Marketing : Les stratégies secrètes

Noms, prénoms, adresses, âges, mais aussi passions et habitudes de consommation: certaines entreprises récoltent une foule d’informations sur les clients qui achètent, sur Internet ou encore par le biais de leurs cartes de fidélité.

A longueur de transactions, ces sociétés enregistrent, compilent et analysent les données personnelles recueillies de manière à mieux cerner leurs cibles potentielles. Pendant un an, une équipe a enquêté sur les techniques marketing des grands groupes, comme Apple ou Danone, et leurs stratégies commerciales tenues secrètes. Comment imposent-ils leur diktat sur le marché?

Eaux en bouteille savez-vous ce que vous buvez ?

En dix ans en France, la consommation d’eau en bouteille est passée de 75 à 145 litres par an et par habitant. Un engouement qui attise les convoitises des grands groupes industriels.

Pourtant, chaque foyer dispose d’une eau du robinet potable, disponible à un prix défiant toute concurrence. Comment les marques parviennent-elles à convaincre les consommateurs de préférer l’eau en bouteille ?

Que valent réellement les promesses des eaux minérales, vantées par les enseignes qui les produisent ? Et comment un marché des «eaux de luxe», qui se vendent dix à quinze fois plus cher que les eaux classiques, a-t-il pu voir le jour ?

D8 En quête d’actualité (16/09/2015)

États-Unis : Visite chez Coca-Cola

Entrez dans les laboratoires Coca-Cola guidés par les chimistes et les ingénieurs qui conçoivent de nouvelles boissons. Le concentré de Coca-Cola est produit dans seulement 30 endroits dans le monde et envoyé ensuite dans 900 usines où y sont ajouté de l’eau et des édulcorants.

Comment cette gigantesque production est-elle organisée? Comment les bouteilles usagées sont transformées en bouteilles estampées Coca-Cola dans la plus grande usine de recyclage de bouteilles au monde en Caroline du Nord? Suivez des employés à tous les stades de la production, ainsi que les 4 générations successives qui ont travaillé dans la première usine au Tennessee.

Précurseur dans le domaine de la publicité, Coca-Cola est certainement la plus connue des marques. Il s’agit d’un soda à la recette secrète dont la marque a été officiellement déposée en 1887 par le pharmacien John Pemberton. Commercialisée à l’origine comme remède contre les problèmes gastriques, elle devient après la seconde guerre mondiale le symbole de l’américanisme.

Eaux minérales, eaux en bouteille : savez-vous ce que vous buvez ?

Depuis une dizaine d’années, la consommation d’eau en bouteille explose. Comment les marques parviennent-elles à convaincre les Français de mettre la main au portefeuille alors que tout le monde peut s’abreuver au robinet pour bien moins cher ?

Enquête pour découvrir ce qui se cache derrière les promesses sur les vertus de leur produit, mais aussi sur la façon dont des entrepreneurs audacieux sont parvenus à concurrencer les industriels puissants en cassant les prix. Enfin, une tendance apparaît: les eaux de luxe, dont les tarifs s’avèrent très élevés.

“Satisfait ou remboursé”, la promesse est-elle respectée ?

Dans les supermarchés, les promesses de remboursement affluent sur les produits si l’on trouve moins cher ou si le client n’est pas satisfait. Pour être remboursé si l’on trouve moins cher ailleurs, ce n’est pas toujours simple. Les conditions sont nombreuses.

Souvent, les remboursements ne se font que sur une liste de produits. 2.000 dans le cas du supermarché où s’est rendue l’équipe de France 2. De quoi décourager les clients.

Les enseignes mettent en place ces garanties de type remboursement de la différence, tout en espérant évidemment qu’aucun consommateur n’en profitera (…). C’est un peu comme la bombe atomique. Tout le monde l’a, mais personne ne veut s’en servir“, témoigne Olivier Dauvers, expert marketing.

Certaines familles ont appris à s’en servir. L’Une d’entre elle traque dans les rayons les plus belles promesses. En caisse, il leur faut un ticket par produit, car chaque offre est indépendante. Ensuite, il faut faire un courrier pour déclarer ne pas être satisfait du produit. La famille économise plusieurs centaines d’euros par mois. Mais cela demande du temps.

États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
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Dis-moi ce que tu manges

Deux familles, les Hansert en Forêt-Noire et les Foricher à Paris, représentent deux extrêmes quant à leurs modes de vie : les premiers consomment les légumes de leur potager, du gibier des forêts voisines et tentent de restreindre le recours aux aliments transformés, tandis que les seconds, comme la plupart des Européens, consomment souvent des plats cuisinés, qu’ils commandent sur Internet.

Mais d’où vient ce que nous mettons dans nos assiettes ?

Les causes psychosociologiques de l’addiction dans une société capitaliste

Le grand mérite de certains auteurs tels Cornélius Castoriadis, des freudo-marxistes tels Marcuse et d’autres psychosociologues est d’avoir introduit l’approche individuelle et psychologique dans l’analyse économique et politique, afin d’éviter une dichotomie trop manichéenne, entre le collectif et l’individu, le déterminisme et la liberté, la sociologie et la psychologie.

À travers ce texte, nous allons chercher à parcourir différentes analyses psychosociologiques des mécanismes de l’addiction. Nous explorerons différentes dimensions. Tout d’abord, nous analyserons l’addiction à la consommation comme compensation d’une insécurité et de carences psychiques, puis l’addiction psychologique au pouvoir comme obstacle à la démocratie dans les organisations. Nous verrons ensuite que le détachement des addictions individuelles et collectives suppose aussi une mutation anthropologique, car la culture techno-capitaliste renforce notamment l’addiction à la reconnaissance sociale, à la croissance infinie. Enfin, nous verrons en quoi l’autolimitation, la « simplicité volontaire » peuvent être des remèdes contre l’addiction à la consommation, à la violence et à la démesure.

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Les nouveaux géants verts

L’industrie des aliments biologiques s’est développée grâce à une foule de petits joueurs. Ils ont offert des produits recherchés par les consommateurs soucieux de leur alimentation. Cette offre est couronnée d’un tel succès que les distributeurs d’aliments Bio les plus en vue sont achetés par des géants comme Kellogg ou General Foods. Les produits Bio deviennent subtilement des produits naturels, un qualificatif non-règlementé. Mais leur marketing, lui, reste le même.

“La femme grosse est le dernier tabou de l’économie capitaliste”

L, XL, XXL, triple XL,… des tailles qui correspondent à la corpulence de certains acheteurs mais qui font horreur à certaines marques. La mode a d’ailleurs tendance à vouloir faire disparaître les personnes à forte corpulence de leurs rayons, ou en tout cas à bien les cacher.

C’est parce qu’elles sont vouées à des logiques de rentabilité et face à la réalité du marché qu’elles développent de grandes tailles. Comment fonctionne le marketing de la mode XL ? Les réponses avec le spécialiste Benoît Heilbrunn.


Mode : “La femme grosse est le dernier tabou de… par lemondefr

Quand la pub avance masquée

Les publicitaires ont aujourd’hui affaire à des interlocuteurs avertis et les réclames des Trente Glorieuses ne font plus recette. En effet, il ne suffit plus désormais de dire qu’une lessive lave plus blanc que blanc pour convaincre les ménagères d’acheter leur baril.

Le consommateur moderne a atteint l’âge adulte et se méfie des affiches, rengaines et autres manipulations publicitaires, lorsqu’il ne tourne pas en dérision les slogans. Pour parvenir à leurs fins, les marques ont affiné leurs tactiques, quitte à masquer leur nature réelle et flirter avec la ligne rouge. Labels, produits de l’année, publicités sur Internet, quelles sont les nouvelles stratégies déployées par les professionnels de la réclame ?

France – 2013

Économie de l’attention : comment résister à l’accaparement de nos cerveaux par les entreprises ?

Écrans publicitaires dans la rue, à la télévision, sur le smartphone jusqu’à l’intérieur d’un article. Courriels et alertes en tout genre, suggestions des moteurs de recherches, conceptions des rayonnages de supermarchés… Commerciaux et services marketing se livrent une guerre sans merci avec pour territoire à conquérir l’attention que l’on accorde à telle ou telle information : notre temps de cerveau disponible. Face à ces sollicitations de tous les instants, de grands principes pour une écologie de l’attention émergent. Réflexions.

Si vous n’avez jamais été dans une école de commerce, il y a de fortes chances pour que vous n’ayez jamais eu de cours intitulés « Psychologie du consommateur et stratégies de persuasion ». En revanche, si vous avez été à l’Institut des hautes études économiques et commerciales (Inseec), ce type d’enseignements, dispensés aux marketeurs, commerciaux et publicitaires, vous apprend quelles sont les « variables qui influencent [la] perception [du consommateur] ».

Quelle part d’attention accorde le consommateur à un produit en fonction de sa place sur un rayonnage ? Comment concevoir et utiliser le storytelling afin de « capter l’attention du consommateur et créer une connexion émotionnelle avec la marque » ? Comment mettre en place un e-mail marketing « afin d’être bien perçues et ainsi susciter l’attention des internautes » ? Telles sont les questions existentielles abordées dans les grandes écoles et les universités, de HEC à Paris Dauphine, en passant par l’École supérieure de publicité.

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Chips et grillades, la bataille des géants de l’alimentaire

De retour de vacances, les Français continuent de profiter un maximum des beaux jours avec des barbecues et des pique-niques. Parmi les produits prisés pour accompagner ces repas en plein air, les chips figurent en tête de la liste.

Constamment renouvelées par les marques, elles peuvent avoir des arômes très variés : barbecue, poulet braisé, à l’ancienne ou même à l’huître, les fabricants ne manquent pas d’imagination pour satisfaire leur clientèle. De leur côté, les hypermarchés, qui remplissent leurs rayons de brochettes de bœuf, affichent parfois de grandes différences de prix.

Enfin, les industriels se livrent une guerre sans merci afin de casser le prix du gaspacho, soupe fraîche venue d’Andalousie et réalisée à partir de tomates et de poivrons.

En quête d’actualité D8 24/06/2015

À Londres, un parc d’attractions pour faire découvrir le monde du travail aux enfants

C’est un étrange parc d’attractions qui fait travailler les enfants. Celui-ci se situe à Londres. À l’entrée de Kidzania c’est une liasse de billets qui est distribuée.

Le pays a tout du monde réel. À l’intérieur, les bambins peuvent y exercer une soixantaine de métiers différents, comme médecin urgentiste, journaliste radio ou livreur. Dans cette mini société, certaines entreprises françaises sont présentes.
Une mission pédagogique ?

Le concept de ce parc est mexicain. Les concepteurs réfutent toute polémique. “Avec la télé et internet, notre monde est de toute façon un monde de marques. Ici ce n’est pas une éducation à la publicité, c’est une ouverture sur les opportunités de carrière” se défend Ger Graus, le directeur. Les droits et devoirs des adultes sont présents. Les enfants touchent un salaire pour leur travail.

Les concepteurs assurent faire une mission pédagogique. “On leur enseigne les valeurs de la vraie vie. Il s’agit d’apprendre aux enfants de la prochaine génération que rien ne tombe du ciel”, promet Joel Cadbury, directeur général de Kidzania Londres.

Consommation : j’achète, donc je suis

Des milliards de vêtements, d’appareils électroménagers et de denrées alimentaires sont vendus chaque année en France et en Allemagne. Pour les consommateurs, c’est moins leur valeur d’usage qui compte que la valeur subjective qu’ils leur attribuent, voire l’image de la marque. Car le comportement d’achat est intimement lié à nos valeurs individuelles, à notre personnalité.

En même temps, en achetant certains produits, nous manifestons notre identité au sein de la société. L’image associée à certaines marques nous aide à mieux percevoir et exprimer qui nous sommes, et comment nous nous positionnons par rapport à notre entourage.

Xenius Arte (Allemagne 22/06/2015)

Pour maigrir : Mangez du chocolat !

Depuis des décennies, l’industrie agroalimentaire, tout particulièrement le secteur florissant des produits de régime, aime s’appuyer sur un argument de vente imparable: les études scientifiques. Relayées par des revues spécialisées puis par la presse grand public, elles confèrent sérieux et légitimité à la plus fantaisiste des diètes.

Pourtant, malgré ces promesses apportées à grand renfort de chiffres, les consommateurs de yaourts, céréales, compléments alimentaires ou crèmes amincissantes n’obtiennent que rarement le résultat escompté. Ces études sont-elles aussi scientifiques qu’elles le prétendent?

Avec l’appui de médecins et de nutritionnistes, ce documentaire propose un décryptage des fausses promesses du business des régimes, notamment des biais méthodologiques d’une bonne partie des études, qui devraient les rendre impropres à la publication.

Les documentaristes apporteront la preuve de ce manque de rigueur par l’absurde, en mettant sur pied leur propre étude. Grâce à une méthodologie aussi lacunaire que les recherches incriminées, elle parvient à démontrer qu’une consommation régulière de chocolat permet à coup sûr de perdre du poids. Les revues spécialisées mordront-elles à l’hameçon?

Comment la publicité resserre son emprise sur nos consciences

Dans l’espace public, à la télévision, sur internet, et maintenant dans nos poches : la publicité est omniprésente. Devenant un art en soi dans le perfectionnement de ses formes, la réclame se nourrit désormais de nos données privées – que nous pensions intimes. Nous avons conscience de l’influence potentielle de la pub, mais nous ne doutons pas de l’ampleur réelle de son emprise sur nos vies.

La publicité ne date pas de la dernière pluie, mais elle est un phénomène particulièrement récent dans l’Histoire. L’émergence du régime capitaliste et la révolution industrielle ont donné une accélération sans précédent à la hausse de la production ; pour créer et soutenir la demande, la publicité est née. Dans les années 1830 apparaissent les premiers encarts commerciaux dans les journaux, tandis que les affiches publicitaires commencent elles aussi à recouvrir les murs des villes. Dès la fin du 19ème siècle, la réclame fait l’objet d’une création artistique à part entière, plusieurs peintres renommés étant appelés à travailler dans ce secteur nouveau. Dès lors, elle a pris une place prépondérante, en particulier dans les supports médiatiques à venir. Le cinéma, qui prend rapidement au début du 20ème siècle un large essor populaire, diffuse dès ses débuts des spots publicitaires avant les films. La radio, apparue en France au cours des années 1920, est immédiatement utilisée pour émettre des séquences pour vanter les mérites de produits sur le marché.

Toujours plus travaillée et efficace, la publicité va progressivement occuper une place centrale dans la vie des Français. Aujourd’hui, son périmètre ne cesse de s’élargir et elle occupe des espaces insoupçonnés. C’est d’autant plus important de l’identifier clairement, qu’elle conditionne en profondeur nos comportements et nos idées.

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La guerre des bonnes odeurs

Déodorants, anti-transpirants, à bille, en aérosol, en stick ou en spray : contre les mauvaises odeurs, les Français ont le choix. L’an dernier, ils ont acheté 173 millions de déodorants.

Pour les intérieurs, on trouve aussi des centaines de solutions en supermarché et même en pharmacie. Aucun recoin n’est oublié car le secteur pèse sept milliards d’euros de chiffre d’affaires et ne cesse de se développer. Derrière ces produits, se cache une réalité : chaque jour, ils diffusent dans notre environnement des composés toxiques voire cancérigènes. Ce documentaire propose une découverte des coulisses d’un marché parfois nauséabond.

Réalisé par E. Hélain (France 5 24/05/2015)

Ikéa : Recettes suédoises

Des allées des magasins, fréquentées chaque année par 700 millions de clients dans 47 pays, aux studios de design basés dans le sud de la Suède où sont conçues les nouveautés, en passant par l’élaboration du catalogue annuel distribué à 220 millions d’exemplaires : plongée dans les coulisses du numéro 1 mondial du meuble.

L’aliment moche fait le beau

Après les fruits et légumes « Gueules cassées », la marque antigaspillage élargit sa gamme. Une success-story au marketing léché, qui invente une nouvelle manière de consommer.

Il y avait déjà des pommes et toute une ribambelle d’autres fruits et légumes. Il y aura bientôt, dans les hypermarchés, des camemberts, saucisses et corn-flakes étiquetés Gueules cassées, biscornus mais hautement séduisants pour leurs prix réduits et qualités de goût.

L’opération de financement participatif lancée par le biais de la plate-forme KissKissBankBank a fonctionné à plein. Près de 33.000 euros viennent d’être récoltés auprès des internautes pour lancer ces nouveaux produits « Moins jolis mais exquis », et assurer la promotion de la première marque antigaspillage française. Si tant est que cela soit encore nécessaire.

Car, en à peine un an, Les Gueules cassées ont acquis une notoriété impressionnante et commencé de révolutionner l’offre alimentaire en France. Ramenant en rayons des tonnes de denrées, jusque-là jetées pour non-conformité à la norme esthétique, elles ont bouleversé les habitudes des producteurs, des distributeurs, des clients, conquis 1.500 points de vente, inventé rien moins qu’une nouvelle manière de consommer « antigaspi » et anticrise.

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Les fausses promesses des produits allégés

25% des Français achètent régulièrement des produits allégés. Pour le Dr Arnaud Cocaul, nutritionniste: qu’il s’agisse de chips, de yaourts ou de jambon, les différences entre le “normal” et le “light” sont infimes. Pour le jambon, par exemple, les tranches allégées sont en fait moins grosses.

C’est uniquement du marketing. Il n’y a aucune légitimité à acheter ce genre de produits“, assure t-il. Ce marketing, malgré tout légal, est rentable : les produits allégés sont plus chers. Selon la loi, un produit dit allégé doit pourtant avoir une teneur en sucre ou en graisse réduite de 30% par rapport à un produit similaire. Le conseil du Dr Cocaul : bien lire les étiquettes.

Hugues Julien, blogueur, est un consommateur averti. Entre un chocolat pâtissier et un chocolat light, il choisit le premier, car le second, bien que moins sucré, est beaucoup plus gras. Certains produits light tiennent quand même leurs promesses. Mais les médecins sont unanimes : mieux vaut privilégier un régime léger, composé de viandes maigres, de fruits et de légumes.

Les biotechs : La nouvelle bulle spéculative ?

La bourse et les investisseurs sont-ils en train de surévaluer les perspectives du secteur de la santé ? Les opérations dans ce domaine se multiplient ces derniers mois, et la valorisation de certaines sociétés commence à inquiéter sérieusement certains observateurs.

475 milliards de dollars en 15 mois ! Le montant total des opérations de fusion-acquisitions dans les secteurs de la santé (biotech/medtech) laisse un peu songeur, d’autant que tout s’est fait avec une rapidité foudroyante, témoignant d’une véritable frénésie.

Et la tendance n’est pas au ralentissement, vu que ce sont 70 milliards de dollars d’opération qui ont été d’ores et déjà annoncées depuis le début de l’année.

La dernière d’entre elles est particulièrement parlante, il s’agit du rachat de la biotech américaine Pharmacyclics par le laboratoire Abbvie pour 21 milliards de dollars. Rachat qui est intervenu au prix d’une bataille boursière assez tendue avec Johnson & Johnson, qui proposait 17 milliards, et un acquéreur non-identifié, sans doute pour un montant comparable.
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La faim pousse à une frénésie d’achat

Si vous avez faim, n’entrez surtout pas dans un magasin, même un magasin qui ne vend pas de nourriture. Une étude de chercheurs en marketing publiée en janvier et relayée par le New Yorker explique en effet que la faim nous pousse à acheter tout ce qui nous tombe sous la main.

Les auteurs de cette étude ont demandé à 63 étudiants de ne rien manger pendant 4 heures, avant de donner de la nourriture à la moitié d’entre eux. Les chercheurs ont ensuite proposé aux volontaires autant de pinces de bureau qu’ils voulaient en leur demandant à quel point ils les appréciaient.

Les participants qui n’avaient pas mangé n’étaient pas plus intéressés par ces objets que les autres, mais ils sont repartis avec 70% de pinces en plus que ceux qui étaient en état de satiété.

Les chercheurs ont également interrogé 81 personnes qui sortaient d’un centre commercial et ont découvert que les consommateurs les plus affamés avaient dépensé jusqu’à 60% de plus que ceux qui ne l’étaient pas. La conclusion de l’étude est que «la faim rend l’idée et le comportement d’achat plus attirant». 
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Jus, yaourts, biscuits, où sont passés les fruits ?

Sensibles aux arguments du Plan national nutrition santé – ou PNNS -, les Français mangent officiellement de plus en plus de fruits. Mais sur les onze millions de fruits consommés chaque année, 60% se trouvent dans les produits étiquetés «à base de fruits» : jus, yaourts, biscuits, compotes, surgelés.

Cette consommation de fruits «transformés» a augmenté de 40% depuis dix ans tandis que celle des fruits frais a baissé de 6%.

Quelle quantité de fruits se retrouve réellement dans ces produits ? Ont-ils les mêmes qualités nutritionnelles que les fruits frais ? Que reste-il de l’atout «santé» des fruits après leur transformation par l’industrie agro-alimentaire ? Comment les marques, le marketing et la pub ont-ils détourné le message du PNNS ? Car dans certains cas, manger des produits «à base de fruits» peut être contreproductif, voire dangereux.

Réalisé par Eric Wastiaux (Mars 2015)

Jihad 2.0 : La guerre de la propagande

Internet et les réseaux sociaux sont devenus depuis 2012 le terrain favori des jihadistes. Vidéos de décapitation, propagande et recrutement, le groupe État islamique a réussi en seulement deux ans à dépasser Al-Qaïda en créant une machine de guerre médiatique, qui distille la terreur et parvient à convaincre des jeunes de tous les pays de rejoindre ses rangs.

Des journalistes ont enquêté sur ce phénomène en plein essor qui menace l’Occident. Comment cette propagande se construit-elle ? Quels sont les outils marketing utilisés, quelle en est la cible ? Et face à cette banalisation de l’apologie du terrorisme sur le web, comment pouvons-nous lutter, et y mettre fin ? Pendant quinze jours, une équipe s’est immergée dans la “jihadosphère”.

Reportage du magazine “Envoyé spécial” diffusé sur France 2 le 5 mars 2015

Papa vends des armes : Les nouveaux VRP de la guerre [Rediff.]

En France, 160.000 personnes travaillent pour les usines d’armement. Une industrie qui cultive le secret, et qui n’a pas toujours bonne réputation. Mitrailleuses, bazookas, fusils d’assaut: des lignes d’assemblage jusqu’aux foires internationales de la guerre, les employés de ces entreprises se battent pour décrocher de nouveaux contrats.

Quels sont les secrets de cette profession si particulière ? Des missiles aux avions de combat, peuvent-ils vendre leur dangereux arsenal à tous les États ? En marge des ventes légales prospèrent des filières parallèles : le marché noir des armes de guerre.

L’une de ses figures les plus célèbres s’appelle Viktor Bout. Ce Russe longtemps insaisissable a inspiré à Hollywood le film «Lord of War». Les équipes d’«Enquête exclusive» l’ont rencontré dans sa prison en Thaïlande.

 

Les dessous de l’industrie pharmaceutique

Les scandales rythment l’information sur l’industrie pharmaceutique et focalisent l’attention sur ses excès. Suivre le parcours d’un médicament sans histoire, de sa conception à sa prescription, montre pourtant que la frontière est mince entre les dysfonctionnements et les pratiques routinières.

« J’ai compris que j’étais fliquée, qu’on savait exactement ce que je prescrivais, s’indigne une médecin installée à Paris. J’étais naïve, moi, je ne savais pas. [Un jour], une visiteuse médicale m’a dit : “Vous ne prescrivez pas beaucoup !” Je me suis demandé : “Comment peut-elle savoir cela ?” »

Cette pratique de surveillance, qui choque de nombreux praticiens, est orchestrée par les services commerciaux des laboratoires. Pour augmenter ou maintenir leurs parts de marché, les grands groupes pharmaceutiques déploient des trésors d’ingéniosité. Ils n’hésitent pas, par exemple, à modifier les indications de leurs médicaments pour gagner de nouveaux clients.

Considérée par certains médecins comme « la Rolls Royce de l’antibio dans le cutané », la Pyostacine, fabriquée par Sanofi — l’un des tout premiers groupes pharmaceutiques mondiaux en chiffre d’affaires (33 milliards d’euros en 2013) —. a connu un tel destin. Longtemps dévolu à un usage dermatologique, l’antibiotique a opéré un « tournant respiratoire » : il est désormais massivement utilisé dans les cas d’infections broncho-pulmonaires et oto-rhino-laryngologiques.
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Le “sans gluten” : un succès marketing

Le gluten, une protéine présente contenue dans les farines de blé, d’orge, de seigle et d’avoine, est devenu subitement indésirable. Grandes surfaces, boulangeries, restaurants, le “sans gluten” est désormais affiché partout.

Alors que seul 1% de la population y est allergique, certains, par choix, ont banni le gluten de leur alimentation.

Le marketing de la folie – Sommes-nous tous fous ? [Rediff.]

Le marché des psychotropes rapporte gros. L’alliance entre la psychiatrie et les firmes pharmaceutiques leur a permis de réaliser plus de 80 milliards de dollars de ventes de psychotropes. Mais les apparences sont trompeuses. Que valent les diagnostics psychiatriques, et jusqu’à quel point ces psychotropes sont-ils sans danger ?

Ce documentaire en trois parties révèle les faits derrière le vernis social d’un marketing habile et soi-disant scientifique qui dissimule une campagne de vente de produits dangereux et parfois fatals.

La croissance, un modèle qui arrive à ses limites

La croissance économique vigoureuse est chose du passé dans les pays industrialisés. Les sociétés devront apprendre à vivre avec des taux de croissance anémiques qui les forceront à faire des choix. La croissance du PIB à tout prix a-t-elle fait son temps? Et si la décroissance était une voie d’avenir ?

C’est fou tout ce qu’on peut faire pour soutenir la croissance économique! On l’encourage à coups de subventions et de baisses d’impôt. On la stimule par le marketing et la publicité. Et on la dope avec le crédit facile et l’endettement. Avec bien peu de résultats, est-on forcés de constater depuis 30 ans.

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Kidzania : « Soyez prêts pour un monde meilleur ! »

Kidzania, le parc d’attractions où les enfants travaillent. Cette chaîne de parcs à thème s’apprête à ouvrir à Londres en 2015 et pourrait s’implanter à Paris. Elle permet aux 5-15 ans de découvrir le monde du travail, de l’entreprise et celui des marques. Certains parents ne semblent pas du totalement séduits…

Travailler comme les grands pour gagner des sous. Les attractions proposées par Kidzania sont bien loin du petit train de Disneyland Paris. Cette entreprise mexicaine a déjà attiré 31 millions de visiteurs depuis 1999 dans ses seize parcs à thème implantés dans une douzaine de pays. Et elle s’apprête à ouvrir à Londres et pourrait même s’implanter en France.

Le parc londonien sera situé au-dessus d’un magasin Marks & Spencer, dans l’ouest de la capitale britannique. Soit une mini-ville de 7.000 mètres carrés dans laquelle les enfants de 4 à 14 ans pourront travailler comme les adultes et gagner des kidzos, une monnaie virtuelle. Ils exerceront le métier de leur choix parmi une soixantaine, par session de 25 minutes à chaque fois, pendant que leurs parents feront leurs courses.

Les grandes marques omniprésentes dans le parc
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Benoît Heilbrunn : « Les nouvelles formes de consommation »

Benoît Heilbrunn, professeur de marketing à ESCP Europe, revient sur les mutations actuelles de la société de consommation. D’un système fondé sur le marketing et des objets omniprésents, nous entrons dans un modèle post-consommatoire où la consommation serait collaborative et enseignée à l’école.

L’échange consommatoire n’est plus simple un échange économique, c’est aussi un échange de valeurs, de compétences et de symbolique.

(Merci à K)

Benoît Heilbrunn : « Comment sommes-nous manipulés par le marketing ? »

Entretien avec Benoît Heilbrunn, Professeur de marketing à l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP Europe).

« Pour créer le désir, il faut créer des symboles liés à des styles de vie qui vont avec les produits. »

(Merci à K)

Exclusivité Fortune : Qu’achèterait Jésus ? (VOSTFR)

Les magasins américains pourraient contenir toutes les populations d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud et d’Europe réunies. Pour la première fois depuis la Grande Dépression, le taux d’épargne des ménages est négatif et 60% de la population a un emprunt à long terme en cours sur sa carte de crédit. Les Américains consacrent désormais moins d’une heure par semaine à la religion ou à la spiritualité, et plus de cinq heures par semaine à faire des courses !

On compte plus d’un million de faillites personnelles supplémentaires par an, surtout après les fêtes, malgré cela les Américains vont recevoir 4 milliards d’offres de nouvelles cartes et vont dépenser plus de 100 milliards de dollars en cadeaux de Noël.

15 millions d’Américains seraient cliniquement accros aux courses. Pour certains, c’est devenu hors de contrôle, une église qui dénonce ces achats a décidé de faire une tournée ‘Shopocalypse‘. Chassez le démon hors des caisses !

Le père Billy Talen, accompagné par sa chorale du ‘Stop Shopping’, sillonne les États-Unis pour dénoncer la commercialisation de Noël, la globalisation et les effets économiques et culturels qui en résultent. Le documentaire a été tourné un peu avant le Noël de 2005.

Documentaire de Morgan Spurlock réalisé par Rob VanAlkemade (États-Unis – 2007) (Vidéo originale)

*Le titre What would Jesus buy ? est tiré de la formule What would Jesus do ? (“Que ferait Jésus?”), que l’on retrouve souvent abrégée sous la forme WWJD, popularisée chez certaines églises évangéliques aux États-Unis dans les années 1990.

[Traduction libre et sous-titrage réalisé par Fortune. Reproduction autorisée sous réserve de nous citer en source]

Réactance : Quand les « rebelles » se font exploiter…

Rebelle : individu « qui est fortement opposé, hostile à quelque chose, qui refuse de s’y soumettre ». Ceci est la définition du Larousse. Cependant on a déjà vu que cet individu opposé peut avoir l’allure et le comportement apparent d’un rebelle et pourtant être totalement soumis à une situation.

Dans le milieu de l’hacktivisme, cette rébellion qui n’en a que les apparences, est clairement moquée : ils moquent par exemple des clicktivistes qui s’insurgent à coup de « j’aime » sur Facebook, en cliquant et en râlant, tout en étant d’un autre côté, totalement conformistes, voire incohérents (par exemple, ils s’opposent à Big Brother, mais sont addict à Big Brother Facebook où ils y postent toutes leurs photos et détails de leur vie).

Si on devait donc rajouter quelque chose à la définition du Larousse, ce serait que le rebelle fait preuve de cohérence entre sa pensée et ses actes. Ce rebelle là est déjà beaucoup plus rare. Par exemple, le rebelle défenseur de l’environnement perdrait son titre dès lors qu’il va chercher son pain, à deux rues de chez lui, en 4×4.

Mais il n’y a pas que les incohérents à s’autoproclamer rebelles : les réactionnaires se disent rebelles, voire carrément résistants, car ils s’opposent à certaines évolutions de la société. Autrement dit, ils préfèrent la soumission à des systèmes passés. En cela, peut-on vraiment parler de rébellion ? N’y a-t-il pas dans la rébellion une volonté d’avancer, de créer, de trouver de nouvelles voies ?
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Propagande : “les lionceaux du Califat”

Lundi 24 novembre, l’Etat islamique a mis en ligne sur Vidme une vidéo de propagande qui atteste pour la première fois de l’existence de camps d’entraînement djihadistes pour enfants. On y voit de jeunes garçons en uniforme noir s’entraîner au combat sous l’égide d’un adulte qui les dirige. Pour la décrypter, nous avons interrogé Wassim Nasr, journaliste à France 24 spécialiste des mouvements djihadistes, et David Thomson, reporter pour RFI et auteur du livre Les Français jihadistes (éd. Les Arènes).

par Mathieu Dejean

Dans cette vidéo, on voit des enfants recevoir un entraînement militaire brutal, se faire taper dans le ventre, casser des briques avec la tête et tirer avec des armes à feu. Ces scènes sont ponctuées par l’intervention d’un djihadiste qui semble diriger le camp : que dit-il ?

Wassim Nasr – Il explique que l’Etat islamique a eu l’idée de mettre en place un camp d’entraînement pour ces enfants qu’ils appellent “les lionceaux du Califat”, et que ce sont des enfants des mosquées. Cela signifie qu’a priori ce sont des enfants orphelins et des enfants de djihadistes. Le programme s’articule en trois phases. Une phase de combat au corps à corps, d’endurance, et d’entraînement militaire pour combattre “les mécréants”, les laïques et les chiites.

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Peter Gotzsche : « Médicaments meurtriers et crime organisé »

Le Professeur Peter Gøtzsche, Directeur du Nordic Cochrane Centre est spécialiste de médecine interne. Il a travaillé pour l’industrie pharmaceutique entre 1975 et 1983 dans les domaines des études cliniques et de la réglementation publique. De 1984 à 1995 il a travaillé dans des hôpitaux de Copenhague. Il a été cofondateur de la Cochrane Collaboration en 1983. En 2010 il a été nommé Professeur de projets de recherche et d’analyse à l’Université de Copenhague.

Professeur Gøtzsche, depuis plus de trente ans, notre réseau se préoccupe tout spécialement de Bayer. Quelle est l’importance de l’industrie pharmaceutique allemande, par exemple comme lobbyiste ?

Toutes les grosses firmes pharmaceutiques pratiquent un lobbying intensif, également à l’échelon européen.

La firme Bayer doit répondre de nombreux scandales liés à l’industrie pharmaceutique, depuis l’héroïne jusqu’au Lipobay. Quelles expériences avez-vous faites avec cette entreprise ?

Comme toutes les autres grandes entreprises pharmaceutiques, Bayer a participé à la criminalité organisée : par exemple corruption de médecins, ou escroquerie vis-à-vis du programme d’assurance-maladie US Medicaid.

Durant la Deuxième guerre mondiale, Bayer a utilisé comme cobayes des détenus de camps de concentration. Une lettre datant de l’époque prouve que Bayer a acheté 150 femmes à Auschwitz pour 170 marks chacune. Bayer avait écrit au commandant du camp : « Les expériences ont été effectuées. Toutes les femmes sont mortes. Nous vous recontacterons rapidement par un prochain message. »

Les entreprises allemandes ont par exemple injecté des bactéries typhiques à des détenus des camps puis expérimenté sur eux divers médicaments.

Pourquoi comparez-vous l’industrie pharmaceutique au crime organisé ?

Parce que j’ai découvert que le système commercial des dix premières firmes pharmaceutiques inclut la criminalité organisée.

Dans les années 80 les médicaments de Bayer ont infecté des milliers d’hémophiles. Des documents internes prouvent que la direction de la firme était au courant des risques, mais a néanmoins continué à vendre ses produits. Est-ce un exemple de pratique criminelle ?
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