Exclusivité Fortune : Qu’achèterait Jésus ? (VOSTFR)

Les magasins américains pourraient contenir toutes les populations d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud et d’Europe réunies. Pour la première fois depuis la Grande Dépression, le taux d’épargne des ménages est négatif et 60% de la population a un emprunt à long terme en cours sur sa carte de crédit. Les Américains consacrent désormais moins d’une heure par semaine à la religion ou à la spiritualité, et plus de cinq heures par semaine à faire des courses !

On compte plus d’un million de faillites personnelles supplémentaires par an, surtout après les fêtes, malgré cela les Américains vont recevoir 4 milliards d’offres de nouvelles cartes et vont dépenser plus de 100 milliards de dollars en cadeaux de Noël.

15 millions d’Américains seraient cliniquement accros aux courses. Pour certains, c’est devenu hors de contrôle, une église qui dénonce ces achats a décidé de faire une tournée ‘Shopocalypse‘. Chassez le démon hors des caisses !

Le père Billy Talen, accompagné par sa chorale du ‘Stop Shopping’, sillonne les États-Unis pour dénoncer la commercialisation de Noël, la globalisation et les effets économiques et culturels qui en résultent. Le documentaire a été tourné un peu avant le Noël de 2005.

Documentaire de Morgan Spurlock réalisé par Rob VanAlkemade (États-Unis – 2007) (Vidéo originale)

*Le titre What would Jesus buy ? est tiré de la formule What would Jesus do ? (“Que ferait Jésus?”), que l’on retrouve souvent abrégée sous la forme WWJD, popularisée chez certaines églises évangéliques aux États-Unis dans les années 1990.

[Traduction libre et sous-titrage réalisé par Fortune. Reproduction autorisée sous réserve de nous citer en source]

La vengeance de l’histoire et de la géographie

Les Ve Assises nationales de la Recherche stratégique se sont tenues le 21 novembre dernier à l’école militaire devant plus de 1 200 personnes, sur un thème d’actualité : “Mondialisation Politique et religions : Affrontements et perspectives”. Des drames, l’actualité n’en a pas été avare ces dernières semaines. Nous le pressentions depuis longtemps. Affrontements interconfessionnels, dérives sectaires, régressions obscurantistes, actions terroristes menées par des individus se revendiquant d’une cause sacrée…

Par Alain Bauer

Le Hêtre de Ponthus – Forêt de Brocéliande, Bretagne.

Les États modernes sont aujourd’hui confrontés à des violences, et notamment des violences à connotation religieuse qui, au plan international, créent autant de fractures d’un monde en déséquilibre permanent.

On ne peut échapper, pour ouvrir des assises portant ce titre, à la traditionnelle citation de référence. Malraux (car qui d’autre…) aurait dit : “Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas”.

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Nouvelles drogues : Passeport pour la défonce

Méthamphétamine, benzylpépirozine, méphdrone, kétamine, sont les nouvelles drogues de synthèse venues concurrencer le marché des substances «traditionnelles». Au travers des témoignages d’utilisateurs, de revendeurs ou de spécialistes de la consommation de psychotropes, ce reportage analyse les raisons du succès de ces nouvelles substances.

HellFest 2014… 24H en enfer (MAJ)

Addendum pédagogique : Le métal expliqué à ma mère.

Le Hellfest, également appelé Hellfest Summer Open Air, est un festival de musique français spécialisé dans les musiques extrêmes, annuellement organisé au mois de juin à Clisson dans la Loire-Atlantique. Sa forte fréquentation le fait figurer parmi les plus importants festivals de musique français. Il est aussi l’un des plus grands festivals de metal en Europe et le premier en France.

Sa programmation est avant tout centrée sur le hard rock et le métal pour les deux scènes principales, tandis que chacune des quatre autres scènes du festival sont dédiées à un style plus particulier comme le black metal, le death metal, le punk hardcore, le doom metal ou le stoner metal, s’assurant ainsi la présence de groupes tels que Iron Maiden, Deep Purple, ZZ Top, Motörhead et KISS, tout autant que celle de Slayer, Megadeth, Sepultura, Cannibal Corpse ou Anthrax.

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Georges Bernanos : La France contre les robots

Premier chapitre d’un essai visionnaire accouché par Georges Bernanos en pleine Seconde guerre mondiale. Il y condamne, avec une lucidité et une clairvoyance unique pour l’époque, les dérives des cultures qui vont se laisser broyer dans l’engrenage de la modernité et des États qui donneront à cette Technique leurs blancs-seings aveugles en les signant avec les sangs de leurs peuples.

La France contre les robots est un essai de Georges Bernanos publié en 1947. Il s’agit d’un recueil de différents textes formant une violente critique de la société industrielle. Bernanos y estime que le machinisme limite la liberté des hommes, et perturbe jusqu’à leur mode de pensée. Pour lui, la civilisation française est incompatible avec une certaine idolâtrie anglo-saxonne pour le monde de la technique.

Il y conteste l’idée selon laquelle la libre entreprise conduirait automatiquement au bonheur de l’humanité, car, selon lui « il y aura toujours plus à gagner à satisfaire les vices de l’homme que ses besoins ». D’autre part, il explique qu’« un jour, on plongera dans la ruine du jour au lendemain des familles entières parce qu’à des milliers de kilomètres pourra être produite la même chose pour deux centimes de moins à la tonne », préfiguration étonnante de ce que seront les délocalisations quarante ans plus tard.

Il y prédit aussi une révolte des élans généreux de la jeunesse contre une société trop matérialiste où ceux-ci ne peuvent s’exprimer.

Chapitre 1:
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Marx Reloaded

Les turbulences économiques et financières qui secouent la planète depuis trois ans n’en finissent pas de relancer la controverse entre contestataires de tout poil et adeptes du capitalisme. A Berlin, un spectacle vient plutôt apporter de l’eau au moulin des premiers. Il a pour thème Marx et fait un tabac.

L’inventeur de la lutte des classes écouterait sans doute avec intérêt l’intellectuel Peter Sloterdijk souligner la pertinence de certains aspects de sa pensée, tandis que le penseur slovène Slavoj Zizek la réactualise.

La pièce met aussi en scène un banquier allemand qui fait son mea culpa, un tenant du libéralisme qui critique les ingérences de l’État, une philosophe britannique en pleine analyse du Manifeste du Parti communiste et un théoricien des médias qui encense la thèse de Marx sur le «fétichisme de la marchandise».

Transhumanisme : L’humain 2.0

L’homme, au sens où nous l’entendons, vit peut-être ses dernières heures. Aux yeux de certains, cette proposition apparemment apocalyptique sonne comme une bonne nouvelle. Depuis les années 1930, tout un courant culturel « s’inspirant de la science et de la technologie plutôt que des spéculations de la philosophie traditionnelle » envisage avec enthousiasme le dépassement de la nature humaine. Pour ces hommes – de plus en plus nombreux – la science matérialiste est devenue la nouvelle religion : cela ne fait aucun doute, elle les mènera jusqu’à l’immortalité physique.

Le terme transhumanisme remonte à 1957. On le doit au biologiste Julian Huxley, frère du non moins connu Aldous Huxley, l’écrivain. Issu des termes humain et transition, il évoque la génération d’êtres qui effectuera la jonction entre l’Homme tel qu’on l’entend aujourd’hui et celui de demain : le post-humain.

Le projet transhumaniste est une récupération matérialiste de la quête de la libération spirituelle. Il traduit une volonté de se libérer des contingences de la vie matérielle, et réduit de façon terrifiante la vérité de la destinée galactique des âmes à une colonisation physique de l’espace.

L’allégorie de la jeunesse éternelle et de l’immortalité de l’âme deviennent de simples buts dans la matière et le temps. En ce sens, le projet transhumaniste révèle le plan sous-jacent à la science moderne : la destruction totale de la vie de l’âme. Grâce à la technologie, personne n’aura plus aucun effort à fournir. On pourra devenir « meilleur » à sa guise. Plus intelligent ? Plus sensible ? Une simple pilule, une injection ou un implant suffiront. Fini la recherche laborieuse de vérité, la distinction entre le bien et le mal, la connaissance de soi, etc.

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« Comment vous préparer à l’effondrement économique »

Par

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Tous les jours ou presque, j’attire votre attention sur la nécessité de vous préparer à l’effondrement économique non pas à venir mais qui est en cours. Je voulais partager avec vous mes différentes réflexions à ce sujet, notamment parce que vous êtes de plus en plus nombreux à m’écrire pour savoir quoi faire, quand cela va se produire, etc.

http://imageshack.us/a/img31/7817/icarusdrowningbymopeyde.jpg

L’effondrement économique, c’est quoi ?

L’effondrement économique est un terme assez dangereux et trompeur. Pourquoi ? Parce que l’idée d’effondrement renvoi implicitement à un phénomène brutal et violent.

Pourtant en Grèce, rien n’a cessé du jour au lendemain. Vous y trouvez toujours des hôpitaux (devenus payants), des transports en commun (avec une fréquence moindre), des policiers (pour vous taper dessus avec de plus en plus de violence), des agents des impôts (qui désormais vous vident vraiment les poches), des magasins d’alimentation aux rayons remplis (mais où vous ne pouvez plus rien acheter puisque vous n’avez plus d’argent), etc. Je pourrais vous faire une liste à rallonge.

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Cinéma : Rapace

George Fall est sur le point de réaliser un rêve: être élu meilleur trader de l’année, titre qui lui permettra d’asseoir son règne pour la décennie à venir. Mais à flirter toujours plus avec les limites de la légalité, l’as de la finance en vient à commettre une erreur fatale.

Ruiné, il se réfugie dans les bras de la jolie Janis, qui fuit toute possession matérielle, et envisage un temps de changer de vie. Bientôt rattrapé par sa voracité démesurée, il met tout en œuvre pour collecter les sommes nécessaires à la création d’un hedge funds. Les millions ne tardent pas à pleuvoir, ce qui n’est pas du goût de lord Norman, défenseur d’un capitalisme raisonné…

Démonstration sur la cupidité humaine agissant sur les marchés financiers ou comment revivre les tenants et les aboutissement de la crise financière de 2008.

Russie : Témoignage d’un Français voulant acquérir la nationalité

Par Alexandre Latsa

Alors que l’affaire Depardieu n’en finit pas de provoquer des remous médiatiques, on peut déjà tirer une conclusion de ce “buzz” planétaire: la Russie apparaît désormais comme un pays dans lequel il est envisageable de s’installer.

On peut même imaginer que l’affaire Depardieu ait fait plus pour l’image de la Russie que la plupart des grands cabinets de relations publiques qui travaillent pour l’État! Depardieu n’est cependant pas le seul à vouloir devenir russe. Les lecteurs de RIA Novosti ont pu lire une nouvelle surprenante vendredi dernier affirmant que Xavier Faure, un pilote de Montgolfière Français, souhaitait lui aussi devenir Russe!

J’ai donc voulu en savoir plus à propos de ses motivations sur son “souhait de devenir russe“.

En France la situation économique et sociale est exécrable. Les politiques n’ont que faire du peuple et ne vivent que pour eux et leurs petites magouilles personnelles. Il n’est pas possible de montrer qu’on aime son pays, comme en Russie.

Je ne supporte plus l’absurdité de la vie dans les grandes villes. Passer sa précieuse vie dans les embouteillages à dépenser une énergie de plus en plus rare, tout ça pour un travail qui ne sert qu’à perpétuer un système moribond, me parait complètement aberrant.

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La décadence de l’Occident américanisé…

… et orientations philosophiques pour en sortir.

Par Yvan Blot

Heidegger a eu le mérite de déceler la nature de la décadence qui frappe l’Occident et qui est bien plus grave et plus profonde qu’une simple crise politique. Nous vivons soumis à un système qu’il a appelé le « Gestell », l’arraisonnement utilitaire, et dont le centre, depuis la chute du IIIe Reich et de l’URSS, est désormais aux États-Unis d’Amérique.

«L’adoration du veau d’or» – Nicolas Poussin, 1633

Description du « Gestell » totalitaire qui nous asservit La description du Gestell (système d’arraisonnement utilitaire) fait appel aux quatre dimensions de « Geviert », système au sein duquel tout homme vit nécessairement : l’homme vit sur la terre, sous le ciel, parmi les autres hommes et face à la Divinité. Ce système structuré par quatre pôles est inspiré par la métaphysique d’Aristote avec ses fameuses causes matérielle, formelle, motrice et finale.

La société actuelle, société du « Gestell » est construite autour de quatre idoles majeures, la technique, l’argent, la masse et l’ego.

Argent

Ego ← Gestell → Masses

Technique

La société européenne, sous direction désormais américaine, est le résultat d’une évolution qui a conduit à mettre en place ces quatre idoles.

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Le Parthénon et Beaubourg

Par Boreas

A force de parler des droitards libéraux, auxquels s’applique strictement le qualificatif de « réactionnaires », je m’aperçois que je les ai rarement décrits, tant leur morphotype me paraît facile à repérer et à brocarder.

Chef-d'oeuvre libéral

Chef-d'oeuvre « socialiste »

Il s’agit de ces super-génies qui, tout en admettant que le « Système » est pourri, qu’il enrichit aux dépens de la collectivité des élites improductives et parasitaires, qu’il engraisse des oligopoles et des conglomérats multionationaux (produits logiques d’une concurrence débridée entre squales de concours, dans le cadre d’un libre-échange mondial gangrené de lobbies et d’instances arbitrales noyautées), qu’il appauvrit et déracine les peuples en nourrissant l’immigration et les délocalisations, qu’il entretient et accroît le chômage, nous prient néanmoins de croire que dans cette compétition truquée que leur superstition libérale nomme un darwinisme social, tout le monde a encore sa chance, à condition de s’en donner les moyens, de libérer les énergies, d’amoindrir l’emprise de l’État, blablabla…

Ce discours religieux sans nuance est, le plus souvent, une illustration du comportement de larbin du « Système », car il est en général tenu par des gens qui n’ont rien de grands capitalistes, qui ne rêvent que d’imiter les idoles économiques et financières que leur présentent des médias complaisants (Steve Jobs, Bill Gates, Bernard Arnault…) et, surtout, de devenir aussi riches qu’elles.

Rien d’étonnant à l’échec de la pseudo-contestation « d’extrême-droite libérale » (autre nom de la droite d’argent, dont le domicile français est à l’UMP mais dont certains membres trouvent qu’on n’y tape pas assez fort sur le soviétisme qui, comme chacun sait, est seul à l’origine de tous nos maux, vingt ans après la chute de l’URSS…). Quand on ne comprend rien en-dehors de sa grille de lecture idéologique, on se condamne à ne rien pouvoir changer.

Au fond, d’ailleurs, on ne veut rien changer.

On veut juste nettoyer le lieu où l’on se sent si sûr de son bon droit : le nettoyer des immigrés délinquants ou trop voyants, des chômeurs nécessairement paresseux, des forcément ignares critiques du divin libéralisme…

Mais pas changer de « Système ».

C’est cela qui nous différencie et nous différenciera toujours, Messieurs les super-génies.

Les vrais patriotes ne sont pas préoccupés en priorité par leur confort, ni par le contenu de leur porte-monnaie.

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Que crève le système

Par Boreas
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Dans le contexte actuel de dé-mondialisation, on a pu lire récemment sur le blog de Paul Jorion, parlant de la divergence désormais avérée des grandes puissances économiques dans leur quête désespérée d’une illusoire reprise : « l’affirmation renforcée d’une politique du chacun pour soi (…) ne fera qu’accentuer la crise ».

C’est exactement ce que dit le LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique) depuis l’an dernier, même si, au plan chronologique, ses prévisions se sont avérées à trop court terme : « d’ici la fin de l’été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s’ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international ».

Or, en effet, même dans le « chacun pour soi », ne gît aucune solution de continuité pour le système.

Parce qu’aucun des prétendus remèdes n’est viable (la planche à billets aux Etats-Unis et au Japon, les politiques d’austérité de droite – réduction des dépenses publiques – comme de gauche – augmentation des recettes publiques – en Europe).

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Les enfants de la surconsommation

Excellent documentaire qui nous montre que depuis quelques années les publicitaires ciblent les enfants de plus en plus jeunes, au berceau presque. Conséquence : la pub apprend aux enfants de nouvelles “valeurs” comme le nombrilisme, l’individualisme et le matérialisme…

Partie 1:
http://www.dailymotion.com/video/xbt83j
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Le pentecôtisme, bras armé de l’impérialisme américain en Afrique subsaharienne ?

Le pentecôtisme, courant de l’évangélisme issu des États-Unis et connu pour ses manifestations liturgiques de masse très démonstratives, mais également ses méthodes fortement matérialistes, connaît un fort développement en Afrique Noire, comme dans le reste du monde.

Associé à l’image de Simone Gbagbo ou à une certaine extrême droite américaine (proche de l’ancien président George W. Bush), il est souvent vu comme un instrument de l’impérialisme US, chargé de propager à coup de prosélytisme leurs valeurs et leur vision du monde. Cependant, sur le terrain, le pentecôtisme africain obéit à des dynamiques un peu plus complexes que cette vue manichéenne ne pourrait le laisser penser.

Une implantation centenaire

Le pentecôtisme naît au début du XXème siècle aux États-Unis (en 1901 dans une église blanche du Kansas et en 1906 dans une église noire de Los Angeles) et au Royaume-Uni, d’une dissidence au sein d’églises réformées. Son dogme est fondé sur une interprétation littérale de la Bible, mais ce qui le différencie des autres mouvements protestants est l’importance accordée au « baptême par le Saint-Esprit », manifesté par les charismes (ou dons de Dieu aux croyants) et le lien direct et intime entre Dieu et le croyant.

Très vite, des missionnaires pentecôtistes arrivent en Afrique anglophone, par le biais de la colonisation britannique, notamment en Afrique du Sud, au Liberia et au Burkina Faso. Ceci est facilité par la création, dès 1914, des Assemblées de Dieu, fédération de communautés pentecôtistes américaines, disposant d’une puissante branche missionnaire qui fait de l’Afrique de l’Ouest son terrain privilégié d’évangélisation. Des Assemblées équivalentes apparaissent en Europe de l’Ouest et du Nord au milieu du XXème et vont envoyer des missions en Afrique Centrale. Ceci va résulter en la création d’églises nationales africaines autonomes, qui elles mêmes vont évangéliser les pays voisins. En parallèle, vont apparaître des églises totalement indépendantes et de taille très variable, comptant parfois quelques fidèles autour d’un pasteur.

Après une période d’ « institutionnalisation », un renouveau pentecôtiste est perceptible dès les années 1970, suivant celui observé en Amérique du Sud, d’abord marqué au sein des pays anglophones (Nigeria, Ghana) puis francophones (les deux Congo). Enfin, plus récemment, et avec moins de succès, le pentecôtisme tente de pénétrer les pays musulmans comme le Sénégal et le Maghreb.

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L’Occident comme déclin

(extraits)

Par Guillaume Faye

N.B. : ce texte date de 1985.

Phénix renaissant de ses cendres (enluminure du Bestiaire d'Aberdeen, XIIème siècle)

En apparence, l’erreur d’Oswald Spengler fut immense : il annonçait pour le XXème siècle le déclin de l’Occident, alors que nous assistons tout au contraire à l’assomption de la civilisation occidentale, à l’occidentalisation de la Terre, à la généralisation de cet « Occident » auto-instauré comme culture du genre humain, dont, suprême paradoxe, les nations néo-industrielles de l’Orient constitueront peut-être d’ici peu l’avant-garde. En apparence toujours, c’est au déclin de l’Europe que nous sommes conviés. Montée en puissance de l’Occident et perte de substance de l’Europe : les deux phénomènes sont sans doute liés, l’un entraînant l’autre. Tout se passe comme si, après avoir accouché de l’Occident, répandu aujourd’hui sur toute la planète, l’Europe épuisée entrait dans un nouvel âge sombre.

La thèse ici présentée sera simple : l’Occident n’est pas « en » déclin – il est au contraire en expansion – mais il est le déclin. Et il l’est depuis ses fondements, depuis son décollage idéologique au XVIIIème siècle. L’Europe, quant à elle, n’est qu’en décadence.

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La vie des choses

La vie d’un truc” ou “l’histoire d’un machin” ce sont les traductions possibles de “The story of stuff“, un documentaire américain animé et controversé au sujet du cycle de vie des produits de consommation. Il a été réalisé par Louis Fox en 2007. Ce film d’une vingtaine de minutes nous rappelle le cycle de vie de tous ces objets que l’on consomme au quotidien sans vraiment savoir d’où ils viennent et ou ils vont.

L’activiste Annie Leonard a écrit et raconte ce film. Elle explique d’une façon ludique et sérieuse comment fonctionne l’économie globale matérialiste et ses conséquences sur l’économie, l’environnement et la santé. En février 2009, ce documentaire avait été vu dans 228 pays et territoires. Selon le site hébergeur Modèle:As of, il y aurait déjà plus de 7 millions de visites.

Partie 1:

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La généalogie de la superclasse mondiale

I – Il convient au préalable de définir ce que l’on entend par superclasse mondiale

La danse des morts - attribué à Hans Holbein l'Ancien, 1491


Que signifie cette expression ? Trois termes significatifs :

– c’est une classe, soit un groupe social qui présente des traits particuliers durables qui le distinguent des autres ;

– elle se situe au-dessus des autres, en particulier au-dessus des anciennes élites nationales ;

– elle est mondiale, car son projet est mondialiste.

A/ Cette classe peut se définir comme un réseau occidental de dirigeants, diversifié et interactif

Il comprend notamment : Lire la suite