La jeunesse n’a pas de travail mais elle a des idées pour l’Europe

Quelle sera l’Europe de demain? Près de 5.400 jeunes européens de 16 à 30 ans se sont réunis à Strasbourg en mai dernier pour en débattre et ont rendu un rapport à ce sujet il y a quelques jours. Tour d’horizon de leurs idées pour une meilleure Europe.

Chômage des jeunes par pays, dans l’Union européenne, en pourcentage des moins de 25 ans, juillet-août 2013

Pendant trois jours la moyenne d’âge du Parlement européen à Strasbourg a fortement baissé. Et pour cause, des milliers de jeunes venus de tout le Vieux Continent ont investi les lieux afin de réfléchir à l’avenir de l’Europe.

Ils ont pu donner leur avis, partager leurs craintes et leurs espoirs autour de cinq grands thèmes: le chômage des jeunes, la révolution numérique, le futur de l’Europe, le développement durable et les valeurs européennes. Ces “rencontres de la jeunesse européenne” (European Youth Event) ont permis de dégager quelques idées pour l’avenir.

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La superpuissance numérique américaine

Comment empêcher les géants du Net américains d’asphyxier les autres acteurs du digital ? Question très concrète.

Publicité Google, au style clairement transhumaniste

Les inquiétudes grandissent en raison de la place de plus en plus hégémonique prise par les Google, Amazon, Facebook et autres Apple. La liste est longue : Microsoft dans le logiciel, Twitter ou LinkedIn dans les réseaux sociaux, Expedia ou Booking dans les voyages. Même des petits nouveaux apparaissent comme AirBnB dans le tourisme ou Uber dans le transport. Leur point commun ? Il sont tous américains, sont passés maîtres dans la gestion de la data, pratiquent l’optimisation fiscale tous azimuts et imposent leurs règles du jeu de gré ou de force. Danger.

Comme dans un mauvais remake de la conférence de Yalta, les grands écosystèmes numériques se partagent les mondes numériques. Un mouvement des non-alignés est-il possible ? Il est en tout cas nécessaire. L’Europe n’est pas dénuée de potentiel d’innovation, à condition de savoir garantir un environnement économique à la fois loyal et favorable aux initiatives entrepreneuriales.
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La santé mentale est notre prochain problème

Selon l’OMS, les troubles mentaux représentent 38 % de toutes les maladies dans les pays à hauts revenus. Et leurs conséquences économiques sont beaucoup plus graves que celles des maladies physiques.

Jack Nicholson dans “Vol au-dessus d’un nid de coucou”, 1976

La dépression, l’angoisse, entraînent plus de souffrances que les maladies physiques, la pauvreté ou le chômage. Et leur coût économique est énorme.

Elles sont pourtant maîtrisables par des traitements efficaces et relativement peu onéreux mais au Royaume-Uni, moins d’un tiers des adultes souffrant de dépression sont traités, contre 90 % des diabétiques. Seul un quart des enfants atteints de troubles mentaux reçoivent un traitement. Cette sous-prise en charge est injuste et représente un énorme gâchis. Elle s’explique largement par des préjugés tenaces et une prise de conscience qui ne se fait pas : que des traitements efficaces existent. Il faut maintenant en finir avec ce terrible échec.
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Le patrimoine des milliardaires européens en hausse de 11% en 2014

Le patrimoine des milliardaires européens a progressé de 11% en 2014, révèle le magazine “Bilan” à paraÎtre jeudi. Les avoirs des 100 familles les plus riches du Vieux continent ont ainsi augmenté de [110 milliards d'euros] à [1.093 milliards d'euros]. Revers de la médaille, la fortune des oligarques russes a fondu avec la crise en Ukraine.

Bernard Arnault

Cette hausse s’explique par la reprise économique aux Etats-Unis, les hausse des places boursières, ainsi que la valorisation du secteur immobilier et de l’art, écrit le magazine qui a publié son classement des 100 personnes les plus riches d’Europe.

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A la Coupe des BRICS, la Chine part favorite

Le 15 juillet, le Mondial sera fini, mais un autre match va se jouer au Brésil. Plus discret, moins festif. Et, pourtant, tellement XXIe siècle. Cette compétition-là a pour théâtre les BRICS, acronyme des cinq économies émergentes – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – qui, en s’associant de façon informelle mais en voie d’institutionnalisation, peuvent apparaître comme le premier défi sérieux à l’ordre international issu de Bretton Woods, au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Match amical Chine-Brésil, le 10 septembre 2012 (score : 0-8)

Les 15 et 16 juillet donc, les dirigeants des BRICS réunis à Fortaleza puis à Brasilia devront se mettre d’accord sur le lieu du siège de la future banque de développement qu’ils prévoient de créer. Et devinez ? Shanghaï tient la corde.

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Coup de projecteur sur les requins qui rôdent dans les “dark pools”

Les marchés de crédit et de dérivés tendent à plus de transparence. Les marchés de capitaux prennent le chemin diamétralement opposé.

Lorsque la crise financière a éclaté il y a six ans, le mot “transparence” est devenu très à la mode. Pas étonnant. Alors que les banques implosaient, politiques et électeurs découvraient avec effroi les pratiques sordides, dissimulées derrière une culture de l’opacité, qui proliféraient dans le monde des produits dérivés et de la dette.

Ironiquement, depuis 2008, les régulateurs se sont battus pour que les marchés soient plus transparents. Bien que des progrès aient été inégaux, les investisseurs ne peuvent plus avancer longtemps masqués, alors qu’ils étaient autrefois inaccessibles, notamment sur les marchés des dérivés du crédit ou lorsqu’ils intervenaient sur les prix des obligations. Depuis peu, même le marais des swaps est de moins en moins opaque.

En revanche, dans le secteur du capital, qui était plus transparent que le marché du crédit, la tendance s’est inversée. Il y a dix ans, une quantité considérable d’informations était disponible sur le prix des actions et les volumes des transactions, car la plupart des activités se tenaient sur les marchés d’échanges centralisés. Maintenant, aux États-Unis et en Europe, plus du tiers des négociations se font hors des principales bourses. Il y a eu une explosion de l’activité de ce qu’on appelle les “dark pools“, où des plateformes privées de négociation, gérées par des banques ou par d’autres institutions, mettent directement en contact acheteurs et vendeurs.

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L’exploitation des terres rares en eaux profondes risque d’affecter l’écosystème

Les ressources minérales marines profondes offrent une capacité importante d’exploration, notamment dans le Pacifique. Mais leur exploitation pourrait impacter la biodiversité.

Une étude intitulée « Impacts environnementaux de l’exploitation des ressources minérales marines profondes » menée pendant deux ans par le CNRS et l’Ifremer à la demande du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, souligne les impacts environnementaux de l’exploitation des ressources minérales marines profondes.

Avec l’épuisement de certains métaux, les compagnies privées, et les États s’intéressent de plus en plus aux ressources minérales des grands fonds marins, et plus précisément à leur potentielle exploitation. Mais avant de pouvoir exploiter ces ressources, encore faut-il explorer les fonds océaniques pour déterminer les zones riches en terres rares. Et déterminer quel peut être l’impact sur l’environnement.

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André Gorz : « Misères du présent, richesse du possible »

Critique radical du capitalisme, philosophe du travail, de l’autonomie du sujet et des communautés, André Gorz (1923-2007) est l’un des précurseurs de l’écologie politique et du mouvement pour la décroissance. (Les phrases à la première personne du singulier sont d’André Gorz).

Ilya Repine – Les Bateliers de la Volga (1873)

Introduction : Il faut oser l’Exode. Il faut oser rompre avec cette société qui meurt et qui ne renaîtra plus. Il faut ne rien attendre des traitements symptomatiques de la «crise», car il n’y a plus de crise : un nouveau système s’est mis en place qui abolit massivement le «travail». Il restaure les pires formes de domination et d’asservissement en contraignant tous à se battre contre tous pour obtenir ce «travail» qu’il abolit.

Ce n’est pas cette abolition qu’il faut lui reprocher : c’est de prétendre perpétuer comme obligation, comme norme, comme fondement irremplaçable des droits et de la dignité de tous, ce même «travail» dont il abolit les normes, la dignité et l’accessibilité. Il faut que le «travail» perde sa centralité dans la conscience et l’imagination de tous.

Il est rare que ces «travailleurs» puissent dire : «Voici ce que j’ai fait. Voici mon ouvrage. Ceci est mon œuvre». Je hais les mystificateurs qui, au nom de la définition philosophique ou anthropologique du travail, justifient la valeur d’un «travail» qui en est la misérable négation. C’est précisément au sens de réalisation de soi, au sens de poièsis, que le travail disparaît.

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Pourquoi le FMI craint-il une bulle immobilière en France ?

Une semaine après que le Fond monétaire international (FMI) ait tiré la sonnette d’alarme concernant, notamment, les marchés immobiliers anglais et français, deux études viennent nous éclairer sur les raisons qui poussent l’institution à y redouter une bulle immobilière.

Les prix y sont absolument ahurissant

À croire l’étude européenne (mais aussi russe et israélienne) Property Index, tout juste publiée par le sérieux cabinet Deloitte, le Royaume-Uni et la France sont les pays les plus inabordables d’Europe, sur le plan immobilier.

Pour preuve : comptez 10 000€ le mètre carré pour un appartement dans le centre de Londres et 8 140€/m2 à Paris. C’est ce qui atteste, pour certains spécialistes, de l’existence d’une bulle immobilière.

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Les pays en développement cible privilégiée des investisseurs

Selon les statistiques de la Cnuced, ils ont capté 54 % des flux d’investissement direct l’an dernier. Les Etats-Unis conservent leur première place.

Les effets de la grande crise s’atténuant peu à peu, la lente reprise économique mondiale va de pair avec la reprise des flux d’investissements directs à l’étranger (IDE).

Selon les statistiques de la Conférence des Nations unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), publiées ce mardi [24 juin 2014], les IDE entrants se sont inscrits en hausse de 9 % l’an passé, à 1.450 milliards de dollars. Si l’ensemble des pays ont pu bénéficier de ce regain, il n’en demeure pas moins que les pays en développement ont maintenu leur leadership en matière d’accueil de capitaux. Ces derniers ont attiré 778 milliards de dollars, captant ainsi 54 % du total des flux.

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Les banques chinoises ont renforcé leur pouvoir en 2013

Selon une revue spécialisée, les banques chinoises détrônent toujours plus leurs rivales américaines. Quant aux établissements suisses, ils ne figurent même pas dans les dix premiers.

Classement des 10 premières banques mondiales par volume de fonds propres (Tier 1)

C’est une étude qui confirme que le basculement de l’économie vers la zone Asie-Pacifique concerne également les banques. Selon le magazine The Banker, les établissements chinois ont renforcé leur assise en tête de son classement des 1.000 premières banques dans le monde.

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Irak : que peut et que veut faire l’Europe ?

La situation irakienne inquiète les Européens. Mais ils laissent l’initiative aux Américains qui sont pourtant les premiers responsables de la situation actuelle. Analyse.

D’une extrême gravité“. C’est ainsi que Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, qualifie la situation actuelle en Irak. L’offensive du groupe djihadiste EIIL (Etat Islamique en Irak et au Levant) dans le Nord du pays alarme toutes les chancelleries européennes.

Cette organisation veut instaurer un Etat islamique sunnite dans la région faisant fi des frontières héritées du tracé réalisé par les Français et les Britanniques au lendemain de la chute de l’Empire Ottoman, il y a près d’un siècle.

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Europe : Les cimetières radioactifs sont-ils sans risque ?

Que faire des déchets nucléaires? Les enterrer sous le sel, le granit ou l’argile? Comment la France et la Finlande gèrent-elles ce problème? Les centres de stockage radioactifs seront-ils vraiment sans risque?

A Bure, dans l’est de la France, est installé le laboratoire de recherche souterrain ultra-sécurisé de l’ANDRA, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. La France projette d’enfouir ses 80.000 mètres cubes de déchets radioactifs dans une épaisse couche d’argile qui n’a pas bougé depuis 160 millions d’années, au grand dam des militants anti-nucléaires.

La Finlande a une autre approche: l’enfouissement des déchets radioactifs dans la roche mère. A l’ouest du pays, un immense complexe nucléaire est basé sur la presqu’île d’Olkiluoto Une cavité de 450 mètres de profondeur, parcouru par cinq kilomètres de route est en train d‘être construite.

Selon le plan établi, à partir de 2020, l’industrie nucléaire finlandaise y stockera tous les déchets produits par ses centrales depuis 1996. L’opération est prévue pour durer 100 ans. Puis les cavités seront rebouchées pour rester fermées pendant 100.000 ans.

La Russie et la Chine déclarent une guerre financière totale à l’Occident

Moscou et Pékin développent de nouvelles armes dans le domaine de la finance pour mener leur guerre froide contre l’Occident. Les deux superpuissances prévoient de travailler ensemble et de se concentrer sur l’affaiblissement de la suprématie du dollar comme monnaie internationale, la création de leur propre agence de notation, d’une banque de développement, et de systèmes de paiement concurrents de MasterCard et Visa.

Les pays occidentaux ont longtemps dominé les autres marchés financiers. Le dollar demeure (pour l’instant) la monnaie de réserve mondiale, les agences de notation américaines, S & P, Moody et Fitch sont les seules à réellement faire autorité pour évaluer la solvabilité des entreprises et des gouvernements, et le FMI est encore dominé par des Occidentaux.

Mais avec les initiatives récentes de la Chine et de la Russie, tout cela pourrait bientôt changer. Les deux pays sont relativement mal cotés (La Chine est cotée AA- et la Russie BBB) par les trois grandes agences de notation (alors qu’elles décernent encore la meilleure note aux États-Unis, AAA…), ce qui a pour conséquence d’augmenter les taux d’intérêt qu’ils doivent payer sur leurs obligations, et dissuade les investisseurs de leur prêter de l’argent.

En particulier, la cote de la Russie a été dégradée par S & P et Moody après l’annexion de la Crimée en raison des graves difficultés économiques dont elle a fait l‘expérience. La nouvelle cote qu’elles ont attribué au pays, « BBB » (Qualité moyenne Inférieure), n’est plus qu’un grade au dessus de la cote réservée à la pacotille.

Les Chinois avaient déjà exprimé leur mécontentement de cette situation, en créant leur propre agence de notation, Dagong. Mais ils viennent de signer un accord avec le gouvernement russe pour créer une nouvelle agence de notation russo-chinoise à partir de cette institution. (En Europe aussi, on évoque de temps à autre la création d’une agence de rating spécifique, mais aucun plan concret n’a été élaboré dans ce sens).

Dagong attribue la note AAA à la Chine actuellement, et la note A à la Russie. En revanche, les Etats-Unis n’obtiennent qu’un A- . Ces cotes se fondent sur des données fondamentales telles que le ratio dette-PIB, qui sont plus favorables en Russie et en Chine. La nouvelle agence conjointe devrait émettre des cotes comparables.

Une autre mesure prise par la Russie et la Chine pour saper la puissance financière de l’Ouest est la mise en place d’une banque de développement privée en concurrence directe avec le FMI. Le manque de représentativité du FMI, où les pays émergents n’ont qu’un pouvoir de décision très faible, est une critique récurrente de l’Institution.

Le géant économique qu’est la Chine, la seconde puissance économique qui pourrait même passer première cette année, y détient toujours moins de droits de vote que la Grande-Bretagne, par exemple.

La Russie envisage également a création d’une « Union économique eurasienne » dans laquelle le rouble servirait de monnaie d’échange centrale. De son côté, la Chine souhaite développer l’usage du renminbi dans les transactions internationales.

En outre, le président russe, Vladimir Poutine, a émis le souhait de concevoir un système national de paiement pour concurrencer les géants américains de paiement Visa et Mastercard. Après l’annexion de la Crimée, ces deux institutions de crédit avaient boycotté Rossiya, et d’autres institutions financières russes.

Le journal allemand Die Welt compare ces initiatives pour concurrencer la domination financière de l’Occident à la course aux armements pendant la Guerre Froide, et il évoque « une guerre financière avec l’Occident ».

Express.be

(Merci à Gérard le Savoyard)

La Chine veut créer à tout prix une institution rivale de la Banque mondiale

La Chine s’est dite prête à doubler à 100 milliards de dollars la dotation de la banque de développement qu’elle souhaite créer avec une vingtaine d’autres pays asiatiques et du Moyen-Orient pour concurrencer la Banque mondiale, rapporte le Financial Times.

Cette nouvelle institution devrait aussi constituer une alternative à la Banque asiatique de développement, que Pékin juge trop influencée par les États-Unis et leurs alliés.

La dotation de 100 milliards de dollars de la nouvelle banque de développement représenterait environ deux tiers de la surface financière de la Banque asiatique de développement (165 milliards de dollars), basée à Manille et sous la coupe de l’Organisation des Nations unies.

Jusque-là, 22 pays ont pris part à ce projet qui a pour ambition de créer une nouvelle « Route de la Soie », un réseau ancien de routes commerciales entre l’Asie et l’Europe, reliant la ville de Chang’an (actuelle Xi’an) en Chine à la ville d’Antioche, en Syrie médiévale (aujourd’hui en Turquie).
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Tourisme : Les 8 nouvelles tendances innovantes

Le tourisme est devenue une activité économique de masse et de première importance. En France, première ou seconde destination touristique mondiale, et un peu partout dans le monde, on voit pourtant apparaître de nouvelles formes d’activités touristiques. Pas encore de quoi bouleverser l’industrie touristique, mais demain…

On l’appelle le « tourisme responsable » mais le terme recouvre bien des pratiques, pas tout à fait synonymes. De là à penser que le bilan de la fréquentation touristique « maussade » de  juillet-août 2013, avec une baisse de 3,5% des nuitées marchandes, aurait quelque chose à voir avec le tourisme collaboratif… (1)

L’envie de ne pas passer des vacances idiotes gagne une partie de plus importante du public : l’aspiration à mettre en conformité les valeurs auxquelles on aspire toute l’année avec ses choix de vacances est de plus en plus forte.

Quelques chiffres-clés sur le tourisme mondial et français

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Aquaexcel : Les poissons d’élevage du futur

À Sizun, en Bretagne, nous découvrons le centre de recherche baptisé Pisciculture expérimentale des Monts d’Arrée appartenant à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).

Cette station expérimentale – parmi les plus importantes en Europe pour l’élevage de salmonidés – participe à un projet européen appelé Aquaexcel qui vise à coordonner différentes structures de ce type dans l’Union européenne.

L’aquaculture est une activité en très forte croissance,” souligne le coordinateur du projet, Marc Vandeputte, “elle progresse de plus de 8 % par an depuis une vingtaine d’années au niveau mondial et l’an dernier, elle a dépassé en tonnage, la production de bœuf.

L’Ukraine et l’Europe peuvent-elles se passer du gaz russe ?

La guerre du gaz est déclarée. La société russe Gazprom, décide de couper le gaz à l’Ukraine tant qu’elle ne paiera pas ses dettes. Une décision lourde de conséquences pour tous les Européens. 

Le torchon brûle entre Moscou et Kiev. La compagnie russe Gazprom vient d’annoncer que l’Ukraine n’avait toujours pas réglé une partie de sa dette gazière évaluée à 4,5 milliards de dollars (3,3 milliards d’euros). Le géant russe a donc mis ses menaces à exécution en coupant le gaz. Désormais, l’entreprise ne fournira à l’Ukraine que ce qu’elle paiera d’avance.

De son côté Kiev refuse de se plier à la hausse des prix du gaz russe. A l’arrivée des pro-occidentaux au pouvoir en février dernier, les 1.000 mètres cubes de gaz sont passés de 268 dollars (198 euros) à 485 dollars (358 euros). Dans sa dernière offre, la Russie proposait les 1.000 mètres cubes de gaz à 385 dollars. Toujours trop pour Kiev qui assure avoir des réserves conséquentes en stock. 

Gazprom compte également saisir la cour d’arbitrage internationale de Stockholm dans cette affaire de dette gazière. Une façon de répondre à la menace de procédure lancée par Kiev concernant la décision prise par les Russes d’augmenter les prix du gaz.

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Sauver la classe moyenne, et ressusciter

Par Myret Zaki

Les classes moyennes, en Europe comme aux Etats-Unis, se meurent. Conséquence du creusement des inégalités, elles sont en train de se vider de leurs contingents. Et cela refaçonne le paysage tant politique qu’économique.

Les 1%
EN CAS DE GUERRE DES CLASSES, BRISER LA GLACE (caricature américaine)

En France, le salaire réel net moyen, qui avait été multiplié par trois (+400%) de 1947 à 1975, n’a progressé que de 12% sur les vingt dernières années. Les générations nées vers 1960 n’ont jamais connu les opportunités de leurs parents.

Le déclassement social fait que les nouvelles générations sont moins riches que leurs parents et que les pauvres aujourd’hui sont les jeunes. Ce qu’on appelle aujourd’hui la classe moyenne, en Europe, est en grande partie subventionnée par la génération précédente, celles des Trente Glorieuses.
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Pétrole : Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle crise ?

Selon le nouveau rapport « World Investment Outlook » de l’Agence Internationale de l’Énergie (IEA) il faut trouver 48.000 milliards de dollars jusqu’en 2035 pour maintenir la production pétrolière au niveau actuel.

Pour rentabiliser les nouvelles techniques de forages, il est nécessaire de mettre le curseur du prix du baril au-delà de 120 dollars. Mais à ce niveau, c’est l’économie qui s’écroule! C’est un vrai casse-tête et un cercle vicieux insoluble.

Le peak oil d’or noir conventionnel a été atteint en 2007 et le pétrole de schiste, off-shore, sable bitumineux ou dans les glaces de l’Arctique devaient prendre le relais pour assurer la stabilité et la croissance mondiale des économies.

Tous les signaux d’alarmes sont au rouge vif

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