L’ostéopathie a le vent en poupe

Torticolis, lumbago, entorses, troubles digestifs et du sommeil, l’ostéopathie guérirait tous ses maux. Près d’un adulte sur deux affirme avoir déjà consulté un ostéopathe. Élie-Paul Cohen est ostéopathe depuis plus de vingt ans. Sa patiente a régulièrement des problèmes de dos, pour la soulager, il va la manipuler.


L’ostéopathie a le vent en poupe

Contrairement au kinésithérapeute, l’ostéopathe agit en même temps sur les muscles, les os et les nerfs. La patiente aura besoin de trois séances à 70 euros chacune. Élie-Paul Cohen est médecin, ses consultations seront donc remboursées par la sécurité sociale. Ce n’est pas le cas de tous les ostéopathes, une grande partie d’entre eux n’est pas médecins.

La plupart vont dans des écoles privées, il y en 23 agrées par l’État. Les étudiants payent en moyenne 40.000 euros pour cinq ans d’études.

Ukraine – Russie : que faire des nationalistes après la guerre ?

A Kiev comme à Moscou, les autorités ont bien du mal à mater leurs mouvements nationalistes, qui ne rêvent que d’en découdre à nouveau dans le Donbass.

Gazeta.ru

 


Russie : les ultra-nationalistes réclament le… par afp

Nationalistes ukrainiens comme nationalistes russes ont aujourd’hui des griefs à l’égard du gouvernement de leur pays. Les premiers exigent de Porochenko une plus grande reconnaissance de leur participation à Maïdan et sont prêts à poursuivre l’”opération antiterroriste” à l’est. Les seconds, que le projet de Novorossia [Nouvelle Russie] fait rêver, critiquent Poutine pour avoir “reculé” dans le Donbass et aspirent eux aussi à de nouvelles victoires.

Tel est le problème : les fanatiques sont utiles en temps de guerre, mais après on ne sait plus quoi en faire.

Les débats sur une loi qui reconnaîtrait l’Organisation des nationalistes ukrainiens [OUN] et l’Armée insurrectionnelle ukrainienne [UPA] comme des forces ayant combattu pour l’indépendance de l’Ukraine pendant la Seconde Guerre mondiale existent depuis plus longtemps encore que ceux sur le statut de la langue russe.

Dans certaines régions, les autorités locales octroient depuis plusieurs années déjà des pensions et des avantages aux vétérans de ces mouvements.

Lire la suite

Ukraine : une rumeur accuse l’opposition d‘être les snipers de Maïdan

Un ou plusieurs snipers ayant tiré sur les manifestants d’Euromaïdan s‘étaient installés dans le siège de la banque d’Ukraine, à Kiev. Les enquêteurs y ont découvert des douilles correspondantes aux balles retrouvées dans les corps des victimes. Ce sont par ailleurs les mêmes balles qui ont servi pour attaquer les forces anti-émeutes et les opposants.

Mais qui a fait appel à ces tireurs ?

Dans un entretien piraté entre les chefs de la diplomatie estonienne et européenne,

Urmas Paet fait part à Catherine Ashton d’une rumeur qui accuse les membres de l’actuelle coalition d’avoir commandité ces attaques.

Lire la suite

Intervention en Syrie : La recherche d’un prétexte à tout prix [1]

La coalition réunissant les Etats-Unis, le Royaume Uni, la France, la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar vient de franchir un nouveau pas dans sa volonté d’intervenir en Syrie afin de renverser le régime de Bachar El-Assad. Utilisant ses énormes moyens de communication, elle vient de lancer une vaste campagne d’intoxication de l’opinion internationale afin de la convaincre que Damas a utilisé l’arme chimique contre son peuple, commettant ainsi un véritable crime contre l’humanité et méritant  « d’être puni ».

Par Eric Denécé

Aucune preuve sérieuse n’a été présentée à l’appui de ces affirmations. Au contraire, de nombreux éléments conduisent à penser que ce sont les rebelles qui ont utilisé ces armes. Ces mensonges médiatiques et politiques ne sont que des prétextes. Ils rappellent les tristes souvenirs du Kosovo (1999), d’Irak (2003) et de Libye (2010) et ont pour but de justifier une  intervention militaire afin de renverser un régime laïque, jugé hostile par les Etats-Unis  - car allié de l’Iran et ennemi d’Israël – et impie par les monarchies wahhabites d’Arabie saoudite et du Qatar. Il est particulièrement affligeant de voir la France participer à une telle mascarade.

  • [1] Ce texte reprend, pour partie, des analyses produites par Alain Chouet, Alain Corvez et Alain Rodier, tous trois anciens officiers du renseignement français.

Lire la suite

La grande illusion des « révolutions » arabes

Depuis le milieu de l’hiver 2011, en Afrique du Nord puis au Proche et Moyen-Orient, des mouvements de contestation populaire ont pris forme, incarnant les aspirations démocratiques et le ras-le-bol des citoyens à l’égard des régimes tyranniques, corrompus et népotiques qui les gouvernaient. Ils sont parvenus à provoquer leur chute, mettant fin à des situations qui n’étaient plus acceptables au XXIe siècle. 

La Face Cachee Des Revolutions Arabes

Telle apparaît la merveilleuse épopée du « printemps » arabe et de ses « révolutions » aux yeux de la majorité de l’opinion publique internationale.

Toutefois, derrière ce conte au dénouement heureux, avec ses héros et ses martyrs, se cache une réalité bien différente, que seuls quelques uns ont perçu – parfois assez tôt – et ont eu le courage de dénoncer.

Lire la suite

Assassins Économiques

Petit résumé animé d’une interview déjà présentée sur Fortune, intitulée “Confessions d’un Assassin Financier” qui révèle la manipulation des économies du monde par les États-Unis.

Cette espèce d’assassins est constituée par des professionnels grassement payés qui escroquent des milliards de dollars à divers pays du globe. Leurs armes principales : les rapports financiers frauduleux, les élections truquées, les pots-de-vin, l’extorsion, le sexe et le meurtre.

John Perkins sait de quoi il parle, c’était son “métier.” Il a exercé pour le compte des États-Unis et il confesse aujourd’hui ses terribles manipulations.

Lire la suite

La réforme des retraites entre mensonges et manipulations

Par Malakine

La journée d’action contre la réforme des retraites a semble t-il été un franc succès, ce qui n’a rien d’étonnant dans la mesure où la réforme portée par le ministre Woerth fait presque l’unanimité contre elle. On lui reproche son inéquité, son injustice, le recul des droits sociaux qu’elle implique ou l’insuffisante mise à contribution des revenus du capital. Pourtant, il est deux arguments qui me semblent insuffisamment développés dans le débat public.

Lire la suite

La gauche entre l’Agence Fitch et les classes moyennes de Grèce et d’ailleurs

La radicalisation de la situation en Grèce fait peu réagir les dirigeants socio-démocrates européens et français. Il leur faudra pourtant bientôt choisir leur camp : soit obéir à l’agence Fitch qui menace de baisser la note de la France et  [de] la Grande-Bretagne, soit affaiblir son pouvoir en légiférant contre le pouvoir des marchés financiers.

Dans son livre “La dernière bulle”, publié cet automne, Jean-Michel Quatrepoint avait parfaitement prévu ce qui se déroule sous nos yeux : les masses financières des banques, renflouées par les plans de relance, vont permettre aux traders de spéculer sur la dette des Etats. Les CDS ont été l’instrument de ces manipulations. Et quand les chefs d’Etat de l’Union européenne s’intéressent enfin au sujet, il est bien tard et ils apparaissent, une fois de plus, à la traîne les opérateurs financiers.

Lire la suite

Que faire pour surmonter la crise ? La “stratégie Alpha”

Une tribune libre de Michel Drac

Faut-il trembler pour ses placements à la banque ?

Réponse : oui.

En dépit de leurs bénéfices souvent plus que confortables depuis dix ans, beaucoup de groupes bancaires français sont fragiles.

Les récentes augmentations de capital de BNP-Paribas (4,3 milliards d’euros) et de la Société Générale (4,8 milliards d’euros) eurent pour motivation officielle le remboursement des aides d’Etat. Outre que cela revient à dire qu’on recourt à l’épargne publique pour refinancer indirectement un Etat surendetté, ce qui en soi est déjà assez malsain, ce n’est de toute façon pas la raison réelle.

La raison officieuse, mais assez évidente, est plutôt à chercher du côté des très mauvais ratios dettes sur capitaux propres de ces établissements, lesquels ont eu recours, depuis dix ans, à des effets de levier phénoménaux.

Ce ratio, en bonne gestion, ne doit pas excéder, pour une banque, le niveau approximatif de 10. Or, il avoisine 30 pour les grandes banques françaises.

On a calculé que pour leur redonner une structure de bilan stable, il faudrait injecter au bas mot 200 milliards d’euros de capitaux propres. Autant dire que les augmentations annoncées récemment ne sont qu’une goutte d’eau par rapport à l’ampleur réelle du problème.

On objectera qu’en regard de leurs dettes, ces établissements possèdent des actifs colossaux. C’est vrai. Mais comme ces actifs renvoient pour l’essentiel à des créances sur des acteurs économiques eux-mêmes surendettés (ménages, entreprises, Etat), les banques françaises sont potentiellement le fusible qui, en sautant, apurera tôt ou tard l’énorme bulle de l’endettement. En France, comme ailleurs en Europe, au demeurant (les banques allemandes sont tout aussi fragiles). Lire la suite

Les divers systèmes monétaires depuis 100 ans

Par André Dorais

Depuis à peine un siècle, l’Occident a connu pas moins de quatre systèmes monétaires, passant du meilleur au pire. Lorsque le système actuel flanchera les politiciens poursuivront-ils dans la même direction? Tant qu’ils contrôleront la monnaie, nous devons le craindre. Je présente ici un résumé de ces systèmes.

L’étalon-or classique (1815-1914)

Le système monétaire du 19e siècle permettait aux gens de convertir leurs billets en pièces d’or. En d’autres termes, les billets étaient des substituts des pièces en question. Le dollar américain s’échangeait contre 1/20 d’once d’or, la livre anglaise équivalait à 1/4 d’once d’or, etc. Ces taux de change étaient fixes, il s’agissait de définitions, tout comme on dit que 100 centimètres sont la même chose que 1 mètre.

L’étalon-or n’a pas été imposé par les gouvernements, il s’est développé librement au cours des siècles. La provision d’or était stable, car elle était sujette aux seules forces du marché plutôt qu’aux décisions arbitraires des hommes de l’État.

Ce système avait l’énorme avantage de corriger les manipulations gouvernementales. Par exemple, si la France augmentait sa quantité de francs, les prix montaient; les revenus croissants qui en découlaient stimulaient les importations, qui étaient également encouragées par les prix relativement plus bas des biens étrangers. Au même moment, les prix domestiques élevés réduisaient les exportations. Les pays commerçant avec la France lui présentaient les francs accumulés dans le but de les échanger contre des pièces d’or. Afin de ne pas perdre tout son or, la France devait réduire le nombre de billets émis en trop. Cette contraction réduisait les prix domestiques, encourageait les exportations et ramenait l’or à la maison jusqu’à ce que les prix reviennent à la normale. Le système avait la capacité de s’auto-réguler.
Lire la suite