BCE : en pleine conférence, une Femen s’en prend à Mario Draghi

Une femme du groupe féministe âgée de 21 ans et originaire d’Allemagne selon la police, a interrompu, ce mercredi, le point presse du président de la Banque centrale européenne, en dénonçant «la dictature» de l’institution européenne.

Sur le t-shirt de la Femen âgée de 21 ans et originaire d’Hambourg (en Allemagne) selon la police, était inscrit «End BCE Dick-Tatorship». Un jeu de mots qui fait référence à l’organe sexuel masculin.

Europe : La fin de la prodigalité

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L’euro a créé une crise de la balance des paiements en Europe, comme l’a fait le système monétaire des années 1920 fondé sur l’étalon-or. En fait, une seule chose distingue ces deux épisodes : les pays actuellement en crise peuvent faire appel à de vastes programmes internationaux de renflouement.

Ces programmes ont soulagé les tensions financières dans la zone, mais à quel prix? Non seulement ils ont permis aux investisseurs de ne pas avoir à payer le coût de leurs mauvaises décisions ; ils ont également donné l’occasion aux pays du sud de l’Europe dont les prix sont trop élevés de retarder ce qui revient à une dévaluation sous la forme d’une réduction des prix relatifs des marchandises. Cette dévaluation de la monnaie est généralement nécessaire pour restaurer la compétitivité érodée par les débuts de l’euro, qui avait gonflé l’inflation.

En réalité, pour des pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne, il faudrait pour qu’ils redeviennent concurrentiels qu’ils baissent les prix d’environ 30 % de leurs propres produits par rapport à ceux du reste de la zone euro au début de la crise. L’Italie a probablement besoin de réduire ses prix relatifs de 10 à 15 %. Mais le Portugal et l’Italie n’ont pu jusqu’ici effectuer une telle « dépréciation effective », tandis que les prix relatifs en Grèce et en Espagne n’ont diminué que de 8 % et 6 %, respectivement.

Fait plutôt révélateur, de tous les pays en crise, seule l’Irlande est parvenue à passer le point critique. La raison en est évidente : la bulle spéculative avait déjà éclaté en Irlande dès la fin de 2006, à l’époque où les fonds de sauvetage n’existaient pas.
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Zone euro : Mario Draghi voit la vie en rose

Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas vu aussi optimiste. Au moment de dévoiler ses perspectives de croissance pour la zone euro, Mario Draghi a dévoilé des chiffres bien meilleurs que prévus. la France reste à la traîne, malgré plusieurs signes encourageants.

La BCE va racheter 1000 milliards d’euros de dette

La Banque centrale européenne a annoncé jeudi qu’elle rachèterait massivement de la dette publique et privée afin de relancer l’économie européenne.

Pour contrer la baisse générale des prix, la BCE va acheter plus de 1000 milliards d’euros de dette avec de la monnaie qu’elle va créer spécialement pour l’occasion.

“Les achats combinés de titres de secteurs publics et privés vont atteindre 60 milliards d’euros par mois. Ils devraient se poursuivre jusqu’à fin sept 2016 “, a annoncé Mario Draghi, président de la BCE.

Cette mesure inédite devrait entraîner une hausse des prix dès cette année puis en 2016.

La Russie fera défaut et 9 autres prévisions ‘scandaleuses’ pour 2015

Chaque mois de décembre, la banque danoise Saxo Bank émet 10 prévisions « scandaleuses» pour l’année à venir, des « cygnes noirs », ces évènements extrêmes qui surprennent et ont un impact majeur, puis sont rationalisés par des explications a posteriori.

« En imaginant les scenarios et les évènements les plus négatifs, que ce soit un défaut russe, des volcans semant le chaos, ou une catastrophe sur internet, on donne aux investisseurs ont une chance de mettre leurs hypothèses concernant l’avenir à l’épreuve, et de voir ce que ces évènements pourraient signifier pour leurs propres investissements. Nous devons nous souvenir que même si les prédictions mettent en scène des scénarios de marché plutôt extrêmes, au fil des ans, un certain nombre d’entre elles se sont avérées exactes », commente Steen Jakobsen, l’Economiste en Chef de Saxo Bank.

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La santé du secteur bancaire en question

Évaluation de la qualité des actifs, tests de résistance : nous parlons de la santé des banques à longueur d’année mais sont-elles vraiment parées à soutenir l‘économie réelle et à affronter les crises futures ?

Rencontre avec Piers Haben, le superviseur de ces tests et directeur de l’Autorité bancaire européenne de surveillance. Il sera question de l’union bancaire et de la capacité des banques à affronter une crise future.

Ensuite direction l’Italie, qui affiche les plus mauvais tests, nous verrons l’impact sur l‘économie réelle. Enfin, retour vers le futur, nous verrons ce qui pourrait arriver en cas de problèmes prévisibles ou inattendus.

La banque allemande Commerzbank introduit un taux négatif pour les gros dépôts de ses clients

La banque allemande Commerzbank va appliquer un taux négatif sur certains dépôts de grandes entreprises et investisseurs institutionnels, répercutant une décision de la Banque centrale européenne (BCE) envers les instituts de crédit européens.

Mario Draghi, président de la BCE


« Pour certaines grandes entreprises clientes qui détiennent des avoirs importants, tout comme pour les grands groupes et les investisseurs institutionnels, nous nous réservons le droit d’appliquer des frais sur certains montants élevés de liquidités mis en dépôt chez nous », a déclaré Commerzbank dans un communiqué transmis jeudi à l’AFP.

La deuxième banque allemande précise qu’elle va inciter ses gros clients à placer leurs liquidités en surplus dans des formes d’investissement alternatifs.

« Pour les clients privés, les petites et moyennes entreprises, aucun taux négatif n’est en principe prévu », ajoute Commerzbank. Cette décision découle directement de celle de la BCE, fin juin d’appliquer un taux négatif sur les dépôts que les établissements bancaires placent à court terme dans ses coffres, est-il précisé dans ce communiqué. En juin l’institution a amené ce taux de dépôt marginal en territoire négatif pour la première fois de son histoire, à -0,10%, avant de l’abaisser encore à -0,20% en septembre. Cette décision, qui revient à faire payer les banques qui placent des liquidités au sein de la banque centrale, doit inciter les instituts de crédit à laisser l’argent circuler au lieu de le stocker, en prêtant à entreprises et particuliers.

D’autres banques pourraient suivre
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La BCE va injecter 1000 milliards d’euros de liquidités supplémentaires

Cette technique de politique monétaire largement utilisée au Japon, aux États-Unis et au Royaume-Uni consiste à acheter des dettes publiques en échange de monnaie nouvellement créée par la Banque centrale.

Elle n’a jamais été mise en œuvre dans la zone euro, où le financement monétaire des États est strictement interdit par le traité de Maastricht. «Il n’y a pas de problème légal si nous restons dans le cadre du mandat», a précisé Mario Draghi.

Jacques Attali : « Quelque chose va se passer »

Il faut vraiment se voiler la face, comme le font trop de dirigeants politiques, pour ne pas voir que quelque chose de majeur va se passer en Europe, dans les mois qui viennent: l’une ou l’autre des multiples épées de Damoclès suspendues au ciel de l’Histoire tombera sur nos têtes :

Les divers mouvements terroristes qui agissent au Moyen-Orient et y forment des émules, pourraient déclencher sur notre continent les attentats dont ils nous menacent.

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest pourrait prendre des proportions majeures et finir par atteindre significativement l’Europe, entraînant un ralentissement significatif des échanges de toute nature.

La situation politique et financière de la Chine, de plus en plus instable, pourrait y entraîner une crise économique majeure, aux conséquences considérables sur l’économie mondiale et en particulier sur l’Europe.
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L’Europe est en train de mourir, surtout ne faites rien

Tous les clignotants économiques montrent que la reprise s’est étouffée. La défiance qui préside désormais aux rapports franco-allemands, ajoutée au conservatisme de la Commission, laisse notre continent sans solution.

Il n’y a pas que l’organisation de l’État islamique qui entend détruire la civilisation européenne démocratique, laïque, infidèle. Il y a les responsables européens eux-mêmes qui laissent s’installer la stagnation et le chômage de masse. Leur immobilisme fait le lit du rejet.

L’appauvrissement et la déception conduisent au nationalisme, qui conduira à la disparition de l’idée d’une communauté européenne, laquelle laissera les États humanistes, séparés, petits, désarmés, proies faciles.

Tous les clignotants économiques montrent, avec clarté, que la reprise s’est étouffée. La croissance de la zone euro atteindra 0,8 % cette année et 1,1 % en 2015, selon l’OCDE, mais tous les indicateurs avancés laissent penser que c’est un scénario bien trop optimiste. L’Italie est retombée en récession, la France en stagnation et l’Allemagne, qui croyait s’en sortir de son côté, voit les freins se serrer.
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Jacques Attali : “Nous ne sommes pas loin de la Révolution”

Extraits de l’émission Ce Soir ou Jamais du 05/09/14 avec Jacques Attali et Étienne Chouard.

“La France n’a plus de direction depuis 20 ans, les dirigeants politiques passent leur temps à essayer de durer. Ça peut tenir un certain temps parce que la France est un pays riche mais là on arrive au bout. [...] Je pense que nous ne sommes pas loin de la Révolution, il y a un sentiment de rage contre la politique, gauche et droite confondues.” – Jacques Attali

Les chiffres qui vont sortir vont montrer que l’Allemagne va très mal, qu’elle est menacée.” – Jacques Attali

L’État a de moins en moins de pouvoir et ça sera comme cela dans l’avenir. Sauf si nous sommes capables, comme je le prône, de faire un État à la taille du Monde, c’est-à-dire un État européen. Ça viendra dans un siècle ou ça ne viendra jamais et si ça ne vient jamais on reviendra à un État type Corée du Nord comme certains peuvent le rêver.” – Jacques Attali

Les banques centrales doivent mesurer l’inflation financière (Vidéo)

L’objectif principal de la banque centrale américaine, c’est de garantir la stabilité financière. Une question fondamentale: une banque centrale doit-elle inclure le prix des actifs financiers dans sa mesure de l’inflation ?

Bilan.ch

Olivier Delamarche : « On va voir si le bluff de Draghi fonctionne »

Le 19 mai, les éléments qui pourraient pousser les marchés à développer leur potentiel de hausse, a été le thème abordé par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion et par Pierre Sabatier, président de Primeview, dans “Intégrale Placements”, face à Cédric Decoeur, sur BFM Business. Les marchés vont-ils pouvoir compter sur la BCE ?

Olivier Delamarche : « La hausse de l’euro est un problème franco-français »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion et Marc Riez, directeur général de Vega Investments, le 05 mai 2014 sur BFM Business, mettent les points sur les i dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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Olivier Delamarche : « Si le Japon continue sur cette pente, il va envoyer le yen à zéro »

Le 14 avril, l’assouplissement de la politique monétaire de la BCE pour contrer l’euro fort, a été le thème abordé par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion et Isabelle Reux-Brown, directeur général délégué en charge des gestions de Vega Investments, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

« Je ne vois pas pourquoi on est si bas sur les taux français alors qu’on n’a fait aucune réforme et qu’on ne fait rien pour baisser la dette. Si vous avez des taux aussi bas partout dans le monde, c’est que vous n’êtes pas sortis de récession. »

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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Olivier Delamarche : « C’est pas génial… »

Le 7 avril, le débat autour de l’impact des fusions-acquisitions et le point sur les résultats d’entreprises, ont été les thèmes abordés par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion, Pierre Sabatier, président de Primeview et Cédric Chaboud, président de SPGP 2, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

« Au bout d’un moment, même les plus “bull” se sont aperçus qu’on payait à des prix hallucinants des technologies qui n’ont ni chiffre d’affaires, ni résultats – Les marchés commencent à se poser des questions comme en 97 et en 2000. »

Frédéric Lordon : « Pourquoi faut-il sortir de l’euro »

L’économiste Frédéric Lordon publie le 26 mars prochain “La Malfaçon“, réflexion sur la manière dont la monnaie unique européenne a détruit les souverainetés populaires. Le livre le plus important avant les élections européennes.

Fut un temps où il était impossible d’émettre la moindre critique sur l’euro. La pensée économique était aussi unique que la monnaie et endormait les 324 millions de citoyens peuplant ladite zone euro. La crise de 2008, la plus longue et profonde depuis 1930, il balayé les certitudes au point que l’euro bashing serait presque devenu tendance.

Raison de plus pour être sélectif dans la critique. Celle que nous propose aujourd’hui sort justement du commun. Plutôt que de nous démontrer par a + b qu’on peut sortir de la monnaie unique, que cela ne nous coûtera pas trop cher, que les problèmes économiques du pays en seraient magiquement résolus et que cela ne tirerait pas à conséquences, il affirme au contraire, à raison, Qu’il ne s’agira pas d’un dîner de gala.

« Il faut en finir avec ces imprécations mi-débiles, mi-hallucinées qui nous promettent renfermement façon forteresse en cas d’abandon de l’euro. »

Absence de démocratie
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Olivier Delamarche : « La Chine suit le même chemin que le Japon des années 90 »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion et Marc Riez, directeur général de Vega Investments, le 03 mars 2014 sur BFM Business, mettent les points sur les i dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

Olivier Delamarche : « Cela fait des années qu’on se raccroche à des solutions qui ne fonctionnent pas »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, et Pierre Sabatier du cabinet Primeview, le 24 février 2014 sur BFM Business, mettent les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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Olivier Delamarche : « Reset sur les patrimoines »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, et Pierre Sabatier du cabinet Primeview, le 03 février 2014 sur BFM Business, mettent les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

[Exclu Fortune] Allemagne : La Cour constitutionelle risquerait de stopper la participation de la Bundesbank aux plans de sauvetage européens

Par Ambrose Evans-Pritchard

Le risque s’accroît que la Cour constitutionelle allemande bloque la participation de la Bundesbank aux OMT. La Cour pourrait contraindre les institutions allemandes à cesser leur soutien aux opérations de l’UE. Aux yeux des marchés, ceci minerait la crédibilité des politiques de sauvetage prévues par la BCE.

Selon Bank of America, le risque est relativement élevé d’un jugement de Karlsruhe consacrant l’illégalité des OMT telles qu’elles sont aujourd’hui prévues.

Le risque s’accroit de voir la Cour constitutionnelle allemande restreindre sévèrement le dispositif de sauvetage prévu pour l’Italie et l’Espagne, dispositif fonctionnant par rachats de titre obligataires. Ce qui pourrait, en empêchant la Bundesbank d’y prendre part, ranimer l’incendie de la crise de la dette en zone euro..

Le journal Frankfurter Rundschau rapporte que le verdict a été différé depuis le mois d’avril en raison notamment de la complexité de la question et de fortes différences entre les opinions des huit juges.

Plus le processus dure, moins vraisemblable devient-il que le tribunal – ou Cour constitutionnelle – se pliera aux demandes insistantes du gouvernement allemand, lequel espèrerait un jugement favorable à la machinerie de bail-out à laquelle il avait donné son accord.

Les conséquences seraient potentiellement très graves, spécialement à un moment où l’on s’inquiète déjà pour les marchés émergents,” selon un initié. “Nous ne pensons pas que la Cour ira jusqu’à interdire les rachats de titres, mais ils pourraient bien exiger certaines modifications susceptibles de compliquer sévèrement les choses.

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Olivier Delamarche : « Il n’y a aucune reprise. Tout cela repose sur bien peu de choses »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 30 juillet 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

« Les chiffres de la production industrielle japonaise sont les plus mauvais depuis le tsunami et depuis février 2009. Pourquoi s’embête-t’on avec Détroit ? Mr Bernanke n’a qu’à racheter la dette de la ville, pour lui ça correspond à 5 jours de planches à billets. En 2013, les États-Unis ont imprimé 1000 milliards de dollars pour 160 milliards de PIB en plus, beaucoup de dépenses pour pas grand chose. Jürgen Stark n’a pas dû écouter notre Premier comique, l’économiste dit les choses comme elles sont, le comique dit le contraire. »

3 bombes financières exploseront-elles cet été ?

Aux Rencontres économiques d’Aix, ce Davos provençal qui s’est tenu du 5 au 7 juillet, experts, grands patrons et gouvernants de la planète n’ont pas masqué leur inquiétude, notamment pour l’Europe.

Les récentes turbulences financières ont relancé les inquiétudes. “La zone euro est la seule région du monde dont la croissance est à l’arrêt“, a rappelé Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Décryptage de ces bombes financières qui pourraient tomber sur le continent.[...]

Les économistes n’ont pas caché leur pessimisme, notamment à propos de l’Europe. “La crise de la zone euro n’est pas terminée. Le plus grave n’a pas encore eu lieu, s’inquiète ainsi Charles Wyplosz, professeur à l’Institut des hautes études internationales et du développement de Genève. Les dettes publiques ne sont pas soutenables et les bilans des banques n’ont pas été vraiment nettoyés“.

Ils sont presque tous d’accord. A Aix, les experts en finances publiques comme Anna Kinberg Batra, qui a présidé la commission des Finances au Parlement suédois, Jared Bernstein, ancien conseiller du vice-président américain Joe Biden, ou l’économiste italien Francesco Giavazzi ont dénoncé les effets dévastateurs des politiques d’austérité en Europe.

Cote d’alerte sur les dettes publiques
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Olivier Delamarche : « La BCE sera probablement obligée de suivre la Fed »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 25 juin 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer.

« Ces guignols [de la Fed] se sont engagés dans une politique de laquelle ils ne peuvent pas sortir et ils essaient de faire croire le contraire, ils ne sont absolument pas maîtres de la situation. Mr Draghi est beaucoup plus malin que Mr Bernanke, mais à un moment ou à un autre, poussée par les politiques, la BCE sera obligée de suivre. »

Parlement Européen : Marine Le Pen vs Mario Draghi

« Ne vous avisez pas de lancer une offensive monétaire sur la France car dans ce cas vous nous trouverez en travers de votre chemin » – Marine Le Pen à Mario Draghi, président de la BCE

Intervention de Marine Le Pen au Parlement Européen le 17/04/2013

Espagne : L’État pille le fonds des retraites pour les “paiements d’urgence”

Le Fondo de Reserva de la Seguridad Social, le fonds de la Sécurité Sociale espagnole, a saisi l’opportunité des promesses de Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne, de faire « ce qu’il faudrait faire pour sauver l’euro », pour augmenter la part d’obligations souveraines espagnoles qu’il détient. 

Le fonds, qui a été créé pour garantir les paiements futurs des pensions, a acquis 20 milliards d’euros de dette espagnole l’année dernière, et il s’est débarrassé dans le même temps de 4,6 milliards d’euros d’obligations françaises, allemandes et hollandaises. 70% des achats ont eu lieu après les déclarations de Mario Draghi qui ont fait remonter le cours des obligations espagnoles.

Désormais, ce sont 97% de ce fonds de 65 milliards d’euros qui ont été investis en obligations souveraines espagnoles de plus en plus risquées, contre 90% en 2011, et 55% en 2008.

« On dirait qu’à défaut de disposer de sa propre banque centrale pour monétiser sa propre dette, le gouvernement espagnol a tout simplement pillé une autre entité quasi-gouvernementale pour s’assurer du rachat des obligations », écrit le blog financier américain Zero Hedge.

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«Wall Street a commis le crime parfait»

L’auditeur américain Thomas Myers parcourt le monde pour mobiliser une puissante coalition d’investisseurs, seule capable de forcer une réforme éthique à Wall Street. Rencontre.

«C’est un crime parfait.» C’est ainsi que Thomas Myers, associé principal du cabinet d’audit national T. A. Myers & Co, décrit le «pillage» du système financier global par les banques de Wall Street. Luttant aujourd’hui pour une «réforme éthique» du système financier, le juricomptable de la prestigieuse firme d’Aspen (Colorado) est l’un des très rares experts en instruments financiers complexes à mettre ses compétences au service d’une telle réforme. Analysant depuis trente ans des transactions ultrasophistiquées de quelque 2000 entités financières américaines, il a représenté depuis 2008 de nombreux clients face à Goldman Sachs, UBS, Merrill Lynch, Citigroup et Bear Stearns dans d’innombrables litiges liés à la crise des subprimes. Il a accédé à des documents hautement confidentiels qui lui ont permis d’acquérir une connaissance parfaite des mécanismes frauduleux incriminés.

Dans une lettre ouverte à Occupy Wall Street, il dénonce l’impunité des banquiers, devenus plus riches et influents que jamais, bien qu’ils aient commis la «plus grande fraude de l’histoire». Et en effet, aucun financier aux Etats-Unis n’a eu à répondre légalement pour le comportement des banques dans la crise des subprimes. Récemment, la justice américaine a renoncé à entamer des poursuites pénales contre Goldman Sachs ou ses employés, accusés d’avoir parié contre les mêmes titres subprimes qu’ils avaient vendus à leurs clients. La justice a estimé qu’il n’y avait «aucune base viable pour lancer des poursuites pénales» contre la banque.

«C’est une faillite des autorités de surveillance»

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La fin de la souveraineté des pays européens

Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, a annoncé dans une interview dans le quotidien allemand “Spiegel”, qu’il était favorable à un droit de regard de l’Union européen sur les budgets nationaux.

« plusieurs gouvernements n’ont pas encore compris qu’ils ont perdu leur souveraineté nationale il y a longtemps. Parce qu’ils se sont lourdement endettés, ils sont maintenant dépendants du bon vouloir des marchés financiers ».

« l’euro doit être fondé sur une plus grande intégration »

et donc donner

« plus de pouvoirs à des responsables politiques désignées par les États et non élus par le peuple ».

European Central Bank

Euro : Nouveaux billets à l’effigie de… la déesse grecque Europe !

La Banque centrale européenne lance une deuxième série de billets de banque, plus sécurisés, qui verront le jour en mai 2013. Les billets actuels seront retirés progressivement de la circulation.
A défaut de changer de politique monétaire, Mario Draghi a annoncé ce jeudi le lancement d’une deuxième série de billets en euros, baptisée «Europe», illustrée avec une visage de femme grecque, celui de la déesse Europe.

Le visage de la déesse provient d’un vase datant de plus de 2000 ans, découvert dans le sud de l’Italie, et conservé au Louvre, à Paris. «Cette figure a été choisie car est clairement associée au continent européen, et apporte une touche d’humanité aux billets».

Les premiers billets à changer de visage en mai 2013 sont ceux de 5 euros, les plus manipulés. Toute la gamme des billets en euros (5,10, 20, 50, 100, 200, 500) sera changée progressivement sur plusieurs années. Il s’agit de la deuxième série de billets lancée depuis le lancement de l’euro au premier janvier 2002. Les billets existants seront progressivement retirés de la circulation.
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La création monétaire, œuvre du diable

Jens Weidmann, président de la Bundesbank s’est opposé à la récente opération OMT[1] de Mario Draghi,président de la BCE. Dans un de ses discours[2], il cite le Faust II de Goethe,  génie littéraire allemand né… à Francfort, siège de la BCE et de la BUBA. Et rappelle cette scène : l’Empereur est à court d’argent. Il se lasse des propositions mesurées qui lui sont faites et proclame : « J’en ai assez de ces éternels « Mais » et « Si » ; Je manque d’argent, alors qu’on en crée donc ! » Et le Diable, Mephisto, d’abonder dans le sens du Souverain : « Je crée ce que vous voulez, et j’en fais même bien plus. » L’histoire finit évidemment mal….

Cette allusion pourrait passer pour une simple preuve de culture littéraire, si le Faust II n’était en fait présent sur les murs de la Banque Centrale Allemande ! Impossible de rentrer dans ce temple moderne sans penser à Faust. Nous sommes là au cœur du dogmatisme. En fait en pleine religion.  Il est en effet bien connu, et enseigné dans tous les livres d’économie[3],  que les banques secondaires créent de l’argent par un simple jeu d’écritures. Les « prêts » font les « dépôts », dit-on en résumé. Si la banque me prête 1000 euros, elle les inscrit ex nihilo sur mon compte bancaire, inscrit en contrepartie à son actif la créance qu’elle a sur moi. Créance éteinte et monnaie détruite quand je rembourse ma dette.  Tout cela, si l’on en croit Goethe et avec lui Jens Weidmann, serait diabolique ?

La monnaie satanique si elle publique angélique si elle est privée ?

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Jean-Luc Gréau : L’union monétaire est rompue

“Tandis que le Nord transfère de l’argent public de façon massive vers le Sud pour garantir les dettes des pays du Sud, l’épargne du Sud va, elle, se réfugier au Nord.”

“L’Union monétaire est rompue malgré la survivance de son instrument de transaction : l’Euro.” Jean-Luc Gréau – Xerfi Canal

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Extraits de l’article de Jean-Luc Gréau dans Causeur du 24 septembre :

L’euro, c’est fini ! L’Union monétaire a déjà éclaté de facto.

INVRAISEMBLABLE, mais vrai : il se trouve encore des économistes pour annoncer à l’Europe des lendemains qui chantent. Le Vieux Continent, nous disent-ils, ne tardera pas à retrouver sa vigueur et sa prospérité, tenant enfin les promesses de l’Agenda de Lisbonne de 2000, aux  termes duquel l’Europe devait être en 2010 la région exemplaire pour le reste du monde par sa prospérité, son taux d’éducation, sa capacité d’innovation.

[...]

Cependant, cet optimisme de rigueur dans le cénacle libéral n’a pas encore contaminé la direction de la Banque centrale de Francfort. L’un de ses membres, Jörg Asmussen, a énoncé les termes du dilemme qui étreint les dirigeants de la BCE : « Les marchés font le pari de la désintégration de la zone. Un tel risque systémique est dramatique et, pour la Banque centrale européenne, inacceptable. » Plus clairement encore,

la BCE n’a guère le choix : soit elle inaugure une politique de rachat massif des dettes publiques des pays en détresse, en contradiction violente avec ses statuts et en opposition à la volonté du pays le plus puissant de la zone, soit elle laisse éclater la zone monétaire placée sous sa juridiction.

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L’austérité, mais dans le calme

par Frédéric Lordon

Le « jeu de la mauviette » (chicken game) est un jeu de con : deux voitures se précipitent l’une vers l’autre, le premier conducteur qui dévie de la ligne pour éviter la collision est la « mauviette ». Il existe cependant une version « Fureur de vivre » plus stupide encore : les deux voitures parallèles fonçant vers un précipice, le dernier qui s’éjecte de la voiture pour ne pas faire le grand saut a gagné. On notera que dans cette version-là, les deux voitures sont perdues à coup sûr et le cas échéant un conducteur (ou deux) avec – death without a cause.

C’est à cette merveille d’intelligence que la zone euro semble avoir décidé de s’adonner depuis trois ans – en tout cas jusqu’à la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) du 6 septembre. Les pays en détresse n’ont même pas à appuyer sur l’accélérateur, ils roulent tout seuls vers l’abîme et à tombeau ouvert. A leur côté, la BCE, qui peut les sauver, roule en parallèle mais en les regardant sans rien faire tant qu’elle n’aura pas la certitude que les « assistés » s’engagent irrévocablement dans un programme d’austérité – c’est-à-dire à souffrir mort et passion… A ce compte-là, les pays en difficulté entraînent toute la zone euro dans l’effondrement, le seul moyen qu’aient trouvé les institutions européennes de les « aider » les tuant plus sûrement. La BCE quant à elle ne bouge pas, tétanisée par les querelles byzantines de définition de son mandat, et prête à n’intervenir inconditionnellement qu’au tout dernier moment – c’est-à-dire trop tard. Pendant ce temps le bord du gouffre se rapproche gaillardement…

L’aléa moral ou le symptôme de la Désunion européenne

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« Cessons de protéger la finance comme si elle était ‘le sang’ de nos économies »

Une mise en revue critique et sans appel des dévoiements de l’hyper-capitalisme par l’auteur des « 7 plaies du capitalisme ».

“Les dix plaies d’Egypte”, enluminure du 14ème siècle

La crise de 2008 est le symptôme d’une mutation maléfique du capitalisme depuis la chute du communisme qui entraîne irrésistiblement vers le gouffre des inégalités, de la stagnation et du chômage l’ensemble des sociétés occidentales.” Ce diagnostic on ne peut plus sombre n’est pas posé par Jean-Luc Mélenchon mais par l’entrepreneur Henri de Bodinat dans un essai aussi incisif que percutant (*). Pour se faire comprendre, le cofondateur d’Actuel et de Radio Nova, aujourd’hui à la tête d’un fonds d’investissement, puise dans le registre biblique pour décliner les sept maux qui font “courir le capitalisme à sa perte”. Surplombé par la cupidité, “la mère de toutes les plaies”, cet inventaire pointe au premier chef “l’infection” du système par le lobbying de grandes entreprises en quête de surprofits et qui mine profondément nos régimes politiques. Or en se concentrant dans les mains des groupes de pression financiers, ce mal atteint des proportions jamais atteintes.

L’interpénétration de la finance avec le pouvoir est quasiment totale. Les mesures ne se prennent plus dans le sens de l’intérêt général mais au bénéfice de la seule préservation des intérêts bancaires”, dénonce Henri de Bodinat qui appelle à couper d’urgence ce lien pour “sauver” le capitalisme. (*) A lire : Les Sept Plaies du capitalisme par Henri de Bodinat – éditions Léo Scheer.

La crise est, comme la fièvre du malade, le symptôme des dévoiements du système capitaliste. Avant 2008, les dirigeants et les organisations internationales ne voulaient pas voir ces dérives sur le mode du “tout va très bien Madame la Marquise”, en dépit des signaux d’alerte comme le gonflement hors de proportion des profits de la sphère financière.

Aujourd’hui pour traiter le mal, on pratique cette même méthode Coué en refusant de s’attaquer aux causes profondes ou en refusant de prendre les remèdes radicaux pourtant inévitables, comme par exemple à mes yeux la sortie de l’euro pour les pays européens les plus mal en point. On persévère dans le déni. Alors que nous sommes dans bon nombre de cas à la limite du point de rupture, en particulier dans les sociétés qui connaissent une proportion de jeunes au chômage insupportable. Le risque est de connaître des crises de plus en plus violentes allant jusqu’à des révolutions comme en 1789 ou 1917.

A biens des égards, la situation actuelle rappelle celle de la fin de l’Empire romain au III-IVe siècle après JC, quand une caste richissime côtoyait une plèbe désargentée. Une polarisation si forte qu’elle allait conduire à l’écroulement de l’Empire. Ce type de clivage ne concerne pas que les pays occidentaux puisqu’on retrouve ces inégalités aussi bien en Chine, en Inde et au Brésil. Ces pays – surtout la Chine – ont embrayé sur la voie du capitalisme en exacerbant toutes ses dérives.

La cupidité, mère de toutes les plaies

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Chine : La montée en puissance du pays futur détonateur de la prochaine Guerre mondiale ?

Alors que le Royaume-Uni et la zone euro sont retombés en récession, les Etats-Unis et le Japon sont menacés du même sort. La Chine, elle, continue de prospérer. En se nourrissant d’un déséquilibre commercial international qui ruine les autres pays de la planète, la Chine sera-t-elle l’élément déclencheur du prochain conflit mondial ?

Si dans les années 30, la récession avait été dans l’ensemble plus accentuée que celle que subissent aujourd’hui les pays développés, c’est essentiellement parce que les dirigeants politiques concernés n’avaient pas réagi à hauteur de l’adversité qu’ils subissaient.

Il n’en va pas de même aujourd’hui. Les dirigeants américains, européens et japonais, pour éviter un remake des années 30, se singularisent au contraire par une succession d’initiatives d’une audace extrême.

Fin 2008, faisant fi de l’état de leurs dettes publiques, ils décidèrent, sous l’égide du FMI et de DSK, une opération de relance budgétaire massive et simultanée qui se termina très mal : effet boomerang, les titres de leurs dettes publiques furent attaquées, obligeant le Royaume-Uni à basculer dans une austérité budgétaire marquée dès 2010 et obligeant un nombre croissant de pays de la Zone Euro à adopter eux aussi des politiques d’austérité jamais vues.

Pour faire baisser les taux longs sur leurs marchés obligataires en dépit de la défiance dont leur dette publique faisait désormais l’objet, la Banque d’Angleterre, la Fed, la Banque du Japon et très récemment la BCE elle-même ont osé pratiquer ce qu’elles s’interdisaient jusqu’alors : faire fonctionner la planche à billets, le financement des Etats par la banque centrale qui leur correspond.

Ce qui est alarmant, c’est que toutes ces initiatives de relance, bien que d’une ampleur jamais vue, n’ont accouché que d’une souris. Certes, l’ampleur de la récession est bien moindre que celle subie dans les années 30. Mais jusqu’à présent, les économies des pays développés n’ont redémarré ni significativement ni durablement. Pire, si on interrompait brusquement les perfusions artificielles qui leur sont administrées, ces économies s’effondreraient et on se retrouverait dans l’affreux scénario des années 30.

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On joue avec le feu !

par Nouriel Roubini

Depuis juillet les marchés financiers espèrent que la situation économique et les perspectives géopolitiques mondiales ne vont pas s’aggraver, ou bien que dans ce cas les banques centrales soutiendront l’économie et les marchés en injectant à nouveau des liquidités et en procédant à une phase de relâchement de la politique monétaire supplémentaire.

Les bonnes nouvelles (ou meilleures que celles que l’on attendait) ont donc redynamisé les marchés. Cependant les mauvaises nouvelles ont joué le même rôle, parce qu’elles augmentent la probabilité que les responsables des banques centrales qui servent de pompiers – tels Ben Bernanke, le responsable de la Réserve fédérale américaine, et Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne – inondent les marchés de flots de liquidités.

Mais les marchés qui se redressent qu’elles que soient les nouvelles, sont instables. Si la situation économique s’aggrave et si la confiance à l’égard de l’efficacité des responsables politiques chute, des phases durant lesquelles les investisseurs inquiets ne prennent aucun risque vont probablement réapparaître.

Dans la zone euro, la décision de la BCE d’aider les pays en difficulté en achetant potentiellement sans limite leurs obligations a suscité l’euphorie. Pourtant cela n’a pas changé la règle du jeu, mais simplement permis aux dirigeants politiques de gagner du temps pour appliquer les mesures difficiles indispensables pour résoudre la crise. Or les défis politiques sont impressionnants : la récession de la zone euro s’aggrave, alors que les mesures de consolidation budgétaires supposées résoudre la crise continuent à s’appliquer et que le crédit reste toujours sévèrement rationné. Les banques de la zone euro et le marché des dettes publiques se balkanisent de plus en plus, il va donc être extrêmement difficile de parvenir à une union bancaire, budgétaire et économique, tout en poursuivant une politique macroéconomique destinée à restaurer la croissance, la balance extérieure et la compétitivité.

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Olivier Delamarche : « Obama et Draghi stérilisent… »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 11 septembre 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

« Le programme de Mario Draghi fera long feu – Concernant les États-Unis, il n’y aura pas de Quantitative Easing annoncé cette fois-ci car les indices américains ont atteint un niveau bien trop élevé – Entre le mois de juillet et le mois d’août, 580.000 personnes ont disparu des chiffres du chômage US – Le taux de chômage a simplement baissé “facialement” car Obama en a besoin.»

Olivier Delamarche : « Une minute de plus Monsieur le bourreau »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 04 septembre 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

« On attend du dieu Bernanke qu’il prêche la bonne parole, qu’il indique ce qu’il va faire pour sauver le monde et en fait on est toujours déçu – Il échoue lamentablement à réduire le chômage depuis 3 ans avec les quantitative easing – Monsieur Draghi est un disciple de Monsieur Bernanke – L’Espagne qui appelle à l’aide cela signifie pour nous tous des dettes insoutenables et une réduction de la croissance. »

Entretien avec Olivier Delamarche : La fin du monde pour bientôt ?

Olivier Delamarche, analyste financier, président de Platinium Gestion et chroniqueur sur BFM dans l’émission “Intégrale bourse“, a su imposer un style corrosif et sans concessions. En témoigne cet entretien réalisé par Rage Mag dans les locaux de sa société.

Les économistes sont comme les météorologues, ils se trompent, mais on a parfois l’impression que rien ne remet en cause les modèles de prévision qu’ils utilisent. Que leur manque t-il ?

Ce qui leur manque c’est une analyse macro-économique. Faire de la macroéconomie, c’est analyser les chiffres, les confronter aux autres pour voir si c’est cohérent ou pas, afin de bâtir de vrais scénarios sur les cycles économiques et sur les conséquences des actions des banquiers centraux. Le problème, c’est que les économistes de marché ne font pas de prévisions.

Pour les économistes de marché, la crise de 2008 ne pouvait pas exister

Ils sont toujours surpris par les chiffres qui tombent. Ils ne font que les commenter sans jamais faire de scénario. Fin 2007, Patrick Artus disait “tout va bien, il n’y aura pas de récession“. Christine Lagarde disait “c’est pas parce que quelques ménages ne remboursent pas leurs maisons, que ça va provoquer une récession en Europe et des problèmes bancaires“. On réagit à des chiffres sans bien les comprendre car peu de gens  font de la macro.

Comment les économistes de marché réalisent-ils leurs prédictions ?
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