Iran : Le trésor du caviar

La mer Caspienne contient 90 % du stock mondial d’esturgeons sauvages, source de l’un des mets les plus chers du monde: le caviar. Chaque kilo de caviar rapporte aux pêcheurs l’équivalent de 300 euros. Mais les récoltes annuelles chutent dramatiquement.

Bandar Anzali, sur la côte sud-ouest de la mer Caspienne, est le port d’attache du pêcheur Akbar Tshasak. Chaque kilo de caviar lui rapporte l’équivalent de 300 euros (en comparaison, 100 grammes de vrai chaviar – littéralement “gâteau de joie” – peuvent coûter la bagatelle de 1.400 € en Occident !). Il y a dix ans, la récolte annuelle s’élevait à 123 tonnes, mais elle a chuté à moins de 10 aujourd’hui…

Bernard Arnault : L’enfance est un destin (Màj vidéo)

Bernard Arnault: Le prédateur du Nord

Bernard Arnault, une fortune basée sur un mensonge. Une enquête de François Ruffin sur le destin commun de la quatrième fortune mondiale et d’une petite ville sinistré de Picardie.

Empereur du luxe, virtuose des montages financiers, Bernard Arnault collectionne les superlatifs d’une réussite sans faux-pas. Membre du top 10 des plus grosses fortunes du monde, le patron de LVMH se raconte face aux caméras, dévoilant son intimité quotidienne.

De Shanghaï à Roubaix, de New York au Château d’Yquem, il raconte son histoire, sa famille, revient sur son parcours et sur les lieux de son enfance, évoque l’entreprise jadis tenue par son père et retourne dans l’école qu’il fréquenta petit garçon. Il se confie aussi sur son goût immodéré pour l’art et sur la fascination qu’exercent sur lui les créateurs.



(Merci à Xexpress)

Grèce : Fièvre acheteuse, de peur d’une banqueroute

Dans les rues d’Athènes, les magasins ne désemplissent pas. Les retraits sont toujours limités à soixante euros par jour, mais les Grecs qui peuvent se le permettre, préfèrent réaliser des achats, de peur de voir leur argent englouti par les banques, si elles devaient fermer pour de bon.

Les bijouteries, commerces de luxe ou encore d’électroménager ne désemplissent pas.

Immobilier de luxe en location : Les palaces protestent

Des villas, des appartements de luxe en location entre particuliers, même pour une seule nuit, il y a encore cinq ans, c’était un marché confidentiel. Aujourd’hui, l’offre et les prix s’envolent. Les palaces s’inquiètent

Ce haut de gamme chez l’habitant bouleverse le marché du luxe. Ces derniers mois, les palaces s’inquiètent. Leur clientèle chercherait elle aussi la bonne affaire sur internet, une concurrence qu’ils jugent déloyale.

Et si la formule des appartements, des villas proposées par des particuliers est aussi prisée des riches clients, c’est pour son anonymat, loin des adresses bien connues des palaces.

Déco, maison : Le luxe à prix cassés

Frigos design pas chers : les nouveaux rois de l’électroménager

Modèles à double porte, en inox, dotés d’un distributeur d’eau fraîche et de glaçons ou encore connectés à Internet, ces réfrigérateurs sont désormais moins coûteux qu’il y a quelques années. Des fabricants arrivent sur le marché et cassent les prix d’appareils dernière génération.

Meubles tendance à prix discount : bonne affaire ou faux bon plan ?

Différents sites Internet proposent désormais de s’offrir à un prix défiant toute concurrence du mobilier à la mode. Des entrepreneurs osent s’aventurer sur la Toile et sont prêts à tout pour réaliser quelque profit, quitte à frôler les limites de la légalité…

Hermès : Les petites mains du cuir

C’est l’une des plus anciennes institutions françaises. Connue pour ses carrés de soie et ses sacs à main, la vénérable maison Hermès façonne aussi, depuis 170 ans, le nec plus ultra des harnais et selles d’équitation.

Sept kilos de cuir finement ouvragé. Chez Hermès, la selle est taillée et cousue sur mesure pour s’adapter à la morphologie du cheval. Et ce sont des artisans d’exception qui sont derrière ce petit miracle d’artisanat.

Saint-Valentin : L’horlogerie de luxe ne connaît pas la crise

À l’occasion de la Saint-Valentin samedi 14 février, les amoureux achèteront peut-être une montre. Il y en a à tous les prix, certaines montres de prestige peuvent même coûter jusqu’au million d’euros. La place Vendôme, cœur du luxe à Paris, bat aussi pour la Saint-Valentin. L’horlogerie de très haut de gamme est une valeur refuge.

Le dernier roi des orfèvres

A l’heure de la conception par ordinateur et de la fabrication assistée par la robotique, Gian-Maria Buccelatti fait encore tout à la main. Certaines pièces créées par ce joaillier italien demandent plusieurs années de travail.

De ses ateliers milanais à sa boutique de la Place Vendôme, cet artisan du luxe perpétue la tradition de ses ancêtres qui ont fait la réputation de la maison Buccelatti dès la fin du XIXème siècle.

Les secret de la table de Noël [Rediff.]

Huîtres, foie gras, champagne: autant de produits de luxe qui se retrouvent fréquemment sur les tables de Noël. Réputés raffinés, naturels et haut de gamme, ils se sont démocratisés ces dernières années au point d’être devenus accessibles à la plupart des consommateurs. Mais à quel prix?

Comment expliquer qu’on puisse aujourd’hui déguster des huîtres toute l’année, même en été, sans qu’elles soient laiteuses? Comment les fabricants de foie gras sont-ils parvenus à rendre populaire ce produit rare et artisanal? Le champagne est-il toujours le breuvage d’exception qu’on imagine, ou sa production industrielle s’est-elle accompagnée d’une baisse de la qualité?

Huîtres et truffes de Noël : Ce qu’on nous cache !

Parmi les produits stars du réveillon, les huîtres et les truffes, qui étaient encore considérées comme luxueuses il y a quelques années, sont désormais accessibles à tous.

Alors qu’une maladie décime une partie des parcs à huîtres, de plus en plus d’ostréiculteurs se sont tournés vers des produits d’un nouveau type, qui grossissent deux fois plus vite que les huîtres traditionnelles. Zoom également sur les secrets des industriels pour tirer un maximum d’argent de l’inimitable parfum de la truffe.

Partie 1:

Partie 2:
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Royaume-Uni : Londres, capitale des ultra-riches

Selon la société de conseil en immobilier Savills, Londres est devenue la ville la plus chère au monde pour vivre et travailler, détrônant Hong Kong qui occupait la première place depuis 2009.

Ceux qui y achètent ces appartements hors de prix sont généralement des investisseurs étrangers et, très souvent, ils n’occupent pas ces logements. Nos correspondants se sont intéressés aux conséquences de ce phénomène.

Paris : Le dernier né des palaces pharaoniques

800 millions d’euros. Entre l’achat de l’immeuble et les travaux, c’est ce qu’a coûté le cinq étoiles qui vient d’ouvrir près de l’Arc de Triomphe. Formation du personnel, visites de clients-test et inspection de dernière minute par le grand patron, visite des coulisses de l’ouverture du dernier-né des palaces parisiens.

Le client du Moyen-Orient s’impose comme le roi incontesté du shopping

Cette clientèle dépense 2.400 dollars chaque mois en produits de beauté, de mode ou en cadeaux. Des achats qui permettent de se distinguer, d’où le choix de marques connues.

Ils font parti des acheteurs privilégiés de la haute couture, dont la semaine parisienne s’achève jeudi soir. La clientèle du Moyen-Orient est une cible de choix des marques de luxe. Un secteur pour lequel ils dépensent sans compter. En France, la moitié des touristes de la région, qu’ils soient Emiriens, Saoudiens, Koweitiens ou Qataris, réalisent plus de 6.600 dollars d’achats par jour ! selon l’agence Atout France.

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Un groupe chinois rachète l’hôtel Marriott des Champs-Elysées

Le fonds d’investissements de Hong Kong, Kai Yuan Holdings, a annoncé ce mardi qu’il rachète l’hôtel de luxe Marriott sur les Champs-Elysées pour 344,5 millions d’euros. Il veut en faire une référence haut de gamme pour les touristes chinois.

Montres de luxe : Des objets très convoités

Hors de prix et réservées à une clientèle privilégiée, les montres de luxe peuvent coûter jusqu’à 300.000 euros. Elles attirent aussi les convoitises. Les braquages et les vols à l’arrachée se sont multipliés, ces agressions sont souvent d’une extrême violence.

Caprices de riches

Ces dernières années, le nombre de millionnaires et même de milliardaires a explosé sur la planète. Leur caractéristique ? Être riches, ultra riches. Leur problème ? Ils ont déjà tout. Alors la nouvelle tendance, c’est de vivre des expériences exceptionnelles.

Leur «délire» ? Boire 380.000 euros de champagne en une soirée, replonger dans les fastes de Louis XIV le temps d’un week-end, vivre avec voitures de luxe, jets privés, et yachts à disposition. De Paris à Cannes en passant par les châteaux de la Loire ou Monaco, rencontre avec de riches héritiers, des chefs d’entreprises ou émirs du Golfe.

Enquête sur ces riches qui peuvent quasiment tout se payer, au point d’avoir parfois tendance à vivre «au-dessus des lois».

Partie 1:

Partie 2:
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Paris : Apparts de luxe en solde

C’est une situation inédite à Paris. Les plus beaux appartements vendus plusieurs millions d’euros ont de plus en plus de mal à trouver preneur.

Il faut dire que l’offre est pléthorique car de nombreux Français fortunés fuient la fiscalité française et mettent en vente leurs biens. Du coup, sur ce segment de l’ultra luxe, les prix ont baissé jusqu’à 15% !

Qui profite de cette baisse et comment les agents immobiliers s’y prennent-ils pour convaincre des riches étrangers de revenir acheter à Paris?

Jets privés : Luxe démesuré

Dans l’industrie de l’aéronautique, le marché des jets privés tourne à plein régime.

Pour leurs clients VVIP, “Very Very Important Personality”, les sociétés ne lésinent pas sur les fonctionnalités. Salle de bains ou encore lit “King Size”, toutes les excentricités sont au rendez-vous pour répondre au besoin de luxe et de prestige.

Les grandes fortunes aiment les mégapoles

Où résident les personnes les plus riches du monde? Combien coûtent leurs villas? Une étude détaillée fait le point. Monaco reste la ville la plus onéreuse, devant Hongkong et Londres.

La population mondiale augmente inexorablement, et avec elle le nombre de riches. En 2012, 8700 privilégiés ont rejoint le club des personnes dotées d’une fortune nette disponible supérieure à 30  millions de dollars, les ultra high net worth individuals (UHNWI), soit une hausse de 5%.

Selon le Wealth Report 2013 publié par Knight Frank, on compterait 189 835 UHNWI. Ces données proviennent de la société Wealth-X, dont le siège est à Singapour et qui est dirigée par Mykolas Rambus, un ancien de Forbes Media, et par David Friedman, un ancien de CB Richard Ellis qui conseille entre autres la famille royale d’Arabie saoudite.

Si l’on se concentre sur les milliardaires uniquement, selon cette étude, ils seraient au nombre de 2198 à fin 2012 (+231 personnes). Sur ce nombre, 708 seraient domiciliés en Europe (+36, soit +15,6%). Classés par pays, ils sont 543 aux États-Unis, 154 en Chine, 149 en Allemagne et au Royaume-Uni, 122 en Inde et 102 en Russie.

Selon les auteurs de cette étude, la Suisse n’abriterait que 63 milliardaires. Or, selon notre dernière enquête relative aux 300 plus riches de Suisse, notre pays comptabilisait 134 milliardaires domiciliés en Suisse à fin septembre 2012. Autant dire que la Suisse devrait dès lors se placer au 4e rang.

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Quand le luxe délocalise : La main dans le sac, Vuitton

Première marque de luxe au monde, Louis Vuitton est le fleuron du groupe LVMH. Le monogramme «LV» fait rêver les rappeurs américains comme les mères de famille chinoises. La marque met en avant le savoir-faire de ses artisans français. Mais elle ne communique guère sur sa pratique des délocalisations : en Chine, en Roumanie, on fabrique des pièces pour les fameux sacs qui sont ensuite assemblés ici avec le label « Made in France ».

A Naples, d’excellents artisans fabriquent des sacs à moindre coût. En plus d’être contraires à l’image qui donne à la marque sa légitimité, ces pratiques de sous-traitance facilitent le développement de la contrefaçon. Une enquête en association avec Mediapart.

Les nouveaux métiers du luxe

Qui n’a jamais rêvé d’avoir un employé à ses petits soins ? Un vol dans l’heure pour Miami, deux places de concert à la dernière minute… Quand on en a les moyens votre concierge de luxe s’occupe de tout… et surtout de l’impossible. Et pourquoi pas aussi s’offrir un personnal shopper ?

Olena, une jeune Franco-Ukrainienne de 30 ans s’est improvisée concierge de luxe. Valérie, architecte et décoratrice d’intérieur, rénove et décore des villas pour des gens fortunés. Quant à Suzanne, riche Américaine installée à Paris, elle est la créatrice du premier site Internet entièrement dédié au luxe, qui analyse les tendances mode, art et déco de la capitale française.

Pour éviter les fautes de goût, être à la pointe de la mode et gagner du temps, certains n’hésitent pas à dépenser des fortunes. De nouveaux métiers ont vu le jour afin de satisfaire les désirs et caprices des classes sociales les plus aisées.

Stagiaires : Les secteurs qui abusent

Combien y-a-t-il de stagiaires en France? Dans quels secteurs sont-ils le plus exploités? Le collectif Génération Précaire livre son point de vue sur la situation, au lendemain de l’annonce de Geneviève Fioraso sur la réforme des stages.

Jeudi 7 mars, Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur, annonçait vouloir mieux encadrer les stages, en limitant notamment leur durée à six mois maximum. Elle dénonçait au passage certains secteurs d’activité, accusés de recourir abusivement aux stages, et citait les agences de publicité, qui compteraient selon elle jusqu’à 10 à 15 % de stagiaires. Une situation que dénonce Ophélie Latil, porte-parole de Génération Précaire, un collectif de défense des stagiaires.

Le Figaro Étudiant: À combien estimez-vous le nombre de stagiaires en France?

Génération Précaire: En 2006, on estimait qu’il y avait environ 800.000 stagiaires en France, et 1,2 million en 2008. Aucune enquête n’a été réalisée depuis par le ministère de l’Enseignement supérieur, malgré nos demandes. Nous nous sommes donc attelés à la tâche nous-même en 2010 et avons calculé une tendance à partir du faible nombre de réponses reçues de la part des établissements. Le chiffre que nous obtenions tournait alors autour de 1,5 million de stagiaires.

Mais il est important de comprendre que ce chiffre est sans doute sous-estimé, car il ne prend en compte que les universités. Or, tout le monde sait bien que les écoles de commerce ou les écoles d’ingénieur abritent elles aussi de nombreux stagiaires. La réalité est donc sans doute bien pire que ce que l’on imagine.

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Les 3 dogmes assassins à l’origine de la désindustrialisation

La France, cimetière d’usines : 900 fermées en trois ans. Le spectre d’une désindustrialisation dramatique quitte les chiffres froids, secs et désincarnés de la macro-économie pour miner le paysage du réel. Vertige d’une grande puissance industrielle au tapis, impuissante à invoquer la crise comme seule responsable de ces maux puisqu’au cours de ces dernières années, elle a fait beaucoup moins bien que ses classiques concurrents européens, l’Allemagne, le Royaume-uni, l’Italie.

Ainsi, dans la zone euro, entre 2000 et 2010, le poids de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière dans le PIB accuse un recul de 3,7 points contre 5,2 points en France (plus de 100 milliards d’euros). La part de l’industrie dans la valeur ajoutée totale de l’économie a régressé brutalement en une décennie de 30 %, passant de 18 % en 2000 à 12,5 % en 2011. Alors que ce ratio est de plus du double en Allemagne, de 18,6 % en Italie.

Du côté des exportations dont la balance commerciale accuse 70 milliards de déficit, les performances son calamiteuses : la France a perdu de 1998 à 2012, 41 % de ses parts de marché, le double de l’OCDE, le triple de l’Allemagne. Du côté des emplois, les chiffres sont encore plus accusateurs puisqu’en 30 ans la France a perdu 2 millions d’emplois industriels. A part l’agroalimentaire, le luxe et l’aéronautique, qui ont réussi à tirer leur épingle du jeu, toutes les filières sont plus ou moins touchées.

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Megève : Voyage au sommet de l’oligarchie

Après les Zones industrielles picardes, Megève. Après les prolos, la France de tout en haut – et son tournoi de polo. On y allait comme le chrétien part en Terre Sainte : dans l’attente d’une révélation. Ici, l’exploitation allait se montrer à nue. Ici, nous allions découvrir leur secret, on titrerait genre « Le Mystère des Riches enfin résolu ! » Mais c’est justement l’inverse : Megève fonctionne comme un masque. Cette ville offre un négatif de la vie qu’ils imposent aux autres, ailleurs…

« Ici, Norbert Dentressangle est en train de se faire construire un énorme chalet. Ça doit valoir dans les 5 millions d’€, même plus… Sur votre droite, on passe devant chez Filipacchi, l’ancien patron d’Hachette… De l’autre côté, vous avez Givenchy… Et dans les parfums toujours, Lindsey Owen Jones, l’ex-PDG de l’Oréal… Tiens, c’est la famille Pollet. Mais si, vous connaissez : La Redoute… De ce côté-ci, les Rothschild installent tout un complexe de grand luxe… »

Sur les hauteurs de Megève, dans sa Panda 4×4, Anne-Catherine (on a changé le prénom, elle tient à sa réputation) nous offre un tour de CAC 40, les résidences d’hiver des grandes fortunes. Elle les connaît bien. Parce qu’elle en est, à moitié : unique héritière d’une boisson gazeuse, cédée à un groupe japonais. Parce qu’elle leur en a vendu, surtout, des villas perdues dans la montagne.
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Comment les gouvernements ont massacré le luxe «made in France»

Par Francis Journot, membre des mouvements associatifs Rendez-nous notre industrie ! et de Vêtements made in France , qui sont des associations citoyennes indépendants et sans appartenance politique.

Allons-nous bientôt sonner le glas de l’industrie française du textile, de la mode et du luxe ? Au moment où toutes les personnalités politiques prétendent vouloir sauver le « made in France », nous assistons paradoxalement à la disparition des derniers sites français de production. Récit d’un déclin industriel et économique.

Le transfert de notre savoir-faire vers la Chine

Lors d’un débat a propos du « made in France », organisé le 23 janvier 2012, au salon du prêt à porter Paris, Jean Pierre Mocho, président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin depuis 12 ans et de l’Union française des industries de l’habillement pendant 6 ans, affirmait : « L’origine des produits reste secondaire pour les acheteurs (…) Le consommateur est plus attaché à sa marque qu’à son lieu de fabrication. Ça ne plaît pas à tout le monde, mais c’est un constat évident. »

Le Député européen et ancien directeur général du CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), Robert Rochefort, avait alors fait remarquer à Jean Pierre Mocho : « La filière a une part de responsabilité dans le problème actuel, vous avez fait perdre au consommateur la perception de la valeur réelle, et symbolique, des produits d’habillement. De fait, le made in France, si vous n’y croyez pas vous-même, ne sert à rien », puis il avait  reproché « l‘usage abusif du nom “Paris” comme marque de qualité. »

Il convient de souligner que Jean Pierre Mocho était en septembre 2011, le signataire d’un accord de coopération exclusif entre la France et la Chine, prévoyant notamment « la mise en œuvre d’une coopération industrielle, l’échange de stylistes, modélistes, techniciens et plus généralement d’expériences professionnelles et de formations ». En clair, la livraison à la Chine de ce qu’il reste de notre savoir faire !

Le leadership mondial de la mode française et du luxe bientôt menacé

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Les ventes de super-yachts ont explosé en 2011

Quelque 263 géants des mers se sont vendus en 2011 dans le monde contre 204 un an plus tôt. A eux seuls, ils représentent un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros.

Le yacht du rappeur américain Sean Combs, alias P. Diddy, ex-Puff Daddy

Les eaux sont nettement plus limpides pour le segment des super-yachts (plus de 24 mètres) que celui des bateaux de taille plus modeste, semble-t-il. Selon les chiffres publiés par le magazine spécialisé Boat International, les ventes de ces géants flottants ont grimpé de 29% en 2011.

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La machine de propagande tourne à plein…

Par Patrick Reymond

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Un article de blog intéressant, paru aussi chez Jorion, « La fausse baisse du chômage américain ».

Que démontre-t-il ? Que la machine n’est pas repartie, simplement, on a atteint le bas du « L », en attendant un autre « L » qui suivra.

Les félicitations dont on se gargarise ne concerne que le taux de chômage officiel, un « taux Potemkine » de la plus belle espèce.

En effet, on ne cherche qu’un effet d’annonce.

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La Californie remet en question son programme écologique

L’État américain, élève modèle en matière de protection de l’environnement, devra peut-être faire marche arrière. Un référendum entend préserver la croissance économique. Arnold Schwarzenegger est contesté pour avoir privilégié l’écologie au lieu des emplois.

L’écologie est un luxe que la Californie ne peut s’offrir dans le contexte économique actuel. C’est le postulat d’un groupe de pression nommé California Jobs Initiative Committee (CJIC). Son projet, qui prend la forme d’un référendum, vise à limiter les objectifs environnementaux que l’État s’est fixés il y a quatre ans.

Marché du C02 contesté

En 2006, le législateur californien et le gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger ont approuvé une loi sur le climat qui impose, en quinze ans, une réduction des gaz à effet de serre à un niveau équivalent à celui de 1990.

Cela représente une diminution de quelque 25% par rapport au niveau actuel. Outre de nouvelles normes et régulations, le catalogue de mesures comprend la mise en place, dès janvier 2012, d’un marché de crédits d’émissions de CO2.

Selon le CJIC, cette législation menace une économie californienne déjà mise à mal par un taux de chômage élevé. La part de personnes sans emploi par rapport à la population active atteint en effet 12,6%, soit l’un des taux les plus élevés aux États-Unis. La législation, estime l’organisation, va entraîner une augmentation des prix de l’énergie et menacer plus d’un million d’emplois.

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Partage de la valeur ajoutée : le hold-up tranquille

«La guerre des classes existe, c’est un fait. Mais c’est la mienne, celle des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter.»

(Warren Buffett, deuxième fortune mondiale, New York Times, 29 novembre 2006)

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C’est le point aveugle du débat économique. Une donnée clé, et d’autant mieux cachée par les grands médias : de toutes les richesses produites en France, les salariés récoltent, aujourd’hui, d’après l’Insee, 9,3% de moins qu’en 1983 – autant qui va en plus aux actionnaires. Soit plus de 100 milliards d’euros par an…

«La part des profits est inhabituellement élevée à présent (et la part des salaires inhabituellement basse). En fait, l’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’a pas de précédent dans les 45 dernières années.»

D’où sont tirées ces lignes ?

On croirait une communication de la CGT ?

Ou un discours d’Olivier Besancenot ?

Au contraire : ce passage est extrait d’un article de la Bank for International Settlements. La Banque des Règlements Internationaux. Une institution qui réunit chaque mois, à Bâle, en Suisse, les banquiers centraux pour « coordonner les politiques monétaires » et « édicter des règles prudentielles ».

Dans leurs Working Papers n° 231, daté de juillet 2007 et titré Global upward trend in the profit share («Hausse tendancielle mondiale de la part des profits»), eux insistent pourtant sur les «hauts niveaux de la part du profit inhabituellement répandus aujourd’hui», sur cette «marge d’une importance sans précédent», sur cette «preuve à la fois graphique et économétrique d’un fait particulier concernant le partage des revenus dans les pays industrialisés : une poussée à la hausse de la part des profits au milieu des années 80, ou son pendant : une poussée à la baisse de la part des salaires» et ainsi de suite sur vingt-trois pages.

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Dubaï : les péchés de la finance

Par Denis Dupré, professeur d’éthique et de finance à l’Université de Grenoble.

A Dubaï, la finance n’a pas été assez islamique ! L’émirat est un concentré de ce qu’il ne faut pas faire, un cas d’école.

L’incapacité de l’entité immobilière Nakheel, du conglomérat Dubai World, à honorer à temps une partie de sa dette de 59 milliards de dollars, a provoqué un séisme sur les marchés.

Moody’s a notamment abaissé la notation de DP World, relevant de Dubai World, de A3 à Baa2.

Le prix de la couverture contre un défaut de paiement de la dette souveraine de Dubaï (CDS) a bondi de 111 points de base, à 429 points.

Premier péché : l’endettement excessif d’un pays qui, bien que peu doté en pétrole, emprunte massivement à ses voisins.

Nous vivons le temps du mensonge de la dette. Le nez de Pinocchio de Dubaï a grandi à chaque endettement supplémentaire. Quand la dette devient-elle un mensonge ?

Si je viens manger une fois chez vous, je vous signe un papier indiquant que je vous dois un repas. C’est une dette. Si je reviens dix fois et que je signe 10 papiers, vous sentez petit à petit que c’est un mensonge, que je ne vous rembourserai probablement pas.

Le cas Dubaï n’est pas unique : le ratio de la dette américaine sur le PIB a atteint, avant la crise, des niveaux plus élevés qu’avant 1929.

Dans l’histoire, ceux qui produisent ou possèdent les matières premières sont ceux qui consomment. Ce n’est plus vrai aujourd’hui : l’Asie produit, l’Amérique du Nord, l’Europe (et Dubaï) consomment. Ils en sont au onzième repas !

Deuxième péché : l’intérêt. A Dubaï, la finance n’a pas été, autre paradoxe, assez islamique !
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La Bourse est déconnectée de l’économie réelle : “ils n’ont décidément rien appris”

Un article de Philippe Béchade, collaborateur de La Chronique Agora, site « contrarien » que nous avons déjà cité, explique, avec une ironie mordante, pourquoi le marché financier exulte actuellement, alors que la crise est toujours là, voire s’aggrave, pour ceux qui ne bénéficient pas de “l’argent gratuit”.
Argent, qui est en effet littéralement distribué aux spéculateurs par les gouvernements réunis au sein du G-20, par le biais d’une politique de poursuite des soutiens publics à l’économie et de taux d’intérêts faibles, voire nuls, favorisant le “carry trade” au détriment du dollar.

M. Béchade est clairement d’avis que cela ne peut guère durer, puisque cette folie boursière reposant sur du vent reproduit, en pire, les “erreurs” du passé, selon des mécanismes conduisant inévitablement à la crise. Avant l’indigestion, les excès…

▪ Le marché est une entité binaire, il monte ou il baisse… Cette alternative simplissime génère une abondante littérature théorique et mobilise au quotidien les meilleurs cerveaux qui rivalisent d’ingéniosité pour prendre un coup d’avance, sur la base de minuscules indices techniques et autres signaux imperceptibles réputés “précurseurs”.

Comme le rappellent de nombreux humoristes, faire des prévisions, c’est difficile, surtout lorsque cela concerne le futur, alors le marché s’efforce plus raisonnablement de prédire le présent… et même avec cet objectif moins ambitieux, il n’y parvient pas toujours.

Mais les choses sont en train de changer. Les banques centrales ont doté les marchés d’un “grand convertisseur” qui élimine — en temps réel — toute équivoque sur la tendance. Lire la suite