Mon docteur casse les prix : Santé discount ou santé au rabais ?

Selon une étude récente, un Français sur quatre ne se soignerait plus, faute de moyens. Pourtant, de nouveaux dentistes low cost proposent des tarifs moins élevés. Idem pour l’ostéopathie, qui n’est pas prise en charge par la Sécurité sociale mais qui voit apparaître une nouvelle génération de spécialistes pratiquant des prix bas.

Comment ces médecins parviennent à baisser leurs tarifs? La qualité des soins est-elle la même? Par ailleurs, certains personnes souhaitent quitter la Sécurité sociale et s’assurer ailleurs.

Inde : Le secteur pharmaceutique entaché par des scandales

Cet été, 700 marques de médicaments génériques testés par la société indienne GVK Bio ont dû être retirées du marché européen, à la demande de la Commission européenne.

En cause : des “manipulations systématiques de données” lors des essais cliniques. Cette décision intervient suite à la recommandation émise par l’Agence française de sécurité du médicament, en janvier dernier.

Cette nouvelle affaire ébranle la réputation de l’Inde comme leader dans le domaine pharmaceutique.

Le low-cost : La vie à prix cassés

Lancé il y a une quinzaine d’années, essentiellement par les compagnies aériennes, le low-cost a envahi presque tous les secteurs. Fleuristes, pharmaciens et gérants de salles de sport, ils taillent les prix sur mesure pour convenir à une population moins argentée. De bonnes affaires qui ravissent tout ce petit monde.

Air France : Sauvetage à “tous” prix

Des vols à des prix défiant toute concurrence, des destinations de rêve et des modes de consommation qui évoluent. De plus en plus de Français optent désormais pour des vacances plus courtes – un week-end de trois jours par exemple – dans des villes européennes ou de la Méditerranée. C’est la révolution du low cost.

Une solution qui s’est imposée dans le ciel européen, plongeant Air France dans une profonde crise. Après de longues hésitations, la compagnie aérienne a décidé de riposter avec sa filiale Transavia. Comment fonctionne cette petite compagnie. Comment réussit-elle à diviser les prix d’Air France par deux ?

Toutefois, ce n’est pas le seul défi que doit mener la compagnie tricolore. Sur les lignes internationales, de nouvelles concurrentes attirent les clients fortunés de la classe affaire avec des services et un confort luxueux. Air France est distancée et veut redevenir la compagnie du “chic à la française”. Enquête sur une compagnie aérienne, entre low cost et luxe.

La face cachée du lait

La pression économique et la logique industrielle ont rendu les méthodes de production de lait pas toujours très transparentes. Enquête pour découvrir, entre autres, les raisons qui expliquent les importants écarts de prix entre les différentes marques, le fonctionnement des exploitations géantes ainsi que les conséquences de leurs méthodes de fabrication pour la santé.

Bio: peut-on toujours avoir confiance ? La grande distribution propose aujourd’hui ces produits à prix cassé, mettant le 100 % naturel à la portée de tous. Mais comment est-il possible d’être jusqu’à deux fois moins cher que les magasins spécialisés ? Plongée dans les coulisses du bio low cost pour voir s’il tient vraiment ses promesses.

Partie 1:

Partie 2:
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États-Unis : Le business de la santé

Il ne fait pas bon tomber malade aux États-Unis. Contrairement à la France, le système de santé américain est régi par des assurances privées hors de prix. Afin de payer leurs frais médicaux, des milliers d’Américains font appel à la solidarité publique et organisent tombolas de quartiers et appels aux dons sur internet.

Quand cela ne suffit pas, les hôpitaux engagent des agences de recouvrement pour partir à la chasse de ces “mauvais payeurs” atteints d’un cancer, d’une maladie rare ou victime d’un accident.

Face à ces méthodes coup de poing, un hôpital low-cost propose des soins de qualité à bas prix. Contrairement à la pratique courante, ils affichent leurs prix avant de pratiquer les soins.

Les Damnées Du Low Cost (Vidéo)

Le 24 avril 2013, le cri des femmes du Rana Plaza et les images de centaines de cadavres sortis des décombres de l’usine textile ont fait le tour de la planète. La France, L’Europe, ont brutalement pris conscience de ce qui se joue, à des milliers de kilomètres de nous, dans les usines de confection du Bangladesh.

Le miracle low cost n’est qu’un mirage.

L’immeuble qui s’est effondré à Dacca abritait 5 ateliers de couture. Près de 4 000 ouvriers, en grande majorité des femmes, s’y relayaient jour et nuit pour un salaire de misère, 30 euros par mois. Depuis le drame, les questions se sont multipliées, qui toutes mettent en cause la sous-traitance, les conditions de travail, les mensonges et la spirale de la consommation hystérique.

Réalisé par Anne Gintzburger et Franck Vrignon (2014)

Vols low-cost : Air France contre-attaque !

Pour la vieille dame qu’est Air France, c’était une question de survie. Aujourd’hui un passager sur quatre voyage sur une compagnie low-cost pour des vols domestiques ou en Europe.

Le groupe Air France, qui a encore perdu de l’argent l’an dernier, se devait donc de contre-attaquer. C’est chose faite avec sa filiale Transavia qui applique à la lettre les règles du low-cost.

Comment Air France, qui a fêté ses 80 ans l’année dernière et dont les syndicats sont réputés puissants, arrive-t-elle à se plier à cette nouvelle organisation moins coûteuse ? Et le client est-il gagnant ?

Permis de conduire moins cher : Permis sans moniteur ?

La guerre des permis de conduire: louer une voiture double commande sans moniteur avec une réduction de -50% sur le prix du permis. C’est un vrai business qui menace selon certains les auto-écoles. 1200 euros voire plus un permis ça revient très cher à la base.

Alimentation de luxe : Les dessous du low cost

Aujourd’hui, certains mets de choix, autrefois réservés aux meilleures tables, apparaissent en grande distribution à des prix surprenants. Produit de luxe par excellence, le caviar s’achète désormais à des tarifs défiant toute concurrence sur Internet.

Fraîche, surgelée ou dans des plats préparés, la coquille Saint-Jacques figure parmi les aliments préférés des Français. Pour découvrir ce que recouvre vraiment cette appellation, direction le Pérou, où s’approvisionnent les industriels de l’agroalimentaire français.

Partie 1:

Partie 2:

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Espagne : On achève bien les chômeurs

Salarié payé en freelance, travail gratuit, période d’essai non rémunérée… En Espagne, les employeurs profitent allègrement de la désespérance des chômeurs. Florilège de ces annonces, de plus en plus nombreuses, qui prêteraient à sourire, si ce n’était à pleurer.

Entretien d’embauche au siège d’une maison d’édition allemande à Madrid:

Nous cherchons un journaliste pour se charger de la rédaction d’un magazine destiné aux enfants. Le salaire est de 1.200 euros bruts par mois. Vous devez être freelance, c’est à dire à votre compte. Les horaires seront de 9 à 17 heures du lundi au jeudi, et les vendredi de 9 h à 14 h. Ceci dit, les jours de bouclage, il faudra évidemment rester plus tard bien « …

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Les chaussures « premier prix » sont-elles dangereuses ?

Même le cuir, un matériau longtemps considéré comme « noble », n’est pas épargné par cette course au low cost. Aujourd’hui, on trouve des blousons, des sacs, des chaussures en cuir à des prix encore impensables il y a quelques années. Une paire de mocassins ou d’escarpins en peau peut ainsi être proposée à 40 euros. Comment est-ce possible?

En partie parce que de nouveaux pays se sont mis sur ce marché et pas seulement en Asie. L’Éthiopie est devenue un important fournisseur de chaussures. Le pays a toujours été un gros producteur de cuir mais depuis quelques temps, des usines se multiplient avec une main d’œuvre payée 25 euros par mois !

Mais attention dans les tanneries, les produits chimiques utilisés peuvent se retrouver dans les chaussures et vous provoquer des ennuis de santé.

Paris : Les Identitaires investissent un magasin H&M

Samedi 14 décembre à 18h, une vingtaine de militants identitaires ont occupé pacifiquement un magasin H&M près du forum des Halles. Répartis dans les rayons en brandissant des pancartes aux slogans variés (“Noël pas cher grâce aux esclaves éthiopiens” etc.) et distribuant des tracts aux clients face à une sécurité totalement débordée, il ont ainsi relayé la campagne “H&M esclavagistes”.

En effet, trouvant les “employés” chinois trop chers à leur goût, H&M a décidé de délocaliser une partie de sa production… en Éthiopie! Moins coûteux et corvéables à merci, ces Africains pourront ainsi fabriquer des vêtements bon marché destinés à des chômeurs ou des travailleurs pauvres en Europe.

C’est pour dénoncer cette économie mondialisée totalement absurde, organisée pour le seul profit financier en dépit de tout bon sens, que les Identitaires ont envahi ce magasin H&M.

Juste avant Noël, cette action symbolique n’est pas sans rappeler le happening récemment organisé contre Mattel avec la “Barbie ouvrière” : elle amène les Français et les Européens à mieux réfléchir à leur consommation et à favoriser les produits locaux au détriment des objets “low cost” fabriqués en grande série par des nouveaux esclaves.

BI

Espagne : Un aéroport sera vendu aux enchères

«Aéroport de Ciudad Real, adjugé, vendu!» Voilà la phrase qu’un commissaire priseur devrait prononcer prochainement en Espagne: la vente marque l’échec d’un projet pharaonique en pleine zone peu peuplée.

C’est l’épilogue d’un crash financier et économique: l’aéroport de Ciudad Real, à 200 kilomètres au sud de Madrid, va être vendu aux enchères prochainement. La mise de départ devrait avoisiner les 100 millions d’euros (120 millions de francs).

Située en pleine province de Castille-La Manche, la plate-forme aéroportuaire a été ouvert en décembre 2008 et comporte l’une des plus longues pistes d’Europe. Mais en deux ans d’existence, elle n’a jamais trouvé sa clientèle. Et voici un peu plus d’un an, elle a accueilli son dernier vol avant de fermer définitivement ses portes en avril 2012, deux ans après avoir été placé en liquidation judiciaire.

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La face cachée du lowcost : Enquête sur le système Ryanair [Archive]

Cette enquête d’Enrico Porsia décortique le modèle économique de la compagnie à “bas coût” Ryanair et son chantage aux subventions publiques déguisées.

On y découvre comment Ryanair exerce une pression permanente sur des collectivités territoriales et passe outre le code du travail, sur fond de directive Bolkestein et de distorsion de concurrence.

Réalisé par Enrico Porsia (2011)

(Merci à Blueman et à son remarquable blog)

Le piège du low cost

Une logique absurde s’est emparée du capitalisme financier. Le low cost en est un exemple. Comment des innovations, qui sont initialement susceptibles de faciliter la vie des plus pauvres, peuvent devenir des pièges inexorables au bénéfice des plus riches ?

Le piège fonctionne en deux temps. D’abord, sous le couvert de prix bas, il améliore le pouvoir d’achat d’une clientèle à moindre revenu. Ensuite, étendant son emprise sur la société, de manière insidieuse, il entraîne une dégradation des salaires et une explosion des inégalités à l’échelle mondiale. Tout cela est connu, mais il n’est pas inutile de résumer les faits pour les avoir clairement à l’esprit.

Il ne s’agit ni d’un complot ni d’un scandale de plus, mais bien d’une conséquence “rationnelle” d’un capitalisme financier qui s’est dévoyé.

Le low cost : une bonne idée au départ

A priori, l’idée paraît bonne, voire démocratique: permettre aux classes les plus modestes d’augmenter leur pouvoir d’achat grâce à des prix tirés vers le bas. C’est avec la fin des années 1970 et avec les années 80 que les enseignes de hard-discount commencent à populariser le modèle low cost auprès des classes défavorisées. Avec les années 2000, le modèle se généralise et l’on voit le low cost s’étendre progressivement à toute la sphère de consommation : de l’alimentation au textile, de l’automobile au transport aérien, de l’ameublement à l’hôtellerie, de la téléphonie à l’informatique, des assurances aux services à la personne.
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La crise, ce prétexte pour baisser le coût du travail, mais pas celui du capital

Comment augmenter la productivité, la compétitivité de la France ? D’aucuns répondront qu’il faut “baisser les coûts du travail”. Pourtant, l’économiste Michel Santi note que si la réduction du coût du travail a permis à l’Allemagne de baisser ses prix à l’exportation, elle a créé une société de travailleurs précaires. Et observe qu’étonnamment, les revenus nets distribués aux propriétaires de capital, eux, continuent de grimper…

Une vieille histoire…

Une confiscation en bonne et due forme de l’appareil économique a été entreprise depuis la fin des années 70 par une infime minorité qui a redistribué le produit du travail des autres largement en sa faveur. Ce ne sont effectivement pas tant nos usines, nos industries et nos entreprises qui ne sont pas productives. Cette productivité a en fait été monopolisée au bénéfice d’une élite qui a assisté, totalement indifférente, au creusement d’un fossé entre les salaires réels et la productivité.

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France : Journalisme au rabais “Made in Tunisie”

Plateforme d’assistance téléphonique, construction automobile, usines textile, etc. A l’heure d’internet, c’est maintenant l’info qui se délocalise. Plusieurs sites d’information locale en France sont en réalité écrits depuis… la Tunisie.

Alerté par des annonces d’emploi publiées par la société Hi-Content, le site Arrêt sur Image a mené l’enquête. “Une agence basée à Tunis travaille en réalité pour plusieurs médias d’information locale en France: Bordeaux.actu.fr, Lyon.actu.fr, et Toulouse.actu.fr“.

Les conditions de travail, elles, relèvent de l’exploitation. “L’agence emploie 25 personnes, qui n’ont pas le statut de journalistes. Ce sont tous des diplômés bac+5 ou +6, diplômés d’économie, de finance, de langues. Aucun d’entre eux n’a jamais travaillé dans la presse“. Les salariés sont payés environ 300 euros par mois, et doivent produire entre 10 et 15 articles par jour.

Un salarié évoque “de l’esclavage moderne. Nous sommes même soumis à des tests de rapidité, et devons écrire 50 mots par minute”. Leur statut est très précaire : “pas de contrat de travail, et on est payés en cash. Si on arrive dix minutes en retard, on est immédiatement virés“.
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Nos vies discount

Le discount, potentiel remède à la crise économique qui frappe le monde entier, étend un peu plus chaque jour son champ d’influence. De l’habillement au tourisme, de l’automobile à l’alimentaire, le low-cost touche tous les secteurs.

Inventé après la Seconde Guerre mondiale, en Allemagne, le discount est un avatar de la crise qui génère des dizaines de milliards de dollars. Ce road-movie, voyage de 8000 kilomètres, lève le voile sur ce nouveau modèle de consommation.

Car derrière ses promesses, le discount menace de déconstruire les modèles sociaux en place, d’appauvrir les salariés et de nourrir la crise.

Émission “Infrarouge” diffusée sur F2 le 29/01/2013

Consommer en temps de crise

Low cost, achats d’occasion ou groupés, location, troc… 
Les consommateurs développent de nouvelles stratégies auxquelles 
les industriels cherchent à s’adapter. Ce faisant, une modification
 durable des modes de consommation s’opère.

Baisse du pouvoir d’achat, crainte du chômage, incertitudes quant à l’avenir… Les Français n’ont d’autre choix que de s’adapter. Différentes « solutions » s’offrent – ou s’imposent – à eux : consommer moins, moins cher, « mettre la main à la pâte » ou encore partager.

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Espagne : Prises de sang low cost

Des prises de sang à moindre coût et un paiement en fonction de nos moyens ? Telle est l’initiative mise en place par un pionnier Jordi Martí, un entrepreneur espagnol dont la volonté et l’ingéniosité ont permis à des centaines de milliers de personnes d’être dépistées pour de nombreuses maladies.

États-Unis : Walmart, l’envers du décor du low-cost

Walmart est une entreprise américaine multinationale spécialisée dans la grande distribution. Fondée en 1962, elle s’est rapidement développée en Arkansas, puis a dominé tous les États-Unis pour commencer à s’internationaliser à partir de 1991. En Europe, les magasins sont présents en Grande-Bretagne et Walmart s’attaque désormais au marché asiatique.

Installé en Chine depuis 1996, le groupe employait une trentaine de milliers de travailleurs dans ce pays en 2006. Il est également présent au Japon sous l’enseigne Seiyu. En 2005, 20 millions de clients fréquentaient les magasins Walmart en moyenne chaque jour.

En 2012, avec des ventes s’élevant à 447 milliards de dollars et 15,7 milliards de dollars de bénéfices, Walmart est la troisième entreprise mondiale en termes de chiffre d’affaires derrière Shell et ExxonMobil. C’est le premier employeur privé aux États-Unis avec 1,2 million de salariés, appelés « associés », mais aussi celui du Mexique sous l’enseigne Walmex.

Avec 2,1 millions de salariés travaillant dans plus de 6.100 supermarchés et hypermarchés (mais aussi dans les filiales), le groupe peut revendiquer le titre de plus grosse entreprise du monde, mais derrière cet apparent succès commercial c’est tout le petit commerce américain qui a été dévasté.

Partie 1:

Partie 2:

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Toxiques fringues

Elise Lucet et son équipe se sont plongés au cœur du business du textile afin de mieux comprendre les rouages de la mode « low-cost ». En 10 ans, les tarifs du prêt-à-porter ont sensiblement chuté en France, mais pour quelle raison ? Entre travail d’enfants, violations des lois, mise en danger de la vie des travailleurs, l’envers du décor est bien sinistre. Entre le Bangladesh, l’Inde et la France, Cash Investigation a réussi à démontrer la « complicité » de grandes marques aux discours « éthiques » employant des sous-traitants plus que douteux.

Partie 1

http://www.dailymotion.com/video/xr0iwd

Partie 2

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Inde : Le nouveau paradis des avionneurs

Les constructeurs aéronautiques se frottent les mains. Ils voient se profiler devant eux un nouveau marché juteux : l’Inde. Selon les prévisions, présentées jeudi 15 mars par Airbus, l’Inde en effet va s’imposer comme l’un des principaux acquéreurs d’appareils lors des deux prochaines décennies.

Airbus estime les besoins des compagnies indiennes à au moins 1 040 avions dans les vingt ans à venir. Une manne évaluée, prix catalogue, à 145 milliards de dollars (un peu plus de 110 milliards d’euros).

HAUSSE DE 7,2 % PAR AN DU TRAFIC

Cette soudaine boulimie d’avions neufs ne doit rien au hasard. Ces prochaines années, le sous-continent indien va devoir faire face à une très forte croissance du marché passagers. Selon le constructeur européen, le trafic devrait augmenter en moyenne de 7,2 % par an. Une progression bien supérieure aux 4,8 % de hausse moyenne attendue dans le reste du monde.

Surtout, précise Airbus, “les compagnies les plus prospères enregistrent une augmentation moyenne de leur trafic passagers de plus de 15 %”. Cette hausse est liée “à l’enrichissement des populations qui ont besoin de se déplacer”, explique le constructeur américain Boeing.

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Maroc : Nouvelle usine Renault, symbole de notre suicide économique !

Chômage des travailleurs européens ou profits des multinationales dans les pays émergents fournissant des produits manufacturés à l’Europe : il va falloir choisir ! Sinon la révolte éclatera d’une façon inéluctable lorsque le taux de chômage sera tellement insupportable que la folie libre échangiste mondialiste apparaîtra comme un nez au milieu de la figure !

Pour l’instant, nous sommes seulement à mi-chemin de la gigantesque entreprise de désindustrialisation initiée dans les années 1950 aux États-Unis pour favoriser les grandes entreprises américaines, et dont le flambeau a été depuis repris par toutes les sociétés multinationales de la planète ! Pendant ces trente dernières années, la France a perdu trois millions d’emplois industriels, l’une des principales raisons de la crise de notre dette souveraine ! Si un protectionnisme douanier ne se met pas en place d’une façon urgente, les choses vont encore aller en s’accélérant ! L’oligarchie mondiale  managériale, actionnariale et financière a des intérêts en totale contradiction et en opposition frontale avec le désir des peuples européens de garder leur « savoir faire » et leur emploi !

L’usine géante Renault de Melloussa au Maroc

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L’imposture du “low cost”

Jusqu’où peut mener un libéralisme à tous crins ? Deux journalistes répondent pour une bonne partie à cette question que peuvent se poser certains consommateurs.

Les Éditions du Moment ont publié début novembre un livre qui a fait une entrée très remarquée sur les étals des libraires, « No Low Cost », des journalistes Bruno Fay et Stéphane Reynaud. Réel pavé dans la mare, les deux auteurs dénoncent l’imposture du low cost.

A contre-courant des circuits de consommation actuelle, ils révèlent l’imposture du low cost, grâce à des témoignages et des interviews inédites, et les véritables rouages du business low cost dans le tourisme, la santé ou encore la mode !

« La valeur des choses disparaît », constatent les auteurs, « emportant avec elle la valeur du travail, la valeur humaine. Le chaos. Notre système entre dans une spirale négative, un maelström vertigineux et infernal où tout devient moins cher, moins bon, moins innovant, moins social, moins écologique et moins durable. »

Bruno Fay et Stéphane Reynaud prédisent la naissance d’une « sous-civilisation » : « On n’ose plus parler d’achats du pauvre ou d’achats cheap, alors on essaie de persuader les gens qu’ils sont malins. En fait, il n’y a pas de consommateurs malins mais des gens qui n’ont pas le choix. »

Si on ne peut pas condamner la recherche du bas prix, on ne mesure pas toujours les conséquences d’une telle politique commerciale qui, sur le plan social et du droit du travail, sont parfois critiquables. Lire la suite

Le débat sur les retraites occulte celui sur l’horizon bouché de la jeunesse

Addendum : Z comme Zemmour du 28 mai 2010.

« On s’occupe trop des retraités, pas assez des jeunes »


(Merci à SPOILER)

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Le débat sur les retraites occulte celui sur l’horizon bouché de la jeunesse

Par Louis Chauvel.

Au dernier trimestre 2009, le taux de chômage des jeunes a battu un record historique : 24 %. Les enquêtes de conjoncture de l’Insee montrent depuis deux ans un pessimisme exceptionnel de nos concitoyens vis-à-vis de notre avenir. Au-delà des indicateurs de la conjoncture, les questions structurelles préoccupantes pour le long terme de notre pays s’accumulent et nous ne voyons dans ce contexte avec quels moyens les nouvelles générations pourraient améliorer leur sort.

L’échec de la France à l’entrée dans la société de connaissance, la misère de l’université low cost, la situation toujours plus problématique de nos banlieues, voilà parmi bien d’autres les difficultés que doit affronter notre jeunesse, qui exigeraient des financements urgents et un effort de l’ensemble de la collectivité pour surmonter le défi de la décennie qui vient. Mais tout cela semble ne compter pour pas grand-chose par rapport au seul enjeu qui passionne le public : celui de l’avenir de “notre retraite.

Peu importe l’horreur économique, si nous pouvons disposer après 60 ans d’argent et de loisir pour oublier les peines de la vie de travailleur, comme 15 millions de nos concitoyens.

Dans ce contexte, quelques voix timides s’entendent à droite et à gauche pour rappeler le relatif bien-être des retraités d’aujourd’hui, et leur capacité à contribuer ne serait-ce que modestement à l’effort de la nation : la décote de 10 % pour “frais professionnels” de l’impôt sur le revenu des retraités, l’alignement du taux de la CSG des seniors sur celle des cotisants, voilà de bien modestes propositions en regard des efforts qu’il faudrait mener urgemment pour financer notre avenir collectif.

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Inquiétudes sur l’après-prime à la casse

Les constructeurs automobiles, réunis au Salon de Genève, s’attendent à une chute de leurs ventes en Europe. Tous espèrent néanmoins y gagner des parts de marché, grâce au lancement de nouveaux modèles.

Placés sous oxygène l’an passé, les constructeurs européens ont pourtant pour la plupart basculé dans le rouge. Et 2010 s’annonce d’autant plus compliqué pour eux qu’ils vont devoir réapprendre à respirer seuls. En raison de l’arrêt ou de la diminution des primes à la casse, qui avaient soutenu à bout de bras les principaux marchés du Vieux Continent, PSA Peugeot Citroën anticipe ainsi un repli des marchés européens de 9 % cette année, Renault un recul de 10 % et Ford un plongeon de 15 %.

Les bonnes immatriculations de janvier et février (+ 17,8 % en France le mois dernier) «ne reflètent que les commandes prises en décembre», a estimé mardi au Salon de Genève Carlos Ghosn, le PDG de Renault. Ce dernier prévoit un fléchissement des ventes à partir du printemps.

«Nous nous attendons encore à un fort vent contraire en Allemagne et en Europe en général», a souligné de son côté Martin Winterkorn, le patron de Volkswagen. Le marché allemand, après avoir décollé en 2009 grâce à la prime à la casse, pourrait perdre plus d’un million de voitures cette année.
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Demain, l’effondrement du secteur aéronautique ?

Les questions que soulève cet article ont, pour l’essentiel, déjà été posées ici. Il nous a paru intéressant de publier ce point iconoclaste de l’actualité.

AIG et ILFC se débattent dans les difficultés, les CDS (credit default swaps) de ILFC se négocient à 726 points de base (7,26 %) [ce qui signifie que se garantir contre un défaut de paiement par ILFC est devenu très cher].

ILFC ne vous dit sans doute rien, sauf aux initiés, mais c’est, en fait, le plus gros client d’Airbus et de Boeing.

C’est une entreprise de crédit-bail et une filiale d’AIG, [laquelle a été] copieusement gonflée de fonds fédéraux [de sauvetage], pour 182,3 milliards de dollars.

C’est là que le bât blesse désormais. Il devient de plus en plus explosif, politiquement, de vouloir aider les grandes entreprises, celle-là en particulier, et la dégradation de [la note de] ILFC par l’agence de notation Moody’s est, en fait, une peine de mort à peine voilée. La date fatidique est le 15 novembre 2010 [limite de l'engagement d'AIG à sauver sa filiale si elle ne peut se financer ailleurs].

Du côté des compagnies aériennes, c’est un long martyrologe. 38 compagnies européennes ont cessé leur activité depuis 2008, la plupart des low-cost, des charter, des petites. C’est bien cela le pire, car c’étaient les moins dépensières.

Signe de crise, les billets d’avions seront assurés contre la défaillance du transporteur.

Une décision de Justice, qu’on peut qualifier de “bien orientée politiquement” a privé les employés de British Airways de leur grève. Tant mieux. Comme ça, on ne pourra pas sortir que “c’est la faute des grèves et de l’irresponsabilité du personnel”.

La disparition du droit de grève en Grande Bretagne n’empêche visiblement pas les faillites, bien au contraire. Lire la suite

(26.10.2009)

► Réactions au “rebond” de la consommation en septembre

- Nicolas BOUZOU (Asterès): “Merci la prime à la casse !”
- Marc TOUATI (Global Equities): “La consommation reste sous perfusion publique et demeure par là même très fragile.”
- Alexander Law (Xerfi): “Le fond du problème demeure inchangé: même si les Français conservent une forte envie de consommer, les tensions sur leur pouvoir d’achat vont être de plus en plus fortes au cours des prochains mois. Ces derniers temps, l’absence d’inflation a été une bénédiction, mais cette situation ne perdurera pas. Surtout, la poursuite de la détérioration sur le marché du travail va avoir un triple effet négatif sur la consommation des ménages.” Boursorama

► Ce qu’Air France veut vous faire payer pour réaliser des économies

Outre un plan de 1.680 départs volontaires d’ici la mi-mai, Air France va mettre fin au “tout compris” en classe économique, sur le modèle des low cost pour tenter d’enrayer les effets de la crise (paiement pour l’enregistrement d’un bagage en soute, plateaux repas…) La Tribune

► Les feuilles de soins «papier» bientôt taxées

La Sécu veut pousser les médecins récalcitrants (1/4 des généralistes ne télétransmet pas régulièrement) à adopter la carte Vitale, moins coûteuse. Ainsi les parlementaires ont autorisé l’Assurance-maladie à appliquer aux professionnels de santé une pénalité par feuille de soins «papier», de l’ordre de quelques dizaines de centimes. La mesure doit entrer en vigueur en janvier prochain. Le Généraliste

► Renault patine en Inde

Le constructeur a du mal à vendre sa Logan, encore trop chère pour les classes moyennes indiennes. Un autre projet de voiture très bon marché – à 1.600 euros – prend du retard. Le Figaro