L’État est-il mauvais payeur ?

600 milliards d’euros: c’est le montant des dépenses de l’État chaque année. Envers les particuliers et salariés, les PME ou les grandes entreprises, l’État est un client exigeant mais souvent mauvais payeur. Pourtant, la loi l’oblige à régler ses factures dans les trente jours, et il doit être exemplaire. C’est loin d’être toujours le cas, et parfois, ceux qui vivent de ses commandes tremblent.

Le mauvais élève? Le ministère de la Justice. Rencontre avec le directeur d’une fourrière ou encore une psychologue et experte judiciaire. Tous, qu’ils soient entreprise ou indépendant, sont asphyxiés par les retards de paiement de l’État, qui n’oublie cependant jamais de réclamer son dû en impôts et taxes.

Même les fonctionnaires ne sont pas à l’abri. Les militaires, par exemple, sont victimes d’un logiciel de paie qui accumule les bugs. Entre difficultés budgétaires et dédales administratifs, comment de telles erreurs peuvent-elles se produire?

Considérations éthiques à l’ère du journalisme robotisé

Dimanche soir, les robots-journalistes du journal Le Monde produiront – comme la semaine dernière *- résultats et fiches d’élections par milliers, très rapidement. Cette initiative arrive après celle de l’agence américaine Associated Press (AP) laissant depuis quelques semaines des machines écrire les résultats financiers ou sportifs.

Car les journalistes sont enfin disponibles pour des tâches plus gratifiantes, à plus forte valeur ajoutée. Vérifier, donner du sens, notamment. Ce qu’on leur demande, d’ailleurs !

Il n’empêche ! Des questions légitimes, souvent éthiques, se posent. Tom Kent, directeur adjoint de la rédaction d’AP, responsable des standards d’écriture et des guides de style de l’agence de presse, vient d’en lister 10.

1 – Les données d’origine sont-elles fiables ?
Lire la suite

Citation du jour (Rediff.)

« La substitution logicielle, qu’elle serve aux conducteurs, aux serveurs ou aux infirmières, évolue. Au fil du temps, la technologie va faire chuter la demande pour ces emplois, et plus particulièrement en ce qui concerne les emplois peu qualifiés. D’ici à 20 ans, la demande de main-d’œuvre pour beaucoup de secteurs sera très inférieure. Je ne pense pas que les gens l’établissent dans leur modèle mental. » - Bill Gates

(Phrase prononcée en mars 2014 lors d’une session organisée par le « think tank » The American Enterprise Institute).

Pourquoi le journalisme échapperait-il à la révolution robotique ?

Après l’informatisation et la numérisation, la robotisation. La mise en scène éditoriale est déjà sous le contrôle des robots. Article le plus lu, partagé, tweeté, commenté, les algorithmes ont déjà pris possession des pages d’accueil des sites Web des grands médias. Ces logiciels vont jusqu’à décider quel titre ou illustration suscitera le plus de clics.

Outre-Atlantique, les éditeurs vont plus loin. Pour être encore plus rapides, ils ont créé des robot-rédacteurs assurant le fastidieux travail des petites mains des rédactions. Comptes rendus de dépêches d’agence, brèves, agenda etc. Autant de tâches sans grande valeur ajoutée, quoique formatrices.

Les éditeurs se félicitent : quand un journaliste produit 300 brèves par trimestre, un robot en fabrique 4.400. Les journalistes se rassurent. Un reportage sur le terrain, une enquête d’investigation ou un portrait à la Libé, ce n’est pas demain qu’un robot pourra rivaliser. Certes. Mais l’automatisation n’est pas sans enjeu : celui de la métamorphose digitale des entreprises de presse.

Dans les rédactions, les journalistes ont déjà des robots pour collègues.” Alice Antheaume, directrice adjointe de l’école de journalisme de Sciences-Po, est formelle, elle les a vus. Mais elle n’est pas inquiète et continue à former une vingtaine d’élèves par an. Après avoir été capable de suppléer au labeur physique des humains, la machine remplace le travail intellectuel des journalistes. Jusqu’ici, seule la rédaction de base, à faible valeur ajoutée – se défendent les éditeurs – est assumée par les robots.
Lire la suite

Visitez le système solaire

Vous rêvez d’explorer le système solaire mais vous n’avez pas les moyens de vous offrir un vaisseau spatial? C’est désormais possible grâce à « Eyes on the Solar System », un logiciel gratuit mis à disposition du public par la NASA.

Présenté dans cette vidéo par l’ingénieur Jon Nguyen, ce gratuiciel vous permettra de flâner en temps réel au milieu des lunes et des astéroïdes qui tournent autour de notre Soleil. Décollage dans 3, 2, 1…

Fasciné par l’astronomie depuis sa plus tendre enfance, Jon Nguyen a réalisé son rêve en obtenant un diplôme de la prestigieuse université de Los Angeles UCLA avant de rejoindre la NASA. Avec son équipe, il a développé un logiciel permettant d’observer une visualisation 3D du système solaire en temps réel.

Facile d’utilisation, ce logiciel baptisé « Eyes on the Solar System » (Regard sur le Système Solaire) possède une interface similaire à Google Earth et permet d’observer la plupart des satellites principaux autour de la Terre et du Soleil. Vous pouvez le télécharger gratuitement depuis le site Internet de la NASA.

Apple bride-t-il les “vieux” iPhones pour vendre ses nouveaux modèles ?

Un économiste américain analyse cette théorie de l’obsolescence programmée des smartphone d’Apple que les utilisateurs constatent à chaque lancement d’un nouveau modèle.

Le dernier iPhone a été dévoilé par son constructeur Apple. Et il est probable que peu de temps après, nombre d’utilisateurs vont constater que leur désormais “vieil” iPhone est soudain beaucoup plus lent. C’est du moins ce qu’a constaté Sendhil Mullainathan, professeur d’économie à l’université de Harvard aux États-Unis…

Ayant fait part de cette expérience personnelle à ses étudiants, le professeur a ainsi titillé la curiosité de l’une d’entre elles, Laura Trucco. Cette dernière s’est alors mise en quête de données statistiques pour vérifier si d’autres personnes avaient constaté elles aussi ce phénomène. Le résultat de ces investigations est raconté par le professeur dans un article du New York Times.

Lire la suite

Hongkong : Le premier robot-patron nommé dans un conseil d’administration

Si jamais vous en doutiez, voici une preuve que les robots nous remplaceront un jour au bureau. Le 13 mai, la société hongkongaise Deep knowledge ventures, ou DKV, a nommé un algorithme à son conseil d’administration. Le logiciel siégera donc aux côtés d’êtres en costume, qui respirent et sûrement diplômés d’universités prestigieuses.

Spécialisée dans les investissements en capital risque, DKV s’implique dans des sociétés privées et publiques des secteurs de la lutte contre le cancer, de la médecine régénérative et des traitements personnalisés.

La mission de l’algorithme, nommé Vital, sera donc d’analyser les résultats prévisionnels, les premiers tests de médicaments, la disponibilité des brevets et les levées de fonds précédentes des sociétés dans lesquelles DKV envisage d’investir.

Sixième membre du conseil d’administration, le logiciel participera à la prise de décision de l’entreprise, recommandera ou au contraire écartera des investissements trop risqués. Vital -un acronyme qui signifie “outil de validation pour les investissements dans la recherche scientifique”- a été développé par une société britannique, Aging analytics. “Il prend ses décisions de façon totalement indépendante”, précise le communiqué de presse.

Lire la suite

Contre le colonialisme numérique : Manifeste pour continuer à lire

Tableau interactif, ordinateur, tablette: le numérique pénètre les écoles. Ces nouveaux outils servent-ils l’apprentissage et la pédagogie? Ou les intérêts commerciaux des géants de l’Internet et de l’électronique? Roberto Casati, philosophe spécialiste des sciences cognitives, s’interroge sur les conséquences de ces technologies.

Selon lui, elles altèrent nos capacités à lire avec attention, à se concentrer. Sans que les élèves en sachent beaucoup plus sur le fonctionnement d’un ordinateur, d’un logiciel ou d’un moteur de recherche. « Ce qui compte, pour les géants de ce système, c’est que vous soyez connectés en permanence afin de pouvoir vous proposer continuellement des produits. » Entretien.

Pourquoi la tablette ne vous semble-t-elle pas adaptée à la lecture ? Quels sont au contraire les avantages du livre papier ?

Roberto Casati [1] : D’après des spécialistes de la lecture comme Maryanne Wolf [2], les enfants qui appartiennent à des familles qui les font lire ou leur lisent des livres ont un lexique presque double, vers leurs dix ans, par rapport aux enfants qui n’ont pas ce privilège. L’école devrait permettre à ce dernier groupe de rattraper ce désavantage, c’est une question d’équité.

Lire la suite

L’ordinatisation va faire disparaître le travail et l’emploi

Paul Jorion, chercheur en sciences sociales, explique comment «l’ordinatisation» des métiers va tuer – et tue déjà – l’emploi à petit feu.

Selon une étude réalisée par deux chercheurs de Harvard, 47% des emplois pourront être confiés à des ordinateurs d’ici 20 ans. Pis, il faudra trouver des moyens de «s’occuper», de passer le temps. Il y a quelques mois, David Graeber, cet anthropologue américain avait écrit une tribune sur des métiers «inutiles»

En 1930 déjà, l’économiste anglais John Maynard Keynes prédisait – dans une fiction – qu’un siècle plus tard, on pourrait se contenter de travailler 15 heures par semaine, et que le principal problème résiderait dans la répartition du travail. Paul Jorion, chercheur en sciences sociales, partage ce point de vue. Il explique comment les humains perdent peu à peu le monopole du travail, et pourquoi ce phénomène va s’accentuer.

Que peut-on dire de ce chiffre? 47% des emplois peuvent-ils vraiment être remplacés par des ordinateurs en seulement 20 ans?

Paul Jorion – Disons que la manière dont il a été obtenu – essentiellement à partir de préjugés – est assez discutable. Mais en lui-même, il est exact… Il pourrait même être encore plus élevé, dans la mesure où les métiers concernés par cette mutation ne sont pas uniquement les métiers manuels, mais aussi les métiers dits «intelligents».

Mais l’homme a naturellement tendance à mettre son intelligence au dessus de tout, et aime à penser qu’il est irremplaçable! L’ordinatisation des métiers va à la fois toucher les métiers «simples» et «complexes», ce sont les métiers qui allient travail manuel et réflexion qui seront plus difficilement remplaçables.

Aujourd’hui, où en sommes-nous de cette «ordinatisation»?

Lire la suite

Richard Stallman & Le logiciel libre

Richard Stallman, le père du logiciel libre, combat plus que jamais la “tyrannie” des géants du logiciel privatif. Pour lui, “un programme non libre est une injustice” et une atteinte aux droits humains. Dans sa ligne de mire, Microsoft (Windows), Amazon (Kindle), ou encore Apple (MacOS), qui imposent leur pouvoir sur les utilisateurs.

La liberté, l’égalité et la fraternité, sont, selon Richard Stallman, les valeurs intrinsèques du logiciel libre, portées par l’ensemble de la communauté.

Quant aux logiciels “privateurs”, ils portent en eux un réel potentiel de contrôle, où le flicage et le fichage se retourneraient contre les utilisateurs…


Richard Stallman & le logiciel libre – Liberté… par rikiai

Stuxnet n’est pas clair – Cyberguerre contre l’Iran ?

Étrange histoire que celle de Stuxnet, un logiciel informatique malveillant (un «cheval de Troie» ) qui agite beaucoup le monde de la cybersécurité. Repéré depuis juillet, ce virus pourrait bien présenter la particularité d’être le premier vrai outil de cybersabotage (une arme de cyberguerre ou de cyberterrorisme, si l’on préfère) capable de s’en prendre sérieusement à des infrastructures vitales.

La centrale nucléaire de Bushehr, en Iran

Résumons : le virus se propage par des clefs USB et profite d’une faille de Windows, il est nocif et sophistiqué, il aurait été repéré en Inde et en Indonésie, il s’en prend à des systèmes dits Scada (Supervisory Control and Data Acquisition)… Jusque-là, rien de très passionnant pour le non-spécialiste.

Jusqu’à ce qu’il tique en lisant deux informations : Stuxnet s’en prend à des systèmes qui programment des automates de chez Siemens et 60 % des vers repérés l’ont été sur le territoire iranien selon Symantec.

De là, certain ont commencé à déduire que Stuxnet, qui pourrait, par exemple, mettre en panne une centrifugeuse, serait une arme secrète destinée non pas à prélever des informations secrètes, mais à paralyser la centrale iranienne d’enrichissement de l’uranium à Bushehr. Même si Siemens (qui avait installé certains des systèmes iraniens) le dément, l’hypothèse d’une attaque informatique (gouvernementale ?) contre la nucléarisation de l’Iran commence à avoir beaucoup d’adeptes.

Lire la suite

La crise en musique

Johannes Kreidler, un artiste allemand, s’est amusé à mettre en musique la crise économique mondiale en convertissant des cours de bourse (dont ceux de Lehman Brothers, Warner Music ou General Motors), des niveaux de chômage ou de ventes d’armes en partitions musicales, arrangées ensuite par un logiciel d’accompagnement musical. Étonnant.

Image de prévisualisation YouTube

Le logiciel libre ne connaît pas la crise

Pour 2010, une étude souligne que le Vieux Continent bénéficie d’une croissance de plus de 40 % dans ce secteur. Une hausse avant tout portée par les pays les plus en retards dans ce domaine, alors que la France est en tête du peloton européen.

Linux vs Windows

Un marché de 5,1 milliards d’euros en 2009 et une croissance qui ne montre aucun signe de faiblesse. Non décidément, le secteur du logiciel libre n’a vraiment pas l’air d’avoir subi les soubresauts économiques de la crise. Et l’avenir n’en est pas moins radieux : selon une étude menée par le cabinet Pierre Audoin Consultants, la croissance européenne du marché du logiciel libre devrait flirter avec la barre des 44 %.

Et dans cette affaire, la France tient son rang : “la France est le plus gros marché en Europe” et “le plus mûra souligné Mathieu Poujol, consultant chez Pierre Audoin Consultants. D’ailleurs, le marché français pèse pas moins de 1,47 milliard d’euros.

Un bémol toutefois, la croissance du logiciel libre en France est moins soutenue que dans d’autres pays : 33 % l’année dernière et 30 % cette année, selon les projections du cabinet.
Lire la suite

(21.10.2009)

► Islande : une bulle d’oxygène

Reykjavik vient de conclure ce dimanche un accord avec les Pays-Bas et la Grande-Bretagne. Il porte sur le remboursement de plus de 3,5 milliards d’euros à ces deux pays. Ils avaient assuré les dépôts de 400.000 épargnants après la faillite de la banque Landsbanki. Euronews

► Grèce : situation économique “explosive”

Le nouveau Premier ministre grec, George Papandreou, a déclaré vendredi que la situation économique dans son pays, maillon faible de la zone euro, nécessitait des restrictions budgétaires. “Le peuple grec nous a confié le gouvernement à l’un des moments les plus critiques de l’histoire de la Grèce. La situation de notre économie est explosive.” L’Express

(Merci à Christopher Johnson)

► Hollande : DSB Bank déclarée en faillite par la justice

L’établissement spécialisé dans le crédit aux particuliers a été placé lundi dernier sous la tutelle de la banque centrale après que des clients de DSB ont retiré 600 millions d’euros en 12 jours. Depuis, le propriétaire et fondateur de DBS, Dirk Sheringa, a tenté de trouver un repreneur, sans succès. Un plan de conversion de 100 millions d’euros de dépôts en actions et d’une injection de capital de 100 millions d’euros de l’État ne s’est pas non plus concrétisé. Yahoo

► CMA CGM : perte de 515 millions de dollars au 1er semestre

CMA CGM, numéro trois mondial du transport maritime de conteneurs, a accusé au premier semestre une perte de 515 millions de dollars (environ 345 millions d’euros) imputable à la chute des volumes observée depuis le début de l’année. La société qui emploie 17.000 personnes dans le monde, dont 4.000 en France, a dû annoncer fin septembre la mise en place d’un comité de pilotage avec ses 63 banques pour restructurer sa dette.

Yahoo

► 2009, l’année noire de l’informatique

Le cabinet d’études Gartner annonce que 2009 sera la pire année qu’ait connu l’industrie informatique. Il estime que les dépenses informatiques ne renoueront pas avant 2012 avec leur niveau de 2008. Les dépenses dans les télécoms diminueraient de 4% en 2009, à $2.900 milliards environ. Les dépenses de logiciels baisseraient de 2,1% en 2009. Reuters