Pierre Mauroy, cet ennemi des travailleurs français

Par Adrien Abauzit

Un hommage a été rendu aux Invalides, mardi 11 juin, à Pierre Mauroy, Premier ministre de la France de 1981 à 1984. De Jean-François Copé à Jean-Louis Borloo, en passant par les divers notables de la gogôche, l’UMPS était au grand complet.

Pierre Mauroy, semblerait-il, est en voie de se faire canoniser par le système médiatico-politique français. À y réfléchir, cette canonisation serait parfaitement cohérente.

Explication.

Qui était Pierre Mauroy ? L’homme des 39 heures, de la cinquième semaine de congés payés, de la retraite à 60 ans, certes… mais surtout l’homme qui a convaincu François Mitterrand, contre Jean-Pierre Chevènement, de maintenir le franc dans le Système monétaire européen en 1983. Le prix de ce maintien a été le fameux « tournant de la rigueur », qui s’est traduit notamment par une mesure scélérate, un coup de poignard dans le dos du peuple français. Depuis l’adoption de cette mesure, il est absolument indiscutable que la gogôche, malgré ses belles paroles, travaille contre les intérêts des travailleurs français.

Lire la suite

LEAP : l’imminente plongée en récession de la planète

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mai 2013

Malgré une sensation de calme relatif relayée à la fois par les médias et par des marchés financiers américains et japonais volant de records en records, l’économie mondiale ralentit sérieusement et une récession généralisée se profile.

Lire la suite

Non, l’euro n’est pas en crise

Ne croyez pas cette “mythologie moderne” qui voudrait que la monnaie unique soit au bord de l’effondrement. Le vrai problème, c’est que les perdants, les pays les moins compétitifs, sont de plus en plus nombreux.

Construction des décors du film “Metropolis” de Fritz Lang (1927)

Cela fait déjà plusieurs années que dure la soi-disant crise de l’euro. Elle est devenue un phénomène durable, à tel point que la “crise de l’euro” s’est installée comme une rubrique pérenne dans certains médias occidentaux. Au même titre que la politique intérieure, l’économie, la météo ou le sport.

La crise s’est inscrite dans la conscience collective comme un phénomène durable. On peut voir les choses d’un point de vue positif : regardez, citoyens, une crise de l’Histoire sans précédent et l’euro tient bon. Nos grands hommes politiques savent mener des actions efficaces. Ils sont nos sauveurs ! Nous devrions répondre à leurs demandes pressantes et leur laisser davantage de pouvoir. Plus d’Europe, c’est-à-dire plus de Bruxelles, de Commission européenne, de Parlement européen, etc. Seule une Europe unie peut relever le défi de la crise de l’euro ! Nous devons achever l’intégration !

Tout cela n’est qu’une mythologie moderne. Un conte moderne visant à justifier idéologiquement l’incroyable expansion de la puissance publique au niveau des autorités bruxelloises non élues et des gouvernements des Etats nations. Un conte qui sert à légitimer le processus continuel de centralisation du pouvoir.

Lire la suite

Mouvement de masse et guerre de l’information

Par Christian Harbulot, Directeur de l’Ecole de Guerre Economique

Le mouvement contre le mariage pour tous a réactualisé une problématique qui était considérée comme obsolète depuis la disparition progressive des vagues d’agitation gauchistes dont le point culminant fut les événements de mai 1968. Plusieurs enseignements sont à tirer dès maintenant de cette nouvelle phase de relance de pratiques subversives, initiées cette fois-ci par des forces de la société civile majoritairement positionnées à droite de l’échiquier politique.

Les événements actuels sont dominés par deux modes d’action très imbriquées : la manifestation de rue et l’activisme des réseaux sociaux sur Internet. Il nous a semblé intéressant de rapprocher ces deux notions dans le décryptage des événements liés au mouvement contre le mariage pour tous. Jusqu’à présent, la combinaison de ces deux modes d’action était très factuelle et ne débouchait pas sur une dynamique durable d’ampleur nationale, voire internationale.

C’est la première fois dans la jeune histoire de la société de l’information que l’expression publique dans la rue est articulée avec autant d’efficacité et d’efficience que l’usage offensif d’Internet par le biais des réseaux sociaux.

L’imbrication du mouvement de masse dans la toile

Lire la suite

La future “chypriotisation” des comptes bancaires est déjà programmée

Le gel des comptes et le haircut substantiel — voire la perte quasi-complète — qui se dessinent pour les gros déposants à Chypre ont été une surprise pour beaucoup. Pourtant, nombreux sont sans doute les déposants qui croient toujours leurs économies en sécurité, considérant que ce qui s’est passé sur l’île méditerranéenne ne les concerne pas. Les pouvoirs publics et les médias n’ont-ils pas répété à volonté que la situation chypriote est exceptionnelle et que cela n’arriverait pas ailleurs ?

Or nous avons déjà souligné dans un article précédent qu’en déposant de l’argent à la banque, en réalité vous lui prêtez vos économies et êtes créancier de la banque. Et si le signal chypriote ne vous a pas suffisamment alerté [quant] au risque que cela représente, sachez que les pouvoirs publics dans de nombreux pays occidentaux ont déjà officiellement bien enclenché le processus de “chypriotisation” des dépôts bancaires. En fait, ce n’est même pas un secret : Olli Rehn évoque ainsi ouvertement le fait que la responsabilité des déposants sera engagée en cas de restructuration ou de faillite bancaire au sein de l’Union européenne.

Il s’agit d’un changement extrêmement important. Car cela signifie que ce qui vient de se passer à Chypre sera en fait non pas l’exception, mais la règle en cas de futur problème bancaire.

Deux points méritent d’être soulignés à cet égard dans le nouveau cadre réglementaire qui se prépare.
Lire la suite

LEAP – Crise systémique globale 2013 : Pièges, repères et grilles de lecture

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mars 2013

Dans les tendances Up&Down [haut et bas] présentées dans le numéro de janvier, notre équipe avait placé en Down [bas] « Les indicateurs économiques » avec l’argumentaire suivant : « Entre des indicateurs économiques de court terme qui décrivent seulement ce qui s’est passé dans la semaine, d’autres qui sont manipulés par les gouvernements pour refléter le message qu’ils souhaitent passer, et d’autres enfin qui n’ont plus de pertinence dans le monde actuel, la réalité économique est pour le moins très mal décrite, voire travestie, par ces chiffres pourtant suivis par les entreprises, les banques, les pays. Ce brouillard statistique empêche une navigation fiable, pourtant primordiale dans ces temps de crise. »

Que ce soit le fruit de manipulations intentionnelles de la part des acteurs dans leur effort de survie ou le résultat de l’extrême volatilité des bases de calcul (comme la valeur des monnaies et du dollar US tout particulièrement), cette tendance se confirme en effet.

Des indicateurs fiables et pertinents sur la situation économique, politique et sociale mondiale sont pourtant indispensables afin de traverser la crise sans encombre. Mais ceux utilisés par les gouvernements ou les entreprises sont, au mieux, inutiles dans la période actuelle de remodelage profond du monde, au pire, néfastes.

Lire la suite

Les Français en rupture avec leurs médias

Le Monde publiait le 25 janvier les résultats d’une grande enquête intitulée : « France 2013 : les nouvelles fractures ». Réalisée par l’institut de sondage Ipsos, le Centre d’études politiques de Sciences Po (Cevipof) et la fondation Jean Jaurès, elle montre que le fossé entre le « peuple » et son élite a atteint des proportions inquiétantes et menace désormais la cohésion du pays.

Les Français rejettent en bloc l’Europe, s’insurgent contre la mondialisation, craignent l’islamisation du pays, souhaitent d’avantage d’autorité et n’accordent plus aucun crédit aux politiques… ni aux médias : tels sont les principaux enseignements de ce sondage.

Lire la suite

Portugal : “M. Anti-austérité”, l’économiste coqueluche des médias, était un imposteur

Pendant plus de six mois, Artur Baptista da Silva, 61 ans, est devenu l’un des économistes les plus consultés au Portugal, l’une des rares voix qui s’élevaient contre la politique d’austérité mise en place dans le pays. Avec ses costumes sobres, ses lunettes discrètes et son front dégarni, il avait le physique de l’emploi.

Le Portugal a été conquis, fasciné par cet “économiste” qui enchaînait émissions de radio et débats télévisés pour dénoncer les méfaits de la politique d’austérité menée par le gouvernement. Une position un rien populiste qui explique peut-être son succès.

Mais, en décembre, coup de théâtre : cet expert financier des Nations unies, ancien conseiller de la Banque mondiale et professeur aux États-Unis était en réalité un imposteur, un escroc qui venait de passer un an en prison.

Lire la suite

Comment guérir de notre dépendance à la croissance ?

Par Irmi Seidl, économiste à l’Institut fédéral de recherches WSL de Zurich (Suisse), et Angelika Zahrnt, économiste, membre du Conseil allemand pour le développement durable

Phénomène relativement nouveau, la permanence de la croissance économique peut être datée à la fin de la seconde guerre mondiale. John R. Hicks, Prix Nobel d’économie en 1972, notait dans un article paru en 1966 (“Growth and Anti-Growth“, Oxford Economic Papers 18-3) : “Il n’est en aucune façon nécessaire que les sciences économiques visent la croissance. Je me souviens personnellement d’une époque où elles n’étaient absolument pas orientées vers la croissance. Je me revois suivre un cours de principes [économiques]… en 1926-1927. Il n’était en rien question d’indice de croissance élevé. La stabilité de la majorité des secteurs économiques suffisait à nous satisfaire.

Un historien suisse, Christian Pfister, date la croissance des pays occidentaux des années 1950 et l’appelle “syndrome des années 1950″ (“Das 1950er Syndrom. Die Epochenschwelle der Mensch-Umwelt-Beziehung zwischen Industriegesellschaft und Konsumgesellschaft“, GAIA 3-2, 1994).

Selon lui, les principaux ressorts de ce syndrome ont été le pétrole bon marché, le besoin de reconstruction suivant la seconde guerre mondiale et le modèle “d’une société fordiste de consommation” qui s’est développé avant-guerre aux Etats-Unis pour être adopté après-guerre par les pays occidentaux. Depuis, les indices de croissance ont constamment décru sans que ce phénomène n’ait été pris en considération.

Simultanément, il devient évident que la croissance économique n’est plus la solution à nos défis majeurs tant en matière sociétale qu’économique.

Lire la suite

Jacques Bompard : « Il est temps de se pencher sur les comptes d’associations comme SOS Ra­cisme »

Jacques Bompard, le député du Vaucluse, maire d’Orange et président de la Ligue du Sud, de­mande la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur les associations antiracis­tes vivant des subventions publiques.

Face au développement du racisme anti-Blanc et au déni de réalité de certaines associations antiracistes, le député Bompard estime qu’il devient nécessaire de se pencher sur le fonctionnement de la lutte contre le racisme en France. Interview.

Jacques Bompard, les associations antiracistes profitent-elles de subventions publiques ?

Oui, et dans une large mesure.

Une commission d’enquête parlementaire devrait faire la lumière à ce sujet.

Je vais vous citer quelques exemples : en 2012, les associations dépendant de la mission « Intégration et accès à la nationalité française » ont vu leurs subventions passer de 11,5 millions à 42 millions €, celles affectées aux associations dépendant de la mission « Développement solidaire et immigration » ont progressé de 50% en passant de 6,9 millions à 9,3 millions €.

Il est temps de se pencher sur le fonctionnement de la lutte contre le racisme en France et notamment sur le finance­ment d’associations de type SOS Racisme qui ne font, par ailleurs, rien pour lutter contre le racisme antifrançais.

De plus, SOS Racisme et d’autres ne publient pas leurs comptes. C’est anormal. Les Français ont le droit de savoir qui vit de quoi et comment on utilise l’argent public.

Quelle est l’attitude des collectivités locales quant au financement d’associations comme SOS Racisme ?
Lire la suite

Jean-Luc Mélenchon n’est pas parti

De Fabrice Luchini à Denzel Washington, GQ a accueilli les plus grandes stars au musée d’Orsay [le 16 janvier 2013] pour célébrer les Hommes de l’année 2012.

Yannick Bolloré (Businessman de l’année), Jean-Luc Mélenchon (Homme politique de l’année) et Xavier Romatet (PDG de Condé Nast)

GQ Magazine

“Demain, des millions de gens iront prendre aux cheveux les puissants, excédés de les voir saccager notre pays et condamner la population de la cinquième puissance économique du monde au recul de tous ses acquis sociaux. Ils le feront, révulsés par les mœurs arrogantes des amis de l’argent, non seulement ce Président et son gouvernement, mais aussi toute l’oligarchie : les patrons hors de prix, les sorciers du fric qui transforment tout ce qui est humain en marchandise, les financiers qui vampirisent les entreprises, les barons des médias qui ont effacé des écrans le peuple. Du balai ! Ouste ! De l’air !

Je souhaite une révolution « citoyenne » en France pour reprendre le pouvoir à l’oligarchie, au monarque présidentiel, et à l’argent roi.”

Jean-Luc Mélenchon, “Qu’ils s’en aillent tous !”, Editions Flammarion, 12 octobre 2010

Lire la suite

Afrique : La Chine consolide son influence médiatique

L’expansion médiatique chinoise en Afrique se poursuit par une voie qui pourrait paraître anachronique : le quotidien China Daily vient en effet de lancer une édition papier destinée au public anglophone du continent noir.

Un lancement qui ne doit rien au hasard selon Zhu Ling, rédacteur en chef du China Daily :

les relations entre la Chine et l’Afrique sont l’une des plus importantes du monde actuel. Elles sont en forte croissance mais restent complexes, aussi bien du côté chinois que du côté africain. Nous espérons que le lancement d’une édition africaine du China Daily permettra d’améliorer ces relations“.

Lire la suite

Connaissez-vous Vance Packard ?

Connaissez-vous Vance Packard ? Il fut le premier, avec son ouvrage The Hidden Persuaders (1), à attirer dès 1957 l’attention du public sur les techniques de manipulation mentale. Vous savez, ces techniques que la loi antisecte a  finalement renoncé à interdire… peut-être parce qu’elles sont plus souvent utilisées par les publicitaires que par les sectes.

En 1964, il publie un autre ouvrage, Une société sans défense, sur la surveillance et le fichage de la population par la police, mais surtout par les entreprises, où cette fois il n’hésite pas à comparer la société dans laquelle il vit, l’Amérique des années 1960, aux œuvres d’anticipation de George Orwell et d’Aldous Huxley : 1984 et Le Meilleur des mondes.

Le temps a passé depuis mais les livres de Vance Packard, de George Orwell et d’Aldous Huxley n’ont rien perdu de leur actualité. Le monde dans lequel nous vivons correspond à peu de choses près à ce qui était à l’époque imaginé comme un cauchemar.

Pourtant une fausse note subsiste : la dictature que redoutaient Orwell et Huxley était d’inspiration soviétique, mais le “ totalitarisme tranquille ” (2)  que nous connaissons aujourd’hui est capitaliste. Hormis cela, tout correspond : l’œil des caméras de vidéosurveillance épie chacun de nos gestes, nous sommes au seuil d’une normalisation génétique, la voix des médias nous berce du lever au coucher dans la douce anesthésie d’un divertissement médiocre et nous assure que notre monde serait parfait sans la petite délinquance et la contestation politique. Ce divertissement insipide comme un sucre d’orge porte même un nom : le tittytainment. Ce terme inventé par Zbigniew Brzezinski, qui fut conseiller pour la sécurité nationale auprès de Jimmy Carter, est une contraction de entertainment (divertissement) et de tits (seins en argot américain). L’évocation des seins se réfère ici plus à leur fonction nourricière qu’érotique. L’idée de Zbigniew est que, dans un monde où 20 % de la population mondiale suffira à faire tourner l’économie, le problème des nantis consistera à doser le pain et les jeux qu’il leur sera nécessaire d’accorder à la majorité démunie afin qu’elle se tienne tranquille :

Un coktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettrait selon lui de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète (3).

Lire la suite

LEAP : 2013, les premiers pas dans un « monde d’après » en plein chaos

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 décembre 2012

Sur la péninsule de Rockaway, dans la quartier du Queens à New York, après le passage de l’ouragan Sandy, fin octobre 2012

La dislocation géopolitique actuelle, largement anticipée par le LEAP depuis février 2009, se traduit par une fragmentation du monde qui va s’accélérer l’année prochaine sur fond de récession mondiale. La fin du leadership des anciennes puissances va provoquer en 2013 un chaos mondial, duquel commence déjà à émerger le monde d’après.

Lire la suite

L’économie Française au bord du gouffre

Par Marc Fiorentino

Il règne une ambiance étrange. Tous les indicateurs de terrain, venant des chefs de petites entreprises entre autres, indiquent que l’économie Française est dans une situation extrêmement inquiétante. Consommation en baisse et chômage en hausse. Mais il n’y a pas de sentiment d’urgence, on est une fois de plus dans le déni. Je pense qu’il est temps de lancer un cri d’alarme.

Hausse du chômage, prévision de récession : la situation de l’économie Française m’inquiète.

Au-delà des chiffres officiels qui sont publiés, la réalité sur le terrain est assez effrayante. Le principal moteur de la croissance Française, la consommation, est à l’arrêt. Le non alimentaire, et notamment l’habillement, le textile est en baisse de 15% à 30% et même les dépenses alimentaires sont en baisse de 5%. Et je suis frappé par l’absence totale de sentiment d’urgence. Le gouvernement, et même les médias, continuent à fonctionner comme si nous traversions juste une période difficile alors que nous sommes au bord du précipice.

Lire la suite

La crise au pays des merveilles

Depuis le choc pétrolier de 1973, la France ne cesse de se penser en crise. Les époques changent mais les discours restent étonnement semblables : pour sortir de la crise, il faut accepter l’effort, renoncer aux privilèges et supporter les réformes. Sans aucun interview ni commentaire, mais en puisant dans quarante ans d’archives télévisuelles, où se mélangent discours politiques, débats, journaux télévisés, clips musicaux, reportages, émissions humoristiques, ce documentaire fait apparaître des constantes, des schémas de raisonnement et un nouvel imaginaire qui s’impose durablement dans la société.

1973 – 2013 : le capitalisme dans sa forme néolibérale ne serait-il pas la crise permanente ?

La Chaîne Parlementaire, 2 décembre 2012

LEAP – Katrina-Sandy : D’un ouragan à l’autre, la fin de l’Amérique telle qu’on l’a connue

L’équipe de Fortune présente ses sincères condoléances à la famille et aux proches de Franck Biancheri, directeur des études du LEAP, décédé le 30 octobre 2012.

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique, 15 novembre 2012

(Toute la force du symbole dans cet amusant photomontage réalisé à partir d’un cliché pris le 28 mai 2004 dans le Nebraska – http://extremeinstability.com/stormpics/2012/ss-a1430.jpg)

Comme anticipé par le LEAP depuis plusieurs mois, le choc majeur pour l’économie et la stabilité politique globale est bien arrivé en automne 2012 sous la forme d’un événement symbolique qui fera date dans l’histoire mondiale : l’ouragan Sandy.

En anticipation politique, méthode sur laquelle le LEAP fonde ses analyses (1), Sandy correspond à deux caractéristiques : l’événement « goutte d’eau » qui rend insupportable les défaillances accumulées et rompt un système ; et l’événement symbolique qui frappe les imaginations et transforme définitivement l’image d’une réalité – car il faut toujours distinguer entre la réalité d’un changement systémique (à l’œuvre depuis au moins 2008) et son acceptation collective (dans le cas présent : l’Amérique n’est plus ce qu’elle était).

Lire la suite

Les médias numériques réduisent les capacités intellectuelles des enfants

Manfred Spitzer, psychiatre et spécialiste du cerveau, met en garde les parents et les éducateurs. Le directeur médical de la Clinique psychiatrique universitaire d’Ulm, a déclenché avec son nouveau best-seller «Démence digitalisée, Comment nous perdons nous-mêmes la raison et la faisons perdre à nos enfants» et ses thèses pointues des échos violents dans les médias. Dans son livre, Spitzer étaie, par de nombreux diagnostics neurologiques et de nouvelles connaissances les faits décrits par des spécialistes sérieux des médias, que l’utilisation trop fréquente d’Internet peut rendre bête. Il n’a jamais vilipendé les utilisateurs adolescents et adultes d’Internet.

Dans une interview, il a répondu aux attaques venimeuses de la presse de la manière suivante: «Je n’en fais pas une pathologie, mais je constate: là où il y a des effets, il y a aussi des risques et des effets secondaires.»1 Spitzer ne met pas seulement en garde, il montre aussi ce que les parents, les enseignants et les politiciens peuvent faire pour protéger notre jeunesse.

Ce n’est pas une nouvelle connaissance que la consommation fréquente de la télévision par des enfants en bas âge, des jeux vidéo et des jeux violents pendant des heures, de téléphoner sans arrêt et d’envoyer SMS avec le portable, la publication insouciante de sentiments, de pensées et de photos dans des réseaux sociaux peuvent avoir des effets négatifs sur les pensées, le comportement et les contacts sociaux des enfants et adolescents.
Lire la suite