Le monde fascinant des créatures lumineuses

Depuis des millions d’années, une multitude d’êtres vivants peuvent émettre de la lumière. On commence tout juste à découvrir ces créatures qui scintillent, étincellent, clignotent ou luisent…

Dans le sillage d’une expédition exceptionnelle du Muséum d’histoire naturelle de New York, ce film révèle l’importance de ces organismes bioluminescents – à peine 1 % des créatures terrestres, mais près de 90 % de la vie sous-marine –, fruits d’une stratégie d’évolution sans pareille.

Destiné à effrayer les prédateurs, à attirer les proies ou à séduire un partenaire, le langage lumineux serait ainsi la forme de communication la plus répandue sur la planète, selon les conclusions de cette équipe de recherche, qui a pu élucider certains des mystères de ce phénomène naturel.

Comprendre et maîtriser la bioluminescence constitue un enjeu majeur pour nos sociétés – c’est le deuxième volet scientifique exploré par cette expédition. Traque de cellules cancéreuses, détection de maladies infectieuses, illumination des circuits cérébraux en action, ou encore éclairage urbain…: Chad Cohen dévoile aussi les nombreuses applications potentielles liées à cet univers fascinant.

Roumanie : Et la lumière fut…

Dans les montagne du Maramures, à la frontière de l’Ukraine, un village entier vit sans électricité depuis toujours. Lorsque la nuit tombe, c’est comme si le temps s’arrêtait : pas de réfrigérateur, pas de télévision, pas de machine à laver, encore moins d’ordinateur…

En Roumanie, à l’image de ce village, 200.000 personnes vivraient sans électricité alors que le pays est membre de l’Union européenne depuis 2007.

Devant l’inaction des autorités, un homme originaire de Bucarest a décidé de prendre les choses en main: il a monté une ONG pour installer des panneaux solaires sur le toit des écoles.

Ghana : Et si produire de l’électricité devenait un jeu d’enfants ?

Au Ghana, les coupures de courant sont fréquentes et certaines régions ne sont pas reliées au réseau électrique. C’est le cas sur l’île de Pédiatorkope. Alors devinez qui produit l’électricité: les écoliers de la région ! Et ce depuis la cour de récréation… en s’amusant sur des tourniquets et des balançoires.

Lifi : Enfin le wifi sans danger ?

Le débat sur le danger des ondes électromagnétiques est sensible… La technologie promise depuis 2011 du « lifi » – pour Light Fidelity – alternative au wifi avec plus de débit et sans les ondes, offre la perspective d’un remplacement au moins partiel de nombreuses sources d’ondes électromagnétiques dans notre quotidien.

Le lifi fonctionne sur le principe de la transmission d’un message binaire par allumage et extinction d’une lumière. C’est simple et exactement ce qu’il faut pour transmettre des données numériques : lumière éteinte équivaut à 0, lumière allumée vaut 1.

Alors que les premières applications arrivent dans notre quotidien en 2015, quels en sont les avantages ?
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Aux origines de l’Épiphanie

L’Épiphanie, du grec Ἐπιφάνεια, epihenia « apparition », qui célébrait à l’origine la Nativité (Noël n’ayant été fixé au 25 décembre qu’en 350 en Occident), honorait au XVe siècle le souvenir du baptême du Christ, mais aussi son premier miracle (eau changée en vin aux noces de Cana) et l’adoration des sages (mages).

Jacob Joardens (1593 – 1678), Le Roi boit, v.1640.

Elle a lieu 12 jours après Noël. Six jours après Noël et six jours avant l’Épiphanie, se déroule le passage à la nouvelle année. L’Épiphanie fut donc longtemps fêtée le 6 janvier mais pour plus de commodité, l’Église catholique la célèbre le dimanche qui suit le 1er janvier.

L’Épiphanie fut longtemps considérée comme la date du solstice d’hiver (Noël le fut aussi) et donnait lieu à d’importantes célébrations religieuses. C’est le 6 janvier notamment que les dieux solaires orientaux ou grecs étaient fêtés, comme Osiris et Dionysos.

L’Épiphanie, fête des Rois, commémore l’adoration des « Rois » mages pour Jésus, sa reconnaissance en tant que Messie. La fête des Rois correspond par ailleurs au début du carnaval.
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Brésil : Des prisonniers pédalent pour éclairer leur région

Les détenus de la ville de Santa Rita do Sapucaí au Brésil ont la possibilité de réduire leurs peines tout en participant à une activité durable. Ils pédalent pour générer de l’énergie électrique et peuvent ainsi participer à l’éclairage de la région.

Les détenus pédalent pendant toute la journée. Ils peuvent ainsi produire une énergie suffisante pour allumer six lampes et éclairer une des places de la ville.

Les détenus ne s’en plaignent pas. Au contraire. « Avant on passait toute la journée enfermés dans nos cellules et nous ne voyions le soleil que deux heures par jour, se souvient Silva, un détenu de 38 ans, interrogé par sdpnoticias. Maintenant on est à l’air libre et on produit de l’électricité pour la ville toute en faisant quelque chose d’utile pour recouvrer notre liberté ».

Pour l’instant, les vélos se trouvent dans le patio. Un appareil situé sur le guidon indique la fin de l’exercice. L’idée du projet est d’arriver à dix vélos minimum dans la prison et de générer suffisamment d’énergie pour éclairer toute une avenue.
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Massy (91) : La première mosquée bio voit le jour

Une première en France. À Massy (Essonne), la mosquée sera écologique. Une manière de concilier le message du Prophète et les économies d’énergie. L’eau et la lumière sont au cœur de la conception de l’édifice, qui devrait être terminé en septembre 2016. Mais les portes de la mosquée s’ouvrent déjà pour la prière du vendredi.

« Le Prophète Mahomet faisait ses ablutions avec un verre d’eau. Le message nous enjoint de ne pas prendre plus que nécessaire. » Pour le président du Conseil des musulmans à Massy (CMM), la question de l’économie d’eau était une priorité dans la réalisation du projet de mosquée écologique.

« Cinq prières, cela signifie autant d’ablutions par jour. Les fidèles se lavent les mains, la bouche, le nez, la figure… Cela demande une certaine quantité d’eau. » Tout a été fait pour réduire la consommation d’eau, tout en permettant au fidèle de faire ses ablutions de manière adéquate : réducteur de débit en amont, robinets à capteurs optiques et « double plancher incliné pour que l’eau puisse s’écouler au centre ». Un bassin de rétention d’eau de pluie alimentera les chasses d’eau.

Le président de l’association s’attend à des économies considérables : « Un litre d’eau par ablution, au lieu de trois à six litres dans une mosquée classique », selon les mesures réalisées à la mosquée de Créteil par les étudiants de l’école d’ingénieurs de Sceaux, partenaires du projet. Mais une mosquée écologique se doit d’optimiser toutes les sources d’énergie.
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Brésil : Le premier terrain de foot éclairé par l’énergie des joueurs

Une favela de Rio de Janeiro s’est dotée en septembre dernier d’un terrain de football unique au monde. Sa pelouse artificielle convertit les déplacements des footballeurs en électricité qui alimente les projecteurs du stade.

Moins médiatisée que la dernière coupe du monde de football, l’inauguration du stade de la favela de Mineira a eu lieu le 10 septembre en présence du roi Pelé. Et pour cause, il s’agit du premier terrain de foot au monde éclairé par les joueurs. Ou plus exactement par leurs déplacements.

Les joueurs créent la lumière

L’astuce vient du sol composé de 200 plaquettes de pelouse artificielle dotée de la technologie « Pavegen » développée par l’entreprise britannique éponyme. Conçues avec 80% de matériaux recyclés, ces « plaques cinétiques » transforment les mouvements des joueurs en électricité. L’énergie ainsi générée permet d’alimenter intégralement les 6 projecteurs du stade.

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Japon : Des cellules solaires atypiques pour doper l’énergie verte

Un professeur de l’université de Tokyo met au point des cellules photovoltaïques capables de stocker l’électricité. Il en fait des objets de décoration pour changer l’image du secteur de l’énergie.

Elle s’appelle Annabelle, du nom d’une variété d’hortensia, ses pétales bleuissent au soleil et son esthétique séduisante en fait un objet de décoration de choix : en imaginant cette cellule solaire capable de stocker de l’énergie, un scientifique japonais espère attirer l’attention sur les énergies renouvelables.

C’est une jolie boîte cubique en bois, de 20 cm de côté, en partie couverte de cellules solaires vitrées au motif floral. Grâce à un système doté de trois électrodes, ces cellules ne se contentent pas de générer de l’électricité sous l’effet de la lumière du soleil, elles sont aussi capables d’en stocker, si bien que l’ensemble permet de recharger deux fois un téléphone portable.

De bleue, la fleur redevient blanche, comme la vraie Annabelle des jardins, une fois vidée de son énergie.
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Pourquoi le ciel est-il bleu ?

La lumière émise par le soleil est composée d’un “mélange” de plusieurs couleurs définies chacune par une longueur d’ondes qui lui est propre.

Lorsqu’elles sont ainsi “mélangées” la lumière nous paraît blanche, mais il est possible de la décomposer (à travers un prisme par exemple) et d’observer ainsi les différentes couleurs qui la composent. C’est ce qui se produit naturellement grâce aux gouttelettes d’eau de l’air lorsque l’on voit apparaître un arc-en-ciel par temps humide.

Lorsque la lumière du soleil, à son zénith, traverse une petite quantité d’atmosphère, c’est principalement la longueur d’onde bleue qui nous parvient. Mais le soir, les rayons du soleil qui frappent la surface de la Terre de manière oblique doivent parcourir une plus grande quantité d’atmosphère. Ce sont alors principalement les longueurs d’onde correspondant à l’orange et au rouge qui sont les plus visibles.

Rémi Brague : « Vouloir être moderne à tout prix crée un terrible vide social et politique »

Par Rémi Brague, membre de l’Institut, professeur de philosophie à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne et à la Ludwig-Maximilians-Universitat de Munich, auteur de nombreux essais dont Europe, la voie romaine (1992), la Sagesse du monde (1999), La Loi de Dieu (2005), Au moyen du Moyen Âge (2008) et le Propre de l’homme (2013)

Il faut être “modérément moderne“, et non “résolument”, comme le préconisait Rimbaud dans un slogan aussi galvaudé que creux. Et prendre ses distances d’avec cette maladie, la “modernité”. C’est ce qu’explique Rémi Brague dans une série de réflexions incisives sur les notions de Modernité, de Culture, d’Histoire, de Sécularisation, de Progrès…

Le 28 mars 2014, sur Radio Courtoisie, Jean-Marie Le Méné recevait dans son Libre Journal: Rémi Brague pour son dernier ouvrage “Modérément moderne“, paru aux Éditions Flammarion:

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La “modernité” – concept souvent vide de sens dans la bouche de ceux qui s’en réclament – ne doit pas être la fin en soi de l’action politique. Plutôt que de sombrer dans le culte de cette “modernité”, mieux vaudrait savoir préciser cette notion difficile à manier.
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La pollution lumineuse : Une vraie nuisance

La nuit noire disparaît de nos villes, mais aussi de plus en plus de nos campagnes. Les astronomes, les physiciens et les biologistes parlent de pollution lumineuse. Un phénomène coûteux, qui en plus de poser un problème esthétique, a des conséquences sur l’environnement et l’homme.

Arte (05/03/2014)

La bouteille solaire souhaite éclairer 1 million de foyers d’ici 2015

La bouteille solaire, c’est d’abord une idée lumineuse qui profite aux habitants des bidonvilles du monde entier. La recette tient en trois ingrédients : une bouteille en plastique transparent, de l’eau et un peu de javel.

Une fois remplie de cette simple mixture, la bouteille est fixée à travers le toit de tôle des habitats de fortune via un trou percé pour l’occasion. La lumière du soleil se réfracte alors à l’intérieur de la pièce. L’intensité lumineuse produite équivaut à une celle d’une ampoule de 50 watts.

Économique et écologique

Si le procédé ne fonctionne naturellement qu’en journée, il représente tout de même une précieuse source de lumière. Chaque bouteille solaire permet d’économiser 17 kg de CO2 par an. Deux atouts qui expliquent le succès du concept. A la faveur de la campagne A Liter of Light soutenue par la My Shelter Foundation, Alfredo Moser, père de la bouteille solaire, espère que sa création éclairera 1 million de foyers défavorisés d’ici 2015.

A ce jour, la bouteille solaire éclaire déjà des dizaines de milliers d’habitations à travers le monde. Des Philippines où la campagne a été lancée en 2011, l’invention a depuis essaimé. Notamment en Inde, en Indonésie et en Suisse également.

Courant Positif

La production d’hydrogène abordable grâce à l’énergie solaire

Des chercheurs allemands et hollandais viennent de mettre au point une cellule solaire capable de produire de l’hydrogène et de l’oxygène par électrolyse de l’eau, ou hydrolyse. De quoi stocker l’énergie solaire et envisager un mode de production durable pour l’hydrogène, un potentiel carburant d’avenir.

Quand la lumière (flèche arc-en-ciel) atteint le système, un potentiel électrique est créé. La couche d’oxyde métallique (grad-doped BiVO4) capte une partie de la lumière et sert de photoanode. La couche est reliée à la cellule solaire (en noir) par l’intermédiaire d’un pont conducteur en graphite. La cellule reçoit également une partie de la lumière, augmentant le potentiel électrique. L’oxygène se forme alors au niveau de la photoanode, tandis que l’hydrogène est dégagé au niveau d’une spirale de platine plongée dans l’eau et qui fait office de cathode.
Quand la lumière (flèche arc-en-ciel) atteint le système, un potentiel électrique est créé. La couche d’oxyde métallique (grad-doped BiVO4) capte une partie de la lumière et sert de photoanode. La couche est reliée à la cellule solaire (en noir) par l’intermédiaire d’un pont conducteur en graphite. La cellule reçoit également une partie de la lumière, augmentant le potentiel électrique. L’oxygène se forme alors au niveau de la photoanode, tandis que l’hydrogène est dégagé au niveau d’une spirale de platine plongée dans l’eau et qui fait office de cathode.

Souvent évoqué comme le carburant du futur, l’hydrogène est un bon candidat pour alimenter les voitures dotées de piles à combustible. Mais il rencontre un plusieurs écueils : sa production avec les méthodes actuelles (comme l’électrolyse) reste chère, peu efficace, et impacte l’environnement.

Aussi, la possibilité de produire de l’hydrogène à partir d’eau et de lumière du soleil est suivie avec sérieux, et plusieurs recherches récentes en témoignent. En 2008, des chercheurs russes avaient proposé une méthode de photosynthèse artificielle dans ce but.

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