Lyon : Des poubelles plus riches que nos assiettes

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal et la grande distribution se sont mis d’accord fin août pour renforcer la lutte contre le gaspillage alimentaire. Mais certains redistribuent déjà invendus et déchets.

Lyon : Custom 77, “This is the end… “

Custom 77, le créateur lyonnais de guitares, a annoncé voilà une semaine qu’il mettait la clef sous la porte. En cause: le refus d’un prêt de 50.000 euros, indispensable pour créer un stock et répondre aux commandes. Lancée en 2007, l’entreprise avait vendu plus de 6.000 guitares dans le monde.

Parmi ses clients : des groupes de rock anglo-saxons, des revendeurs installés au Japon, en Australie. L’entreprise venait de mettre un pied aux États-Unis. Mais le refus d’un prêt bancaire a sonné le glas du fabricant lyonnais.

Pour écouler ses dernières guitares et basses, l’entreprise casse les prix et les brade à moins 40 %. En une semaine, 450 instruments ont été achetés. Il ne leur en reste plus que 30….

Mais les gérants de Custom 77 n’ont pas dit leur dernier mot : ils voudraient relancer leur entreprise sous une autre forme.

“Grand Lyon la métropole” ou les tontons flingueurs du Rhône

Le 1er janvier 2015, la communauté urbaine de l’agglomération va remplacer le département du Rhône sur son territoire. Une première en France, qui supprimera une couche du millefeuille administratif. Mais, des finances aux calculs politiques, l’opération a aussi sa face cachée.

Par Michel Feltin-Palas

Gérard Collomb et Michel Mercier sont tombés d’accord pour se partager le département du Rhône.

A première vue, le croisement de la rue Jean-Moulin et du chemin de Crépieux, à Caluire-et-Cuire, a tous les aspects d’un rond-point ordinaire. Un bête et honnête giratoire permettant aux automobilistes de se croiser sans danger, comme il en existe des milliers à travers la France. Grave erreur: sous son allure débonnaire, ce rond-point est en fait un pervers, un sadique, un retors. Pourquoi? Parce que la rue Jean-Moulin appartient à la communauté urbaine de Lyon alors que le chemin de Crépieux dépend du département du Rhône.

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Lyon : un paysan refuse de céder ses terres au Grand Stade

C’est l’histoire d’un paysan, privé de ses fusils et bientôt privé de ses terres, qui lutte depuis 7 ans contre l’OL et ses envies de nouveau stade. Aujourd’hui, le céréalier est seul à faire entendre ses cordes vocales au milieu des bulldozers et du goudron chaud qui se rapproche un peu plus, jour après jour, de sa ferme. Entre coups de sang et émotions palpables, Philippe Layat nous compte son combat ; football versus agriculture.

Voilà sept ans que le sanguin paysan lyonnais passe par toutes les émotions. Du projet de construction d’un nouveau stade et d’un nouveau plan d’urbanisation en 2007, à la signature du permis de construire, en passant par le début des travaux amorcé il y a un an, l’homme a pris des rides et perdu du poids. La chemise rentrée dans le pantalon, la ceinture réajustée et le cheveu fin et broussailleux, l’homme fait le guet aux abords de ses terres. Combattant infatigable depuis sept longues années, l’éleveur d’une soixantaine d’année sent que la guerre menée touche à sa fin.

Un matin, il s’est réveillé avec d’énormes tas de terre dans ses champs de céréales, rendant ainsi impossible la poursuite de son activité. « Il tient grâce à sa femme, sans elle il aurait pris son fusil de chasse et aurait flingué tout le monde depuis belle lurette », se désole un de ses proches. En marge de l’Euro 2016 et de la construction du nouveau stade de l’Olympique lyonnais, Philippe est tout simplement menacé d’expulsion. Chose impensable pour le bougre, dont la famille est dans le milieu agricole depuis 400 ans.

« Moi, je pensais, comme mes ancêtres, tranquillement couler mes derniers jours dans cette ferme. Tu sais, pendant la guerre, les nazis venaient et réquisitionnaient ta ferme, tuaient tes bêtes. Bah aujourd’hui c’est pareil, sauf que l’ennemi est de chez nous cette fois », s’emporte-t-il.

Lui est le dernier des 80 autres agriculteurs expropriés, le seul à encore faire de la résistance. Logique quand on sait que le réfractaire est un des seuls propriétaires des alentours. Les autres étant majoritairement des métayers ou de petits particuliers, peu ont vraiment eu l’opportunité de contester leur expropriation.

« Ils nous prennent pour des jambons »
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L’accès à l’eau potable, source de précarité en France

Selon le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, 140.000 sans domicile fixe n’ont pas un accès à l’eau potable et 2 millions de personnes n’ont pas un accès suffisant à l’eau et à l’assainissement en France.

L’association France Libertés rappelle que si Paris dispose de 240 fontaines publiques, de près de 400 sanitaires gratuits et de 18 bains douches municipaux, ce type d’équipements est moins présent ou quasiment absent dans d’autres villes. Ainsi, Marseille ne “possède visiblement qu’une douzaine de toilettes publiques gratuites et une petite trentaine de fontaines à boire”, indique France Libertés.

Les douches publiques en particulier ont pratiquement disparu des villes : Strasbourg et Lyon n’en compte que deux, Nantes et Nice une, Marseille et Calais aucune, ajoute l’association. Un situation qui n’est pas sans poser des problèmes d’hygiène et de santé publique comme le montre ce reportage dans la cité phocéenne.

L’architecture de survie en milieux urbains hostiles

À l’orée des années 1990 est inventé un nouveau domaine particulier de l’architecture humanitaire, inconnu auparavant: l’architecture de survie en milieux urbains hostiles destinée aux sans-abris, qui se caractérise par une réduction drastique des échelles d’intervention, de temps et de coût.

Des démarches isolées ou de concepteurs regroupés au sein d’associations, s’inspirent tout à la fois des pratiques ingénieuses observées dans la rue, et des propositions faites par les architectes italien, anglais et autrichien du mouvement « radical » qui, pour d’autres raisons, détournaient de leur fonction initiale les technologies de la Nasa, combinaisons spatiales, capsules Apollo, véhicules et autres équipements conçus pour la survie et l’autonomie de l’homme dans l’environnement hostile spatial.

Ainsi de nouveaux « objets » architecturés apparurent dépassant le stade des traditionnels abris auto-construits: l’habitacle, balise, living capsule et kit de survie, les niches mobile ou nomade, les combinaisons de protection individuelle, body capsules, habit-acles et habits-abris, les ready-made refuges, les maisons-valises, les Houseless pour Homeless, etc.

« Ceux qui disent ”la crise est conjoncturelle et tout va s’arranger”, sont non seulement des menteurs, mais comme vous dites des négationnistes. » – Paul Virilio (1997)

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Les taux de pauvreté des 100 plus grandes communes de France

De Neuilly à Roubaix, les taux de pauvreté s’échelonnent de 7 à 45 %. Le bureau d’études Compas publie les données des 100 plus grandes communes de France et des arrondissements de Paris, Lyon et Marseille. Extrait de Compas études.

Cette année, le bureau d’études Compas met un coup de projecteur particulier sur les arrondissements des trois plus grandes communes de France : Paris, Lyon et Marseille. Là aussi, les taux moyens masquent des inégalités considérables, avec des taux de pauvreté pouvant dépasser 40 % dans certains territoires.

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Révolution : Ce sont les urbains qui vont la connaître

Par René Trégoüet, Sénateur Honoraire, Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat.

Une étude qui vient d’être publiée par Navigant Research nous révèle que le nombre de citadins augmentera de 75 % dans le monde d’ici 2050 et passera de 3,6 à 6,3 milliards d’individus.

Au milieu de ce siècle, deux terriens sur trois seront donc devenus urbains, ce qui supposera de relever à une échelle inédite de nouveaux défis dans les domaines de l’énergie, de l’urbanisme, de l’environnement, des transports ou encore de la sécurité.

Ce rapport précise qu’en 2025 la planète comptera 37 mégalopoles, dont chacune aura une population supérieure à 10 millions d’habitants. Sans surprise, 22 de ces villes se trouveront en Asie.

L’OCDE, pour sa part, rappelle que les grandes mégapoles mondiales, qui occupent aujourd’hui 2 % de la surface du globe, consomment les trois quarts de l’énergie produite par la planète et émettent 80 % du CO2 d’origine anthropique.
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Que crève le système

Par Boreas
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Dans le contexte actuel de dé-mondialisation, on a pu lire récemment sur le blog de Paul Jorion, parlant de la divergence désormais avérée des grandes puissances économiques dans leur quête désespérée d’une illusoire reprise : « l’affirmation renforcée d’une politique du chacun pour soi (…) ne fera qu’accentuer la crise ».

C’est exactement ce que dit le LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique) depuis l’an dernier, même si, au plan chronologique, ses prévisions se sont avérées à trop court terme : « d’ici la fin de l’été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s’ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international ».

Or, en effet, même dans le « chacun pour soi », ne gît aucune solution de continuité pour le système.

Parce qu’aucun des prétendus remèdes n’est viable (la planche à billets aux Etats-Unis et au Japon, les politiques d’austérité de droite – réduction des dépenses publiques – comme de gauche – augmentation des recettes publiques – en Europe).

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Les retraités rapportent plus que les usines

Les quatre cinquièmes des revenus des Français paraissent à l’abri de la concurrence internationale. Notamment ceux des retraités. Il peut donc sembler plus rentable pour une ville de les accueillir, au lieu de s’acharner à attirer des usines délocalisables.

«Les régions, ou plutôt les 308 “zones d’emploi,” selon le découpage de l’Insee, ne sont certes pas logées à la même enseigne. L’Ile-de-France tire 36% de ses ressources de ses “productions compétitives,” tout comme Lyon (30%).»

Nul besoin d’être grand clerc : à écouter la litanie des fermetures de sites industriels se dessine une carte économique de la France assez proche de celle de la météo. Les sinistres se situent majoritairement au nord d’une ligne Bordeaux-Lyon, ils se produisent dans des régions relativement moins ensoleillées et le plus souvent éloignées du littoral.

Le géographe économiste Laurent Davezies, professeur à Paris-XII, nous le confirme dans une étude, La crise et nos territoires, que lui ont demandée la Caisse des dépôts et l’Assemblée des communautés de France. L’impact en a été particulièrement inégal et «injuste,» mais tout à fait rationnel.
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L’industrie de l’armement ne connaît pas la crise : l’exemple lyonnais

Testeur du canon de l’hélicoptère Tigre, système de navigation pour les blindés de la Bundeswehr, logiciel de détection des tirs d’armes légères, de mortiers et de roquettes pour l’armée américaine, indonésienne ou australienne, armement des sous-marins français Barracuda ou du missile balistique à têtes nucléaires M51…

Point commun de ces équipements ? Ils sont tous fabriqués à Lyon et dans sa région.

Des entreprises lyonnaises transforment le plomb en or

Le constat peut surprendre, la filière de l’armement évoquant plus Provence-Alpes-Côte-d’Azur (aéronautique, spatial), la Bretagne (chantiers navals), Midi-Pyrénées (Aerospace Valley) ou encore l’Aquitaine (aérospatial).

En réalité, selon une récente enquête, effectuée par la DGA (Délégation Générale pour l’Armement) et la Chambre de commerce et d’industrie de Lyon, il y a en Rhône-Alpes plus de deux cents entreprises de défense qui participent à quelques cent vingt programmes de défense français, européens et internationaux. Sur ce secteur porteur, Rhône-Alpes se hisse même au deuxième rang national.

De petites entreprises qui ne connaissent pas la crise

“La défense est un secteur qui ne connaît pas la crise”, s’enthousiasme Guy Mathiolon, le président de la CCI de Lyon. “Les carnets de commande sont remplis, le chiffre d’affaires des entreprises locales augmente de manière quasi exponentielle… C’est simple, si l’on veut faire de l’argent, il faut être fort sur l’armement et la défense”.

Certainement l’un des meilleurs exemples : CentralpAutomatismes, une entreprise vénissianne leader européen dans les calculateurs embarqués dans les chars ou les porte-avions. 21,2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2007 et elle table sur 23 millions cette année. Lire la suite