Marseille : « Le Vieux-Port est une décharge publique »

L’association écologiste Sea Sheperd a diffusé, ce mercredi, une vidéo éloquente montrant les fonds marins du Vieux-Port de Marseille jonchés de déchets.

Nous avons voulu montrer que tout ce qui tombe par terre un jour ou l’autre finit à la mer sur le Vieux-Port ou à 500 kilomètres d’ici“, a expliqué Kamel Benabi, plongeur à Sea Sheperd.

Tout le littoral n’est pas à l’image de la vidéo filmée par Sea Sheperd. “On pourrait comparer la Méditerranée à une rue dans une grande ville et le Vieux port à une décharge publique“, a-t-il précisé.

Les multinationales du BTP imaginent la manière dont nous vivrons demain…

Cela fait plusieurs années qu’Eiffage « imagine la ville durable à l’horizon 2030 » [1]. Depuis 2007, l’entreprise a monté un «  laboratoire de prospective en développement urbain durable intitulé Phosphore ». Ce laboratoire avait besoin de « terrains de jeu virtuels » ou de « bac à sable », selon les propres mots d’Eiffage, c’est-à-dire des vraies villes avec des vrais habitants.

Les programmes Phosphore 1 et 2 ont été élaborés sur le petit quartier d’Arenc à Marseille, Phosphore 3 a eu pour théâtre deux cents hectares à Strasbourg. Depuis 2011, Phosphore 4 a travaillé sur l’agglomération grenobloise, un territoire autrement plus grand : «  31.000 hectares et plus de 400.000 habitants. Avec ce nouveau terrain de jeu virtuel, les défis et champs d’analyse de Phosphore 4 ont, une nouvelle fois, été largement renouvelés ».

Le président de la Métro de Grenoble, Marc Baietto, se félicite d’avoir eu le « courage » de confier cette étude à une entreprise privée «  pour nous permettre de réfléchir librement (sic). (…) C’est une réponse à l’abandon de la rocade Nord. Comment travailler sur les déplacements différemment ? Il nous faut sortir de nos ornières, de nos cercles, de nos habitudes de pensée. La réflexion est libre. Travailler avec un groupe comme Eiffage, c’est un gros avantage. »

Pour Eiffage, travailler avec un groupe comme La Métro est également un gros avantage, qui s’évalue pour cette fois-ci à 286 000 euros payés par la communauté de communes, à ce prix-là, Valérie David, directrice du développement durable chez Eiffage, s’extasie : « On a travaillé avec un esprit d’enfant, candide. (…) Trente-cinq professionnels tous différents, tous motivés ont travaillé pendant dix-huit mois, et ont laissé libre cours à leurs idées ». Avant d’assurer, sans rire : « l’objectif de ce laboratoire n’est pas mercantile ».

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Travail au noir

D’après un rapport de la Cour des comptes de 2012, cette activité souterraine coûterait 20 milliards d’euros à l’État.

A Marseille, l’Urssaf tente de récupérer les cotisations impayées sur les marchés de la ville. Dans l’ouest de la France, Valérie, restauratrice, revendique le travail au noir et la désobéissance fiscale pour parvenir à s’en sortir.Enfin à Paris, sous l’égide d’un procureur, le Codaf (Comité opérationnel départemental anti-fraude) réalise un contrôle sur un important chantier.

Le Corbusier : Pensée fasciste et cité radieuse

Le fascisme militant de Le Corbusier, grand architecte du XXe siècle, est mis en lumière dans plusieurs ouvrages publiés à quelques jours d’une exposition au Centre Pompidou qui aura lieu du 29 avril au 3 août à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort.

Le Corbusier, l’un des principaux représentants du mouvement moderne avec, entre autres, Ludwig Mies van der Rohe, Walter Gropius, Alvar Aalto et Theo van Doesburg. Il est le créateur de l’unité d’habitation de Marseille et de la Chapelle de Ronchamp (Haute-Saône), candidates au classement au patrimoine mondial. « l’unité d’habitation », concept sur lequel il a commencé à travailler dans les années 1920, expression d’une réflexion théorique sur le logement collectif.

« L’unité d’habitation de grandeur conforme » ne sera construite qu’au moment de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, en cinq exemplaires tous différents, à Marseille (la Cité radieuse), Briey-en-Forêt, Rezé, Firminy et Berlin. Elle prendra valeur de solution aux problèmes de logements de l’après-guerre.

Sa conception envisage dans un même bâtiment tous les équipements collectifs nécessaires à la vie — garderie, laverie, piscine, école, commerces, bibliothèque, lieux de rencontre. Le Corbusier a également œuvré dans l’urbanisme et le design.
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États-Unis : L’installation de centres médicaux dans les centres commerciaux séduit

Un centre médical va ouvrir ses portes dans quelques mois dans un centre commercial de la cité de la Castellane à Marseille. Une première en France.

Cette pratique est déjà courante outre-Atlantique. Dans un centre commercial du Texas (États-Unis), on peut y faire ses courses, s’y habiller, manger, mais également aller consulter un médecin. Impossible de louper le centre médical et sa devanture tape-à-l’œil. Il est ouvert sept jours sur sept, de 9h à 20h.

Les ateliers de réparation des appareils électroménagers ont la cote

Contrairement aux idées reçues, les réparateurs d’appareils électroménagers ne mettent pas tous la clef sous la porte. Réparer plutôt que jeter est à la mode depuis le début de la crise économique.

Dans un atelier à Marseille, Vincent Horellou répare un autocuiseur électrique en panne, initialement condamné à la déchetterie. En un an, son entreprise a vu son activité croître de 10 %. “Nous avons des formations auprès des marques, nous connaissons les appareils, après, c’est de l’entraînement. À force de réparer, on va plus vite. On peut toujours réparer“, explique le technicien.

Réparer représente pour le particulier une économie non négligeable. “C’est lié à la crise et à une conscience écologique“, analyse Christine Laval, gérante de la société Technic Ménager, qui a réparé près de 6.000 appareils en 2014.

Surdoués en souffrance

Ils sont surdoués mais au lycée leur quotient intellectuel se révèle un handicap. Parce qu’ils s’y ennuient, parfois parce qu’ils s’y sentent exclus, un tiers des enfants surdoués abandonneraient l’école.

A Marseille un établissement, le seul de France tente de redonner le goût d’apprendre à ces surdoués décrocheurs.

Grands stades : Ce très cher Euro 2016

En juin 2016, la France accueillera l’Euro. Pour cette occasion, rien n’est trop beau. Presque tous les stades où se joueront les 51 matches de la compétition ont été rénovés, voire entièrement reconstruits. Coût total de l’opération : 1,7 milliard d’euros. Mais comment a-t-on financé tout cela à Bordeaux ou à Marseille ?

L’accès à l’eau potable, source de précarité en France

Selon le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, 140.000 sans domicile fixe n’ont pas un accès à l’eau potable et 2 millions de personnes n’ont pas un accès suffisant à l’eau et à l’assainissement en France.

L’association France Libertés rappelle que si Paris dispose de 240 fontaines publiques, de près de 400 sanitaires gratuits et de 18 bains douches municipaux, ce type d’équipements est moins présent ou quasiment absent dans d’autres villes. Ainsi, Marseille ne “possède visiblement qu’une douzaine de toilettes publiques gratuites et une petite trentaine de fontaines à boire”, indique France Libertés.

Les douches publiques en particulier ont pratiquement disparu des villes : Strasbourg et Lyon n’en compte que deux, Nantes et Nice une, Marseille et Calais aucune, ajoute l’association. Un situation qui n’est pas sans poser des problèmes d’hygiène et de santé publique comme le montre ce reportage dans la cité phocéenne.

L’architecture de survie en milieux urbains hostiles

À l’orée des années 1990 est inventé un nouveau domaine particulier de l’architecture humanitaire, inconnu auparavant: l’architecture de survie en milieux urbains hostiles destinée aux sans-abris, qui se caractérise par une réduction drastique des échelles d’intervention, de temps et de coût.

Des démarches isolées ou de concepteurs regroupés au sein d’associations, s’inspirent tout à la fois des pratiques ingénieuses observées dans la rue, et des propositions faites par les architectes italien, anglais et autrichien du mouvement « radical » qui, pour d’autres raisons, détournaient de leur fonction initiale les technologies de la Nasa, combinaisons spatiales, capsules Apollo, véhicules et autres équipements conçus pour la survie et l’autonomie de l’homme dans l’environnement hostile spatial.

Ainsi de nouveaux « objets » architecturés apparurent dépassant le stade des traditionnels abris auto-construits: l’habitacle, balise, living capsule et kit de survie, les niches mobile ou nomade, les combinaisons de protection individuelle, body capsules, habit-acles et habits-abris, les ready-made refuges, les maisons-valises, les Houseless pour Homeless, etc.

« Ceux qui disent ”la crise est conjoncturelle et tout va s’arranger”, sont non seulement des menteurs, mais comme vous dites des négationnistes. » – Paul Virilio (1997)

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Les taux de pauvreté des 100 plus grandes communes de France

De Neuilly à Roubaix, les taux de pauvreté s’échelonnent de 7 à 45 %. Le bureau d’études Compas publie les données des 100 plus grandes communes de France et des arrondissements de Paris, Lyon et Marseille. Extrait de Compas études.

Cette année, le bureau d’études Compas met un coup de projecteur particulier sur les arrondissements des trois plus grandes communes de France : Paris, Lyon et Marseille. Là aussi, les taux moyens masquent des inégalités considérables, avec des taux de pauvreté pouvant dépasser 40 % dans certains territoires.

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Strasbourg : La ministre de l’Intérieur adoubée par les autorités musulmanes (dystopie)

NB: Ce texte correspond à une série d’anticipation et/ou de politique-fiction…

Strasbourg, 1er octobre 2022 – La ministre française de l’Intérieur, Cécile Dufloch, intervenait ce mardi à la Mosquée cathédrale de Strasbourg afin d’obtenir l’aval des autorités islamiques de France concernant sa nomination, dans un premier discours très attendu suite au partage du pouvoir de 2022.

J’affirme, ici même, que jamais je n’outrepasserai les droits et compétences de l’État français, qui en aucun cas ne doit interférer avec le domaine de compétence des autorités musulmanes“, a martelé le ministre, une main sur le Coran, l’autre sur la Constitution, face à un parterre de dignitaires musulmans venus de l’ensemble du monde arabe.

“Je remercie les délégués ici présents de leur confiance, et m’engage, dans le cadre de mes fonctions, à respecter le Partage du pouvoir de 2022 entre la Constitution française, d’une part, et le Coran, d’autre part.”

Je rappelle que j’ai été l’artisane de l’unification des autorités musulmanes de France. Visionnaire, j’appelai dès 2010 l’islam de France à “prendre ses responsabilités et à s’organiser”. Ma mission a, il me semble, réussi“, a poursuivi le ministre.

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Marseille : Nouvelle arnaque sur la viande de cheval

Le procureur de Marseille a réagi ce lundi, après le nouveau scandale de la viande de cheval, dans le sud de la France. Selon lui, de “vieux carnets d’identification pour rendre ces chevaux propres à la consommation” ont été saisis. Il s’agit dit-il d’un “réseau qui a blanchi la traçabilité de ces animaux.

Ainsi, 13 maquignons, considérés comme “rabatteurs”, ont été placés en garde à vue, tout comme 4 vétérinaires pour l’émission de “certificats de complaisance sans même avoir vu l’animal.

Histoire de l’urbanisme commercial en France : La révolte du caddie (Partie 5)

Aujourd’hui, force est de constater que le commerce non sédentaire, les marchés, n’apparaissent pas ou peu dans les statistiques récentes, et les études prospectives sérieuses ayant pour ambition de traiter de l’évolution future du commerce ; et pourtant la visibilité des marchés ne cesse pourtant d’augmenter.

Certains se sont adaptés aux besoins de leurs temps [les marchés Bio, de producteurs, par exemple], souvent aidés par les municipalités. Les quotidiens régionaux ou de la presse locale, plus que les études, notent un formidable engouement des citadins, depuis quelques années, pour ce type de commerce, présenté comme une alternative sociale ou culturelle face aux hypermarchés, plus proches que les commerces périphériques, et bien plus conviviaux.

Depuis leur création, les groupes de la grande distribution justifiaient leurs méthodes par une argumentation simple : d’une part, la recherche du prix le plus bas possible, les dirigeants de la grande distribution se sont toujours posés en chevalier blanc de la bonne cause, celle des consommateurs, et d’autre part, la création d’emplois, arguments placés sous le signe de leur importance déterminante dans l’économie française.

D’une manière générale, les sondages effectués auprès de la population rappelaient régulièrement aux politiciens, aux détracteurs, que les français plébiscitaient centres commerciaux et hypermarchés, en premier lieu pour les prix pratiqués, et peu importaient les nombreux dégâts « collatéraux ».

Cependant, Luc Boltanski et Eve Chiapello relatent que la monté de l’écologisme, présenta un grand danger pour les industriels et les distributeurs : « Le développement d’un consumérisme vert à la fin des années 1980 [la révolte des caddies dont parlent les spécialistes du marketing] a eu pour résultat de mettre un certain nombre d’entreprises en danger, en faisant baisser brutalement la consommation de produits dénoncés comme polluants par les mouvements environnementalistes ou nocifs pour la santé (tels que les lessives contenant des phosphates, les aérosols contenant des CFC, aux États-Unis, les pommes traitées chimiquement, certains emballages en plastique) ».
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Histoire de l’urbanisme commercial en France : La Loi Royer de 1973 (Partie 4)

L’arrivée massive de l’immigration nord-africaine engendra un nouveau type de commerce dédié entièrement au pouvoir d’achat de leur communauté: les épiceries communément appelées “arabes du coin”.

Reprenant les commerces d’épiciers français, qui abandonnent leur activité devenue moins rentable et beaucoup trop contraignante, ces nouveaux épiciers s’opposeront aux grandes surfaces par une activité inégalable peu courante dans la profession: ouverts jusque tard dans la nuit, et sept jour sur sept, y compris les jours fériés.

Destinés initialement aux travailleurs immigrés, leur activité nocturne et dominical constitue une solution de dépannage pour des achats d’appoint, festifs ou d’urgence à l’heure où les autres commerces sont fermés, même si les prix y sont généralement plus élevés.

1973 La loi Royer

Ainsi les faillites se succèdent, et un autre danger menace le gouvernement conservateur: les socialistes radicaux du PSU, et d’une manière générale, les partis de la Gauche, qui trouveront ici, comme dans d’autres secteurs, un terreau plus que propice pour la diffusion et la propagation de leurs idées. L’on remarque même les tentatives des militants de la Gauche prolétarienne de s’approcher des commerçants en difficulté, dans les quartiers populaires : le progrès capitaliste et le modèle américain ne sont pas synonymes d’une vie meilleure.
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Histoire de l’urbanisme commercial en France : L’hypermarché (Partie 3)

La multiplication des libres services, des supérettes, des supermarchés, aura comme impact un nombre toujours plus important, d’années en années, de faillites de commerces de détail. Des commerçants vont alors former un bloc de résistance compact et très actif, sous le regard attentif des politiciens, car ils représentent encore à cette époque un poids électoral important qu’il convient de ménager, ou d’abolir…

Premier hypermarché de France: Carrefour à Sainte-Geneviève-des-Bois – 1963

(Cocorico) Une innovation de France: l’hypermarché

En Belgique, Maurice Cauwe – qui suivit un stage aux USA – ouvre en 1961 le premier hypermarché, mais alimentaire seulement, sous le nom Super Bazar. Il faut attendre 1963 pour franchir les portes du premier hypermarché officiel – alimentaire et non alimentaire – de France, une « usine de distribution » selon la terminologie officielle, implantée à Sainte-Geneviève-des-Bois dans la banlieue sud de Paris, sous la bannière Carrefour.

Les dirigeants avaient suivi les séminaires de Trujillo aux USA [avec comme compagnon le futur ministre Charles Pasqua], mais les fondateurs de Carrefour n’en ont pas copié servilement les méthodes. D’une part, ils ont rejeté le principe de « l’îlot de perte dans un océan de profits » car, convertis au discount généralisé sous l’influence de Leclerc, ils sont persuadés que les marges peuvent être réduites sur tous les produits. D’autre part, ils ont réuni « sous un même toit » l’alimentaire et le non alimentaire, créant ainsi une formule hybride, inconnue aux USA et désapprouvée par Trujillo.

Il s’agit donc non seulement du premier hypermarché moderne de France, mais aussi du monde, selon Alain Chatriot et Marie Emmanuelle Chessel: « C’est aussi celle d’une invention française, puisque les hypermarchés n’existent pas en tant que tels aux États-Unis. Il fallait avoir l’idée de vendre ensemble, sur une telle surface – plus de 2500 m² -, à la fois des produits alimentaires et des produits non alimentaires, articles vendus séparément, sur des surfaces généralement moindres, aux États-Unis. Le succès dépasse les prévisions: en une seule journée, cinq mille deux cents clients ont dépensé en moyenne vingt-huit francs, soit trois fois plus que dans un supermarché classique !
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Histoire de l’urbanisme commercial en France : Le Corbusier (Partie 2)

Si se tenait un procès aux concepteurs de l’urbanisme commercial, Le Corbusier serait innocent. D’ailleurs il est étonnant de constater que cette fonction vitale pour le citadin n’est pas occupée autant l’esprit du Grand maître. Les grands principes de l’urbanisme moderne de Le Corbusier reposaient sur le zonage de quatre fonctions : habiter, travailler, se récréer, circuler : « Le zonage, en tenant compte des fonctions mettra de l’ordre dans le territoire urbain. »

Le noyau initial de l’urbanisme, pour Le Corbusier est l’habitation qui prime tous les autres et doit être « prolongé au-dehors par diverses installations communautaires », par des services communs destinés à réaliser dans l’aisance le ravitaillement. Ainsi, Le Corbusier n’estimait pas nécessaire d’isoler l’activité commerciale dans une zone particulière lui étant dédiée, comme pour l’industrie, et suggérait plutôt de les intégrer dans les immeubles mêmes.

L’artisanat, bien avant le commerce, est évoqué dans la Charte d’Athènes au chapitre 49, Le Corbusier assigne à cette « excitation créatrice », dans la concentration intellectuelle de la ville, une place située aux « points les plus intenses de la ville ». Le commerce, c’est-à-dire l’approvisionnement, une des principales activités quotidiennes de l’Homme est introduit au chapitre 88.

La cité Radieuse à Marseille, réalisée entre 1945 et 1952, qui comprend 337 duplex offre à ses résidents, une galerie publique au 3e étage, où sont implantés des petites boutiques, des équipements, et un hôtel [initialement des chambres d'hôte gérées par la collectivité] disposant d’un bar-restaurant.
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France : La drogue génère 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an

Deux milliards d’euros! C’est, selon Manuel Valls, ce que rapporte la drogue au crime organisé chaque année en France. C’est aussi l’équivalent de l’ensemble des salaires versés chaque année aux agents en tenue de la police nationale. L’État et l’Assurance-maladie ont budgété, pour leur part, en 2012, un montant total de 1,5 milliard d’euros pour lutter contre ce fléau… La résine de cannabis occupe la moitié du marché.

Les chefs de réseaux doivent bien sûr financer l’approvisionnement et l’armée des petites mains qui font vivre ce commerce illicite. Les quelque 250 tonnes de résine de cannabis consommées annuellement dans l’Hexagone rapportent un milliard d’euros environ aux voyous. Et l’ensemble des autres drogues (cocaïne, héroïne, produits de synthèse) vient abonder ce pactole d’un milliard d’euros supplémentaire.

«À Marseille, il nous arrive maintenant d’arrêter en flagrant délit des dealers porteurs d’un bracelet électronique! C’est dire la valeur dissuasive de certaines sanctions…» Cette confidence teintée d’ironie émane d’un haut responsable policier de la cité phocéenne. À l’entendre, «les profits réalisés dans les quartiers sont tels aujourd’hui que les voyous se croient intouchables. Le trafic de stups a ruiné la valeur du travail».

Les banlieues sont mises en coupe réglée par des mafias structurées
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Marseille : La chute de Lehman Brothers fait des vagues dans l’immobilier

Des centaines de logements prestigieux acquis par la banque ont été vidés et laissés à l’abandon pour une vaste opération financière. La mairie assure que les 300 à 400 logements de la rue de la République, en déshérence depuis des années, vont être rénovés avant la fin 2013.  Derrière cette réhabilitation, se cache une cascade de holdings financières qui remonte à Lehman Brothers, la fameuse banque d’affaires américaine mise en faillite en septembre 2008.

Reprenons dès le début. La rue de la République est une voie impériale, le plus bel ensemble d’immeubles haussmaniens d’Europe, 1,2 kilomètre de façades, flanquée de balcons, ornées de corniches et de stucs ouvragés. Percée en 1860, elle n’attirera jamais la clientèle aisée, mais une autre, populaire, et, faute d’investissements, le patrimoine part aujourd’hui à vau-l’eau. Jusqu’à ce que la mairie de Marseille parie sur l’Amérique et ses banquiers pour le restaurer.

La première cession d’un gros bloc de logements (environ 1 350) sera, en 2004, pour Lone Star, un fonds d’investissement. Qui refile la patate chaude (600 à 650 logements) à Lehman Brothers, en novembre 2007. C’est là que le micmac commence. Lehman bascule le portefeuille marseillais, six mois après l’avoir acheté, dans son fonds immobilier (LBREP), qui confie la gestion à un opérateur français, Atemi.

L’affaire se fait dans le dos des «petits» investisseurs américains, actionnaires du fonds, qui ont depuis déclenché une class action. Et pour cause, Lehman vend à LBREP 155 millions de dollars ce qu’il vient d’acheter 130,5 millions, empochant au passage 24,5 millions de dollars de plus-value. Quatre mois plus tard, Lehman est en faillite.

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Al Farooj Fresh, un géant du fast-food halal bientôt en France

Le secteur du halal est en pleine expansion en Europe et le succès commercial des 22 restaurants dits « halal » de Quick France en fait rêver plus d’un. Venu tout droit des Émirats arabes unis, le groupe Al Islami Foods compte bien s’installer dès 2011 pour installer une nouvelle chaîne de restauration rapide halal en France. Autre preuve de l’intérêt du marché européen pour le halal : le World Halal Forum se tient à Londres en novembre [2010].

Quick France a donné des idées à des géants du fast-food. A l’occasion de la 23e édition du Salon international de l’agroalimentaire (SIAL), qui s’est tenu du 17 au 21 octobre à Paris, le groupe émirati Al Islami Foods, spécialisé dans l’agroalimentaire halal, a annoncé le développement d’une chaîne de restauration rapide à base de poulet 100 % halal, Al Farooj Fresh, en France et en Grande-Bretagne, dès 2011.

« En raison de la forte demande des consommateurs pour la nourriture halal en Europe, nous voyons la France comme un tremplin pour l’expansion d’Al Islami dans le continent européen. Depuis la France, l’expansion sur les marchés du Royaume-Uni et du Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg) serait plus facile à un stade ultérieur », a déclaré le directeur général du groupe, Saleh Lootah.

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Les caisses de la Grande Mosquée de Marseille sont vides

Abderrahmane Ghoul, le président du Conseil Régional du Culte Musulman, est bien obligé de faire un dur constat : il n’y a pas un sou en caisse pour débuter les travaux de cette future Grande Mosquée pharaonique à Marseille, dont le coût est déjà estimé à 22 millions d’euros (plus du double des 9 millions prévus il y a deux ans).

Le symbole de l'Islam Marseillais sous l'oeil bienveillant de Jean-Claude GAUDIN

Du côté des collectes parmi les musulmans de Marseille ou via Internet, c’est un flop total; sans doute dû à la crise économique, qui frappe particulièrement les Bouches-du-Rhône. Et puis dans les différentes communautés musulmanes de la ville, il n’y a pas un grand enthousiasme pour ce projet qui risque de stigmatiser davantage l’islam: «on va encore être montré du doigt!»

D’autant plus que les opposants à la Grande Mosquée reprennent du poil de la bête : les militants du Front National tout comme ceux de la Ligue du Sud sont surpris par l’écoute favorable de leurs thèses « islamophobes » par les Marseillais, même si ceux-ci sont loin d’adhérer aux autres points des programmes de ces deux formations.

Les responsables musulmans du projet se tournent donc vers les pays islamiques… ce qui est en contradiction avec l’image d’un « islam de France » qu’ils voudraient donner à leur CRCM et à leur Grande Mosquée. Leur tournée des popotes méditerranéennes et orientales a ramené quelques promesses de dons, mais pas encore de dons proprement dits.

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