Énergies marines : La vague de fond

Les énergies marines ambitionnent d’apporter bientôt une contribution significative au mix énergétique français. Avec les deux appels d’offres importants lancés par le gouvernement en 2011 et en 2013 pour l’installation de 5 champs d’éoliennes en mer sur la façade maritime nord-ouest du pays, la France espère combler le retard enregistré dans l’exploitation des énergies marines traditionnelles par rapport à la Grande-Bretagne et au Danemark.

La France compte surtout sur son immense domaine maritime pour jouer un rôle de premier plan dans le développement d’un certain nombre d’énergies marines encore embryonnaires, celles qui se proposent d’utiliser la force des vagues et des courants marins pour produire de l’électricité.

Adoptée le 22 juillet dernier par l’Assemblée nationale après un long débat parlementaire et validée trois semaines plus tard par le Conseil constitutionnel, la loi relative à la transition énergétique pour une croissance verte finalement a été publiée au Journal officiel le 18 août 2015.

En fixant notamment comme objectif à notre économie de porter progressivement à 40 % au cours des 15 prochaines années la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité, elle devrait favoriser l’émergence d’une véritable filière industrielle nouvelle, celle des énergies marines, pour laquelle la France est particulièrement bien placée.
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Secours à tout prix

Les vacances riment avec insouciance mais parfois aussi avec inconscience. Quand arrive l’été, ils sont nombreux à se lancer dans de périlleuses ascensions en montagne, dans des explorations souterraines ou encore dans de longues traversées nautiques.

Qu’un accident survienne et le rêve d’évasion se transforme en un cauchemar qui oblige souvent à faire appel à de gros moyens pour prêter assistance.

Rapidement se pose la question de la prise en charge des interventions. La collectivité voit la facture sans cesse augmenter et se pose désormais la question du coût des secours, du prix du danger.

Estonie : Un robot-tortue explorateur des mers

L’archéologie subaquatique est un domaine d’études riche, mais aussi risqué. Peut-on utiliser des robots en renfort? A Rummu en Estonie, des scientifiques en sont persuadés: ils testent un nouvel appareil conçu pour prêter main forte aux archéologues sur des sites immergés.

Leur U-CAT peut se rendre sur des épaves ou des vestiges comme dans le cas de ce site, les ruines d’une prison et d’une carrière utilisées du temps des Soviétiques, aujourd’hui enfouies sous les eaux d’un lac.

L’énigme de la migration verticale sous-marine

Il s’agit de la plus grande migration du monde en terme de biomasse. Afin d’échapper aux prédateurs, les animaux aquatiques des profondeurs remontent chaque nuit à la surface des océans pour se nourrir.

Grâce à des caméras dernier cri, ce documentaire offre d’extraordinaires images de méduses, poulpes, poissons lanternes, calamars, requins, dauphins, seiches, espadons et créatures luminescentes effectuant ce spectaculaire voyage nocturne.

Du sel dans mon moteur

Dans des laboratoires installés au bord de digues gigantesques ou de marais salants, des scientifiques travaillent à produire de l’énergie à partir de l’eau de mer. Cette eau alimentera-t-elle un jour nos usines et éclairera-t-elle nos villes?

Un rêve impossible? Pourtant des scientifiques du monde entier y travaillent avec acharnement. Ce film va à leur rencontre dans des laboratoires parfois situés au bord de gigantesques digues ou de majestueux marais salants, afin de faire le point sur les plus récentes recherches menées autour de cette énergie, sur les espoirs, les difficultés et les échecs qu’ils rencontrent.

Produire de l’énergie à partir de cette ressource inépuisable entraînerait un bouleversement fondamental pour nos sociétés.

Bajaus : Les nomades de la mer

C’est un peuple qui s’éteint et sans doute avec lui sa culture, son histoire, sa langue. Les Bajaus sont des nomades apatrides qui naviguent entre la Malaisie, les Philippines et l’Indonésie.

Un peuple de mers, qui vit sur des bateaux. Mais la pauvreté, la répression des autorités et l’évolution de l’écosystème marin détruisent leur mode de vie unique.

Une montée des océans d’au moins un mètre est inévitable, selon la Nasa

Une montée des océans d’au moins un mètre due au réchauffement climatique est inévitable dans les 100 à 200 ans qui viennent, selon les dernières prévisions dévoilées par la Nasa mercredi. Une certaine incertitude demeure cependant sur le calendrier exact de cette montée des eaux, car les scientifiques ignorent pour l’instant à quelle vitesse vont fondre les principales calottes glacières des régions polaires.

Au vu de ce que l’on sait aujourd’hui à propos de l’expansion des océans avec le réchauffement, et sur la fonte des glaciers et des calottes glacières qui ajoutent de l’eau dans les océans, il est pratiquement certain que nous aurons une augmentation du niveau des mers d’au moins un mètre, et probablement davantage“, a expliqué Steve Nerem, de l’université du Colorado et qui dirige l’équipe de la Nasa chargée de surveiller la montée des niveaux des mers.

Les dernières prédictions sérieuses en date, qui remontaient à 2013 par un panel intergouvernemental des Nations unies sur le changement climatique, évoquaient une montée des océans de 30 à 90 cm d’ici la fin du siècle. Mais selon M. Nerem les dernières données mesurées par les satellites de la Nasa pointent vers la fourchette haute de ces prévisions.

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Le trésor des abysses

Un nouvel eldorado industriel est peut-être au fond des mers. La technologie d’aujourd’hui permet d’exploiter d’immenses gisements de métaux, repérés depuis 1985 dans tous les océans du globe.

À 3.500 mètres de profondeur, au milieu de l’Atlantique, se trouvent des cheminées hautes de 70 mètres qui crachent des panaches d’eau chauffée à 350 degrés par les volcans sous-marins. Ici se trouverait un des gisements de métaux les plus riches au monde: selon les estimations, il y aurait 150 millions de tonnes de cuivre.
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Algérie : La mer retrouvée

C’est un géant méditerranéen, qui a longtemps tourné le dos à la mer. L’Algérie redécouvre aujourd’hui son littoral, et Thalassa nous emmène pour un voyage inédit tout au long de ces 1600 kilomètres de côtes. D’ouest en est, les paysages algériens offrent une variété fascinante.

D’Oran jusqu’à Annaba, le voyageur traverse des reliefs lunaires, des forêts épaisses, des marais multicolores et des dunes à perte de vue. De ces côtes méconnues, Thalassa propose une exploration inédite.

Océans poubelles

Immerger des fûts de matières irradiées en pleine mer semble aujourd’hui scandaleux, mais cette technique a été par le passé considérée comme une forme de stockage scientifiquement justifiée : la radioactivité des déchets déposés à plus de 4.500 mètres de profondeur était censée s’éliminer par dilution.

Il est désormais admis qu’elle ne fait que se répandre de manière incontrôlée. Dans quel état sont aujourd’hui ces barils, dont même les autorités ne connaissent pas la localisation exacte ?

L’océan sert de poubelle à l’industrie atomique depuis des dizaines d’années. Alors même que le stockage en mer est interdit depuis 1993, il est toujours légal d’y rejeter des eaux contenant des radionucléides.

Arctique, cimetière atomique

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Une seule Terre, un seul océan

L’océan et l’atmosphère sont liés par des processus que nous commençons tout juste à comprendre. Comme des enfants de mêmes parents, le ciel au-dessus de nos têtes et les eaux autour ont de nombreuses caractéristiques en commun, notamment ces derniers temps le besoin d’être des zones protégées.

Nous sommes des enfants de mêmes parents collaborant à un ordre du jour partagé pour les défendre : un ordre du jour qui définira le futur de millions de frères, de sœurs, de pères, de mères, d’amis et de voisins, aussi bien que les formes de vie sur terre et dans les mers, aujourd’hui et pour les générations futures.

Par chance, les gouvernements du monde entier commencent à comprendre le défi et doivent signer deux accords importants cette année (ou du moins faire des progrès dans ce sens) : un nouveau traité international visant à protéger la vie marine dans les eaux internationales et un accord sur le changement climatique pour protéger l’atmosphère.

En même temps qu’ils font suite aux Objectifs de Développement Durable, ces accords vont servir de poteaux indicateurs indispensables pour indiquer le chemin à suivre pour les économies nationales du monde au cours des 15 années à venir et au-delà.
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Chili : Être pilote dans le détroit de Magellan

Le travail d’Erich Guital est le plus inconfortable qu’on puisse imaginer pour un marin: il est pilote dans le détroit de Magellan, cet étroit passage qui sépare la Terre de Feu du continent sud-américain.

Cette contrée austère est réputée pour ses vents et ses intempéries, sa météo ultra-changeante et la violence de ses tempêtes.

L’Asie : Cimetière inquiétant des navires bons pour la casse

Les bateaux sillonnent le monde durant leur longue carrière, mais lorsqu’ils sont jugés bons pour la casse, la plupart mettent le cap sur l’Asie pour y être démantelés dans des chantiers peu regardants en matière de dépollution et de sécurité.

Chaque semaine, 20 navires partent à la démolition, soit environ un millier par an, indique l’association Robin des Bois, qui dresse dans le dernier numéro de son bulletin «A la casse», un état des lieux inquiétant.Durant les trois premiers mois de cette année, 257 navires de commerce et militaires ont été sortis de flotte pour une démolition qui devrait permettre le recyclage de 2,34 millions de tonnes de métaux, relève l’ONG. Mais cela signifie aussi «100.000 tonnes de déchets toxiques à gérer», souligne son président, Jacky Bonnemains.

Car outre la ferraille, ces navires, d’un âge moyen de 28 ans, et qui ont souvent été exploités sans beaucoup de maintenance, contiennent de l’amiante, du plomb, des boues d’hydrocarbures, des PCB (polychlorobiphényles) et autres déchets toxiques.

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Maud Fontenoy sort un nouveau livre sur sa vision de l’écologie

La navigatrice française Maud Fontenoy sort un nouveau livre sur sa vision de l’écologie. Pour elle, les océans sont en danger. “Aujourd’hui quand on a la chance de les fréquenter en long et en large, on voit, bien sûr la fonte des glaces au nord et au sud, la perte en poissons, mais on voit aussi la pollution“, s’inquiète la jeune femme.

C’est la première femme à avoir traversé le Pacifique à la rame et sans assistance. Sportive accomplie, Maud Fontenoy trouve aussi le temps de s’engager en politique ou d’écrire des livres. Son dernier ouvrage s’intitule “Les raisons d’y croire“.

Dans ce livre, la navigatrice aborde ainsi sa vision de l’écologie. Une vision qui fait parfois sursauter les écologistes. En effet, Maud Fontenoy ne cache pas être favorable à l’exploitation du gaz de schiste. “C’est le gaz naturel qu’on utilise tous les jours, sauf qu’on va le chercher un peu plus profondément. Il a été controversé parce que les techniques pour aller le chercher ont été polluantes. Moi ce que je souhaite c’est qu’on élabore des techniques non polluantes“, assure la jeune femme.

Mort et espoir en haute mer

Les requins et leurs cousines, les raies, étaient présents sur cette Terre avant les dinosaures. Ils ont survécu à la catastrophique extinction de masse qui a liquidé les Tyrannosaurus Rex et tous les autres dinosaures, ainsi qu’à l’extinction Permien-Trias marquée par la disparition de 96 pour cent des espèces marines. Même les lignées plus récentes de requins, comme celle du requin marteau, existent depuis plus de 30 millions d’années.


Et pourtant, en quelques décennies seulement, la situation est devenue telle qu’un quart de tous les requins et raies est menacé d’extinction. Nous en sommes responsables – et nous avons la responsabilité d’y remédier.

Les populations de raies et de requins ne sont pas les seules en péril. Beaucoup d’autres composants de la biodiversité marine – en particulier les coraux, les mammifères marins, les oiseaux de mer et les tortues – sont en difficulté face aux pressions exercées par l’activité humaine. Les écosystèmes marins courent en conséquence le risque de se dérégler et de devenir moins stables et moins productifs.

Compte tenu du nombre de menaces qui pèsent sur la vie marine – dont la surpêche, le changement climatique, la pollution et l’urbanisation des côtes – il est facile, voire rationnel, d’être pessimiste. Cette année pourrait pourtant marquer le début d’une approche plus rigoureuse en matière de sauvegarde des écosystèmes marins, en particulier en ce qui concerne la surpêche, responsable du déclin rapide de nombreuses espèces.

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Le fléau dramatique des déchets plastiques dans les océans

Sacs, bouteilles, flacons… Les océans sont remplis de déchets plastiques. Chaque seconde, 412 kilos de plastiques sont déversés dans les mers. On parle aussi de 7e continent. Il faut moins de deux ans pour que les courants marins réunissent les particules de plastiques au centre de chaque océan.

On appelle cela un gyre“, rapporte Christophe de Vallambras. Celui du Pacifique Nord est le plus important.

(Merci à Pierre)

Le pirate écolo Paul Watson en exil en France

On le surnomme le “pirate écolo”, bien connu pour son combat contre les baleiniers japonais, il s’est réfugié en France. Paul Watson écume les océans de la planète depuis maintenant 40 ans. “Si les océans meurent, on meurt. On ne peut pas vivre sans, peu importe où vous vivez“, explique le navigateur.

Paul Watson c’est surtout un pirate écolo à la tête de l’ONG Sea Sheperd, une flotte de six navires. Il traque les pêcheurs de baleines, parfois avec des méthodes musclées. Le Costa Rica et le Japon ont émis un mandat d’arrêt contre lui, relayé par Interpol.

Aujourd’hui Paul Watson est en exil forcé à Paris, avec la bénédiction des autorités françaises. Réfugié écologiste pour les uns, éco-terroriste pour ses détracteurs, Paul Watson bénéficie de nombreux soutiens.

Les forçats de l’océan

Antoine, Souleymane, Dimitri, ou Thierry le capitaine. A bord, ils sont 14 hommes. Pendant un mois, ils endurent des conditions de travail dantesques. Au grand air, mais coupés du monde, ballottés par une mer souvent inhospitalière, exposés aux dangers. Embarquement avec l’équipage du “Mariette le Roch” pour une campagne de pêche en mer du Nord.

Peut-on encore manger du poisson ?

Dans un monde où les eaux recouvrent plus de 72% de la surface de la planète, l’Homme a toujours cru les ressources marines inépuisables. Début des années 70, le signal d’alarme est tiré par des scientifiques et ONG du monde entier. Si nous ne faisons rien, dans moins de 30 ans, il risque de ne plus rien rester de comestible dans les océans.

Aujourd’hui, la vie maritime est gravement menacée car de nombreuses espèces sont en voie de disparation. Le magazine Kaizen se demande comment a-t’on pu en arriver là ? Comment du mercure peut-il se retrouver dans notre alimentation sans que le consommateur en soit averti ? Comment devrions-nous « mieux pêcher » dorénavant ? Comment agir à notre échelle en tant que citoyen ?

Bangladesh : Il vit seul en pleine mer avec ses poules sur un voilier 100% pur jute

Corentin de Chatelperron, un jeune français, se balade sur les mers en mode simplicité volontaire. Avec ses poules, son bateau auto-construit et un jardin portable, il vogue loin de la folie du monde moderne. Un rêve pour beaucoup, réalisé aujourd’hui par un individu intrépide.

Naviguant sur l’océan Indien, cet ingénieur français construit ce qui lui est nécessaire pour répondre à des besoins primaires. Pour survivre, il trouve toujours un moyen pour construire des objets utiles avec peu de matériel. Après avoir fabriqué son voilier en fibre de jute, une plante répandue sur cette partie du globe, Corentin a réalisé des voyages extraordinaires avec ses constructions peu communes.

La « low technologie », Corentin la pratique sur son bateau depuis plusieurs années. Liée à la simplicité volontaire et la décroissance, cette philosophie veut utiliser des technologies simples, économiques pour répondre à ses besoins : manger, boire, vivre.

Voici le récit en vidéo d’un projet novateur et passionnant porté par une équipe enthousiaste, dont l’idée est que l’écologie pourrait, dans certains cas, aider à résoudre les problèmes économiques du tiers monde.

Partie 1:

Partie 2:
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Comment exploiter les énergies renouvelables marines ?

Berceau d’incroyables forces de la nature, les mers et océans sont de gigantesques réservoirs d’énergie. Des chercheurs et des ingénieurs se sont fixé un but ambitieux : couvrir un tiers des besoins énergétiques actuels à l’échelle mondiale grâce aux énergies renouvelables marines. Comment atteindre cet objectif ?

Xenius – Allemagne (2014)

Vacarme en haute mer

Les pollutions par les métaux lourds, par le plastique ou encore par les déchets divers sont des problématiques du milieu marin très connues, mais ce que l’on connaît moins c’est la pollution sonore générée par l’activité humaine qui est pourtant un problème majeur pour les espèces marines, et donc pour les écosystèmes.

Essais et sonars militaires, plate-forme pétrolières, recherche minières, trafic maritime constant … Autant d’activités humaines qui perturbent considérablement la vie marine sous toutes ses formes et qui vouent le peuple marin à vivre dans un bruit perpétuel. Un bruit perpétuel qui empêche même les mammifères marins de communiquer entre-eux et qui expliquerait le phénomène des échouages de cétacés.

Eliodomestico : L’invention qui transforme l’eau de mer en eau douce

Le manque d’accès à l’eau potable est l’une des causes principales de mortalité dans les pays pauvres. Durant ces dernières années, plusieurs efforts ont été déployés pour rendre l’eau de mer potable. Cela nécessitait des centrales qui consommaient énormément d’énergie et était inaccessibles aux pays pauvres.

Le designer italien Gabriele Diamanti, a eu l’idée de rallier deux éléments naturels au service de l’environnement. Il a crée le « Eliodomestico », un éco-distillateur qui transforme l’eau salée en une eau potable grâce à l’énergie solaire.

Chaque dispositif Eliodomestico peut produire cinq litres d’eau potable par jour. Ce qui suffit largement pour une famille de 4 personnes.

Ce projet est destiné aux pays en développement et il permettra à ces populations d’accéder à de l’eau potable à moindre coûts, avec en prime une technique « Open Source ». Le concept est simple, il suffit de mettre de l’eau de mer (eau salée) durant la matinée dans une chaudière spéciale.

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La Merveille des fonds marins

Les récifs coralliens occupent moins de 1% de la surface des océans, mais hébergent plus du tiers des espèces marines connues. Grouillant d’espèces comestibles, ils jouent un rôle essentiel pour l’alimentation des populations. Ils protègent aussi les côtes contre l’érosion et leur attrait touristique est un atout pour le développement économique des régions tropicales.

Surpêche : La fin du poisson à foison

La surpêche est un problème écologique majeur. La fin des pêcheries commerciales mondiales ne cesse d’être annoncée de plus en plus tôt. Les écologistes parlent d’océans et de mers vides d’ici à une cinquantaine d’années (voire beaucoup moins) si rien n’est fait, et pourtant les poissons continuent d’être pêchés massivement, répondant à une demande exponentielle.

Le chalutage profond est toujours pratiqué, et les filets dérivants qui ne font pas de détails sont toujours utilisés. L’Union Européenne propose d’ailleurs l’interdiction totale des filets maillants dérivants d’ici début 2015.

La surpêche pratiquée toujours plus loin pour satisfaire les supermarchés occidentaux, privent les pays en développement de ressources alimentaires.

La pêche n’est d’ailleurs soumise à aucun contrôle en ce qui concerne les règles d’abattage, ainsi les poissons sont souvent « travaillés » vivants alors que de récentes études scientifiques reconnaissent qu’ils ressentent la douleur. Le monde de la pêche industrielle génère également un esclavage moderne d’êtres humains, que l’on ne soupçonne pas.

Méditerranée : Le royaume perdu des requins

Pour côtoyer les grands requins, il faut aller au bout du monde. Pourtant, il y a un siècle à peine, c’est en Méditerranée, que l’on pouvait les rencontrer. A l’époque, dans notre “petite mer intérieure“, foisonnaient les poissons, les tortues, les dauphins, les baleines, un royaume inouï sur lequel régnaient les grands requins.

On y trouvait en abondance, requins bleus, requins taupes, requins marteaux, et grand requin blanc, tant la Méditerranée était poissonneuse. Qu’est devenu ce monde magnifique ? Y’a t’il des lieux préservés où l’on puisse admirer les vestiges de sa splendeur passée ? Où sont passés les grands requins ? Survivent-ils dans quelques lieux secrets de notre Méditerranée ?

Discrets et fascinants, requins bleus, requins taupes, requins marteaux, et grand requin blanc sont présents dans les eaux de la Méditerranée.

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Au coeur des océans : Pollution plastique, transfusion (Vidéo)

Depuis le prestigieux musée océanographique de Monaco, Raphaël Hitier et Christian Buchet, chercheur spécialiste de la mer, explorent les innovations liées au monde sous-marin et nous en font découvrir les richesses.

Photographier les océans pour inventorier les fonds marins de la planète pour mieux les protéger : c’est le défi fou de Richard Vevers? Cet océanographe qui vit à Sydney, en Australie, a conçu une caméra capable de filmer les fonds marins à 360° et à grande vitesse, pour alimenter une gigantesque base de données universelle et gratuite.

Rémy Lucas est un ingénieur breton passionné par le potentiel des algues. Grâce à elles, il a trouvé la solution pour produire un substitut écologique et naturel au plastique, baptisé Algopack. Le premier plastique composé de 100% d’algues et totalement biodégradable. Visite de l’usine Algopack à Saint-Malo.

Du sang artificiel compatible avec tous les groupes sanguins conçu à partir de l’hémoglobine de simples vers marins… Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est le projet du docteur Franck Zal, fondateur d’Hémarina, une entreprise de biotechnique marine basée à Morlaix.

L’ère du pétrole à volonté ?

Il ne s’agit pas d’un canular digne du 1er avril ou d’un délire issu d’un livre de science-fiction. C’est une information vérifiée et confirmée. Après des décennies d’expériences, des scientifiques de la marine américaine ont été capables de transformer de l’eau de mer en hydrocarbures.

L’US Navy vient ainsi d’annoncer l’ère du pétrole sans limite, le Graal de l’abondance et de l’indépendance énergétique, et personne ou presque ne s’en est aperçu. L’idée semble pourtant presque simple. Les carburants fossiles sont constitués d’hydrocarbones (hydrogène et carbone).

La marine américaine a été capable d’extraire de l’hydrogène et du carbone de l’eau de mer et de le recombiner pour en faire du carburant. Le processus pourrait aussi fonctionner en théorie avec de l’air, mais l’eau de mer contient 140 fois plus de dioxyde de carbone. Le U.S. Naval Research Laboratory a même déjà utilisé le carburant issu de l’eau de mer pour faire voler un modèle réduit d’avion.

Le prix de revient de ce nouveau carburant est aujourd’hui estimé entre 3 et 6 dollars par gallon (3,7 litres). Cela reste économiquement non rentable.

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Quand les océans deviennent acides (Docu)

Les océanographes du monde entier se mobilisent pour s’attaquer à l’un des problèmes environnementaux les plus urgents de la planète : l’acidification des océans. Ces derniers absorbent environ un quart du dioxyde de carbone de l’atmosphère, mais les émissions de carbone en constante augmentation transforment la chimie de l’eau de mer.

Dans des eaux sans cesse plus acides, les animaux marins ne peuvent plus constituer leurs squelettes, et les coquilles indispensables à leur survie. Des pôles aux tropiques, des milliers d’espèces sont en danger. Zoom sur le travail de chercheurs qui ont mené des études en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Antartique.

Réalisé par Sally Ingleton (Australie – 2013)

(Merci à NOP)

Antarctique : Le recul irréversible d’un glacier géant

Le glacier de Pine Island, à l’ouest de l’Antarctique, recule d’une dizaine de kilomètres depuis les années 2000 et s’amincit à un rythme de plus en plus rapide depuis quarante ans. Avec le réchauffement, la ligne d’échouage du glacier, la limite séparant la partie posée sur le continent de la partie flottant sur la mer, ne cesse de reculer, augmentant la masse de glace flottant sur la mer et contribuant à l’élévation du niveau de la mer.

Cet été, une plaque géante qui mesure sept fois la superficie de Paris, s’est détachée du continent Antarctique. Selon des chercheurs français qui ont mesuré le glacier, il se disloque de plus en plus vite.

A lui seul, le glacier de Pine Island pourrait contribuer à une hausse du niveau de la mer d’un centimètre dans les vingt prochaines années, 15% de la hausse prévue.

Voyage au centre de la mer

A la fin des années 1980, l’homme en savait plus sur l’espace et ses mystères que sur les océans qui couvrent pourtant 70 % de notre planète. Depuis, d’immenses progrès ont été effectués dans ce domaine par la communauté scientifique mondiale. 

On le sait depuis longtemps : notre existence est intimement liée aux mouvements qui animent le cœur des océans, et ce documentaire qui développe des problématiques parfois complexes en apporte de multiples preuves. Les océans, qui transportent de la chaleur ou absorbent une part du gaz carbonique produit par l’activité humaine, conditionnent l’équilibre climatique de toute la planète.

Quelle est cette mécanique qui anime le cœur des océans et permet à la vie d’exister sur notre Terre ? Et quelles sont les menaces qui guettent ce système aussi vaste que complexe ? Le reportage met en lumière les différents moteurs de la circulation océanique et le rôle de l’océan en tant que thermostat de la planète.

Afin de répondre à ces questions de manière originale et surtout accessible au plus grand nombre, ce documentaire retrace le parcours d’une goutte d’eau portée par les courants marins. Une véritable épopée sous-marine qui la reconduit, au bout de 650 ans, à son point de départ.
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Vents contraires : Les éoliennes en mer

D’ici 2020, la France compte produire 20% de son d’électricité grâce notamment aux éoliennes marines. Elle espère ainsi rattraper son retard sur le Danemark ou le Royaume Uni qui ont investit depuis longtemps dans cette énergie inépuisable.

Entre promesse d’emploi et de création d’une filière industrielle prometteuse, risque pour les pêcheurs, et production électrique aléatoire… l’éolien marin est-il une si bonne idée ?

Écosse : Oyster, l’électricité verte qui vient des vagues

En frottant la surface des masses d’eau, le vent peut donner naissance à la houle, une série de vagues pouvant se déplacer sur de longues distances, tout en charriant de grandes quantités d’énergie. L’entreprise Aquamarine Power a développé l’Oyster, un système qui peut exploiter le mouvement des vagues pour produire un courant électrique, autrement dit, une énergie renouvelable.

Les mouvements ondulatoires de l’eau mettent en action un volet mobile immergé par 10 à 15 mètres de fond à proximité des côtes. Le mécanisme actionne alors deux pistons qui compriment de l’eau douce et l’envoient par des canalisations dans une centrale hydroélectrique située hors de l’eau. L’électricité est ainsi produite au sec.

À terme, l’entreprise prévoit d’installer des champs d’Oyster qui seront tous interconnectés et reliés à une seule turbine. Les tests en cours se montrent concluants.

Global shushi : Demain, nos enfants mangeront des méduses !

En moins de vingt ans, le sushi est sorti des frontières du Japon pour devenir l’un des emblèmes de la «world food». Pourtant, sa consommation en particulier et celle du poisson en général n’est pas sans conséquences sur la biodiversité marine.

En remontant la filière du sushi, Jean-Pierre Canet, Damien Vercaemer et Jean-Marie Michel expliquent en quoi la pêche intensive et destructrice malmène les océans.

La plupart des scientifiques considèrent en effet que, d’ici à 2050, 75 % des espèces de poissons auront disparu. Ils estiment en outre que la flotte mondiale de bateaux de pêche a une capacité de capture deux à trois fois supérieure à ce que la mer peut fournir chaque année à l’espèce humaine.

Surpêche : Les poissons pourraient disparaître d’ici 2035

Par Nolwenn Weiler

Les mers sont surexploitées et cela commence à devenir assez inquiétant. Une espèce de poisson sur trois est menacée d’extinction. Les autres peinent à se renouveler alors que le nombre de captures augmente. Sur le banc des accusés : la pêche industrielle, allègrement subventionnée en Europe, et finalement peu créatrice d’emplois.

La consommation moyenne par habitant atteint aujourd’hui 18 kilos dans le monde. 22 kilos en Europe. Et la France caracole en tête, avec 34 kilos de poissons avalés chaque année par habitant ! Soit deux fois plus qu’il y a 10 ans.

Pour satisfaire cet appétit, les bateaux doivent naviguer au-delà des eaux européennes, d’où ils rapportent 50% du poisson consommé sur le vieux continent. Ils croisent notamment au large de l’Afrique noire, où ils pillent les ressources des professionnels locaux.

[...] « Nos bateaux mesurent moins de 12 mètres, nous n’allons pas à plus de 12 milles des côtes (c’est à dire une vingtaine de kilomètres, ndlr), et nous ne sortons pas plus de 12 heures d’affilée en mer », explique Gwen Pennarun, pêcheur du Finistère et membre fondateur de la plate-forme de la petite pêche artisanale française.

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Les déchets colonisent les fonds océaniques

Grâce à 18.000 heures d’enregistrements vidéo, des chercheurs ont fait le point sur la présence de déchets d’origine anthropique dans la baie de Monterey (Californie). Les sachets en plastique, canettes et autres boîtes de conserve prolifèrent jusqu’à 4.000 m de profondeur, affectant au passage les écosystèmes. Voilà un problème qui ne devrait plus être ignoré.

Il est actuellement aisé d’étudier la présence de déchets dans des eaux superficielles, puisque de simples filets suffisent pour les récolter. En revanche, faire de telles inspections dans les grands fonds océaniques, à plusieurs centaines de mètres de profondeur, est plus complexe, car les moyens techniques à mettre en œuvre sont conséquents et coûteux. Ainsi, peu d’informations existent sur la pollution dans les profondeurs océaniques.

Dans cette vidéo en anglais, le Monterey Bay Aquarium Research Institute (Mbari) présente en image l’étude menée par Kyra Schlining, ainsi que différents objets découverts au fond de la baie de Monterey en Californie.

Interloquée par une étude, Kyra Schlining, du Monterey Bay Aquarium Research Institute (Mbari, États-Unis), a trouvé une solution abordable pour s’attaquer au problème : exploiter la base de données Video Annotation and Reference System (ou VARS) créée et alimentée par son organisme de rattachement.
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Prendre le large pour changer de vie

Lassé par l’idée standardisée du « métro, boulot, dodo » Patrick décide un jour de construire son bateau et de prendre le large. A la fois acte de rébellion contre des idées préconçues et un besoin de se distancier de son histoire familiale, il travaille pendant 8 ans sur ce chantier pour finalement partir traverser l’Atlantique… en famille !

Attali : “Fukushima, sont-ils tous fous ?”

Depuis le terrible accident du 11 mars 2011, (un tremblement de terre de magnitude 9 et un tsunami d’une hauteur de 15 mètres), la centrale dévastée de Fukushima n’a, semble-t-il, causé aucun problème de santé hors du Japon. Et même au Japon, on n’a trouvé dans aucune boutique, dans aucune nourriture, des radiations au-dessus des niveaux autorisés.

Mais, à en croire certaines données japonaises, dont certaines ne sont pas encore traduites, la situation de Fukushima n’est plus sous contrôle.

D’abord, 400 tonnes d’eau y entrent chaque jour, venant de la mer, y sont contaminées, et viennent s’ajouter aux 280.000 tonnes d’eau contaminées qui s’y trouvent déjà. De plus, il y a dans la centrale des centaines de tonnes de matériaux très contaminés.

Selon certaines informations, (obtenues de travailleurs sur le site, qu’il convient de confirmer, ou, j’espère, d’infirmer), le niveau de radioactivité dans les trois premiers réacteurs (dont les cœurs sont entrés en fusion) serait de 800 millisieverts (unité d’évaluation de l’impact des rayonnements sur l’homme) dans le réacteur 1 ; de 880 millisieverts dans le réacteur 2; de 1510 millisieverts dans le réacteur 3.
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