Dunkerque (59) : A la rencontre des derniers pêcheurs de crevettes

Il est 4h30 du matin à Dunkerque (Nord), lorsque Thierry et Jean-Luc embarquent sur le “Petit pêcheur”. Les deux marins ont commencé dans les années 80, à une époque où Dunkerque comptait encore une petite quinzaine de crevettiers. Aujourd’hui, il n’y en a plus que deux. “La jeunesse veut plus faire ce métier. [...] c’est un métier de vieux !”, plaisante Thierry.

Thierry et Jean-Luc n’ont pas de salaire fixe. Ils prennent 40% du résultat, le reste est pour le propriétaire du bateau. Après 45 minutes de chalutage, premier verdict. Contrairement à certains poissons, la crevette n’est pas soumise aux quotas de pêche. Mais certaines saisons, l’animal se fait rare.

Après sept heures de travail, un peu plus de 80 kilos de crustacés ont été ramassés et triés. C’est plutôt bon pour un début de saison. Malgré les difficultés, ces marins se battent pour conserver quelques années encore cette pêche artisanale.

Chili : Être pilote dans le détroit de Magellan

Le travail d’Erich Guital est le plus inconfortable qu’on puisse imaginer pour un marin: il est pilote dans le détroit de Magellan, cet étroit passage qui sépare la Terre de Feu du continent sud-américain.

Cette contrée austère est réputée pour ses vents et ses intempéries, sa météo ultra-changeante et la violence de ses tempêtes.

Les forçats de l’océan

Antoine, Souleymane, Dimitri, ou Thierry le capitaine. A bord, ils sont 14 hommes. Pendant un mois, ils endurent des conditions de travail dantesques. Au grand air, mais coupés du monde, ballottés par une mer souvent inhospitalière, exposés aux dangers. Embarquement avec l’équipage du “Mariette le Roch” pour une campagne de pêche en mer du Nord.