Israël : L’État hébreu va embaucher 20.000 travailleurs chinois

Le gouvernement israélien a donné son feu vert dimanche à la venue et au recrutement de 20.000 ouvriers chinois spécialisés dans le secteur du bâtiment afin de doper la construction de logements neufs dans le pays. «Il s’agit à mes yeux d’une mesure nécessaire et importante pour faire baisser les prix du logement», a justifié Benyamin Nétanyahou.

Le conseiller juridique du gouvernement, Yehuda Weinstein, a pour part exprimé ses réserves en l’absence d’un accord bilatéral encadrant cette immigration et garantissant les droits des nouveaux arrivants.

L’embauche d’ouvriers chinois par des entreprises israéliennes était devenue presque impossible depuis que l’État hébreu avait décidé, en 2011, de réglementer l’immigration de travailleurs étrangers. Son objectif principal était alors de lutter contre les pratiques illégales de certains intermédiaires, qui imposaient aux migrants de leur verser jusqu’à 30.000 dollars en échange d’un permis de travail.

La situation était devenue si problématique que les États-Unis menacèrent d’inscrire Israël sur la liste des États qui pratiquent la traite des êtres humains. La relance de cette immigration économique fut dès lors suspendue à la signature d’un accord bilatéral entre Israël et la Chine. Mais les deux pays n’ont jusqu’à présent pas réussi à se mettre d’accord sur son contenu.
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Europe/États-Unis : Adidas relocalise ses usines… mais elles seront toutes automatisées

Le “Made in China” (ou “Made in PRC“, c’est selon), est en train de passer de mode chez Adidas. L’équipementier sportif prépare le rapatriement d’une partie de ses unités de production en Europe et aux États-Unis. Il se pourrait même que, bientôt, votre adolescent porte des baskets “made in France“. Mais que cache cette nouvelle stratégie de la marque aux trois bandes?

Le problème avec la Chine, c’est que le coût de la main d’oeuvre n’est plus ce qu’il était. En mai 2014, les employés d’une usine fabricant des chaussures Nike et Adidas s’étaient mis en grève pour protester contre la faiblesse de leur salaire. Ils touchaient 1,67 dollar de l’heure (1,49 euro au cours actuel).

Chez les têtes pensantes d’Adidas (et de Reebok qui appartient au même groupe), on s’est alors posé la question suivante : doit-on se délocaliser ailleurs dans quelque pays du tiers-monde où le travail ne coûte quasi rien, ou bien inventer un nouveau modèle économique? C’est la deuxième option qui a été retenue. Ainsi, la marque aux trois bandes va délaisser une partie de ses usines chinoises pour mettre en place des usines entièrement automatisées en Europe et aux États-Unis

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Allemagne : Les clandestins, nouvelle main d’œuvre pour les régions de l’est ?

Pour gérer l’afflux massif de demandeurs d’asile en Allemagne, notamment dans le sud du pays, le ministre-président du Bade-Wurtemberg, Winfried Kretschmann, a proposé cet été d’installer une partie de ces réfugiés dans les nouveaux Bundesländer.

Ces régions, dépeuplées depuis la chute du Mur, ont besoin de main d’œuvre et pourraient également offrir aux nouveaux arrivants des logements.

Réformes structurelles

Les effets persistants de la crise financière, les plans d’austérité mis en œuvre pour stabiliser la dette publique et les effets du vieillissement démographique pèsent sur les perspectives de croissance de la production à moyen terme.

De ce point de vue, il est naturel de considérer les réformes structurelles comme des mesures additionnelles pour stimuler la croissance, en l’occurrence en accroissant la productivité ou l’utilisation de la main-d’œuvre. Nous passons en revue la littérature qui s’est développée sur ce sujet.

Les réformes structurelles comprennent : (i) les réformes sur le marché du travail ; (ii) les réformes sur le marché des produits visant à accroître la concurrence ; (iii) les réformes fiscales ; (iv) les améliorations apportées à la réglementation des marchés des capitaux ; (v) les mesures visant à stimuler l’innovation (par exemple l’investissement en recherche-développement) ; et (vi) les réformes éducatives.

Au cours des dernières décennies, le calendrier et l’ampleur des réformes a fortement varié d’un pays à l’autre. Pour certains secteurs en particulier, il y a eu une certaine convergence entre les pays en ce qui concerne le cadre réglementaire. Certains réformes apparaissent par vagues entre les pays et la plupart sont mises en œuvre graduellement (FMI, 2004).
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Les robots vont-ils voler nos boulots ?

Et si un robot s’installait à votre place au bureau ? Si votre prochain déjeuner à la cantine était avec un robot ? De la science-fiction ? Pas tant que ça. Ils sont déjà partout, dans les usines, les bureaux, bientôt les magasins, les hôpitaux, et même à la maison.

Enquête sur les robots conçus en France, mais aussi au Japon, où l’on croit qu’ils ont une âme, et en Chine, où il est publiquement assumé qu’ils sont amenés à remplacer la main-d’œuvre. Rencontre avec Michel Serres, philosophe et membre de l’Académie française et Hakim El Karoui, essayiste et consultant.

Les robots vont transformer notre vie quotidienne et notre travail. Selon une étude de l’université d’Oxford, 47% des emplois sont menacés à moyen terme. En France, les robots pourraient détruire trois millions de postes d’ici à 2025.

Chine : Les ouvriers trop chers sont remplacés par des robots

Foxconn, le sous-traitant tristement célèbre d’Apple et d’autres compagnies high-tech, entend remplacer ses travailleurs par un million de robots. Une véritable nouvelle crise de l’emploi se profile.

10.000 robots sont en train d ‘être mis en place des les monstrueuses usines chinoises de Foxconn pour assembler l’iPhone 6. Pour l’heure, les emplois ne sont pas directement menacés par ces « Foxbots », le plus gros employeur chinois a même du embaucher 100.000 intérimaires pour répondre aux exigences d’Apple : produit au moins 70 millions d’iPhone 6 d’ici début septembre.

Foxconn communique bien sur le fait que les robots vont « aider » les ouvriers et non les « remplacer » ; qu’ils vont permettre d’augmenter les cadences. Sauf que si on reprend les intentions du constructeur quelques mois plus tôt, le discours est tout autre. D’ailleurs ; il y a quelques mois, Terry Gou le PDG du groupe se vantait que les Foxbots déjà déployés dans les usines, pouvaient construire 30.000 appareils par robot et par an.

C’est que las des critiques de violation des droits de l’homme, des ouvriers qui se suicident, qui refusent de travailler plus de 12 heures par jours et qui réclament des augmentations de salaires, Foxconn a clairement annoncé son intention de remplacer 1 million d’ouvriers par 1 million de robots dans ses usines. Soit l’écrasante majorité des employés de l’entreprise qui en compte environ 1.300.000.
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Les États-Unis, la Chine et « le paradoxe de la productivité »

A la fin des années 1980, on débattait avec passion du “paradoxe de la productivité” – lorsque les investissements massifs dans les nouvelles technologies de l’information n’ont pas abouti à une amélioration mesurable de la productivité. Ce paradoxe est à nouveau d’actualité, car il pose problème tant aux USA qu’à la Chine ; il pourrait d’ailleurs faire l’objet de discussions dans le cadre de leur Dialogue stratégique et économique annuel.

En 1987, le prix Nobel Robert Solow a eu une formule qui a fait mouche : “On voit partout que c’est l’ère de l’informatique, sauf dans les statistiques sur la productivité”. Le paradoxe de la productivité a paru dépassé dans les années 1990, lorsque l’Amérique a connu une renaissance spectaculaire de la productivité. Hors secteur agricole, en moyenne la croissance de sa productivité a atteint 2,5% par an, alors qu’elle avait été de 1,5% au cours des 15 années précédentes. Les avantages de l’ère d’Internet s’étaient enfin matérialisés et on avait presque complètement oublié le paradoxe de la productivité.

Mais on s’est réjoui trop tôt. Malgré une nouvelle révolution technologique, la croissance de la productivité est à nouveau à la baisse. Et cette fois-ci le ralentissement est général et les deux premières économies de la planète, les USA et la Chine, sont les plus touchées.

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Melons : Le “charentais” vient de partout

Tous étiquetés “melon charentais“, ils sont rarement originaires de Charente. Le charentais, c’est le type de melon, la famille des melons à chair orange. En Espagne, le soleil est propice. La récolte a un mois d’avance sur la France.

L’avantage est que la main d’œuvre est une fois et demi moins chère qu’en France. Mais le problème, c’est l’eau. Acheminer quatre litres d’eau par jour et par pied de melon coûte cher. Il faut donc optimiser. Dans l’Hexagone, les melons actuellement récoltés ont poussé sous serre et sont donc plus chers. En juillet, ils seront à l’air libre comme les Espagnols et donc moins chers.

Allemagne : Le pays recherche à l’étranger sa main d’oeuvre

L’Allemagne n’a pas assez de main d’œuvre qualifiée et ce problème va s’intensifier dans les années à venir. Le pays vieillit et il manquera 6,7 millions de personnes sur le marché de l’emploi d’ici dix ans.

Pour y remédier, Berlin veut instaurer une nouvelle culture d’accueil, voire même un système d’immigration sur le modèle canadien avec une grille de points permettant de présélectionner les candidats les plus qualifiés.

Chine : “L’usine du monde” se robotise

De plus en plus chère, de plus en plus rare, la main-d’œuvre chinoise est peu à peu remplacée par des robots. Dans les bassins industriels, ce sont les autorités qui subventionnent cette mutation.

Tous les ans, dès le mois de novembre, les usines du delta de la rivière des Perles [près de Canton] et du delta du Yangtsé se mettent à rechercher frénétiquement des ouvriers. D’année en année, alors que le manque d’ouvriers s’accentue, les entreprises de ces centres industriels multiplient les annonces, et les plus grandes vont recruter jusque dans le centre du pays, dans les régions intérieures.

Mais les usines chinoises accueillent désormais en leur sein la société d’électronique Jiateng, de la ville de Shunde, décrit le sort des ouvriers non qualifiés : “Ce sont les manutentionnaires qui exercent le travail le plus pénible. Beaucoup ne restent pas plus d’une semaine. On a un taux très important de renouvellement du personnel. Dans le temps, on avait de meilleurs ouvriers, mais maintenant il y a des jeunes qui ne tiennent même pas une journée!

Les ouvriers de la nouvelle génération ont suivi au moins neuf années de scolarité obligatoire ; ce sont des enfants uniques, qui préfèrent aller travailler dans des bureaux pour 3.000 yuans plutôt qu’en usine pour un salaire de 4.000 yuans, renchérit M. Nong. De plus, les cotisations sociales et le salaire moyen ne cessent d’augmenter au fil des ans [sous la pression des revendications ouvrières et du manque de main-d’œuvre], et, robot ou pas, on manque de personnel !

Depuis 2013, la quantité de main-d’œuvre disponible est en baisse
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Réseaux sociaux : Manip sur le Net

Hommes politiques, stars de la chanson, grandes marques, tous se sont mis à la communication sur le web. Ils n’hésitent pas à débourser quelques centaines d’euros pour faire exploser leurs compteurs de fans. Les agences françaises ont flairé le filon et proposent à leurs clients des prestations pour doper les popularités sur Twitter, Facebook et Youtube.

Pourtant, les conditions d’utilisation générales sur ces réseaux sociaux stipulent que le recours à l’achat de fans et d’abonnés est formellement interdit. Alors, comment lutter face à ces identités numériques fictives ? Les journalistes d’Envoyé Spécial sont allés voir qui se cachait derrière ces comptes virtuels.

Main d’œuvre délocalisée et à bas coup, ou logiciel ultra performant permettant de générer des milliers de likes en un clic, toutes ces méthodes induisent l’internaute lambda en erreur. Il semblerait donc que l’équation entre popularité réelle et popularité virtuelle ne soit pas si simple. Alors, comment démêler le vrai du faux ?

Afrique de l’ouest : L’épidémie d’Ebola menace la sécurité alimentaire

La crise sanitaire provoquée par l’apparition du virus Ebola en Afrique de l’ouest pourrait bien déboucher sur une crise alimentaire. L’épidémie qui impose des quarantaines aux populations des trois pays les plus touchés perturbe les récoltes et fait flamber les prix alimentaires, s’inquiète mardi l’organisation spécialisée de l’ONU, la FAO.

En Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, les zones de quarantaine et les restrictions aux déplacements des personnes “ont sérieusement limité le mouvement et la commercialisation des aliments”, prévient l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) dans un communiqué. Bilan :

“Cette situation a engendré des achats dictés par la panique, des pénuries alimentaires et de fortes flambées des prix pour certaines denrées, en particulier dans les centres urbains”.

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Les seniors vont affecter la croissance selon Moody’s

Le vieillissement de la population va faire perdre de plus en plus de points à l‘économie. Il s’agit d’une mise en garde de l’agence de notation américaine Moody’s, selon qui plus de 60 pays vont être classés comme “vieillissants” en 2015, ce qui signifie que 7% de leurs habitants auront plus de 65 ans.

Moody’s impute au vieillissement démograhique une baisse annuelle de la croissance de 0.4 points ces 5 prochaines années, et précise que ce processus a des effets négatifs sur la main d’œuvre, la productivité, l’investissement, ou encore le taux d‘épargne des ménages.

La population en âge de travailler augmentera presque moitié moins vite entre 2015 et 2030, que lors des 15 années précédentes. A l’exception de l’Afrique, tous les continents sont concernés. Dans son rapport, Moody’s met en avant certaines mesures pour freiner le phénomène: embaucher davantage de seniors et de femmes, “inciter l’immigration” ou “encourager les flux financiers”.

Inde : Le rêve d’une croissance à la chinoise

Ces dernières années, la Chine et l’inde ont toutes deux émergé en tant que superpuissances économiques mondiales, la Chine occupant toutefois la première place. Mais à l’heure où ralentit la croissance chinoise, et où la nécessité de réforme structurelle s’y fait de plus en plus pressante, les efforts du nouveau Premier ministre indien Narendra Modi en matière de réforme économique peuvent-ils lui permettre d’espérer voir l’Inde rattraper la Chine ?

Depuis les années 1980, la Chine connaît une croissance économique sans précédent, alimentée par une abondante main-d’œuvre à bas coût, de forts taux d’épargne et d’investissement, d’importantes réformes du marché, des politiques axées sur l’extérieur, ainsi que par une prudente gestion macroéconomique. Ses dirigeants aspirent désormais au statut de pays à revenu élevé, en développant pour cela des industries plus abouties sur le plan technologique.

Les performances économiques de l’Inde se sont révélées moins spectaculaires. La croissance économique a commencé à fortement s’accélérer au début des années 1990, grâce à la libéralisation du commerce et à d’autres réformes économiques. Ces réformes se sont par la suite relâchées, les déficits du budget et de la balance courante ont explosé, et la croissance annuelle du PIB est retombée aux alentours de 4 à 5%.

Conséquence, la Chine a pris de l’avance, son revenu par habitant ayant atteint 11 850 $ l’an dernier – soit plus que le double des 5.350 $ de l’Inde. La question se pose désormais de savoir si les efforts de Modi en direction d’une plus forte croissance permettront ou non de réduire cet écart de revenu au cours des prochaines décennies.

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Japon : Fukushima, « ils mentent au monde entier »

Interview de Mr Katsutaka Idogawa, ancien maire de Futaba par Sophie Chevardnadze ¹ diffusée sur Russia Today.

Dans cette interview, Mr Idogawa revient sur les premiers instants de la catastrophe, le premier jour, et les responsabilités qu’il a du assumer de lui-même pour essayer de mettre les habitants de sa ville en sécurité.

Il nous explique les raisons qui lui on fait perdre sa confiance dans la capacité des autorités et de TEPCO à prévenir et surmonter un accident nucléaire grave comme celui de la centrale nucléaire de Fukushima, en partie située sur le territoire de sa commune.

Depuis, devenu farouche opposant au nucléaire, il se bat pour dénoncer les mensonges et rétentions d’informations par les autorités de son pays, qui selon lui ont menti et mentent à la face du monde entier, entre autre pour éviter d’avoir à assumer leurs responsabilités.

Mr Idogawa aborde le sujet du retour pratiquement forcé des évacués dans certaines villes soumises à des taux de radioactivités 4 fois supérieurs à ceux des zones évacuées de Tchernobyl, alors que le gouvernement prétend que la préfecture de Fukushima, au centre de la zone contaminée s’étendant jusqu’à 200 km, ne présente aucun danger.

Il est également question de la fracture entre les bureaucrates de TEPCO ayant une très haute opinion d’eux-mêmes et les conditions de travail des employés sur le terrain, qui se retrouvent être en majorité du personnel non qualifié, quand ce ne sont pas des sans-abris, recrutés comme main-d’œuvre “jetable”.

Note:

¹ : Si ce nom vous ne vous est pas inconnu, c’est normal, Sophie Shevardnadze est la petite-fille de l’ancien président géorgien et ministre soviétique des Affaires étrangères Edouard Chevardnadze.

Europe : Le coût horaire de la main-d’oeuvre varie de 1 à 10

Dans une l’Europe qui peine à lutter contre le dumping social, Eurostat vient de jeter un pavé dans la mare. En effet, l’office statistique de l’Union européenne (UE) a publié jeudi un document qui montre que le coût horaire de la main-d’œuvre a varié de un à dix l’an passé en Europe , allant de 3,7 euros en Bulgarie à 40,1 en Suède.

660246 0203406557997 web tete Le coût horaire de la main doeuvre varie de 1 à 10 en EuropeEn moyenne, cet indicateur s’est établi à 23,7 euros pour l’UE et à 28,4 pour la zone euro (*), en progression dans les deux cas de quelque 10% par rapport à 2008, l’année de référence. Mais neuf pays, tous issus de l’ex-bloc de l’est, étaient en dessous de la barre des 10 euros (voir le tableau ci-dessus).

Les mains-d’œuvre bulgare et roumaine ont été les plus mal loties respectivement à 3,7 et 4,6 euros, en dépit d’augmentation de 44% et 32,8% depuis 2008.

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Allemagne : Un salaire minimum de dilettante

Les restrictions à l’instauration des 8,50 euros brut de l’heure dans le monde du travail suscitent de vives critiques. Certains secteurs échapperont à la nouvelle réglementation et les employeurs seront tentés d’utiliser un réservoir de main-d’œuvre low cost.

Agence pour l’emploi en Allemagne

La droite chrétienne-démocrate (CDU-CSU) et les organisations patronales ont atteint leur objectif : détricoter le salaire minimum légal [qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2015].

Voilà que les chômeurs de longue durée sont à leur tour [à l'instar des jeunes sans qualification de moins de 18 ans et des stagiaires préparant leur entrée dans le monde du travail] exclus du salaire horaire à 8,50 euros. Une preuve d’amateurisme sur le front de la politique du marché du travail.

Un allongement artificiel des périodes de chômage
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Argentine : De l’art de recycler la débrouille

Alors que la récupération des déchets fait aujourd’hui l’objet d’un business « vert » orchestré par le gouverneur Macri, plusieurs circuits de recyclage cohabitent à Buenos Aires. Figures emblématiques de la crise économique de 2001, les « cartoneros » ne sont plus seuls à se ruer sur les ordures de la capitale. Les entreprises privées et les coopératives de recycleurs traquent désormais le même butin.

« Ta poubelle est mon trésor », clame un graffiti sur un mur longeant la Plaza Congreso. De l’autre côté du parc, une immense affiche de promotion municipale lui donne la réplique, étalant en toutes lettres son slogan au goût rance : « Zéro déchet ». En guise d’éradication, la métropole argentine a en réalité produit 38 % d’ordures supplémentaires ces quatre dernières années.

Des milliers de tonnes de détritus, parmi lesquels sommeillent d’insoupçonnables pépites. Carton, métal, verre ou papier blanc: la revente de ces matières premières aux usines de recyclage, pour peu qu’elles soient livrées en grande quantité, s’avère lucrative.

Les premiers à l’avoir compris sont les cartoneros. Ces recycleurs de fortune, dont la présence diffuse hante la plupart des métropoles sud-américaines, fouillent dans les ordures des riches en quête de nourriture ou de déchets susceptibles de se convertir en espèces sonnantes et trébuchantes.

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Un pays peut il répudier sa dette ?

Une tribune libre de Patrick Reymond

J’ai vu un article du grand gourou de la finance, étoile clignotante des pitis Zépargnants, et comme d’habitude, il m’a fait beaucoup rire.

L’Argentine de 1997 n’était pas un pays émergent, mais plutôt descendant depuis 1945, et largement en voie de désindustrialisation depuis 1974. En outre, il ne faut pas surestimer le poids de son secteur agricole. Si celui-ci est important et assure les 3/4 des exportations, il avoisine les 5 % du PIB… Donc, cacahuètes (ça tombe bien comme image pour le secteur agricole). De plus, les terres cultivées sont loin de coller à leur potentiel réel (380.000 km² contre 2.800.000 km² de superficie totale). Si tout n’est pas cultivable, on voit donc bien que cette agriculture a des problèmes de débouchés.

De plus, dévaluation, banqueroute et autres, font IMMEDIATEMENT remonter les productions, même si l’appareil productif est peu important. Le Zaïre des années 1970 fut mis pendant deux ans à l’index du FMI, “puni”. La première année, la production agricole fit du + 100 % et la production industrielle + 50 %. La “punition” ne fut pas pour tout le monde. A l’image de l’Argentine, ce sont les productifs qui furent avantagés, comme le seront les pays concernés par des faillites, ouvriers, techniciens et ingénieurs, et les vrais punis seront les financiers…

Le choix des Kirchner, s’il fut certainement imparfait, fut de favoriser un capitalisme productif au lieu d’un capitalisme financier de branleurs invétérés.

En outre, le déficit commercial, c’est comme les dettes, elles sont un jeu à deux. Quand on relie deux pays par ces liens, le coup de tabac quand on les coupe concerne AUTANT le pays exportateur que le pays importateur. On a vu, en 2008, les réductions des déficits US, grand-breton et espagnol ont créé de sérieux problèmes aux exportateurs.

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A quel prix un pays peut-il répudier sa dette ?

Par Loïc Abadie (N.B. : comme quoi, encore une fois, ne sont pas publiés que des auteurs partageant toutes les vues de fortune.fdesouche.com…)

La nouvelle poussée en cours de hausse des taux sur les pays les plus fragiles de l’Union Européenne (Grèce, Irlande et Portugal… pour l’instant) nous montre qu’à terme, il devient de plus en plus probable de voir plusieurs Etats européens incapables de faire face au remboursement de leur dette.

Quelles sont les conséquences pratiques du défaut d’un état sur l’économie d’un pays ?

La conséquence immédiate est bien entendu une forte dévaluation de la monnaie du pays touché, associée à une situation d’hyperinflation, et à une perte de confiance générale de la population conduisant à une chute de la consommation et à une récession profonde.

Mais si on va plus loin, on pourra distinguer trois grands cas de figure :

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L’emploi augmente… et se dégrade

Lors de son intervention du mardi 16 novembre 2010, Nicolas Sarkozy s’est félicité de la création nette de 100.000 emplois en un an. Bonne nouvelle, mais qui se paye surtout d’une précarité accrue. Et qui ne suffira pas à compenser le déficit d’emplois engendré par la crise.

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La Chinafrique

« Nous souhaiterions que la Chine dirige le monde, et quand ce sera le cas, nous voulons être juste derrière vous. Quand vous allez sur la Lune, nous ne voulons pas être laissés derrière, nous voulons être avec vous ».

Olusegun Obasanjo, président du Nigéria, s’adressant à Hu Jintao, 2006

Pendant des millénaires, l’Empire du Milieu ne s’est pas intéressé au reste du monde. Pour quoi faire ? La Chine était le pays le plus avancé, le plus fertile, le plus peuplé, le plus civilisé. Par hypothèse, dans l’idéologie impériale et, souvent, dans la réalité aussi.

Pourquoi les Fils du Ciel se seraient-ils préoccupés de ce qui se faisait chez les barbares ? En 1421, une flotte chinoise gigantesque atteint les rivages du Kenya. Les Chinois observent : pas intéressant, mieux vaut rentrer au pays. Confucius l’avait dit, et à raison : l’important, c’est la stabilité.

Seulement voilà : désormais, vraiment, tout change, même la Chine.

La Chine, désormais, à l’assaut de l’Afrique.

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Note de lecture sur «La Chinafrique», un ouvrage qui fait le point sur la question. L’œuvre fourmille d’informations intéressantes. Nous zapperons les passages politiquement corrects du type «c’est pas bien de soutenir le Soudan à cause des massacres au Darfour», et autres culculteries politiquement correctes inévitables dans un livre écrit par des journalistes français. Mais nous n’omettrons aucun type d’information vraiment intéressant – fût-ce l’enseignement d’une série d’anecdotes révélatrices.

*

Brazzaville, Congo. Les auteurs marchent à travers la ville. Des enfants les apostrophent, à l’Africaine, c’est-à-dire sans chercher à connaître leur nom, mais sur un ton chaleureux.

Que disent-ils ? « Hello mista ? » Non. « Monsieur Monsieur ! » Non plus.

Ils disent : « Ni hao ».

Pour eux, tous les étrangers sont chinois.

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Que crève le système

Par Boreas
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Dans le contexte actuel de dé-mondialisation, on a pu lire récemment sur le blog de Paul Jorion, parlant de la divergence désormais avérée des grandes puissances économiques dans leur quête désespérée d’une illusoire reprise : « l’affirmation renforcée d’une politique du chacun pour soi (…) ne fera qu’accentuer la crise ».

C’est exactement ce que dit le LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique) depuis l’an dernier, même si, au plan chronologique, ses prévisions se sont avérées à trop court terme : « d’ici la fin de l’été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s’ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international ».

Or, en effet, même dans le « chacun pour soi », ne gît aucune solution de continuité pour le système.

Parce qu’aucun des prétendus remèdes n’est viable (la planche à billets aux Etats-Unis et au Japon, les politiques d’austérité de droite – réduction des dépenses publiques – comme de gauche – augmentation des recettes publiques – en Europe).

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Une économie américaine en ruine

Par Paul Craig Roberts

« La population de Detroit a diminué de moitié. Un quart de la ville est déserté, avec seulement quelques maisons encore debout dans des rues en grande partie abandonnées, » écrit Paul Craig Roberts, qui constate amèrement que la ville qui symbolisait autrefois la puissance industrielle américaine, est en ruine, à l’image de l’économie d’un pays dont la substance a été délocalisée.

Au 20ème siècle, Detroit symbolisait la puissance industrielle américaine. Aujourd’hui, elle est l’image d’une économie délocalisée.

La population de Detroit a diminué de moitié. Un quart de la ville est déserté, avec seulement quelques maisons encore debout dans des rues en grande partie abandonnées. Si la municipalité parvient à se procurer des fonds à Washington, les urbanistes vont diminuer l’étendue de la ville et créer des zones rurales ou de zones vertes là où il y avait autrefois des quartiers habités.

Le président Obama et les économistes énoncent des platitudes sur la reprise. Mais comment l’économie peut-elle redémarrer lorsque, durant plus d’une décennie, ses responsables ont transféré outre-mer les emplois à productivité élevée et à forte valeur ajoutée de la classe moyenne, et du même coup le produit intérieur brut qui leur était associé ?

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L’industrie française a perdu 36% de ses effectifs en 30 ans

L’Hexagone est passé d’une économie héritière d’une tradition industrielle à une économie principalement de services. En cause : une hausse de l’externalisation, les progrès techniques qui ont réduit les besoins en main d’oeuvre et la concurrence étrangère.

On est encore loin d’une France sans usine… mais on s’en rapproche. Un document de travail que la Direction générale du Trésor vient de publier montre qu’entre 1980 et 2007 la contribution de l’industrie à la richesse nationale est passée de 24 % à 14 %. «Un recul significatif », souligne l’étude, dans un bel euphémisme.

Sur cette période, l’industrie a perdu 1 913 500 emplois (tombant à 3 414 000). Soit une baisse de 36 % de ses effectifs. «La majorité de ces pertes d’emplois a eu lieu dans l’industrie manufacturière (96 %) », précise l’étude. Et s’il y a eu des périodes où les destructions ont ralenti (au milieu des années 1980 et au milieu des années 1990), cela n’a «pas suffit à inverser la tendance». Les services marchands ont suivi une évolution inverse. Leur poids dans le PIB est passé de 45 % à 56 % en valeur et l’emploi au sein de ce secteur a augmenté de 53 %.

Pourquoi ce déclin de l’industrie et surtout de son emploi ? Première cause, la recherche d’une «plus grande efficacité» par les entreprises, qui s’est traduite par un recours croissant de l’externalisation (toujours sur le territoire) d’une partie des activités industrielles vers le secteur des services.

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La fallacieuse théorie du libre échange et la diabolisation du protectionnisme

Marc Rousset, auteur de “La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou. Le continent paneuropéen face au choc des civilisations” (Editions Godefroy de Bouillon, 2009), critique le dogme du libre-échangisme, utilisé, selon lui, comme arme de domination par ceux qui y ont intérêt, et prône le rétablissement du protectionnisme, seul réel moyen de développement et de prospérité.

Le modèle de la théorie des coûts comparés de Ricardo, décrit en 1817, dans son ouvrage On the principles of Political Economy repose sur une hypothèse essentielle, à savoir que la structure des coûts comparatifs dans les divers pays reste invariable au cours du temps.

Or, il n’en est ainsi que dans le cas des ressources naturelles.

Ainsi, par rapport à l’Europe occidentale, les pays producteurs de pétrole disposent d’un avantage comparatif qui restera le même dans un avenir prévisible.

De même, les produits tropicaux ont un avantage comparatif qui ne saurait disparaître.

La théorie des coûts comparés est fondée sur l’immobilité des facteurs de production

En revanche, dans le domaine industriel, aucun avantage comparatif ne saurait être considéré comme permanent. Chaque pays aspire légitimement à rendre ses industries plus efficaces et il est souhaitable qu’il puisse y réussir.

Il résulte de là que l’arrêt de certaines activités dans un pays développé, en raison des désavantages relatifs d’aujourd’hui, pourra se révéler demain complètement stupide, dès lors que ces désavantages relatifs disparaîtront. Il faudrait alors rétablir ces industries, mais entre-temps on aura perdu le savoir-faire.

Voir : “Les théories de la mondialité”, par Gérard Dussouy.

La théorie de Ricardo ne vaut que dans un monde stable et figé. Elle n’est pas valable dans un monde dynamique, où les fonctions de production et les salaires évoluent au cours du temps, où les capitaux peuvent se déplacer librement et où les industries peuvent être délocalisées. Lire la suite

Les convergences paradoxales de l’extrême gauche et de la superclasse mondiale

Le Club de l’Horloge a tenu son université annuelle les 17 et 18 octobre 2009 avec, pour thème général : CRISE ÉCONOMIQUE – LA RESPONSABILITÉ DE LA “SUPERCLASSE MONDIALE”. Jean-Yves Le Gallou, ancien député européen, président de Polemia, y a traité un aspect socio-économique assez peu connu du public, qui reste ancré sur le clivage d’un patronat appartenant plutôt à une droite conservatrice et opposé au gauchisme, au mondialisme et à l’altermondialisme.

Il a articulé son exposé :

LES CONVERGENCES PARADOXALES DE L’EXTRÊME GAUCHE ET DE LA SUPERCLASSE MONDIALE

en neuf points annoncés ci-après, la communication en totalité pouvant être téléchargée en pdf.

1/ L’extrême gauche sert de bulldozer à la superclasse mondiale : elle procède à la déforestation du couvert culturel des nations.

2/ La superclasse mondiale veut le libréchangisme mondial. L’extrême gauche sape le sentiment national.

3/ La superclasse mondiale veut la suppression des frontières. L’extrême gauche soutient les délinquants étrangers clandestins.

4/ La superclasse mondiale veut une main-d’œuvre interchangeable. L’extrême gauche prône la table rase.

5/ La superclasse mondiale veut ouvrir de nouveaux champs à la production et à la consommation marchande. L’extrême gauche l’aide en fragilisant la famille.

6/ La superclasse mondiale craint par-dessus tout l’émergence de courants identitaires et souverainistes qui briseraient la dynamique de la mondialisation. L’extrême gauche joue un rôle d’obstruction face aux populismes nationaux.

7/ La convergence entre le grand patronat et le projet sociétal de la gauche et de l’extrême gauche.

8/ En échange de ses services, l’extrême gauche bénéficie de la complaisance de la superclasse mondiale.

9/ Le cosmopolitisme, idéologie commune de l’extrême gauche et de la superclasse mondiale.

Lire la communication de Jean-Yves Le Gallou : cliquez ici.

Polemia

Hausse des salaires : la Chine va-t-elle fermer l’atelier du monde ?

L’empire du milieu réévalue à la hausse les salaires des Chinois sur fond de crise sociale. Si c’est une bonne nouvelle pour le marché intérieur chinois, les vendeurs de vêtements et accessoires au détail songent désormais à délocaliser vers des pays tels que le Vietnam et l’Inde, dont la main-d’œuvre est moins chère. La Chine peut-elle rester l’atelier du monde ?

Les vendeurs de vêtements et accessoires au détail, tels que l’américain AnnTaylor Stores Corp. et Coach Inc., songent à relocaliser une partie de leur production dans des pays bon marché. Même envie chez la marque Guess, qui compte désormais construire sa capacité de production au Vietnam, au Bangladesh, au Cambodge et en Inde.

Le coût de la main-d’oeuvre s’élève à 1,84 dollar par heure en Chine chez les producteurs de vêtements, en hausse de 14% en 2009. En Inde, la main-d’oeuvre se paie plus cher, à 2,99 dollars par heure, en hausse de 17% en 2009. La meilleure opportunité pourrait bien être le Vietnam où la main-d’oeuvre se paie 49 cents par heure avec une hausse de 2% en 2009.

Les récentes augmentations du salaire minimum ont fait augmenter le coût de la main d’œuvre chinoise de 5% à 15% en moyenne cette année (+20% dans la province de Guangdong).

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L’US Army à la chasse au trésor afghan

Le Pentagone a découvert un nouveau « Klondike » en Afghanistan. Près de 1 000 milliards de dollars seraient enfouis dans le sous-sol du pays, ce qui en ferait un géant minier d’une taille comparable à celle de l’Australie.

Minéraux en Afghanistan (cliquez sur la carte pour l'agrandir)

Depuis longtemps, les géologues russes et américains avaient identifié d’importantes richesses minières en Afghanistan. Dans ses rapports annuels sur les pays, l’US Geological Survey (USGS) avait listé les minerais présents en abondance dans ce pays : cuivre, or, minerai de fer, marbre, nickel, soufre, talc… Toutefois, Chin S. Kuo, le responsable de l’étude, notait que l’absence d’infrastructures, de main-d’œuvre qualifiée, sans oublier les problèmes non résolus de sécurité, interdisaient pour le moment l’exploitation de ces richesses.

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La Chine va-t-elle nous bouffer ?

Philippe Cohen et Luc Richard livrent dans ” Le Vampire du Milieu “, une enquête saisissante sur l’envers du décor du modèle chinois. Non seulement l’économie de marché n’a pas converti la deuxième puissance mondiale à la démocratie, mais elle n’a pas amélioré la vie des Chinois…

La naïveté vis-à-vis de la Chine est-elle une tradition des élites françaises ?

Il y a quelques décennies, la fine fleur de l’intelligence revenait émerveillée de voyages très organisés dans quelques villages Potemkine du paradis maoïste. Depuis quelques années, le gratin des patrons français croyait avoir trouvé le paradis du capitalisme dans quelques mégalopoles côtières chinoises.

Alors que brille l’Exposition universelle de Shanghai et que la plupart des médias continuent de s’émerveiller de la réussite chinoise, l’enthousiasme retombe dans les milieux économiques français. Mais, comme chez nos ex-maos, le pressentiment de s’être fait piéger ne pousse pas nos entrepreneurs déçus à l’analyse publique.

Le passionnant et terrifiant livre écrit par (…) Philippe Cohen et Luc Richard, longtemps correspondant de Marianne en Chine, permet de comprendre ce qui s’est passé.

Ils nous avaient prévenus, il y a cinq ans, avec un premier ouvrage, ” La Chine sera-t-elle notre cauchemar ? ” (Mille et Une Nuits), et ont, depuis, poursuivi leur enquête sur l’envers du décor de ce ” modèle chinois “, un système sans précédent : une dictature qui a misé sur la mondialisation sauvage, avec, comme atout décisif, un immense prolétariat esclave dressé par un demi-siècle de communisme.

Car là résidait le principal intérêt de la Chine aux yeux des financiers d’Europe et d’ailleurs : une main-d’oeuvre de 20 à 30 fois moins chère, leur permettant de s’affranchir d’un salariat occidental protégé.

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Les non-dits de la crise économique et financière

La critique des banquiers et des spéculateurs est juste. Mais elle ne suffit pas à expliquer l’ampleur de la crise économique et financière.

La réalité est la suivante :

Les consommateurs et les rentiers contre les producteurs

Nous assistons à l’agonie d’un système qui s’est imposé depuis trente ans. Un système favorable aux consommateurs, aux assistés et aux rentiers, mais profondément pénalisant pour les producteurs et les forces vives des pays développés.

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Angoisser le futur pour mieux dominer le présent

On ne cesse d’agir dans le présent en imaginant ce que sera notre futur : c’est ainsi que les hommes agissent et croient, souvent de bonne foi, qu’ils agissent ainsi de façon rationnelle. Or, rien n’est plus faux car, bien souvent, leur vision du futur n’est qu’une croyance indémontrable.

Nos anciens avaient bien plus conscience que nous de l’imprévisibilité du futur, ils n’étaient pas aussi présomptueux que l’homme moderne, et acceptaient le chaos et l’indétermination émanant d’une réalité dont nous peinons à comprendre les plus simples mécanismes.

Le débat sur les retraites est sur ce point très démonstratif de la chose, la vision du futur nous imprime l’action dans le présent. Et nos hommes politiques comme nos pseudo-économistes usent de la peur du futur pour forcer la réforme, ou plutôt la démolition des retraites du présent. Ce faisant, ils oublient, peut-être volontairement, que ce sont les travailleurs d’aujourd’hui qui payent les retraites d’aujourd’hui.

Si les caisses sociales sont vides ou se creusent de déficits, c’est bien plus par manque de cotisants en nombre suffisant, tout comme en moyens financiers, que par l’explosion du nombre de retraités.

Comme je l’avais expliqué dans un texte précédent la vrai question n’est pas l’âge de la retraite, mais celle des capacités productives du pays. C’est très exactement ce qu’Emmanuel Todd vient d’expliquer, dans son texte consacré aux retraites.

Un pays qui produit ce qu’il consomme n’a pas à s’inquiéter de son vieillissement, on peut toujours se débrouiller pour mieux répartir les richesses. La question du nombre d’années de cotisation peut aussi être raisonnablement discuté. Mais il est absurde de vouloir augmenter le nombre d’annuités de travail, tout en laissant une telle masse de force potentiellement productive au chômage.

La peur du futur, ou les prévisions sur le futur construites par les médias dominants, eux-mêmes dominés par des intérêts particuliers, servent en grande partie à justifier des actions dans le présent. Le futur tel qu’il sera réellement, nous l’ignorons en grande partie, mais le discours qu’ont les dominants sur le futur nous en apprend beaucoup sur ceux qui dominent la société française.

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Partage de la valeur ajoutée : le hold-up tranquille

«La guerre des classes existe, c’est un fait. Mais c’est la mienne, celle des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter.»

(Warren Buffett, deuxième fortune mondiale, New York Times, 29 novembre 2006)

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C’est le point aveugle du débat économique. Une donnée clé, et d’autant mieux cachée par les grands médias : de toutes les richesses produites en France, les salariés récoltent, aujourd’hui, d’après l’Insee, 9,3% de moins qu’en 1983 – autant qui va en plus aux actionnaires. Soit plus de 100 milliards d’euros par an…

«La part des profits est inhabituellement élevée à présent (et la part des salaires inhabituellement basse). En fait, l’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’a pas de précédent dans les 45 dernières années.»

D’où sont tirées ces lignes ?

On croirait une communication de la CGT ?

Ou un discours d’Olivier Besancenot ?

Au contraire : ce passage est extrait d’un article de la Bank for International Settlements. La Banque des Règlements Internationaux. Une institution qui réunit chaque mois, à Bâle, en Suisse, les banquiers centraux pour « coordonner les politiques monétaires » et « édicter des règles prudentielles ».

Dans leurs Working Papers n° 231, daté de juillet 2007 et titré Global upward trend in the profit share («Hausse tendancielle mondiale de la part des profits»), eux insistent pourtant sur les «hauts niveaux de la part du profit inhabituellement répandus aujourd’hui», sur cette «marge d’une importance sans précédent», sur cette «preuve à la fois graphique et économétrique d’un fait particulier concernant le partage des revenus dans les pays industrialisés : une poussée à la hausse de la part des profits au milieu des années 80, ou son pendant : une poussée à la baisse de la part des salaires» et ainsi de suite sur vingt-trois pages.

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Les raisons du naufrage économique, selon Jean-Marie Le Pen

Vidéo du discours prononcé par Jean-Marie Le Pen, à l’issue du Conseil National du Front National, à Nanterre, le 2 mai 2010 :

http://www.dailymotion.com/video/xd62k4

Voici le texte de ce discours, en ce qui concerne ses parties consacrées plus particulièrement à l’économie :

La situation des travailleurs français :

En ce lendemain de la fête du travail, notre projet de révolution patriotique s’adresse principalement à ceux laissés au bord de la route, abandonnés au chômage par près de 40 ans de politique anarcho-libérale qui établit pour seul aiguillon le profit immédiat, quelles qu’en soient les conséquences humaines, sociales, familiales, ou environnementales.

Dans notre pays, ce sont 5 millions de chômeurs qui sont victimes des conséquences de 4 décennies de politique économique et sociale suicidaire.

Et nous ne pouvons pas compter ceux qui, sachant pertinemment qu’ils ne trouveront pas de travail, n’en cherchent même plus. Que dire des chômeurs de longue durée, qui seront plus d’un million cette année et pour qui le gouvernement n’a d’autre solution que de jeter quelques millions d’euros supplémentaires, à la grande satisfaction des syndicats, devenus les premiers collabos d’un système capitaliste dévoyé.

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Quand Pôle emploi joue au téléthon pour chômeurs

A la lecture de la presse, l’œil est irrésistiblement attiré par un titre : « 1.700.000 embauches prévues en 2010 selon Pôle Emploi ! »

Dans la mesure où pour la seule catégorie A (qui correspond aux personnes sans emploi et tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi) le nombre d’inscrits à fin décembre 2009 était de 2.645.100 personnes, on serait tenté de dire que la France va retrouver le plein emploi dès cette année !

Plus sérieusement, d’où sort ce chiffre pour lequel n’importe quel politicien se damnerait ?

Chritian Charpy le directeur général de Pôle Emploi nous explique ce «miracle.»

« Il y a encore de l’emploi en France et les intentions de recrutements sont d’ailleurs en croissance depuis le début de l’année » Christian Charpy, le directeur général de Pôle emploi s’est voulu mardi raisonnablement optimiste en présentant le bilan de la neuvième édition de l’enquête sur les besoins en main-d’œuvre: « Cette année, les intentions d’embauches dans le secteur privé et une partie du public devraient avoisiner 1,7 million dans 383 bassins d’emplois de la métropole et des DOM. Près d’un établissement sur cinq (ce qui correspond à 524 900 employeurs potentiels) envisage de réaliser au moins un recrutement (…) »

Ah bon ! alors, il s’agit comme pour le bon vieux Téléthon de … promesses ?

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Les problèmes de maintenance des centrales nucléaires françaises

Le taux d’utilisation des centrales françaises est tombé à seulement 78%. Les problèmes de maintenance prolongent les arrêts de réacteurs. Bien que ces opérations soient largement sous-traitées, c’est à EdF de réagir.

Depuis mai 2009, le réacteur numéro deux de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) est à l’arrêt. A cette date, la doyenne des centrales françaises, construite en 1979, doit être rechargée en combustible. Une affaire de quelques semaines. Mais l’opération de routine tourne mal. Des fissures et des fuites sont détectées sur les trois générateurs de vapeur de l’îlot nucléaire. Après enquête, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) impose leur remplacement. Problème, EdF ne dispose pas de ces ensembles de 300 tonnes, qui doivent être commandés et construits. Une opération à 150 millions d’euros. EdF doit demander un délai d’un an à l’ASN. L’opération est alors planifiée pour 2011.

Là où le bât blesse, c’est que des équipements du même type et du même âge, installés dans des centrales en Suisse et aux Etats-Unis, mieux entretenues, n’ont pas connu de telles dégradations…

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Implosion occidentale et croissance chinoise

Une tribune libre de Michel Drac

La plupart des Occidentaux sont encore aujourd’hui convaincus que les USA possèdent une économie infiniment plus puissante, performante et créatrice de richesses que l’économie chinoise.

Il est fréquent qu’on vous oppose, quand vous évoquez la montée en puissance de la Chine, le ratio qui existe entre le PIB US au taux de change courant (14 400 milliards de dollars en 2008) et son équivalent chinois (4 300 milliards pour la même année), soit à peu près le chiffre magique de 3.

Voyons, comment pouvez-vous évoquer une situation de quasi-parité entre Chine et USA en termes de puissance économique, alors que le PIB des USA est trois fois plus gros que celui de la Chine ? Et comment pouvez-vous dire que le système US n’est pas forcément plus performant que le système chinois, alors que les USA, quatre fois moins peuplés que la Chine, ont un PIB trois fois plus important ? Voyons, le PIB par habitant des USA est 13 fois plus élevé que celui de la Chine !

Pour mesurer à quel point ce type d’interrogation est en soi révélateur de la confusion carte/territoire qui constitue, dans l’actuelle phase de paraphrénie collective, l’essence du mode de pensée de nos contemporains occidentaux, il faut ici rappeler quelques évidences.

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