“Les routes du miel” : Un livre pour redécouvrir l’abeille

Photographe indépendant depuis 1989, Éric Tourneret est aujourd’hui internationalement reconnu comme le « photographe des abeilles ». Cela fait 10 ans qu’il travaille uniquement sur les abeilles. Depuis qu’en 2004, il a appris que l’espèce était en train de mourir à cause des pesticides. Le photographe a grandi dans la campagne. “Pour moi, un monde sans abeilles, c’était un monde sans vie“, il vit actuellement en Ardèche.

Son enfance près d’Annecy, entre lac et montagne, le sensibilise à la beauté des milieux naturels. À 17 ans, il découvre l’Afrique, le voyage, le désert, et rencontre d’autres cultures. Il est initié à la photographie dans l’univers des studios, où il côtoie des photographes de mode et de publicité, spécialistes de la lumière et de la création visuelle.

En 2004, sensibilisé à la disparition des abeilles par la lutte des apiculteurs français pour l’interdiction des insecticides systémiques, Éric commence un travail de fond sur l’apiculture en s’immergeant dans la vie de la ruche. Exposées à l’Orangerie du Sénat en 2006, ses photographies novatrices sont rassemblées dans un premier ouvrage, Le Peuple des abeilles et font l’objet de nombreuses publications dans la presse internationale.

En 2007, il élargit ses investigations à l’international en une série de reportages sur la relation des hommes aux abeilles, de la cueillette la plus archaïque à l’apiculture industrielle et commerciale, au Népal, au Cameroun, en Russie, en Argentine, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, aux USA, en Roumanie… Son travail est édité en 2009 sous le titre Cueilleurs de miel.
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Daniel Cohen : « La croissance économique est notre nouveau Dieu »

Dans son dernier essai, “Le Monde est clos et le désir infini“, chez Albin Michel, l’économiste Daniel Cohen examine notre modèle économique et propose des pistes pour apprendre à vivre sans croissance. À l’ère de la révolution numérique, peut-on encore compter sur une hypothétique croissance pour réduire le chômage?

Statactivisme : Des chiffres en lutte

Deux ouvrages font ressortir l’importance de la quantification dans les technologies de pouvoir contemporaines et les formes de résistance à celle-ci. Pourtant, l’activisme en faveur d’un usage émancipateur et non asservissant des chiffres est-il une réalité ou un horizon souhaitable?

L’utilisation de nombres pour définir les contours de l’action publique n’est pas chose nouvelle: l’étymologie même du mot « statistique » en est une illustration notoire [1]. De même, leur invocation dans le cadre de débats publics n’est pas chose récente, Theodore M. Porter fait ainsi remonter aux années 1830 « la déferlante de chiffres qui a englouti tant d’aspects de la vie sociale, gouvernementale et scientifique » (S, p. 249).

Depuis maintenant plusieurs années, les travaux de sociologie de la quantification se sont multipliés pour étudier les principes et les effets de cette mise en nombres du monde social qui accompagne bien souvent sa mise en ordre.

Parus à une année d’intervalle dans la même collection et initiés par les deux mêmes auteurs (I. Bruno et E. Didier) qui cosignent le premier et codirigent (avec J. Prévieux) le second, Benchmarking. L’État sous pression statistique (B) et Statactivisme. Comment lutter avec des nombres forment un diptyque (S) qui entend à la fois présenter une série d’études empiriques et fournir des outils à des mouvements militants [2], en les familiarisant avec certaines démarches de sciences sociales, en particulier celles initiées par A. Desrosières et L. Boltanski [3], qui tous deux contribuent au second des deux ouvrages.
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La transition numérique

La transition numérique va-t-elle nous mener au chaos et à la régression sociale, ou sera-t-elle un moteur d’évolution pour nos sociétés? Invités pour en débattre, le philosophe Pascal Chabot, qui publie “L’âge des transitions” et l’écrivain autrichien Marc Elsberg, dont le thriller “Black out – Demain il sera trop tard“, a rencontré un succès retentissant.

Institut Tavistock : « Techniques de manipulation mentale et de contrôle social » (Audio)

AVERTISSEMENT : La rédaction de Fortune ne souscrit pas à l’ensemble des thèses et conclusions présentées par les auteurs.

Émission diffusée sur la radio Méridien Zéro le 30 janvier 2015 proposant de lever un voile sur ce qui constitue le principal laboratoire de manipulation et formatage des opinions publiques occidentales, et ce depuis quasiment un siècle.

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Pour nous en donner un aperçu, les invités Thibault Philippe et Maurice Gendre proposent ci-dessous une très riche biblio et “sitographie” afin que vous puissiez compléter la présentation de ce soir.
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Les recettes-clé pour nourrir 9 milliards de personnes en 2050

Le livre «The End of Plenty: The Race to Feed a Crowded World” (“La fin de l’abondance: la course pour nourrir un monde surpeuplé“) préconise une révolution bleue et une révolution rose pour pouvoir faire face à l’augmentation de la population mondiale.

En 2050, la Terre devrait compter 9 milliards de bouches à nourrir. Il faudra alors produire autant de nourriture qu’on en a produit depuis le début de l’agriculture pour alimenter tout le monde, explique Joel K. Bourne Jr., ex-rédacteur en chef de National Geographic sur NPR, la radio publique aux États-Unis.

La hausse démographique est d’autant plus problématique qu’on est arrivé à la fin de la révolution verte du siècle dernier. Les rendements atteignent un plafond, même s’il reste des innovations à venir dans les OGM, comme le riz c4 qui pourrait augmenter la production par 50% ou le riz qui peut résister aux inondations.

Les cultivateurs marins
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Petit traité d’anti-écologie…

Petit traité d'anti-écologie, par H16… A l’usage des lecteurs méchants.

Vous aimez les plantes et les petites bêtes, à condition d’avoir la bonne sauce. Vous adorez les éoliennes lorsqu’elles sont installées chez votre lointain cousin. Vous prenez votre vélo pour aller travailler et, avec l’habitude, il ne vous faut plus que deux minutes pour le rentrer dans le coffre de votre voiture diesel.

Vous appréciez tendrement le tri de vos déchets qui permet de multiplier l’emploi de gros camions poubelles consommant 70 l/100 km pour chaque nouveau type de poubelles. Vous apprécierez donc ce petit traité d’anti-écologie, qui réconciliera enfin vos observations personnelles avec le discours catastrophile des écologistes politiques.

Un petit avertissement s’impose, petit parce qu’il s’agit d’un petit traité. Dans ce petit livre, H16 ne traite pas de l’« écologie au sens propre du terme, c’est-à-dire la science qui étudie le milieu, et les interactions des différents êtres vivants dans ces milieux » :
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Heureux à tout prix : Pourquoi les Français ne sont-ils pas dans le coup ?

Économiste et professeur à l’université Paris-Sorbonne et à l’École d’économie de Paris, Claudia Senik est spécialisée dans le domaine du bien-être et de l’économie comportementale. 

Son ouvrage “L’Économie du bonheur” est paru aux éditions du Seuil en octobre 2014. Nous l’avons interrogée sur l’aptitude des Français au bonheur car malgré des niveaux de vie élevés, la France montre une certaine inaptitude au bonheur. Bien-être et croissance sont-ils liés ?

Le bonheur est subjectif, on le ressent ou pas. Comment peut-il devenir un indicateur économique ?

La méthode consiste à mettre en relation du subjectif et de l’objectif ; on demande aux gens d’évaluer par une note leur bonheur, leur satisfaction dans la vie, vis-à-vis de leurs institutions, etc. On récolte aussi des données objectives sur le revenu, la profession, la situation maritale ou le niveau d’éducation.

L’originalité de ce type d’enquête, c’est que les individus eux-mêmes quantifient ; à aucun moment on ne présuppose ce que le bonheur devrait être, chacun en ayant sa propre conception. Loin d’être prescriptive, cette approche est très libre. De là, les économistes cherchent à savoir s’il existe des fondements économiques au bonheur, des leviers pour que les gens se sentent plus heureux.
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Le Corbusier : Pensée fasciste et cité radieuse

Le fascisme militant de Le Corbusier, grand architecte du XXe siècle, est mis en lumière dans plusieurs ouvrages publiés à quelques jours d’une exposition au Centre Pompidou qui aura lieu du 29 avril au 3 août à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort.

Le Corbusier, l’un des principaux représentants du mouvement moderne avec, entre autres, Ludwig Mies van der Rohe, Walter Gropius, Alvar Aalto et Theo van Doesburg. Il est le créateur de l’unité d’habitation de Marseille et de la Chapelle de Ronchamp (Haute-Saône), candidates au classement au patrimoine mondial. « l’unité d’habitation », concept sur lequel il a commencé à travailler dans les années 1920, expression d’une réflexion théorique sur le logement collectif.

« L’unité d’habitation de grandeur conforme » ne sera construite qu’au moment de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, en cinq exemplaires tous différents, à Marseille (la Cité radieuse), Briey-en-Forêt, Rezé, Firminy et Berlin. Elle prendra valeur de solution aux problèmes de logements de l’après-guerre.

Sa conception envisage dans un même bâtiment tous les équipements collectifs nécessaires à la vie — garderie, laverie, piscine, école, commerces, bibliothèque, lieux de rencontre. Le Corbusier a également œuvré dans l’urbanisme et le design.
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Histoire de la pauvreté errante

Des mendiants et vagabonds du Moyen Âge aux « SDF » du début du XXIe siècle en passant par la figure intermédiaire du clochard, l’historien André Gueslin traque au fil des siècles et au ras du sol les continuités sociologiques du monde de l’errance.

En proposant une histoire de la pauvreté errante dans la France du Moyen Âge à nos jours, André Gueslin creuse un peu plus le sillon qu’il a déjà emprunté dans nombre de ses ouvrages précédents [1].

En centrant cette fois-ci son attention sur la figure historique du vagabond, l’auteur retrace dans un langage clair et une démarche rigoureuse l’histoire totale d’une pauvreté singulière et pluriséculaire : la pauvreté errante.

Comme à son accoutumée, André Gueslin mobilise une palette extrêmement riche et diversifiée de matériaux historiques, juridiques, ethnologiques, littéraires, cinématographiques, etc., pour multiplier les entrées descriptives et analytiques de ce monde qui, très justement, laisse peu de traces.
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Maud Fontenoy sort un nouveau livre sur sa vision de l’écologie

La navigatrice française Maud Fontenoy sort un nouveau livre sur sa vision de l’écologie. Pour elle, les océans sont en danger. “Aujourd’hui quand on a la chance de les fréquenter en long et en large, on voit, bien sûr la fonte des glaces au nord et au sud, la perte en poissons, mais on voit aussi la pollution“, s’inquiète la jeune femme.

C’est la première femme à avoir traversé le Pacifique à la rame et sans assistance. Sportive accomplie, Maud Fontenoy trouve aussi le temps de s’engager en politique ou d’écrire des livres. Son dernier ouvrage s’intitule “Les raisons d’y croire“.

Dans ce livre, la navigatrice aborde ainsi sa vision de l’écologie. Une vision qui fait parfois sursauter les écologistes. En effet, Maud Fontenoy ne cache pas être favorable à l’exploitation du gaz de schiste. “C’est le gaz naturel qu’on utilise tous les jours, sauf qu’on va le chercher un peu plus profondément. Il a été controversé parce que les techniques pour aller le chercher ont été polluantes. Moi ce que je souhaite c’est qu’on élabore des techniques non polluantes“, assure la jeune femme.

Les glaneurs des villes (Màj vidéo)

Addendum vidéo:

Reportage et photos Delphine Roucaute, Le Monde

Il est 23 heures, un samedi soir à Lyon. Dans une petite voiture, Maceo, Amaléa et Lou* discutent des derniers détails de leur expédition nocturne. « J’aime bien le Simply Market, on y trouve toujours plein de choses », avance Amaléa, emmitouflée dans sa grande doudoune. « Non, on va plutôt aller là où il y a le grand mur à escalader, on sera plus tranquilles », répond Maceo, les deux mains sur le volant.

Ils enfilent des gants de jardinage, fourrent des sacs de course dans leurs poches, et se préparent à se faufiler dans la nuit lyonnaise. Leur objectif : dénicher des aliments encore comestibles jetés dans des poubelles de supermarchés.

Les trois comparses sont membres des Gars’pilleurs, un mouvement créé il y a tout juste deux ans et dernier né de la sphère des antigaspi français. Aux côtés d’autres mouvements tels que la médiatique Disco Soupe, la start-up Zéro gâchis ou le réseau de glaneurs agricoles Re-Bon, Les Gars’pilleurs se donnent pour mission de lutter contre le gaspillage alimentaire et de sensibiliser le grand public à cette question de plus en plus saillante dans les sociétés contemporaines.

Leur outil de contestation est le glanage – pour certains dans les champs après la récolte, pour d’autres dans les poubelles de la grande distribution. Ils récupèrent les invendus, fruits et légumes mal calibrés et denrées fraîchement périmées pour ensuite aller les redistribuer dans la rue.
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Julia Cagé : “Les médias deviennent des danseuses pour milliardaires en mal d’influence”

Les médias ne sont pas une marchandise comme les autres. Leur modèle économique est en pleine mutation. Quelles pistes peut-on envisager ? Dans son livre “Sauver les médias”, l’économiste Julia Cagé (Harvard, École d’économie de Paris) s’inquiète des rachats de journaux par des actionnaires fortunés.

Elle suggère une autre méthode de financement, basée sur le crowd-funding et les fondations.

Groenland : A la découverte de la plongée sous-glace

Dans son livre “Glaceo : l’envers d’un monde de cristal”, Alban Michon, explorateur et spécialiste de la plongée sous-glace, retrace toutes ses aventures et expéditions.

L’aventurier revient sur son expédition au : “Nous sommes partis 51 journées, c’est long, mais c’était aussi féérique. J’ai fait 16 plongées. Il fallait faire 1.000km en kayak“.

Le phénomène des “semeurs de livres” se propage en France

Et si, au lieu d’entasser vos livres sur des étagères, vous les proposiez à des inconnus ? C’est une mode créée outre-Atlantique à la fin des années 1990 et qui semble aussi plaire aux Français. Le principe est simple: laisser des ouvrages dans des lieux publics et espérer qu’ils trouvent preneur.

Des associations de semeurs de livre se sont créées, où les lecteurs peuvent se rencontrer et échanger sur leurs découvertes littéraires. Il existe même un site internet, Bookcrossing, où l’on peut enregistrer l’ouvrage, le partager et suivre son trajet d’un lecteur à un autre sur toute la planète Les librairies s’y mettent aussi.

Peut-il y avoir durablement de la croissance si le salaire réel par tête n’augmente pas ?

On observe, par exemple aux États-Unis et au Japon depuis le début des années 2000, au Royaume-Uni depuis 2008, l’absence de hausse (ou même la baisse) du salaire réel par tête alors que l’économie est en croissance et que le taux de chômage devient très faible.

Ce nouveau fonctionnement du marché du travail, dû à la perte de pouvoir de négociation des salariés, conduit à une inflation très faible même au plein emploi. Mais est-ce un modèle économique durable ?

Peut-il y avoir durablement de la croissance si le salaire réel par tête n’augmente pas ? A priori, la réponse peut être positive si : – la stagnation des salaires réels conduit à une forte hausse de l’emploi, puis, quand le plein emploi est atteint, de l’immigration ; le revenu des ménages est alors alimenté par l’emploi et non par le salaire réel par tête.

Ceci s’observe aux États-Unis et au Royaume-Uni ; – la faiblesse de la demande des ménages est compensée par une croissance rapide des exportations, avec l’amélioration de la compétitivité, entraînant aussi une croissance rapide de l’investissement des entreprises, avec aussi l’amélioration de la profitabilité.
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Jean-Marie Pelt : “Les plantes qui guérissent, qui nourrissent et qui décorent”

C’est l’un des meilleurs spécialistes de la botanique en France. Jean-Marie Pelt a écrit plus de 50 livres sur la nature. L’homme vient de sortir un nouvel ouvrage, intitulé, “Les plantes qui guérissent, qui nourrissent et qui décorent“.

C’est un livre qui porte sur la manière dont nous sommes en relation immédiate et personnelle avec les plantes“, décrit le botaniste. Pour cela, il se concentre sur les plantes, “proches de nous“, comme les plantes médicinales, celles que l’on utilise en cuisine ou encore celles que l’on a chez nous.

On y apprend alors que le saule a donné l’aspirine et que l’if a permis de créer un anti-cancéreux. L’homme s’attarde aussi sur les bienfaits des pommes, expliquant alors pourquoi depuis toujours les Anglais disent : “Une pomme tous les jours et on n’a pas besoin de médecin“.

Jacques Attali : « La forme la plus supérieure de l’égoïsme c’est l’altruisme »

Il faut cesser d’être des résignés réclamant – Le grand désastre de la France c’est son système scolaire – L’état actuel de la société est devenu hyper-individualiste – L’État-Providence ne peut plus tout donner. Le marché est en train de gagner mondialement contre la politique et la démocratie.

Georges Bernanos : La France contre les robots

Premier chapitre d’un essai visionnaire accouché par Georges Bernanos en pleine Seconde guerre mondiale. Il y condamne, avec une lucidité et une clairvoyance unique pour l’époque, les dérives des cultures qui vont se laisser broyer dans l’engrenage de la modernité et des États qui donneront à cette Technique leurs blancs-seings aveugles en les signant avec les sangs de leurs peuples.

La France contre les robots est un essai de Georges Bernanos publié en 1947. Il s’agit d’un recueil de différents textes formant une violente critique de la société industrielle. Bernanos y estime que le machinisme limite la liberté des hommes, et perturbe jusqu’à leur mode de pensée. Pour lui, la civilisation française est incompatible avec une certaine idolâtrie anglo-saxonne pour le monde de la technique.

Il y conteste l’idée selon laquelle la libre entreprise conduirait automatiquement au bonheur de l’humanité, car, selon lui « il y aura toujours plus à gagner à satisfaire les vices de l’homme que ses besoins ». D’autre part, il explique qu’« un jour, on plongera dans la ruine du jour au lendemain des familles entières parce qu’à des milliers de kilomètres pourra être produite la même chose pour deux centimes de moins à la tonne », préfiguration étonnante de ce que seront les délocalisations quarante ans plus tard.

Il y prédit aussi une révolte des élans généreux de la jeunesse contre une société trop matérialiste où ceux-ci ne peuvent s’exprimer.

Chapitre 1:
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La gauche en soutien au capital – Comprendre la domination libérale

Charles Robin offre, avec son ouvrage “La gauche du capital“, un regroupement de ses études sur la généalogie du libéralisme libertaire. Sa thèse est connue des lecteurs de Jean-Claude Michéa. Il n’y a pas un « libéralisme » économique, de « droite », qui s’oppose à un « libertarisme » sociétal, de « gauche ». Il y a un seul mouvement qui transforme la société, et passe par des acteurs socio-politiques qui se partagent le travail mais font, précisément, le même travail.

Le libéralisme est en d’autres termes toujours en phase avec le libertarisme car il s’agit de déconstruire tous les liens, tous les enracinements, toutes les communautés pour aboutir à un homme nu, donc désaliéné selon l’extrême gauche, mais aussi totalement ouvert au libre marché, à la consommation mondiale unifiée, selon les libéraux. C’est le même homme sur-adapté à un monde de plus en plus intégralement marchandisé, post-politique qui convient aux libéraux (dits de droite) et aux libertaires (dits de gauche).

Le travail de désencastrement de l’homme, de désincarnation (au profit de sa liquéfaction), de « libération » de toutes les valeurs et de tous les liens, est convergent, qu’il soit opéré par la droite « libérale avancée » ou par la gauche « libérale-libertaire », et concourt à un même résultat. Car, de fait, l’homme sans liens devient homme sans qualité, sans spécificité, sans identité culturelle, sans classe, sans syndicat, et est livré au marché, et celui qui est livré au marché est bel et bien « libéré », comme le rêve l’extrême gauche, de la famille, de la durabilité, de la transmission, de la « patrie », de la « solidarité de tribu » (ou de métier), du sexisme, du machisme, au profit de la consommation hédoniste de la sexualité et du relationnel en général (les « amis » que l’on a sur Facebook…).

Résumons. Le libéralisme n’est pas conservateur, il n’y a rien de plus révolutionnaire. Quant à la gauche elle n’est pas socialiste, elle est « la gauche du capital », elle est la pointe avancée de la déconstruction des peuples. Qui profite à qui ? Au capital.
Voilà notamment ce que développe, rigoureusement, Charles Robin. Autant dire que son livre est essentiel.

Charles Robin, La gauche du capital, ed. Krisis, 244 pages, 18 €.

Metamag

Grèce : « Les murailles de feu »

Dans ce roman historique nous suivons le déroulement de la vie d’un jeune Grec, Xéon, dont la Cité, Astakos, va être détruite et la population massacrée. Confronté à cette situation terrible, lors de laquelle il perd ses parents alors qu’il n’est âgé que de dix ans, il prend la décision de devenir un guerrier et de rejoindre la Cité grecque la plus réputée sur ce point: Sparte.

Ce faisant, il va être mêlé à une fabuleuse page de l’histoire antique se déroulant en 480 avant notre ère, pendant l’invasion de la Grèce par le roi de Perse Xerxès, fils de Darius: la bataille du défilé des Thermopyles.

Six jours durant, sous le regard des dieux, cet étroit passage sera le théâtre de combats sans merci, lors de laquelle trois cents spartiates et quatre mille combattants grecs d’autres cités vont opposer une résistance farouche aux armées de l’empire perse.

Celles-ci rassemblant, selon l’historien Hérodote, deux millions d’hommes, traversèrent l’Hellespont, c’est-à-dire l’actuel détroit des Dardanelles, afin d’envahir et asservir la Grèce. Racontée par un survivant, c’est ce choc inégal – et, au-delà, toute l’histoire et la vie quotidienne de Sparte – que fait revivre Steven Pressfield dans ce roman traversé par «un formidable souffle d’authenticité».
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Affaire Bygmalion : Le livre qui fait trembler la droite

C’est un livre qui va faire du bruit. “Bigmagouilles”, qui sort le 22 octobre chez Stock, regorge de détails croustillants et de témoignages inédits sur l’affaire Bygmalion, du nom de la société de communication qui a organisé les meetings de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012.

La justice a déjà mis en examen trois responsables de l’entreprise (dont deux proches de Jean-François Copé) et trois cadres de l’UMP. Cette enquête est signée Violette Lazard, la journaliste qui avait révélé, en mai, dans “Libération”, le système de fausses factures mis en place à l’UMP, lançant l’un des plus gros scandales politico-financiers de la Ve République. Extraits.
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Vendredi 17 Octobre : Soirée Livr’Arbitres

A l’occasion de la sortie de son nouveau numéro comportant un portrait consacré à Kléber Haedens, ainsi qu’un dossier intitulé “Chroniques du monde moderne, des écrivains au milieu des ruines” ; la revue littéraire non-conforme « Livr’arbitres » organise sa désormais traditionnelle soirée “apéritif et dédicaces” le vendredi 17 octobre, à partir de 20 heures, au restaurant “Ratatouille”, 168 rue Montmartre, Paris 2ème.

Dans une atmosphère conviviale, les lecteurs et les curieux sont invités à rencontrer à cette occasion les écrivains qui collaborent à la revue ou dont les ouvrages ont été évoqués dans ses colonnes. Ils pourront également acheter des livres neufs ou d’occasions, les faire dédicacer et échanger autour d’un verre de vin… Seront notamment présents Francis Bergeron, Anne Le Pape, Aramis, Thierry Marignac, Pascal Arnoux, Olivier Griette…

A l’issue de la dédicace, l’écrivain Alain Paucard passera à la guitare pour quelques chansons qui lui tiennent à cœur et qu’il aime à partager. Un bon moment en perspective !

Livr’Arbitres

Radio Courtoisie : “Apocalypse du progrès” (Audio)

Le jeudi 11 septembre 2014, dans l’émission “Les trésors en poche” sur Radio Courtoisie, Anne Brassié recevait, pour son dernier ouvrage, Pierre de La Coste, Né en 1962, journaliste (Valeurs actuelles, Le Figaro) et « plume » de plusieurs ministres, il est auteur de romans, de nouvelles, et d’un essai : L’Hyper-République.

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D’Hiroshima aux OGM, de Tchernobyl aux fichages numériques des populations, de Fukushima au changement climatique, le Progrès nous inquiète. De l’extase progressiste de Jules Verne et de Victor Hugo, il ne nous reste rien, sinon une vague angoisse. Le moment est de toute évidence venu de se dire que le Progrès, comme mouvement inéluctable de l’Humanité vers le Bien, qui fut peut être une religion de substitution, est devenu un rêve aujourd’hui transformé en cauchemar.

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« Comment sommes-nous devenus si cons ? » : Le cri de colère du linguiste Alain Bentolila

Par Jean-Paul Brighelli

Derrière le titre un brin provocateur, Alain Bentolila, spécialiste du créole haïtien et de l’apprentissage des langues maternelles au Maroc, dresse dans son ouvrage paru jeudi 11 septembre, un portrait sévère de notre rapport à l’intelligence et à l’apprentissage.

L’auteur pousse cri de colère contre des années d’errances éducatives, mais également contre l’ensemble de la société, de l’école à internet.

« On n’est pas con, on nous a rendus cons ! La télévision en porte une grande responsabilité : même s’il y a des émissions remarquables, celles regardées sont souvent d’une affligeante débilité. Les réseaux sociaux ont également une part de responsabilité ; Facebook rend les gens très cons. Les hommes politiques, enfin, au discours rodé, nous prennent également pour des cons… et à force, on finit par le croire. »

La com/position de l’ouvrage va de la surface vers la profondeur – de la société du spectacle et de la “grande anesthésie” télévisuelle (Nabilla n’est pas la meilleure copine de Bentolila) aux abominations com/munautaires des fous de Dieu de toutes farines.
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Solange Bied-Charreton : « Nous sommes jeunes et fiers »

Solange Bied-Charreton présente son ouvrage “Nous sommes jeunes et fiers” paru aux éditions Stock.

Avoir trente ans dans les années 2010, c’est subir le poids et la culpabilité du passé tout en étant effrayé par l’avenir. Reste donc à définir le présent.

« Lonely Planet » : La saga d’un guide touristique pas comme les autres

C’est l’un des guides les plus réputés au monde, né presque par hasard. Une success story qui débute dans les années 70.

Tony et Maureen Wheeler, un couple d’Anglais hippies, qui décident de rallier l’Australie à bord d’une vieille voiture déglinguée en traversant l’Europe et l’Asie, puis de raconter leur incroyable voyage dans un guide destiné à leurs amis.

Voilà comment est né un des géants mondiaux de l’édition : déjà 500 titres traduits en 12 langues, 195 pays couverts, 120 millions de lecteurs. Enquête sur le savoir-faire et les secrets de fabrication de ce guide hors-norme.

André Gorz : « Misères du présent, richesse du possible »

Critique radical du capitalisme, philosophe du travail, de l’autonomie du sujet et des communautés, André Gorz (1923-2007) est l’un des précurseurs de l’écologie politique et du mouvement pour la décroissance. (Les phrases à la première personne du singulier sont d’André Gorz).

Ilya Repine – Les Bateliers de la Volga (1873)

Introduction : Il faut oser l’Exode. Il faut oser rompre avec cette société qui meurt et qui ne renaîtra plus. Il faut ne rien attendre des traitements symptomatiques de la «crise», car il n’y a plus de crise : un nouveau système s’est mis en place qui abolit massivement le «travail». Il restaure les pires formes de domination et d’asservissement en contraignant tous à se battre contre tous pour obtenir ce «travail» qu’il abolit.

Ce n’est pas cette abolition qu’il faut lui reprocher : c’est de prétendre perpétuer comme obligation, comme norme, comme fondement irremplaçable des droits et de la dignité de tous, ce même «travail» dont il abolit les normes, la dignité et l’accessibilité. Il faut que le «travail» perde sa centralité dans la conscience et l’imagination de tous.

Il est rare que ces «travailleurs» puissent dire : «Voici ce que j’ai fait. Voici mon ouvrage. Ceci est mon œuvre». Je hais les mystificateurs qui, au nom de la définition philosophique ou anthropologique du travail, justifient la valeur d’un «travail» qui en est la misérable négation. C’est précisément au sens de réalisation de soi, au sens de poièsis, que le travail disparaît.

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Pléonexie : Vouloir plus, toujours plus…

En grec, le mot πλεονεξία ou pleonexia, est formé de pleon (plus) et echein (avoir), qui signifie littéralement, « avoir plus », « vouloir toujours plus ». Synonyme d’une avidité excessive, à laquelle on associe parfois de la convoitise, de l’avarice et de la cupidité, le terme fut vulgarisé par le législateur athénien Lycurgue (890-824 av. J.C.) et il est fort utilisé dès la naissance de la philosophie.

La pléonexie est le désir de l’excès, de l’hubris. De prendre plus. Terme qui dit l’envers d’une éthique de la juste mesure, de la mesure mesurée. Mot-signe du débordement. Les sagesses antiques ont tenté de conjurer les effets de la cupidité. Ainsi, “quand je tue, je suis dans la voie de la pléonexie“, nous dit Aristote.

La pléonexie, c’est la part maudite de tous les excédents: excédents de force, de puissance, d’énergie dans un monde fatigué par la contemplation honteuse de son pouvoir de production.

Pour les Grecs anciens, l’âme d’en bas (epithumia), était le siège des passions, situé dans le ventre. A travers les dialogues de Platon, on rencontre toutefois des défenseurs de cette âme d’en bas. Dans le « Gorgias », le sophiste Callicles soutient la nécessité de céder à l’âme viscérale, de réaliser toutes ses passions à n’importe quel prix à l’instar des animaux.

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Transition énergétique : Le chemin de l’avenir

Si la transition énergétique est au cœur du discours des « écolos », ce n’est pas la préoccupation première des Français. Il est pourtant certain que le problème se pose. Le pétrole devient de plus en plus rare et donc cher.

C’est le fameux Peak Oil: le pétrole n’existe pas en quantité infinie, et, à partir d’un moment, maintenant ou au plus tard dans quelques années, il devient de plus en plus cher à extraire et sera de toute façon rationné.

C’est le point de retournement à partir du moment où la moitié du pétrole mondial a été extrait. Déjà, le prix du baril de pétrole a été multiplié par 7 entre 2001 et 2013, et la tendance n’a aucune raison de s’inverser durablement. Cela pèse sur la balance extérieure de la France: tous les ans, nous importons quelque 70 milliards d’euros d’énergie fossile.

En second lieu, la consommation d’énergie non renouvelable augmente le CO2 et, quelles que soient les controverses sur le réchauffement climatique, augmente la part anthropique de celui-ci. Enfin, la transition énergétique peut être un gisement d’emplois.

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L’affaire Supernotes

C’est l’his­toire d’un agent qui aurait dû mourir pour avoir décou­vert l’un des secrets les mieux gardés du monde : L’affaire super­no­tes.

Depuis trente ans, Kasper tra­vaille pour dif­fé­ren­tes agen­ces de ren­sei­gne­ments  : les ser­vi­ces secrets ita­liens, la CIA. À chaque mis­sion, il change d’iden­tité. Formé au manie­ment des armes, expert en arts mar­tiaux, il est, sous la cou­ver­ture d’un pilote de ligne, espion dans les réseaux néo­fas­cis­tes, puis infil­tré chez les nar­co­tra­fi­quants, ce qui fait de lui l’un des plus brillants agents secrets des ser­vi­ces occi­den­taux.

Mais en mars 2008, son enquête sur les super­no­tes l’entraîne dans un véri­ta­ble cau­che­mar. Les super­no­tes sont des faux billets de banque de cent dol­lars, impri­més en mil­lions d’exem­plai­res hors du ter­ri­toire amé­ri­cain. Par qui ? Pour qui ? Kasper décou­vre la vérité sur cette ahu­ris­sante machine.

Arrêté par des mili­ciens cam­bod­giens, il est séques­tré et tor­turé pen­dant 373 jours dans des camps pro­ches de Phnom Penh. Ni son pays ni la CIA n’inter­vien­nent. Son destin est sciem­ment caché aux yeux de tous, y com­pris des médias. Ses décou­ver­tes l’ont condamné à mort : il doit dis­pa­raî­tre.

Réchappé in extre­mis de l’enfer, Kasper veut briser le silence pour se pro­té­ger. Son his­toire dépasse, en rythme et en inten­sité, le plus fort des romans d’espion­nage, et nous plonge dans un monde que per­sonne, avant lui, n’avait osé dévoi­ler.

Contre le colonialisme numérique : Manifeste pour continuer à lire

Tableau interactif, ordinateur, tablette: le numérique pénètre les écoles. Ces nouveaux outils servent-ils l’apprentissage et la pédagogie? Ou les intérêts commerciaux des géants de l’Internet et de l’électronique? Roberto Casati, philosophe spécialiste des sciences cognitives, s’interroge sur les conséquences de ces technologies.

Selon lui, elles altèrent nos capacités à lire avec attention, à se concentrer. Sans que les élèves en sachent beaucoup plus sur le fonctionnement d’un ordinateur, d’un logiciel ou d’un moteur de recherche. « Ce qui compte, pour les géants de ce système, c’est que vous soyez connectés en permanence afin de pouvoir vous proposer continuellement des produits. » Entretien.

Pourquoi la tablette ne vous semble-t-elle pas adaptée à la lecture ? Quels sont au contraire les avantages du livre papier ?

Roberto Casati [1] : D’après des spécialistes de la lecture comme Maryanne Wolf [2], les enfants qui appartiennent à des familles qui les font lire ou leur lisent des livres ont un lexique presque double, vers leurs dix ans, par rapport aux enfants qui n’ont pas ce privilège. L’école devrait permettre à ce dernier groupe de rattraper ce désavantage, c’est une question d’équité.

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États-Unis : La mort est un actif financier comme les autres

Quel est le prix d’une vie ? Ou plutôt, quelle est la valeur de la mort ? Le capitalisme américain a la capacité de tout monétiser. L’espérance de vie est devenue aux États-Unis une marchandise sur laquelle les banques spéculent au travers de produits financiers sophistiqués.

Cette industrie, qui a pris un essor remarquable dans les années 1990 et 2000, a pour nom « life settlement ». Une pratique qui consiste à racheter une police d’assurance-vie à son souscripteur en pariant sur le décès de celui-ci.

Le life settlement, Antoine Bello l’a d’abord découvert en tant qu’investisseur. Cet écrivain français, qui vit à New York, s’était fait démarcher il y a quelques années pour souscrire à cette classe d’actifs, comme on achète des actions ou des obligations.

« J’ai tout de suite compris que derrière chaque police souscrite, puis revendue, il y avait une histoire. Je n’avais pas envie d’investir, mais d’écrire un livre là-dessus », explique-t-il.
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La société de l’indécence

En 1983, Stuart Ewen publiait en France « Consciences sous influence – Publicité et genèse de la société de consommation ». Ce livre culte, devenu une référence incontournable de la critique sociologique d’inspiration situationniste, est aujourd’hui republié et préfacé par Lucien Cerise (auteur de Oliganarchy).

Stuart Ewen y retrace l’origine de ce que Guy Debord nomma “le Spectacle“, premier allié du productivisme industriel dans la guerre culturelle menée pour l’expansion du modèle de société américain, et dont l’iconographie fondée sur l’exhibition de corps jeunes, féminins et plutôt dévêtus a entièrement colonisé les médias et les imaginaires, élaborant au fil du temps une véritable société de l’indécence.

La « décence commune », notion bien connue de George Orwell et Jean-Claude Michéa, est la première cible dans ce travail d’influence des consciences étalé sur plusieurs décennies.

Car une telle régression n’a rien de naturel. Dans son ouvrage, Stuart Ewen démontre que ce nouvel ordre « libéral libertaire » mondial, loin d’être l’aboutissement d’une évolution spontanée, a bien été implanté de manière concertée selon des méthodes scientifiques de planification et d’ingénierie sociale. Les dévoiler pour s’en affranchir, tel est le défi auquel ce livre nous invite.

Extraits:

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La littérature selon Amazon : « Écrivez, on s’occupe du reste »

Avec le passage au numérique, le monde de l’édition est en pleine mutation. L’auto-publication sous forme d’e-books est ainsi proposée aux auteurs par la multinationale Amazon. Ce documentaire s’interroge sur l’avenir du livre et aborde les questions des droits d’auteur, du prix unique, de l’uniformisation des goûts, ou encore de la mort annoncée des petits libraires.

“Kindle direct publishing”: ce projet d’autopublication lancé par le géant Amazon a changé la vie de plusieurs auteurs. Sans passer par un éditeur, ce sont eux qui mettent désormais leurs romans en ligne sous la forme d’e-books. Le prix de vente est compris entre 0,89 et 1,49 euro l’exemplaire – 70 % de cette somme leur revenant.

De quoi mettre les éditeurs traditionnels sous pression, alors même qu’Amazon détient déjà un quasi-monopole sur le marché du livre électronique avec la liseuse Kindle. L’entreprise américaine détient par ailleurs 200 millions d’adresses d’acheteurs et est aujourd’hui valorisée à 160 milliards de dollars en Bourse.

Pologne : Un livre qui rassemble

On estime actuellement que c’est 50 % du territoire polonais qui est occupé par des terres agricoles, la plupart étant de type familial. Il va sans dire qu’il s’agit d’une activité essentielle à l’économie de ce pays européen.

Pour revitaliser cet aspect du secteur rural, il devient donc essentiel d’insuffler un nouveau souffle de vie aux campagnes et de concentrer des énergies sur la valorisation des terroirs. C’est d’ailleurs la mission que s’est donnée Dagmara Bienkowska.

La Polonaise, consultante en développement, est forte de ses nombreux succès. Les habitants de Zegocina, petite localité ponctuée d’exploitations familiales, lui doivent d’ailleurs une fière chandelle.

En 1996, pour revitaliser l’économie du coin et faire naître un sentiment de fierté locale et de communauté, elle a misé sur la valorisation de la cuisine de terroir. Motivés par ses idées, les habitants de Zegocina ont ainsi publié un livre regroupant leurs recettes traditionnelles.

Le devenir-nègre du monde

L’historien et politiste Achille Mbembe invite à penser le monde contemporain à l’aune de ce que fut la «condition nègre» depuis la traite atlantique, tout en dessinant une réflexion critique sur les potentielles dérives du capitalisme néolibéral.

Serons-nous tous «nègres» demain? C’est sur cette question que s’ouvre l’ouvrage Critique de la raison nègre. Son auteur, l’historien camerounais Achille Mbembe, le présente comme «un style de réflexion critique sur le monde de notre temps».

Achille Mbembe voit ainsi dans ce devenir de l’individu à l’ère néolibérale «une universalisation tendancielle de la condition nègre». Une telle société conduit finalement à une relégation des individus à une humanité superflue, livrée à l’abandon, dont le capital n’a guère besoin pour son fonctionnement.

Ces deux moments –la traite atlantique et l’ère du néolibéralisme– sont entrecoupés par celui de la lutte pour l’émancipation –marqué par exemple par le mouvement pour les droits civiques, ou plus récemment la fin de l’apartheid.

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Technologie : Quand la littérature interagit avec le corps via… un t-shirt

Lorsque vous lisez un livre passionnant, il peut vous arriver de vous mettre dans la peau des personnages et de ressentir leurs émotions. Jusque-là, seul votre esprit travaillait à vous retranscrire au mieux les sensations de l’œuvre, mais des chercheurs ont voulu aller plus loin et ont conçu un prototype de t-shirt très intéressant qui vous fait ressentir physiquement l’ambiance de votre bouquin. 

L’objectif de ces chercheurs du Media Lab du MIT a été atteint grâce à la création d’un t-shirt relié à un livre. En fonction des émotions ressenties par le lecteur, le vêtement pourrait entre autres, gonfler de petits sacs d’air pour simuler l’oppression ou chauffer afin que son porteur subisse au mieux une situation embarrassante. En outre, la couverture du livre est équipée de 150 DEL et d’un haut-parleur pour modifier la lumière et émettre des sons en fonction des besoins.

Blythe Masters commenté par Pierre jovanovic

« Tout ce que je vous avais annoncé sur l’avenir de Blythe s’est passé, plus vite même que je ne l’avais envisagé. Dans cette vidéo, je montre comment les destins, aussi lointains soient-ils dans le temps, finissent par se croiser… comme celui de Louis XIV et d’André Le Nôtre.

Son jardin est un pur joyau, s’offrant aux yeux de toutes les générations présentes et futures. Au moins, la dette gérée par Colbert a vraiment servi à quelque chose… mieux: elle a été transformée en une merveille du monde. Blythe Masters, elle, ne nous léguera que le Grand Crash grâce aux équations du cœur brisé.

Et aussi puissante et riche soit-elle, la reine des banquiers ne laissera pas de parc à son nom, ni de château majestueux, juste un océan d’amertume sur lequel flottent déjà des “cœurs brisés” par millions… »