Tribunal de commerce : Sauve qui peut

Mandataires et administrateurs judiciaires prennent en charge les entreprises en difficulté, pour leur donner une chance de survie ou pour les conduire à la liquidation. Au Tribunal de commerce, autour de l’entreprise Descamps, le film suit la bataille entre les différents repreneurs et l’actionnaire soucieux de sauver sa mise.

Les impayés de salaires battent un record inquiétant en juillet

L’AGS, qui se substitue aux entreprises défaillantes, craint que 2013 soit pire qu’au plus fort de la crise.

Reprise ou pas reprise ? Malgré le rebond inattendu de la croissance au deuxième trimestre, certains signaux économiques avancés incitent toujours à la prudence. Quand ils n’inquiètent pas franchement. Il en va ainsi des statistiques de l’Association de garantie des salaires (AGS) dont les dernières tendances, que Le Figaro a obtenues, font froid dans le dos. Ce système, géré par le régime d’assurance-chômage, permet de payer les employés quand leur entreprise, en redressement, en liquidation ou en procédure de sauvegarde, n’a plus un sou en caisse.

Le montant des avances de salaire de l’AGS s’est ainsi élevé, en juillet, au niveau record de 228,8 millions d’euros. Un chiffre provisoire et inquiétant… Au plus fort de la crise, en 2009, cette somme n’avait pas dépassé 212 millions d’euros par mois. «À notre niveau, nous ne voyons pas franchement d’éclaircie, et encore moins d’inversion de tendance», résume Thierry Méteyé, directeur général de l’organisme.

Depuis le début de l’année, le montant des prestations versées a augmenté de 4 % par rapport à la même période en 2012, culminant à 1,3 milliard. En cause? La hausse continue de nouvelles affaires qui a bondi de 4,2 % par rapport à la même période en 2012, et qui s’élevait à 17 069 fin juillet. À ce rythme, l’AGS risque de retrouver, à la fin de l’année, des niveaux de versements plus vus depuis 2009.
Lire la suite

Le risque croissant de la bulle sur les emprunts d’Etat américains

Par Jim Willie

La FED lutte contre la récession. Ben Bernanke : - "Passez-moi des munitions..." - "Désolé, Ben... Ce coupe-ongles est tout ce qui nous reste" (caricature américaine, juillet 2010).

La perception d’un risque grandissant d’une migration hors des titres obligataires américains est palpable, et cela pourrait arriver très bientôt.

Lire la suite

Ceux qui savaient

Par Paul Jorion

On me dit souvent : « Vous faisiez partie du tout petit groupe de gens qui savaient qu’une crise majeure allait éclater ». Je réponds en général qu’en 2002, entre collègues, à l’heure du déjeuner, on discutait de la crise qui s’annonçait.

Mais ça ne s’arrêtait pas là : nous écrivions des rapports à l’intention de la direction. Et comme ceux-ci étaient accueillis par un grand silence, mes collègues me faisaient souvent part de leur découragement : « Ils ne prennent même pas la peine de lire ce que nous écrivons ! ».

Mes patrons n’étaient pas des imbéciles et cette interprétation désabusée me paraissait un peu courte. J’ai expliqué dans ma chronique du Monde – Économie des lundi 29 et mardi 30 juin 2009, intitulée « La bonne santé retrouvée des banques américaines », comment Angelo Mozilo, PDG de Countrywide, aussitôt qu’il eut compris, entreprit d’exercer toutes les stock options qu’il avait dans sa firme et de revendre l’ensemble de ses actions. Et ceci, le plus légalement du monde : en suivant le plan de désengagement par étapes prévu par la loi.

Je terminais ma chronique en disant ceci : “Si le parallèle avec Countrywide a un sens, il s’agit alors simplement pour les dix banques ayant aujourd’hui remboursé l’argent du TARP de consciencieusement nettoyer la caisse avant de mettre définitivement la clé sous la porte. Lorsque les trillions à nouveau perdus seront examinés, les quelques milliards détournés in extremis par leurs dirigeants, passeront, c’est à parier, relativement inaperçus.

Lire la suite

Retraites: comment les assureurs «préparent» les français aux fonds de pensions !

Même si les assureurs assument depuis très longtemps leurs actions de lobbying, il en est qui paraissent plus insidieuses que d’autres.

Ainsi ce matin on peut prendre connaissance d’un sondage commandé par le “Cercle des Épargnants” concernant : “Les Français et la Retraite.”

Ce sondage affirme, entre autre, que : “Concernant le financement, les deux tiers (66 %) estiment que “le risque de faillite du système est réel dans les années à venir” et surtout : “ … / … 53 % des Français déclarent épargner pour financer leur retraite. … / … Parmi les Français qui n’épargnent pas en vue de la retraite, 56 % souhaiteraient le faire contre 60 % en 2009.”

En clair : Les français seraient prêts à accepter le principe d’un pilier de capitalisation pour s’assurer une retraite convenable !

Lire la suite

L’effondrement des États

Des dettes bancaires aux dettes « souveraines. » Les jours comptés de l’État-nation et d’une « hypothétique » réforme monétaire internationale.

Dans une étude transmise à ses clients privilégiés, la Société générale recommande de se tenir prêt face au risque d’« effondrement de l’économie mondiale » au cours des deux prochaines années.

Une manière de dire : « Vous voilà bien prévenu ! » Les auteurs de cette étude fondent leur conclusion sur des données concises, sans préciser bien sûr que la crise actuelle résulte avant tout de la révolution des techniques financières spéculatives des banquiers. Techniques financières qui ont permis, depuis la fin des années 70, l’émergence, malheureusement durable, d’une économie virtuelle aux dépens de l’économie réelle.

Une économie virtuelle qui a désormais besoin, pour survivre, d’écraser la véritable économie, seule source de richesses et d’emplois durables.

Lire la suite

Troublante liquidation de stock-options chez les grands patrons français

Un article de la dernière livraison de l’hebdomadaire Le Canard enchaîné [Hervé Martin, « Ces patrons qui ne misent pas sur leurs propres boîtes », Le Canard Enchaîné, page 3, n° 4654, 6 janvier 2010] relève une situation pour le moins troublante.

En pleine euphorie boursière, alors que l’année se termine sur une hausse de 22% du CAC 40 et qu’une nouvelle progression de 10 à 15 % est prévue par une majorité des analystes en 2010, la plupart des grands patrons se sont empressé de lever leurs stock-options afin de les revendre. Plusieurs fonds d’investissement, qui ont observé ces mouvements, ont fait de même.

Ces manœuvres pourraient bien indiquer que nous sommes à l’aube d’un nouveau krach boursier.

Il s’agit en effet d’un indicateur qui vaut bien les avis d’experts et les plus savantes analyses économiques. Les patrons des société cotées en Bourse sont obligés de déclarer à l’Autorité des marchés financiers (AMF) et aux instances dirigeantes de leurs sociétés, les achats ou ventes d’actions auxquelles ils ont procédé.

Ainsi, Jean-René Fourtou, administrateur de Sanofi-Aventis, et par ailleurs président de Vivendi, a, le 11 décembre dernier, acheté 234.782 actions auxquelles lui donnaient droit ses stock-options, et les a revendues dans la même journée, avec un faible bénéfice.

Le président du groupe Danone (et patron le mieux payé de France, selon le palmarès du magazine « Challenges ») lève 329.310 stock-options, le 14 décembre, qu’il revend, lui aussi, le même jour.
Lire la suite

Sur France 3 ce soir : “La mise à mort du travail”, plongée dans la condition salariée

France 3 diffuse les 26 et 28 octobre une série de trois documentaires intitulée “La mise à mort du travail”, sur la souffrance de salariés et la mécanique implacable qui y conduit, apportant un nouvel éclairage sur l’actualité de France Télécom et d’autres entreprises.

Les volets “La destruction” et “L’aliénation” occuperont la première partie de soirée le lundi 26 octobre à partir de 20H35. Suivra “La dépossession” le mercredi 28 octobre à 23H00.

La diffusion de ce triptyque a été avancée car “il y a urgence”, selon son producteur Christophe Nick. Il poursuit ici son travail sur la violence, entamé avec “Chroniques de la violence ordinaire” sur une cité sensible en 2005 et “Ecole(s) en France” en 2006.

Le réalisateur de “La mise à mort du travail”, Jean-Robert Viallet, a tourné pendant deux ans en immersion dans les entreprises, rencontrant autant les directions que les employés.

Elles sont “un des mondes les plus difficiles à pénétrer”, selon les auteurs.

Le premier volet alterne des séquences dans la consultation de la psychologue Marie Pezé à l’hôpital de Nanterre, au Conseil des Prud’hommes de la ville et dans le bureau d’un Inspecteur du Travail des Hauts-de-Seine.

Y défilent des caissières d’un même hypermarché, licenciées pour le vol de deux paquets de chewing-gum, ou poussées à la démission pour avoir monté une section syndicale. L’une en a perdu ses cheveux et est sous morphine pour des troubles musculo-squelettiques.

Une cadre supérieur décrit aussi ses pulsions suicidaires face aux “17% de plus” qui lui sont demandés chaque année en performance. Deux délégués syndicaux d’une société informatique rapportent insultes et menaces de mort reçues de supérieurs.

L’épisode se termine sur l’interrogation du Dr Pezé: “pourquoi donnons-nous notre consentement à ces pratiques ?” Lire la suite