Parlement Européen : Marine Le Pen vs Mario Draghi

« Ne vous avisez pas de lancer une offensive monétaire sur la France car dans ce cas vous nous trouverez en travers de votre chemin » – Marine Le Pen à Mario Draghi, président de la BCE

Intervention de Marine Le Pen au Parlement Européen le 17/04/2013

Pourquoi les pauvres ne votent pas en fonction de leur intérêt économique

Ils devraient favoriser les candidats qui promettent d’augmenter les minima sociaux ou de mettre en place des politiques de redistribution plus généreuses. Or ça n’est pas toujours le cas. Des chercheurs américains ont décrypté le phénomène.

Qu’on se le dise : les citoyens économiquement les plus modestes ne sont pas toujours fans des politiques de redistribution. Du moins si l’on en croit leur vote. C’est ce que démontrent depuis plusieurs décennies les études électorales américaines. Et, de plus en plus fréquemment, les études électorales européennes.

Comme le confirme Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof (centre de recherches politiques de Science Po), «Depuis une trentaine d’années, la sociologie, autrefois déterminante dans l’explication du comportement électoral, n’explique plus qu’en partie le vote

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Bruxelles s’inquiète de la montée d’un populisme anti-européen

La percée de Marine Le Pen et la droitisation de Nicolas Sarkozy ont suscité de vives réactions en Europe, lundi 23 avril. Sur fond de montée en puissance de l’extrême droite chez les Vingt-Sept, les responsables européens s’inquiètent de la force du Front national et de l’énergie déployée par le président sortant pour tenter de séduire cet électorat, afin de combler son retard sur M. Hollande.

« La rhétorique antieuropéenne et nationaliste de Sarkozy a amené de nombreux électeurs à soutenir Marine Le Pen », a déploré Hannes Swoboda, le chef de file des socialistes au Parlement européen. « Ses arguments anti-européens ont été extrêmement inquiétants. Les annonces sur la remise en question de Schengen et la réintroduction des contrôles aux frontières ont révélé ce qu’il pense vraiment », a expliqué le député européen autrichien. Lire la suite

LEAP : France 2012-2014 – Le grand séisme républicain et son impact international

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique, du 15 avril 2012

Comme anticipé par le LEAP depuis novembre 2010 [voir un extrait du numéro de cette date], le candidat socialiste (1), en l’occurrence François Hollande, emportera l’élection présidentielle française de 2012 (2). La question qui se pose encore concerne le premier tour de cette élection : Nicolas Sarkozy, le président sortant sera-t-il devant ou derrière Marine Le Pen (c’était aussi l’une des composantes de notre anticipation de novembre 2010) (3) ?

Il est donc temps d’anticiper les conséquences de cette élection tant pour la France que pour l’Euroland et l’UE ainsi qu’au niveau mondial (OTAN, G20, Euro-BRICS) car de facto elle est beaucoup plus importante pour l’évolution du monde actuel, en pleine transition du fait de la crise mondiale, que la prochaine élection américaine qui verra s’affronter Barack Obama et Mitt Romney (deux candidats financés massivement par Wall Street) sur fond de paralysie générale du système politique US (4).

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Clip de campagne de Marine Le Pen

[...] Je crois en l’Europe mais je ne crois pas en l’Europe de Bruxelles parce qu’elle fait trop de mal à notre pays, trop de mal à nos travailleurs, à nos retraités, à nos services publics. Cette Europe a dérivé vers une forme de pouvoir oligarchique, de plus en plus anti-démocratique, qui bafoue nos lois nationales et profite toujours aux mêmes: les plus gros et les banques. [...]

Marine Le Pen, une démagogue en économie !

par Marc Rousset

Nicolas Sarkozy ne connaît pas l’histoire et Marine Le Pen ne connaît pas l’économie, mais tous deux sont d’excellents démagogues. Le Parti socialiste, lui, pratique la démagogie par définition, puisque son fonds de commerce consiste à faire rêver les gens d’une façon irréaliste en évoquant la justice, en augmentant les impôts, et, en taxant les vrais comme les faux riches, ce qui a pour résultat effectif de conduire à la misère pour tous et à l’inefficacité économique, comme à Cuba, et comme on a pu le voir dans les pays de l’Europe de l’Est, en U.R.S.S. et dans la Chine de Mao !

Marine Le Pen a promis devant l’Assemblée nationale, de dégager la France des griffes de ses créanciers, banques rapaces et marchés financiers, en permettant notamment à l’État d’emprunter à des taux « très faibles » à la Banque de France, ce qui revient à faire tourner la « planche à billets » !

Nous voudrions rappeler à Marine Le Pen qu’il fut un temps où les gens en Allemagne, complètement ruinés, tapissaient leurs chambres avec des billets de banques ! Un dollar valait 420 marks en juillet 1922 et 49 000 en janvier 1923. Pendant l’année 1923, le cours du dollar par rapport au « Papiermark » augmente de 5, 79 x 10 à la puissance 10 ! Le prix au détail passe de l’indice 1 en 1913 à 750 000 000 000 en novembre 1923. Les prix des repas servis au restaurant varient selon l’heure de la commande et l’heure à laquelle l’addition est présentée. Les ménagères souhaitant faire leurs courses amènent des liasses de billets en landau ! Le 26 septembre 1923 ont été émis des billets de 500 000 000 de marks ! Sous la houlette de Hjalmar Schacht, le « Papiermark » se trouva démonétisé le 20 novembre 1923, 1000 milliards de mark représentant un nouveau « Rentenmark » qui s’appuyait, comme les assignats de la Révolution française (qui eux ne purent enrayer la crise !) sur les sols, les usines, les immeubles, c’est-à-dire la richesse réelle de l’Allemagne. Grâce à  cette monnaie, l’État parvint à annuler 99 % des  dépôts de caisses d’épargnes, 97,5% des dettes de l’État et 75 % des emprunts hypothécaires !

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2012, année des réformes économiques

2012 s’annonce comme l’année des réformes économiques en France, quel que soit le résultat de l’élection présidentielle de mai, sur fond de récession, de chômage record et de perte du AAA.

Nicolas Sarkozy devrait annoncer dimanche une hausse de la TVA accompagnée d’une baisse des charges sociales, une façon selon lui de soutenir l’emploi et la compétitivité des entreprises en allégeant leurs coûts.

La TVA augmentera de 1,6 point pour atteindre 21,2%, selon Le Monde.

Mais cette mesure fait débat, certains économistes soulignant qu’augmenter les prix en plein ralentissement économique risque d’aggraver la situation.

Considéré comme futur candidat par neuf Français sur dix, le chef de l’Etat doit aussi préciser dimanche son projet de taxe sur les transactions financières.

En multipliant les annonces économiques à trois mois de la présidentielle, Nicolas Sarkozy cherche à se présenter en rempart à la crise pour inverser une dynamique favorable à François Hollande.

Le candidat socialiste a déjà présenté un projet présidentiel à forte dominante économique. Et qui assume la promesse française de réduire le déficit public à 3% du PIB fin 2013.

Des économistes ont regretté le peu d’annonces de réformes structurelles mais le favori des sondages a dit vouloir dévoiler son programme par étapes.
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Sondage – Les Français plébiscitent l’euro

Le sondage de l’Ifop pour France-Soir prend gauche et droite à contre-pied : seule une minorité de Français rêvent d’un retour au franc.

C’est un coup de tonnerre, en tout cas un résultat inattendu, compte tenu des violentes critiques dont l’euro fait l’objet en France depuis des mois. Un euro qui n’apparaît pas si protecteur que cela, un euro parfois brinquebalant, un euro discuté par les Allemands et présenté par certains comme « en sursis ».

Or, quand l’Ifop demande aux Français – pour les mettre au pied du mur – s’ils souhaitent que leur pays abandonne l’euro et revienne au franc, la réponse tombe, sans aucune ambiguïté : c’est non. 72 % des personnes interrogées (contre 28 % d’un avis contraire) refusent l’idée d’un retour au franc.

Et, curieusement, dans les mêmes proportions s’agissant des sympathisants de gauche et des sympathisants de droite : dans les deux cas, 74 % veulent, disent-ils, s’en tenir à l’euro, aussi critiquable et imparfait soit-il. Ils n’imaginent pas une opération… « retour vers le futur ».

Quatre observations peuvent être faites.

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