Début de panique chez les “élites” ?

Dans le contexte de menace terroriste majeure à laquelle la France est confrontée depuis mercredi, la gestion de la protection des personnalités est devenue extrêmement délicate. Au cabinet du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, on se refuse à livrer des noms. «C’est une question de sécurité et nous n’exposerons pas la vie des personnes», déclare au Figaro un conseiller du ministre.

Le sujet est d’autant plus sensible que

«des dizaines de demandes ont afflué à Beauvau en 24 heures, de la part de personnalités se sentant en danger»,

confie un haut fonctionnaire de police. Au point que le ministère a dû organiser une réunion pour faire un «tri», selon des critères draconiens.

Les bénéficiaires d’une équipe de gardes du corps préfèrent ne pas trop ébruiter la chose.

Et ceux qui se sont vu refuser cette «faveur» peuvent nourrir une certaine frustration.

Lire la suite

Art contemporain : Les élites contre le peuple (Rediff)

L’art contemporain revendique volontiers l’héritage des « maudits » et des scandales du passé. Et cependant, « artistes » et laudateurs d’aujourd’hui ne réalisent pas que leurs scandales ne combattent plus les tenants de l’ordre dominant, mais ne constituent en fait qu’un outil de plus de la domination bourgeoise.

“La Vénus aux chiffons”, œuvre de Michelangelo Pistoletto (artiste italien contemporain co-fondateur de “l’Arte Povera”), actuellement exposée dans l’aile Denon du musée du Louvre.

Par ce qu’il prétend dénoncer, l’« art » dit « dérangeant » participe de la domination libérale, capitaliste, oligarchique et ploutocratique, à la destruction du sens collectif au profit de sa privatisation, à cette démophobie qui a remplacé dans le cœur d’une certaine gauche la haine des puissants et des possédants. Cet « art » dit « dérangeant » est en parfaite harmonie avec ces derniers.

Épargnons-nous un discours qui, trop abstrait, serait rejeté par les concernés, les défenseurs de cette pitrerie libérale-libertaire nommée « art contemporain ». Prenons donc quelques exemples, quelques « scandales » ou actions représentatives de ces dix dernières années.

En 2002, l’Espagnol Santiago Sierra fait creuser 3000 trous (3000 huecos, en castillan) à des ouvriers africains pour un salaire dérisoire afin de, nous apprend-on, dénoncer l’exploitation capitaliste, revendiquant une « inspiration contestataire axée sur la critique de la mondialisation, de l’exploitation de l’homme par l’homme, de l’inégalité des rapports Nord-Sud et de la corruption capitaliste.

Il n’hésite pas à faire intervenir dans ses performances des sans-papiers, des prostituées, des drogués et à les rémunérer pour leur présence », apprend-on en effet, par exemple sur le site d’Arte TV [1]. Exploiter pour dénoncer l’exploitation : à ce titre, on pourrait bien aller jusqu’à voir un artiste supérieur en Lakshmi Mittal, par exemple.

Lire la suite

Mensonges d’Etat : l’affaire du sang contaminé

En avril 1991, la journaliste Anne-Marie Casteret publie dans l’hebdomadaire L’Événement du Jeudi un article prouvant que le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a sciemment distribué à des hémophiles, de 1984 à la fin de l’année 1985, des produits sanguins dont certains étaient contaminés par le virus du sida. L’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius et les anciens ministres socialistes Georgina Dufoix et Edmond Hervé ont comparu du 9 février au 2 mars 1999 devant la Cour de justice de la République pour « homicide involontaire ». Cette cour a rendu son verdict par un arrêt qui les innocente.

Les mensonges d’Etat : 26 avril 1986, Tchernobyl

26 avril 1986, l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, génère un nuage chargé de particules radioactives. Ce nuage se dispersera sur une large partie de l’Europe occidentale. Sauf en France, selon les déclarations de l’époque. A grand renfort de cartes météorologiques, on assure que les Français n’ont rien à craindre, contrairement à leurs voisins européens. En effet, l’anticyclone des Açores présent sur le pays forme une barrière naturelle. 25 ans après, retour, vidéos à l’appui, sur la façon dont les autorités françaises ont géré la catastrophe.

Lire la suite

« Comment sommes-nous devenus si cons ? » : Le cri de colère du linguiste Alain Bentolila

Par Jean-Paul Brighelli

Derrière le titre un brin provocateur, Alain Bentolila, spécialiste du créole haïtien et de l’apprentissage des langues maternelles au Maroc, dresse dans son ouvrage paru jeudi 11 septembre, un portrait sévère de notre rapport à l’intelligence et à l’apprentissage.

L’auteur pousse cri de colère contre des années d’errances éducatives, mais également contre l’ensemble de la société, de l’école à internet.

« On n’est pas con, on nous a rendus cons ! La télévision en porte une grande responsabilité : même s’il y a des émissions remarquables, celles regardées sont souvent d’une affligeante débilité. Les réseaux sociaux ont également une part de responsabilité ; Facebook rend les gens très cons. Les hommes politiques, enfin, au discours rodé, nous prennent également pour des cons… et à force, on finit par le croire. »

La com/position de l’ouvrage va de la surface vers la profondeur – de la société du spectacle et de la “grande anesthésie” télévisuelle (Nabilla n’est pas la meilleure copine de Bentolila) aux abominations com/munautaires des fous de Dieu de toutes farines.
Lire la suite

La crise au pays des merveilles (Rediff)

Depuis le choc pétrolier de 1973, la France ne cesse de se penser en crise. Les époques changent mais les discours restent étonnement semblables : pour sortir de la crise, il faut accepter l’effort, renoncer aux privilèges et supporter les réformes. Sans aucun interview ni commentaire, mais en puisant dans quarante ans d’archives télévisuelles, où se mélangent discours politiques, débats, journaux télévisés, clips musicaux, reportages, émissions humoristiques, ce documentaire fait apparaître des constantes, des schémas de raisonnement et un nouvel imaginaire qui s’impose durablement dans la société.

1973 – 2013 : le capitalisme dans sa forme néolibérale ne serait-il pas la crise permanente ?

La Chaîne Parlementaire, 2 décembre 2012

Jeu d’influences

Ce documentaire, résultat de six mois d’enquête, analyse le rôle des spin doctors, ces professionnels de la communication sollicités par les grands patrons pris dans la tourmente médiatique.

1ère Partie : Les Crises

A travers plusieurs exemples tels que la campagne pour le travail le dimanche des entreprises de bricolage, celle pour les détecteurs de radars ou encore l’affaire Kerviel, ces spécialistes de la gestion de crise dévoilent leurs méthodes pour orienter l’opinion publique et les journalistes.


2ème Partie : Les Politiques

Les stratèges de la communication façonnent l’image des responsables politiques. Ils vendent à l’opinion publique des présidents, des ministres et même des conflits, comme le décrypte un publicitaire, conseiller du ministre de la Défense pendant la guerre au Mali.

Réalisé par Luc Hermann et Gilles Bovon

Merci à NOP

Poutine, la Russie et les médias français : le coup de gueule de Vladimir Fédorovski

Le 2 mai dernier, des dizaines de pro-russes ont péri dans un incendie à Odessa, allumé au choix par de «jeunes supporters de foot» ou par des nationalistes ukrainiens de Pravy sektor. La télévision allemande a mené un travail d’enquête qui a révélé que certains snipers de Maïdan provenaient du camp anti-russe. Ces deux informations ont été très peu relayées en France. Pourquoi ce deux poids-deux mesures? Y-a-t-il selon vous un tropisme anti-russe dans les milieux médiatiques français ?

Par Eugénie Bastié

La guerre en Ukraine est triple: par les armes, par la propagande et par les services secrets. Dans cette triple guerre les journalistes occidentaux sont instrumentalisés. Même à la fin du communisme, période que je connais très bien, les journalistes étaient plus prudents, et les informations fausses ou non vérifiées finissaient par être démasquées -on se souvient de l’affaire des charniers de Timișoara.

Aujourd’hui, c’est pire que du deux poids-deux mesures, je suis ahuri par le manque de professionnalisme des journalistes, notamment français.

Les journalistes allemands et américains sont plus pointus, les Français, sont souvent politiquement correct et voient le monde en noir et blanc.

Or, comme l’a dit Hubert Védrine dans vos colonnes, «la haine ne fait pas une politique». La présentation unilatérale du massacre d’Odessa, imputé à la responsabilité russe, alors ce sont des russophones qui ont été brulés vifs, est à cet égard significative. Les journalistes ont donné les réponses avant de poser les questions, concluant à la culpabilité russe.

Lire la suite

Canada : Plaque tournante de l’industrie minière

Trois sociétés minières sur quatre ont leur siège social au Canada. Pourquoi un tel attrait ? Le Canada est un véritable paradis pour ces entreprises : elles peuvent y spéculer tranquillement sur les gisements du monde entier tout en y étant protégées en cas de crimes environnementaux et de violations de droits humains. Une réalité bien éloignée de l’image plutôt sympathique que véhicule le pays. Entretien avec Alain Deneault, coauteur du livre enquête Paradis sous terre.

75% des sociétés minières mondiales ont leur siège au Canada. Pourquoi ?

Alain Deneault : [1] Il y est plus facile de spéculer en bourse sur la valeur présumée d’un gisement minier. On peut y mettre en valeur non seulement les « réserves » qu’une mine contient, soit ce qu’il est effectivement possible d’extraire, que les « ressources », c’est-à-dire tout ce qu’une mine contient et que l’on pourrait éventuellement exploiter.

Ainsi, à la bourse de Toronto, il est possible de valoriser une richesse avérée, mais également la ressource présumée ou espérée : une richesse plus grande que ce qui a été évalué par les géologues, en fonction des évolutions des techniques ou des coûts d’exploitation. La bourse de Toronto a ainsi longtemps été très spéculative, jusqu’au scandale Bre-X, une société canadienne qui a gonflé artificiellement les réserves espérées de ses mines d’or, avant de faire faillite, faisant perdre 4,7 milliards d’euros à ses actionnaires en 1997.

Lire la suite

De la désinformation

Voici quelques techniques courantes utilisées par différents organes de pouvoir – publics ou privés – cherchant à occulter des vérités qui dérangent. Il est utile de garder ces concepts à l’esprit lors de la lecture d’informations relatives à des sujets controversés (ils sont nombreux)… Pour autant, règle n°1, que vous sachiez même qu’ils le sont. Faites le test. Vous serez sans doute surpris de constater à quel point ces procédés percolent au travers de nombre de propos tenus par des instances officielles, des “experts” et par extension de nombreux médias.

Technique n°1 : Évitement

Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler. Si elle n’est pas rapportée, elle n’existe pas et il n’y a pas lieu de s’en occuper.

Lire la suite

Libre-échange Etats-Unis / Europe : pourquoi une telle discrétion médiatique ?

Les Etats-Unis et l’Union Européenne mènent des négociations commerciales depuis juillet 2013 pour mettre en place un accord de libre-échange dans un très important nombre de domaines.S’il voit le jour, cet accord pourrait avoir des conséquences non négligeables sur notre économie et nos vies.

 

La presse française est très discrète sur le sujet et ces négociations n’ont donc quasiment suscité aucun débat dans l’opinion publique lors de la semaine écoulée. L’occasion était pourtant belle d’en parler avec la venue de Barack Obama à Bruxelles.

Pourquoi si peu de médiatisation ?

Lire la suite

«Les Français ruinés par l’immigration» de Gérard Pince

Gérard Pince est docteur en économie et spécialiste de l’économie du développement : il a publié en 2013 un petit livre intitulé Les Français ruinés par l’immigration (éditions Godefroy de Bouillon). Dans cet ouvrage assez aride Gérard Pince a résumé ses analyses de la comptabilité nationale destinées à évaluer l’impact des populations immigrées sur notre économie. Les sources de toutes les données chiffrées utilisées par l’auteur sont disponibles dans les annexes ; ce rapport est vérifiable par tous les amateurs d’arithmétique.

Les bases du calcul

A la différence d’autres rapports, celui de Gérard Pince ne prend pas en compte tous les étrangers et leurs descendants de la première génération mais seulement les étrangers d’origine extra-européenne parce que, selon lui, l’impact positif des étrangers d’origine européenne sur nos comptes nationaux masque l’impact négatif des étrangers originaires des pays tiers.

Par ailleurs et à la différence de rapports qui ont conclu au faible impact de l’immigration sur notre économie, celui-ci prend en compte la part des dépenses régaliennes qui sont imputables à ces étrangers (les premiers n’intègrent que les recettes).
Lire la suite

Intervention en Syrie : La recherche d’un prétexte à tout prix [1]

La coalition réunissant les Etats-Unis, le Royaume Uni, la France, la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar vient de franchir un nouveau pas dans sa volonté d’intervenir en Syrie afin de renverser le régime de Bachar El-Assad. Utilisant ses énormes moyens de communication, elle vient de lancer une vaste campagne d’intoxication de l’opinion internationale afin de la convaincre que Damas a utilisé l’arme chimique contre son peuple, commettant ainsi un véritable crime contre l’humanité et méritant  « d’être puni ».

Par Eric Denécé

Aucune preuve sérieuse n’a été présentée à l’appui de ces affirmations. Au contraire, de nombreux éléments conduisent à penser que ce sont les rebelles qui ont utilisé ces armes. Ces mensonges médiatiques et politiques ne sont que des prétextes. Ils rappellent les tristes souvenirs du Kosovo (1999), d’Irak (2003) et de Libye (2010) et ont pour but de justifier une  intervention militaire afin de renverser un régime laïque, jugé hostile par les Etats-Unis  - car allié de l’Iran et ennemi d’Israël – et impie par les monarchies wahhabites d’Arabie saoudite et du Qatar. Il est particulièrement affligeant de voir la France participer à une telle mascarade.

  • [1] Ce texte reprend, pour partie, des analyses produites par Alain Chouet, Alain Corvez et Alain Rodier, tous trois anciens officiers du renseignement français.

Lire la suite

Contre la culture du mensonge, la culture de la France !

Par Aymeric Chauprade

Une nouvelle fois, après l’Irak, la Yougoslavie et la Libye, l’Occident a recours au mensonge le plus grossier qui puisse être : l’accusation d’usage d’armes de destruction massive.

La vérité est que le régime syrien est en train de gagner la bataille contre les terroristes islamistes et qu’il n’a pas besoin d’armes chimiques pour cela. Fort du soutien de l’Iran, du Hezbollah libanais et de la Russie (soutien politique sans failles), il est en train d’écraser son opposition islamiste, minoritaire dans le pays (bien que les sunnites soient majoritaires) et cela face à une rébellion islamiste internationale qui n’a plus d’autre issue que de tenter d’impliquer la France, le Royaume-Uni et les États-Unis dans la guerre.

Il faut dénoncer avec la plus grande fermeté ce mensonge de la rébellion islamiste et son soutien par le gouvernement français, soutien qui s’apparente autant à une trahison des intérêts de la France qu’à un crime contre la paix internationale.

Plus que jamais, il devient urgent de libérer la France des forces hostiles qui se sont installées au sommet de l’État, alors même que l’immense majorité de ceux qui servent cet État, dans les échelons subalternes, sont restés loyaux à la France et au Bien commun des Français.

Lire la suite

Les Français en rupture avec leurs médias

Le Monde publiait le 25 janvier les résultats d’une grande enquête intitulée : « France 2013 : les nouvelles fractures ». Réalisée par l’institut de sondage Ipsos, le Centre d’études politiques de Sciences Po (Cevipof) et la fondation Jean Jaurès, elle montre que le fossé entre le « peuple » et son élite a atteint des proportions inquiétantes et menace désormais la cohésion du pays.

Les Français rejettent en bloc l’Europe, s’insurgent contre la mondialisation, craignent l’islamisation du pays, souhaitent d’avantage d’autorité et n’accordent plus aucun crédit aux politiques… ni aux médias : tels sont les principaux enseignements de ce sondage.

Lire la suite

Portugal : “M. Anti-austérité”, l’économiste coqueluche des médias, était un imposteur

Pendant plus de six mois, Artur Baptista da Silva, 61 ans, est devenu l’un des économistes les plus consultés au Portugal, l’une des rares voix qui s’élevaient contre la politique d’austérité mise en place dans le pays. Avec ses costumes sobres, ses lunettes discrètes et son front dégarni, il avait le physique de l’emploi.

Le Portugal a été conquis, fasciné par cet “économiste” qui enchaînait émissions de radio et débats télévisés pour dénoncer les méfaits de la politique d’austérité menée par le gouvernement. Une position un rien populiste qui explique peut-être son succès.

Mais, en décembre, coup de théâtre : cet expert financier des Nations unies, ancien conseiller de la Banque mondiale et professeur aux États-Unis était en réalité un imposteur, un escroc qui venait de passer un an en prison.

Lire la suite

Afrique : La Chine consolide son influence médiatique

L’expansion médiatique chinoise en Afrique se poursuit par une voie qui pourrait paraître anachronique : le quotidien China Daily vient en effet de lancer une édition papier destinée au public anglophone du continent noir.

Un lancement qui ne doit rien au hasard selon Zhu Ling, rédacteur en chef du China Daily :

les relations entre la Chine et l’Afrique sont l’une des plus importantes du monde actuel. Elles sont en forte croissance mais restent complexes, aussi bien du côté chinois que du côté africain. Nous espérons que le lancement d’une édition africaine du China Daily permettra d’améliorer ces relations“.

Lire la suite

Connaissez-vous Vance Packard ?

Connaissez-vous Vance Packard ? Il fut le premier, avec son ouvrage The Hidden Persuaders (1), à attirer dès 1957 l’attention du public sur les techniques de manipulation mentale. Vous savez, ces techniques que la loi antisecte a  finalement renoncé à interdire… peut-être parce qu’elles sont plus souvent utilisées par les publicitaires que par les sectes.

En 1964, il publie un autre ouvrage, Une société sans défense, sur la surveillance et le fichage de la population par la police, mais surtout par les entreprises, où cette fois il n’hésite pas à comparer la société dans laquelle il vit, l’Amérique des années 1960, aux œuvres d’anticipation de George Orwell et d’Aldous Huxley : 1984 et Le Meilleur des mondes.

Le temps a passé depuis mais les livres de Vance Packard, de George Orwell et d’Aldous Huxley n’ont rien perdu de leur actualité. Le monde dans lequel nous vivons correspond à peu de choses près à ce qui était à l’époque imaginé comme un cauchemar.

Pourtant une fausse note subsiste : la dictature que redoutaient Orwell et Huxley était d’inspiration soviétique, mais le “ totalitarisme tranquille ” (2)  que nous connaissons aujourd’hui est capitaliste. Hormis cela, tout correspond : l’œil des caméras de vidéosurveillance épie chacun de nos gestes, nous sommes au seuil d’une normalisation génétique, la voix des médias nous berce du lever au coucher dans la douce anesthésie d’un divertissement médiocre et nous assure que notre monde serait parfait sans la petite délinquance et la contestation politique. Ce divertissement insipide comme un sucre d’orge porte même un nom : le tittytainment. Ce terme inventé par Zbigniew Brzezinski, qui fut conseiller pour la sécurité nationale auprès de Jimmy Carter, est une contraction de entertainment (divertissement) et de tits (seins en argot américain). L’évocation des seins se réfère ici plus à leur fonction nourricière qu’érotique. L’idée de Zbigniew est que, dans un monde où 20 % de la population mondiale suffira à faire tourner l’économie, le problème des nantis consistera à doser le pain et les jeux qu’il leur sera nécessaire d’accorder à la majorité démunie afin qu’elle se tienne tranquille :

Un coktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettrait selon lui de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète (3).

Lire la suite

Les médias numériques réduisent les capacités intellectuelles des enfants

Manfred Spitzer, psychiatre et spécialiste du cerveau, met en garde les parents et les éducateurs. Le directeur médical de la Clinique psychiatrique universitaire d’Ulm, a déclenché avec son nouveau best-seller «Démence digitalisée, Comment nous perdons nous-mêmes la raison et la faisons perdre à nos enfants» et ses thèses pointues des échos violents dans les médias. Dans son livre, Spitzer étaie, par de nombreux diagnostics neurologiques et de nouvelles connaissances les faits décrits par des spécialistes sérieux des médias, que l’utilisation trop fréquente d’Internet peut rendre bête. Il n’a jamais vilipendé les utilisateurs adolescents et adultes d’Internet.

Dans une interview, il a répondu aux attaques venimeuses de la presse de la manière suivante: «Je n’en fais pas une pathologie, mais je constate: là où il y a des effets, il y a aussi des risques et des effets secondaires.»1 Spitzer ne met pas seulement en garde, il montre aussi ce que les parents, les enseignants et les politiciens peuvent faire pour protéger notre jeunesse.

Ce n’est pas une nouvelle connaissance que la consommation fréquente de la télévision par des enfants en bas âge, des jeux vidéo et des jeux violents pendant des heures, de téléphoner sans arrêt et d’envoyer SMS avec le portable, la publication insouciante de sentiments, de pensées et de photos dans des réseaux sociaux peuvent avoir des effets négatifs sur les pensées, le comportement et les contacts sociaux des enfants et adolescents.
Lire la suite

Ces économistes qui monopolisent (toujours) les débats

Malgré les crises économiques, les mêmes économistes squattent toujours les médias. Et leurs erreurs accumulées n’y ont rien changé. Quelques petits comptages s’imposent…

Ainsi que nous l’avions déjà développé ici-même, depuis de nombreuses années, les sujets « économiques » inondent les médias. Régulièrement confrontés à la complexité de ces thèmes, les journalistes préfèrent déléguer leurs traitements à des experts (toujours les mêmes), universitaires pour la plupart – mais pas toujours les plus compétents –, dont les engagements extra-scientifiques sont méconnus ou dissimulés. Pour les journalistes, l’expert appelé à la rescousse doit répondre à plusieurs critères  : efficacité (il doit être bref et concis), disponibilité (il doit habiter en Île-de-France) et orthodoxie (il doit être partisan de l’économie de marché). Les trois critères sont essentiels… et presque toujours vérifiés. Le talent ne semble pas toujours nécessaire pour devenir un « bon client ».

Acrimed, et avec elle Le Plan B et quelques autres critiquent depuis longtemps la proximité de certains économistes avec le pouvoir financier, leurs relations incestueuses avec le pouvoir politique, et leur omniprésence médiatique. Mais vint la crise. Ou plutôt les crises  : celle des subprimes aux États-Unis, et celle de « la zone euro », que ces experts n’avaient pas su anticiper. Cette fois, un film (Les Nouveaux Chiens de garde), un mensuel (Le Monde diplomatique), des économistes (atterrés) et même – dans une moindre mesure – des médias plus main stream (Alternatives économiques ou Mediapart), ont prolongé les investigations, focalisant surtout leur critique sur l’appartenance de ces quelques économistes au monde de la finance. « Comment peut-on être objectif en étant juge et partie  ? » Les critiques semblant fuser de toutes parts, on pouvait penser que la cause était entendue, et qu’on allait enfin en être rapidement débarrassé.

Las  ! Malgré ces nombreux travaux, ces mises en garde répétées, ces évidences enfin révélées, rien ne semble avoir entamé leur aura dans les médias dominants  : à la radio, comme à la télévision, les économistes qui trempent leurs mains dans le cambouis de la finance ne sont jamais présentés comme tels et sont toujours partout.

À la télévision

Lire la suite

Le jeu trouble de Reuters dans la crise de la zone euro (encore et toujours)

Vendredi [27 juillet 2012], 16 h 33. Une dépêche de l’agence anglo-saxonne Reuters, fil anglais, titre : « l’Espagne discute d’un plan de sauvetage global » de 300 milliards d’euros. Gasp ! Quel scoop ! Après la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne (et Chypre…). Il ne manque plus que l’Italie pour que tous les PIIGS soient au tapis. Les dominos sont donc bien tombés les uns après les autres comme le prévoyaient les pessimistes anglo-saxons.

Pourtant, jusque-là, Madrid refusait un plan global, estimant ne pas en avoir besoin. Un avis partagé par la plupart des États de la zone euro qui craignent qu’ensuite ce soit au tour de Rome. Et si le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et le Mécanisme européen de stabilité (MES) ont les moyens de secourir l’Espagne, ce ne sera pas le cas de l’Italie.

Pourtant cet appel au secours paraît bien curieux. D’une part, parce qu’il n’y a pas le feu (Madrid doit seulement lever 50 milliards d’euros de dette pour couvrir son programme d’emprunt 2012), d’autre part parce qu’elle vient juste de bénéficier (le 20 juillet) d’une ligne de crédit de 100 milliards d’euros du FESF pour restructurer et recapitaliser ses caisses d’épargne, une aide qui ne devrait que temporairement grever sa dette publique puisqu’à partir de janvier prochain, les fonds européens pourront directement recapitaliser les caisses d’épargne espagnoles sans passer par le budget de l’État. Etrange, vraiment étrange.
Lire la suite

Comment les consultants rédigent l’information

extrait de : L’industrie du mensonge : Lobbying, communication, publicité et médias par John Stauber

Les lobbyistes occupent une place croissante dans les médias. Épaulés par des experts aux ordres et des journalistes peu téméraires, ils influencent avec régularité le contenu de l’information. Nous reproduisons ci-dessous, avec l’autorisation de l’éditeur, de larges extraits du chapitre X du livre de John Stauber et Sheldon Rampton, L’industrie du Mensonge – Relations publiques, lobbying et démocratie [1], consacré à la place des consultants dans la construction de l’information. 

Der Rattenfänger von Hameln (Le joueur de flûte de Hamelin). Illustration d’Oskar Herrfurth d’après le conte des frères Grimm.

Pour commencer, les médias constituent en eux-mêmes une énorme et juteuse affaire commerciale, propriété d’un club de plus en plus fermé de multinationales. « La technologie moderne et le système économique des États-Unis ont généré, dans la plus grande discrétion, une nouvelle forme d’autorité centralisée en matière d’information », explique Ben Bagdikian dans un ouvrage majeur, paru en 1982, The Media Monopoly (Le Monopole des médias). « Dans les années 1980, la plus grande partie des médias américains – journaux, magazines, chaînes de radio et de télévision, maisons d’édition et studios de cinéma – étaient sous le contrôle d’une cinquantaine d’entreprises géantes. Ces entreprises elles-mêmes étaient financièrement liées à de grosses sociétés industrielles et à quelques banques internationales. »

Lire la suite

Syrie : Une libanisation fabriquée

Compte-rendu de mission d’évaluation auprès des protagonistes de la crise syrienne. Rapport rédigé en collaboration, Centre international de recherche et d’études sur le terrorisme et d’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT) et Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), Paris, janvier 2012 (traduit en anglais et en arabe).

Plans for Redrawing the Middle East: The Project for a “New Middle East”

Après la Tunisie, l’Egypte, la Libye, le Bahreïn et le Yémen, la Syrie a été touchée par un vaste mouvement de contestation de l’ordre établi.

Mais le « printemps » syrien, expression d’un vrai mouvement populaire et d’une légitime revendication à la libéralisation politique, s’est rapidement transformé, à la fin du printemps, en une crise armée entre une opposition se radicalisant et un régime sécuritaire.

Si elle s’inscrit dans la dynamique des « révolutions » arabes, la situation syrienne s’en distingue toutefois par ses implications internationales.

Ce conflit donne lieu à une préoccupante désinformation et à une falsification des faits  qui brouille totalement la réalité de la situation.

Le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) et le Centre international de recherche et d’étude sur le terrorisme et d’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT) ont effectué, en décembre 2011, une mission d’évaluation auprès des protagonistes de la crise syrienne dont ils présentent ici, le compte rendu.

cf2r.org

Gare au clergé de l’idolâtrie financière

Par Xavier Raufer

“Les marchés par-ci… les marchés par-là…” : lisons, scrutons les médias – ou, devrait-on plutôt dire, suivons la grand-messe médiatique. “Les marchés” : la révérence prosternée de tant de journalistes, de droite ou de gauche d’ailleurs, tout pareil. Une foi d’autant plus brûlante que leur feuille de paye dépend quand même un peu de la ferveur des génuflexions, en un temps où, désormais, maints médias nationaux d’information appartiennent à des milliardaires. (…)

Minables maniaques de la conspiration ! Pauvres collectionneurs de complots ! Aujourd’hui, en matière de finance pousse-au-crime, les paranoïaques les plus échevelés sont quand même largement au-dessous de la vérité, telle qu’elle s’étale chaque jour dans la presse.

Lire l’article en entier…

La machine de propagande tourne à plein…

Par Patrick Reymond

Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

Un article de blog intéressant, paru aussi chez Jorion, « La fausse baisse du chômage américain ».

Que démontre-t-il ? Que la machine n’est pas repartie, simplement, on a atteint le bas du « L », en attendant un autre « L » qui suivra.

Les félicitations dont on se gargarise ne concerne que le taux de chômage officiel, un « taux Potemkine » de la plus belle espèce.

En effet, on ne cherche qu’un effet d’annonce.

Lire la suite

Madame Michu et Lady Gaga

Par Jean-Pierre Crépin

Quand un cinéphile me demande : quel est le plus grand rôle d’Omar Sharif ? Docteur Jivago ou Lawrence d’Arabie ?

Je réponds sans hésiter : « Tiercé magazine ! »

C’est en tous cas ce qui restera de ce fils des bibliothèques d’Egypte dans la mémoire collective, souvenir ou vestige d’une époque où l’on considérait que ce qui ne se monétisait pas ne servait à rien et où l’intégration des individus à une société ne se faisait plus que par le truchement des mass média financés par la grande consommation.

Il s’agissait alors de s’enrichir, les médecins n’étaient pas appelés sur le front de guerre des déficits et personne ne prétendait traverser le désert sans boire.

La sécurité sociale existait encore, le marché de la dépendance n’était pas entre les mains des dealers. Le jeu en ligne et ses recettes fiscales était l’avenir de l’homme.

La révolution consumériste, initiée par la Money Power, le jour ou celle-ci a pris conscience qu’il était plus rentable de vendre de l’inutile aux consommateurs que d’augmenter la productivité avec des travailleurs, s’achève.

Toutes les démocraties de marché vont devoir muter et redevenir, à l’image de l’Allemagne, des sociétés de production. C’est en tous cas la volonté clairement affichée de nos politiques.

Lire la suite

Avenir de l’euro : le Financial Times a-t-il raison ?

Par Philippe Milliau, membre du bureau exécutif du Bloc identitaire

Depuis des mois, le Financial Times, principal journal financier mondial, celui qui donne le ton pour les opérateurs du monde de la finance, pronostique la crise de l’euro, puis « la possible fin de l’euro ». A supposer que cela soit vrai, est-ce souhaitable ? Assurément pas.

Lire la suite

Partis politiques : 198 millions en 2009 pour… faire votre bonheur ?

En 2009, les partis et formations politiques français ont dépensé 181.404.321 euros, pour 198.568.775 euros de recettes, dont 39% d’aides de l’État. Pas mal en pleine crise économique !

Il est bien loin, le temps où une estrade improvisée, sur une place de village, permettait aux candidats des partis politiques de faire leurs campagnes électorales…

Aujourd’hui, tous les médias possibles et imaginables sont mis à contribution afin de permettre aux partis majoritaires de nous expliquer la qualité de l’action du gouvernement qu’il soutient et l’opposition, de nous démontrer le contraire ! Et pour cela, il faut de l’argent, beaucoup d’argent !

Seul organisme habilité à contrôler les ressources des partis ou formations politiques, la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements des Partis Politiques (CNCCFP) vient de publier le 29 décembre, son rapport sur les comptes de chaque partis politiques français pour l’année 2009.

Au-delà du montant colossal que les partis politiques définissent comme le «prix de la démocratie», il est intéressant d’apprendre l’origine des fonds des deux principaux partis politiques français (le PS et l’UMP). Libération, Les Échos et Le Monde se sont livrés à un décryptage de ce rapport, disponible en ligne.
Lire la suite

USA : 3 chiffres qui montrent que tout ne va pas aussi bien que la FED voudrait le faire croire

- 1,3 % : les commandes de biens durables sombrent, entraînées par la chute de l’automobile pour le quatrième mois consécutif, tandis que General Motors vient de ressusciter de ses cendres en Bourse.

C’est ce qui ressort des statistiques américaines publiées le 23 décembre. Si vous épluchez les commandes de biens durables, vous vous apercevez que celles de novembre 2010 ont décliné de 1,3 %, celles d’octobre avaient déjà décliné de 3,1 %.

- 53,1 % : autre point noir, les commandes de l’aéronautique civile qui ont plongé de 53,1 %.

33 % des ventes d’immobilier concernent toujours des ventes sur saisies et ceci alors même que le scandale du foreclosure gate (reprise de la crise) ralentit les procédures.

Lire la suite

LEAP – 2ème semestre 2011 : explosion de la bulle des dettes publiques occidentales

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), du 15 décembre 2010

Le second semestre 2011 marquera le moment où l’ensemble des opérateurs financiers de la planète va finalement comprendre que l’Occident ne remboursera pas une partie importante des prêts réalisés au cours des deux dernières décennies.

Lire la suite

Les pauvres ne sont plus ce qu’ils étaient

Un nouvel article consacré à l’ouvrage de Christophe Guilluy vient de sortir, dépeignant l’analyse originale du géographe sur la situation de la pauvreté réelle en France.

On y apprend, notamment, que 85% des pauvres ne se trouvent pas dans les banlieues sensibles, chose que l’on peut facilement remarquer en regardant une simple carte du territoire, avec le PIB par habitant suivant les départements. Ou même, en remarquant que le taux de chômage n’est pas forcément proportionnel au nombre d’immigrés présents dans tel ou tel département.

Lire la suite

Nicolas Sarkozy, le président des riches

Spécialiste de la haute bourgeoisie, Michel Pinçon, aidé par sa femme, Monique Pinçon-Charlot, a rédigé une « Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy » [Editions Zones, septembre 2010].

Il est difficile de résumer cet ouvrage, collection d’anecdotes révélatrices. Forcément, la note de lecture ci-dessous ne peut que transcrire les très grandes lignes, exprimer la sensation générale du lecteur. Mais ne serait-ce que pour donner envie de lire ce livre, cela vaut la peine de le commenter.

C’est un sujet d’actualité, ô combien. Non que Nicolas Sarkozy en lui-même soit important. Mais parce qu’il représente quelque chose, sa présence à l’Elysée signifie quelque chose : elle veut dire que les « élites » de notre pays sont devenues les ennemies de leur propre peuple.

Lire la suite

Manifestation contre « Le Siècle »

Addendum : Mercredi soir, une trentaine de militants et sympathisants du Mouvement d’Action Sociale se sont retrouvés devant l’Automobile Club de France, place de la Concorde à Paris.

Le MAS entend réitérer ce type d’action contre tous ceux qui participent à la destruction de notre pays et de notre peuple. Le MAS appelle tous les patriotes enracinés à se joindre à lui.

« Changeons de Siècle – Le peuple au pouvoir ! »

Pour vivre heureuse, la nomenklatura hexagonale préfère vivre cachée. C’était sans compter avec les 300 manifestants qui ont perturbé le dîner de son club, le Siècle, pour la deuxième fois consécutive, dans la soirée du mercredi 24 novembre.

Le dernier mercredi de chaque mois, les membres du Siècle se réunissent au très sélect Automobile Club de France (l’AFC), place de la Concorde, juste en face de l’Assemblée Nationale. De 20h à 21h, un apéritif permet de choisir librement ses interlocuteurs. A 21h vient l’heure du dîner. Les convives sont placés par groupes de 7 ou 8 autour d’un chef de table qui veille à organiser le débat et à éviter les apartés. Le repas se termine à 22h45. Avec prolongation au bar.

(Vidéo de la manifestation du 27 octobre dernier)

S’attaquer au Siècle c’est s’en prendre au comité central de l’élite, là où s’agglomèrent les quelques centaines de ci-devant de la République. Rois de l’économie et de la finance, princes de la haute administration, seigneurs de la politique (de droite et de gauche), barons des médias et de l’édition, chevaliers de l’intellectuelle courbette, vassaux du syndicalisme… ils sont 550 environ, et quelque 200 stagiaires, à avoir l’insigne privilège d’être invités à banqueter tous les quatrièmes mercredi du mois.

Des orientations politiques sont discutées secrètement, et malgré un bon nombre d’invités du milieu de la presse, cette institution officieuse n’est jamais évoquée dans les médias. C’est là que se préparent entre gens de bonne compagnie les contre-réformes libérales qui seront ensuite votées par les « représentants du peuple » et promues par les médias de connivence. C’est là que, depuis plus de soixante ans, les apparatchiks de la classe dirigeante décident de la vie des Français. En toute discrétion.

Lire la suite sur Mediapart et également: Le dîner du Siècle était bien gardé

(Merci à gauloispowaaa, à pier13 & à Sylvain)