Migrants, réfugiés : Une chance pour l’économie européenne ?

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne veut mettre en place des quotas de répartition des réfugiés. L’Allemagne et la France sont pour, la République Tchèque et la Slovaquie refusent. La France devrait accueillir 24.000 réfugiés d’ici deux ans, alors que l’Allemagne en attend 800.000! Pourquoi un tel différentiel de politique migratoire? Les migrants sont-ils une chance pour l’économie européenne?

Faillite de Groupama : Une catastrophe à la Lehman Brothers ?

Groupama, l’assureur agricole, inventeur de la désormais fameuse Cerise, et du non moins fameux Amaguizz, où Jean Rochefort apparaît en vieillard sénile étalant son Alzheimer à la boulangerie du coin après avoir échappé à la maison de retraite, fait à nouveau les choux gras de la presse financière et annonce peut-être la saison des faillites retentissantes.

Il y a très exactement un an, le directeur général du groupe, Jean Azéma, était débarqué sans ménagement alors que l’entreprise était au bord du gouffre. Pendant plusieurs années, ledit Azéma s’était entouré des précieux conseils d’Alain Minc, grâce à qui de clairvoyants investissements furent lancés dans les années 2000 dans des pays aussi prometteurs que la Grèce.

Un bon choix, copié d’ailleurs par un autre acteur de l’économie sociale et solidaire : le Crédit Agricole… De ces stratégies d’investissement qui font dire au ministre de ce secteur prospère, l’excellent Benoît Hamon, que l’économie sociale et solidaire, ça marche, au contraire de l’économie capitaliste.

Groupama a refilé en décembre 2011 l’un de ses canards boiteux à la filière immobilière de la Caisse des Dépôts, qui a par ailleurs renfloué le groupe à hauteur de 300 millions d’euros.Heureusement que l’État (donc le contribuable) est là pour veiller au grain…

Grâce à cette vision d’avenir, Groupama a frôlé la catastrophe. Le successeur de Jean Azéma, Thierry Martel, jusqu’alors directeur financier du groupe, dut prendre les commandes du bateau en urgence et opéré les quelques manœuvres de la dernière chance destinées à éviter la mise en liquidation par le régulateur, l’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP), que le monde entier nous envie.

Grâce à cette opération de défibrillation, l’ACP a validé les comptes de Groupama en lui reconnaissant un ratio de solvabilité de 107%, selon les règles en vigueur. Autrement dit,à 7 points près, Groupama était considéré comme une entreprise incapable de couvrir durablement les sinistres de ses assurés, puisqu’un ratio de 100% est obligatoire.
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