les poumons de l’économie britannique ont tout simplement cessé de fonctionner, la dévaluation a certes arrangé les choses sur le déficit commercial, preuve que oui, cela aide, mais le déclin du pétrole en mer du Nord et l’hypertrophie du secteur tertiaire et financier, tout comme le déclin industriel, ne préparent pas à l’optimisme.

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