2013: marchés émergents, la fin du miroir aux alouettes

Les pays émergents ont cessé d’être en 2013 la promesse de lendemains radieux pour l’économie mondiale. Croissance ralentie, marchés financiers et devises instables, troubles sociaux: ils sont devenus un sujet d’inquiétude… peut-être exagérée. En novembre, le club de réflexion des pays riches, l’OCDE, a résumé la situation : la croissance mondiale sera plus faible à cause du ralentissement des pays émergents, et “l’environnement économique mondial pourrait faire office d’amplificateur et de courroie de transmission pour des chocs négatifs” en provenance de ces pays.

Depuis des années, l’économie mondiale ne jurait que par eux : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud… Leur forte croissance compensait la stagnation des pays avancés, leurs marchés intérieurs en pleine expansion aiguisaient les appétits des grands groupes occidentaux, leurs bas coûts de production faisaient tourner le commerce mondial et leurs réserves de devises leur permettaient de financer l’endettement occidental. Mais 2013 a marqué un coup d’arrêt. Ils ont perdu un peu de leur lustre, pour être considérés d’un œil peut-être plus lucide.

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Chine : la dette des collectivités locales n’en finit pas de s’alourdir

Préoccupation constante des autorités de Pékin, l’endettement des collectivités locales chinoises n’en finit pas d’augmenter. Il a grimpé de 67 % depuis 2010, illustrant la difficulté pour la Chine de se défaire d’une croissance dopée à l’investissement, lui-même financé par un endettement débridé au niveau des gouvernements locaux.

Les nouveaux dirigeants chinois avaient commandé en juillet 2013 un audit qualifié d’« urgent », envoyant plus de 50 000 fonctionnaires dans les régions pour éplucher la comptabilité de 62 000 administrations.

Les conclusions, rendues publiques lundi 30 décembre 2013, font apparaître 17 890 milliards de yuans (2 100 milliards d’euros) de dette au niveau des provinces, communes, préfectures et cantons, soit 33,2 % du produit intérieur brut (PIB), dont 10 890 milliards de yuans d’emprunts directs et 7 000 milliards de dette contingente (engagements non encore réalisés), sur laquelle l’administration a une forme de responsabilité en cas de défaut. En y ajoutant la dette du gouvernement central, l’État chinois devait 30 300 milliards de yuans à la fin juin 2013, soit l’équivalent de 56,2 % du PIB de la deuxième économie mondiale.
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Alexandre Latsa : Réflexions sur l’année 2013

Par Alexandre Latsa

L’année 2013 s’achève, elle aura apporté le pire et le meilleur.

Sommet du G8 les 17 et 18 juin 2013 à Lough Erne (Irlande du Nord)

Les nouvelles les plus alarmantes sont venues d’Afrique au sud du Sahara, avec l’apparition d’un certain nombre de conflits qui vont probablement s’étendre. Plus au Nord, certains pays du monde arabo-musulman n’arrivent toujours pas à sortir du chaos dans lequel ils ont été plongés soit par les réactions aux révolutions du printemps arabe, soit par des interventions militaires étrangères.
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Les banques chinoises au bord de la crise

Une pénurie de liquidités sur le marché interbancaire a contraint la Banque centrale à intervenir en urgence.

La Chine est-elle à l’aune d’une crise financière majeure ? Les tensions observées ces derniers jours entre les banques chinoises, comme la vive réaction de la Banque populaire de Chine (PBOC), la banque centrale, le laissent craindre à certains observateurs.

Jeudi 19 décembre, cette dernière a annoncé avoir procédé à des injections de liquidités à court terme sur les marchés, sans en préciser le montant.

Objectif : éteindre la flambée des taux interbancaires, ceux auxquels les banques se prêtent de l’argent, révélant que ces dernières ne se font plus confiance. Au risque que les plus fragiles ne parviennent plus à se financer. C’est ce qu’on appelle une crise de liquidités (cash crunch en anglais).

Les mesures de la PBOC ne sont pas sans rappeler, à une moindre échelle, celles prises par la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne après la chute de Lehman Brothers, en 2008, pour éviter la paralysie du système financier. Mais l’intervention de la PBOC n’a pas suffi à rassurer complètement les investisseurs chinois : vendredi 20 décembre au matin, le taux des prises en pension à sept jours – l’un des indicateurs représentatif de la situation de la liquidité sur le marché – était de 8,1277 %. Il s’agit de son plus haut niveau depuis six mois.

Difficiles réformes du système financier
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Noël : Business, arnaques et bons plans

Noël approche et malgré la crise, les Français n’ont pas l’intention de sacrifier leur fête en famille. Avec un budget en baisse, les Français doivent redoubler d’effort pour faire plaisir sans se ruiner.

Comment trouver des jouets neufs à moitié prix ? Les équipes de «90′ Enquêtes» sont allées à la rencontre de commerçants qui ont livré leurs secrets. La star de Noël, c’est aussi le foie gras. Il en existe de toutes sortes et de toutes origines, mais comment s’y retrouver ? Et surtout comment ne pas se faire avoir ?

Enfin, gros plan sur les décorations de Noël, qui ne sont pas sans danger. Certains importateurs sans scrupule n’hésitent pas à tricher sur les normes de sécurité. Enquête notamment en Chine.

(Merci à Romégas)

Chine : Le yuan devient-il une véritable monnaie internationale ?

Les autorités chinoises procèdent à une montée en puissance graduelle de leur monnaie. Au travers des accords Swap passés avec la City et la Banque centrale européenne, le Yuan est désormais utilisé pour des transactions financières internationales.

Dans une nouvelle zone franche, qui sera ouverte à Shanghai d’ici quelques jours, il sera convertible sans que l’on connaisse jusqu’ici le détail des modalités de son application…


France culture

La Chine et l’or

La Chine parle désormais ouvertement d’un remplacement du dollar en tant que devise de référence internationale.

Xinhua, l’agence de presse officielle Chinoise, publiait récemment une lettre ouverte qui commence comme suit :

“Alors que les politiciens Américains des deux partis font encore des aller-et-retours entre la Maison Blanche et le Capitole sans pour autant parvenir à un accord viable qui permettra au retour à la normalité politique dont ils nous parlent tant, il est peut-être temps pour le reste d’entre nous de construire un monde dés-américanisé”.

Et la Chine sait déjà comment y parvenir. Elle encourage la création d’un marché international en yuans auprès des centres de Hong Kong et de Londres en laissant New York de côté, et fait la promotion d’un commerce hors-dollar en Asie au travers de la Shanghai Cooperation Organisation (SCO). Elle continue également d’accumuler ouvertement de l’or tout en encourageant ses citoyens à en faire de même.

Il n’y a plus l’ombre d’un doute. La Chine se prépare à la chute du dollar, si ce n’est qu’en tant que devise de référence mondiale. Et elle espère se protéger ainsi que ses citoyens grâce à l’or.

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Les Chinois à l’assaut des forêts de l’Aude

Le bois issu des grandes forêts de l’Aude et des Pyrénées Orientales intéresse de plus en plus les acheteurs chinois. Un sujet “brûlant”.

Ce jour-là, au-delà de Salvezines, on ne passe plus. La neige empêche d’atteindre les hauteurs des confins de l’Aude, vers Gincla et la forêt de Boucheville, celle-là même dont on dit dans la vallée qu’elle a été “plumée par les Chinois”.

11000 m3 exportés en 2013

Le chiffre n’est pas confirmé officiellement, mais il serait le seul dont disposent, à l’heure actuelle, les autorités en ce qui concerne l’exportation de grumes audois vers la Chine. En 2013, il s’élèvera à 11 000 m3 environ, contre… 0 m3 en 2012.

Or, la plupart des acteurs de la filière bois de l’Aude s’accordent à dire que l’achat de bois par les Chinois dans le département de l’Aude date d’au moins trois ans. En fait, le chiffre officiel serait celui des autorisations délivrées pour traiter le bois à la cyperméthrine, seul indice d’une exportation vers la Chine qui exige ce traitement.

Conclusion : soit le bois qui était vendu jusque-là à des sociétés chinoises était traité hors de l’Aude ce qui est plausible car les acheteurs sont souvent extérieurs au département. Soit il était traité en forêt, sans que personne ne le sache…

“China Shipping”
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Paris : Les Identitaires investissent un magasin H&M

Samedi 14 décembre à 18h, une vingtaine de militants identitaires ont occupé pacifiquement un magasin H&M près du forum des Halles. Répartis dans les rayons en brandissant des pancartes aux slogans variés (“Noël pas cher grâce aux esclaves éthiopiens” etc.) et distribuant des tracts aux clients face à une sécurité totalement débordée, il ont ainsi relayé la campagne “H&M esclavagistes”.

En effet, trouvant les “employés” chinois trop chers à leur goût, H&M a décidé de délocaliser une partie de sa production… en Éthiopie! Moins coûteux et corvéables à merci, ces Africains pourront ainsi fabriquer des vêtements bon marché destinés à des chômeurs ou des travailleurs pauvres en Europe.

C’est pour dénoncer cette économie mondialisée totalement absurde, organisée pour le seul profit financier en dépit de tout bon sens, que les Identitaires ont envahi ce magasin H&M.

Juste avant Noël, cette action symbolique n’est pas sans rappeler le happening récemment organisé contre Mattel avec la “Barbie ouvrière” : elle amène les Français et les Européens à mieux réfléchir à leur consommation et à favoriser les produits locaux au détriment des objets “low cost” fabriqués en grande série par des nouveaux esclaves.

BI

La « masculinisation » des naissances touche-t-elle la France ?

L’avortement sélectif des filles n’est pas le propre de l’Asie ou de l’Europe orientale. Cette pratique existe dans certaines diasporas en Angleterre, en Norvège, en Grèce ou en Italie. En France, on ne peut pas le savoir.

C’est un document dérangeant que vient de publier l’Institut national d’études démographiques (Ined). Il actualise les données disponibles concernant la pratique de l’avortement sélectif des fœtus de sexe féminin.

Fait nouveau: plusieurs publications scientifiques établissent aussi que les avortements sélectifs des fœtus féminins sont également pratiqués dans des pays d’Europe occidentale – et ce au sein des communautés issues des pays touchés par cette discrimination sexuelle.

Le phénomène est connu et dénoncé depuis une vingtaine d’années en Chine et dans une partie du sous-continent indien. Il a commencé à être décrit il y a plus d’une dizaine d’années dans deux régions d’Europe orientale: le Sud du Caucase et l’Ouest des Balkans autour de l’Albanie.
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Les esclaves énergétiques

Par Jean-Marc Jancovici

Pour tous les individus plongés dans l’énergie au quotidien, le kWh est aussi familier, en apparence, que le litre d’eau l’est au jardinier ou le kg de farine au boulanger. Pourtant, sur le fond, personne ne sait vraiment ce que représente un kWh, pas même moi ! L’énergie, cela ne se touche pas, c’est juste un chiffre abstrait sur un bout de papier, quelques fois le préalable à une facture, et pour en appréhender la signification, il faudra toujours – on n’échappe pas à ses sens – mettre en face d’une consommation une action du monde physique qui l’illustre de manière parlante pour tous.

Il est donc très difficile, avec des kWh, ou des tonnes équivalent pétrole et autres gigajoules (sans parler des quadrillions de British Thermal Units de nos amis anglo-saxons), de faire comprendre combien notre consommation d’énergie – celle de chacun d’entre nous, et pas seulement du conducteur de 4×4 (et, de plus en plus souvent, de la conductrice !) – est devenue totalement “hors normes” par rapport à ce qu’a toujours été la condition de l’humanité.

Pour la bonne cause, il va falloir faire quelque chose que la morale réprouve hautement : je vais me permettre de réintroduire l’esclavage, pour comparer l’énergie déployée par les machines qui nous entourent et celle utilisée par nos propres organismes. En effet, l’homme, comme toute “machine”, consomme de l’énergie, qu’il(elle) va transformer ensuite – avec un très mauvais rendement, comme nous allons le voir – en énergie mécanique, et bien sûr aussi en énergie thermique. L’homme transforme aussi, ce que l’on ne peut oublier, l’énergie qu’il consomme en organisation de l’information, mais ceci est une autre histoire.

L’homme, combien de kWh ?
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G20 : Les BRICS font un pas vers un fonds de réserve monétaire commun de 100 milliards de dollars

En ouverture du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, Chine, Russie, Brésil, Inde et Afrique du Sud confirment leur volonté de mettre sur pied un fonds de réserve de change pour lutter contre les désordres monétaires actuels. En évoquant aussi la responsabilité des Occidentaux.

C’était fin mars à Durban en Afrique du Sud, l’une des principales annonces du sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), lue d’un ton docte par le président sud-africain Jacob Zuma lui-même. La création d’un fond de réserve monétaire propre au BRICS vient de se concrétiser un peu plus à Saint-Pétersbourg. Dénommé “Contingent Reserve Arrangement” ou “currency pool” ce fonds devrait s’élever à 100 milliards de dollars.

Le projet a été dévoilé suite au mini-sommet à cinq qui s’est tenu vers midi ce 5 septembre en prélude au sommet du G20 qui se déroule à Saint-Pétersbourg ce jeudi et demain 6 septembre. Une manière claire de peser d’entrée de jeu face aux pays développés dans ce sommet en principe économique mais reste dominé par le crise syrienne et l’opposition attendue en Vladimir Poutine et Barack Obama.

Cette rencontre des BRICS a réuni les chefs d’Etat et de gouvernement Dilma Rousseff (Brésil), Manmohan Singh (Inde), Vladimir Poutine (Russie), Xi Jinping (Chine) et Jacob Zuma (Afrique du sud).

La Chine, principal pays contributeur

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Intervention en Syrie : La recherche d’un prétexte à tout prix [1]

La coalition réunissant les Etats-Unis, le Royaume Uni, la France, la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar vient de franchir un nouveau pas dans sa volonté d’intervenir en Syrie afin de renverser le régime de Bachar El-Assad. Utilisant ses énormes moyens de communication, elle vient de lancer une vaste campagne d’intoxication de l’opinion internationale afin de la convaincre que Damas a utilisé l’arme chimique contre son peuple, commettant ainsi un véritable crime contre l’humanité et méritant  « d’être puni ».

Par Eric Denécé

Aucune preuve sérieuse n’a été présentée à l’appui de ces affirmations. Au contraire, de nombreux éléments conduisent à penser que ce sont les rebelles qui ont utilisé ces armes. Ces mensonges médiatiques et politiques ne sont que des prétextes. Ils rappellent les tristes souvenirs du Kosovo (1999), d’Irak (2003) et de Libye (2010) et ont pour but de justifier une  intervention militaire afin de renverser un régime laïque, jugé hostile par les Etats-Unis  - car allié de l’Iran et ennemi d’Israël – et impie par les monarchies wahhabites d’Arabie saoudite et du Qatar. Il est particulièrement affligeant de voir la France participer à une telle mascarade.

  • [1] Ce texte reprend, pour partie, des analyses produites par Alain Chouet, Alain Corvez et Alain Rodier, tous trois anciens officiers du renseignement français.

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La France : Pays immergent

« L’émergence est irréversible » comme l’a justement dit Lionel Zinsou. L’immergence est possible. Les pays immergents sont à l’Ouest.

Hubert Robert, “Vue imaginaire de la galerie du Louvre en ruine” (1796)

Un pays immergent est caractérisé par cinq caractéristiques symétriquement inverses à la définition d’un pays émergent:

1) Une perspective de croissance faible ou molle.
2) Une cohésion sociale menacée
3) L’incapacité des élites gouvernantes, largement héréditaires à opérer des choix forts pour les générations futures.
4) La peur de la compétition engendrant la perte de compétitivité, et potentiellement le repli sur soi.
5) Une vision classique des relations internationales.

Voici dix ans encore, les membres du G8 pouvaient s’interroger tranquillement sur la place qu’ils entendaient laisser au G20 dans le concert mondial et s’efforcer de coordonner, avec plus ou moins de succès, leurs positions dans un forum confrontant le bloc des pays développés et celui des émergents.
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Syrie : Les conséquences économiques mondiales d’une intervention

Les cinq membres du conseil de sécurité de l’Onu (États-Unis, France, Russie, Royaume-Uni et Chine), qui s’affrontent en ce moment sur l’opportunité de punir le régime de Bachar al-Assad, se retrouvent à Saint-Petersbourg avec les 15 autres grandes économies de la planète pour parler croissance, fiscalité et finance.

En plein débat sur les preuves d’utilisation d’armes chimiques, pas sûr que le rééquilibrage de l’économie mondiale reste l’unique sujet de discussion des grandes puissances. Les prises de position des chefs d’État sur une potentielle intervention pourraient même faire de l’ombre aux nombreuses avancées que visaient initialement les participants au sommet.

Le sujet est pourtant de taille. Alors que l’Europe, l’Amérique du Nord et le Japon tentent de garder le cap de la sortie de crise, les pays émergents doivent gérer un atterrissage brutal. Les États-Unis attirent de nouveau les capitaux qui délaissent les pays émergents, en proie à l’inflation, au ralentissement économique et à la révolte sociale. Les grandes puissances doivent donc discuter monnaie et régulation financière.

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Snowden : Washington a lancé 231 cyberattaques en 2011

Les services de renseignement américains ont lancé 231 cyberattaques en 2011, visant notamment l’Iran, la Russie, la Chine ou la Corée du Nord, affirme le Washington Post samedi 31 août, sur la base de documents fournis par Edward Snowden.

“Ces révélations (…) fournissent de nouvelles preuves que les ‘cyberguerriers’ de plus en plus nombreux de l’administration Obama infiltrent des réseaux informatiques à l’étranger et en perturbent le fonctionnement”, écrit le quotidien, qui se fonde sur le budget secret des services de renseignement américains fournis par l’ex-sous-traitant de l’Agence de sécurité nationale (NSA).

Projet GENIE

Outre ces cyberattaques, des spécialistes “s’introduisent dans des réseaux étrangers pour les mettre sous un contrôle américain discret”, poursuit le quotidien, évoquant un projet baptisé GENIE et dont le budget s’élève à 652 millions de dollars: Des logiciels malveillants ont ainsi été placés “chaque année dans des dizaines de milliers de machines”.

“D’ici la fin de l’année, GENIE devrait contrôler au moins 85.000 logiciels implantés dans des machines choisies stratégiquement tout autour du monde”, contre environ 21.000 en 2008, selon les documents consultés par le quotidien.

“Les documents fournis par Snowden et des entretiens avec d’ex-responsables américains illustrent une campagne d’intrusion informatique bien plus importante et plus agressive que ce qui avait jusqu’à présent été envisagé”, poursuit encore le Washington Post.

Menaces perfectionnées persistantes
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Contre la culture du mensonge, la culture de la France !

Par Aymeric Chauprade

Une nouvelle fois, après l’Irak, la Yougoslavie et la Libye, l’Occident a recours au mensonge le plus grossier qui puisse être : l’accusation d’usage d’armes de destruction massive.

La vérité est que le régime syrien est en train de gagner la bataille contre les terroristes islamistes et qu’il n’a pas besoin d’armes chimiques pour cela. Fort du soutien de l’Iran, du Hezbollah libanais et de la Russie (soutien politique sans failles), il est en train d’écraser son opposition islamiste, minoritaire dans le pays (bien que les sunnites soient majoritaires) et cela face à une rébellion islamiste internationale qui n’a plus d’autre issue que de tenter d’impliquer la France, le Royaume-Uni et les États-Unis dans la guerre.

Il faut dénoncer avec la plus grande fermeté ce mensonge de la rébellion islamiste et son soutien par le gouvernement français, soutien qui s’apparente autant à une trahison des intérêts de la France qu’à un crime contre la paix internationale.

Plus que jamais, il devient urgent de libérer la France des forces hostiles qui se sont installées au sommet de l’État, alors même que l’immense majorité de ceux qui servent cet État, dans les échelons subalternes, sont restés loyaux à la France et au Bien commun des Français.

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Olivier Delamarche : « On a totalement oublié notre problème de dette »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 27 août 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer.

« La Chine est assise entre deux chaises, d’un côté elle doit monter les taux pour maîtriser la bulle immobilière, de l’autre si elle monte les taux elle ralentit son économie. En Espagne, il n’y a que Mr Rajoy qui voit une amélioration, le coût de la crise immobilière sera probablement de 400 milliards d’euros.  Mr Bernanke  ne ralentira pas son quantitative easing. Les taux sont maintenus artificiellement bas. »

Le « confidential memo », ou comment la crise financière mondiale a débuté

par Greg Palast

La merde dans laquelle vous êtes vient d’un petit message envoyé il y a 16 ans.

Un contact dont je tairai le nom m’a fait lire le contenu du End Game memo – il s’agit d’un truc si fou et si diabolique que je ne n’arrive toujours pas à croire qu’il puisse être vrai.

Le Mémo confirme le fantasme le plus fou des conspirationnistes de tous bords : à la fin des années 1990, l’élite des fonctionnaires du Trésor américain complotait main dans la main et en toute discrétion avec une petite cabale de pontes du système bancaire afin de réduire en cendres les régulations financières à travers le monde. Quand on voit les chiffres du chômage en Espagne, le désespoir et la faim qui frappent la Grèce, les émeutes en Indonésie et la faillite de Detroit, un retour sur ce End Game memo s’impose, puisque ce document constitue la vraie genèse de l’horreur.

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Révolution industrielle : Le temps des machines

Au XIXe siècle, la révolution industrielle est en marche. Désertant de plus en plus les campagnes, les hommes s’installent en ville pour travailler dans les usines. De la Chine à l’Amérique, de la Russie au Japon, les systèmes féodaux s’effondrent avec plus ou moins de fracas. La modernité, partout, prend le pas sur la tradition.

En Europe, les empires industriels s’affrontent pour la possession des matières premières d’Afrique. Après la déflagration de la Première Guerre mondiale, l’ordre du monde, contesté par les grandes nations européennes en pleine phase d’expansion, est soigneusement recomposé.

Chine : Le fleuve Yangtsé a perdu 99,7% de ses poissons

L’excès d’activités humaines, la surpêche, et les nombreux barrages hydroélectriques tout le long du fleuve Yangtsé a eu pour conséquence immédiate de faire s’effondrer totalement l’ensemble des écosystèmes aquatiques du fleuve : 99,7% de ses poissons ont aujourd’hui disparu.

«Le nombre de poissons des quatre grandes espèces endémiques s’est totalement effondré, passant d’une estimation de 30 milliards dans les années 1950 à moins de 100 millions aujourd’hui. Quant au nombre d’espèces observées, la réduction constatée est totalement effrayante, passant de 143 à 17 aujourd’hui, selon un rapport publié dernièrement par le Comité des ressources halieutiques du fleuve Yangtsé dans le cadre d’une étude d’impacts des activités humaines commandée par le ministère de l’Agriculture et le Fond mondial pour la nature ».

Le bassin du fleuve Yangtsé arrose à lui seul 19 provinces, ce qui représente tout de même 18,8 % de la superficie des terres chinoises.

En plus d’une baisse spectaculaire du nombre de poissons, plusieurs autres espèces, notamment les marsouins aptère, ont aujourd’hui totalement disparu, rapporte Zhao Yimin, responsable des ressources halieutiques du fleuve.
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Entre relocalisation et délocalisation en Afrique, l’âge d’or de l’Asie est-il terminé ?

L’entreprise suédoise H&M vient d’annoncer la délocalisation de plusieurs unités de production de la Chine vers l’Éthiopie. Dans le même temps, un mouvement de relocalisation en Occident d’entreprises déçues par leur transfert en Asie semble s’amorcer, annonçant peut-être la fin de l’attractivité industrielle asiatique.

Ouvriers éthiopiens sous la supervision de contremaîtres chinois

Le troisième renouvellement de l’accord AGOA – African Growty and Opportunity Act – entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne, qui autorise l’entrée hors taxe d’exportations africaines sous certaines conditions, suscitera de nouvelles délocalisations vers l’Afrique, et en particulier l’Éthiopie où un fabriquant chinois de chaussures avait déjà décidé d’investir l’année dernière.

Publiée en 2011 une étude de la Banque mondiale comparant plusieurs pays africains à la Chine et au Vietnam, a montré que l’Éthiopie était d’ailleurs le seul pays capable de concurrencer les pays asiatiques pour des productions à haute intensité de main d’œuvre (comme l’habillement ou la fabrique de meubles).

Ces projets montrent que des pays africains peuvent s’engager à leur tour dans le “vol des oies sauvages” qui a débuté avec le Japon, qu’ont suivi ensuite les Nouveaux Pays industriels d’Asie et ensuite les pays du Sud-Est asiatique et la Chine. Mais cette conjoncture ne doit pas faire oublier le contexte. La Chine est devenue depuis 2010 la première puissance manufacturière mondiale (avec 17% de la production par la valeur ajoutée manufacturière mondiale), devant les États-Unis qui avaient ravi cette place au Royaume-Uni à la fin du XIXème siècle.
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Poisson d’élevage chinois: enquête sur les risques sanitaires

Leur production se retrouve au rayon des surgelés européens ou américains. Mais, dans nombre de fermes piscicoles, les normes sanitaires sont moins respectées que celles du rendement… Plongée dans un monde opaque qui n’hésite pas à frauder.

D’emblée, Steven avait prévenu son prétendu client : son usine n’a pas reçu la licence CIQ, du nom de l’Administration chinoise du contrôle de la qualité, de l’inspection et de la quarantaine. En principe obligatoire, ce certificat représente la garantie par les services de l’hygiène de Pékin qu’un producteur respecte bien les normes en vigueur pour l’exportation vers l’Union européenne.

L’entreprise Hi-Taste (“goût exquis”) n’a jamais obtenu le sésame. Qu’à cela ne tienne…

>>> Retrouvez notre dossier complet: Alertes dans nos assiettes

“Franchement, assure Steven, il ne faut pas s’inquiéter pour ça.

” Il suffira d’utiliser les documents d’une autre usine dont il connaît bien le gérant : “Nous vendrons sous leur nom, explique Steven. Au début, je sais, cela étonne. Mais tous les clients finissent par comprendre.”

Si l’opération tourne mal et que les douanes du port européen détectent un produit chimique illégal, par exemple, il suffira de montrer aux agents les papiers de l’usine prête-nom.

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Philippe Béchade: États-Unis, les mobil-home poussent comme du gazon

Le 21 août, Philippe Béchade, rédacteur en chef à la chronique Agora s’est intéressé à l’économie américaine: l’emploi, l’immobilier, le pouvoir d’achat… dans l’émission Intégrale Placements, présentée par Guillaume Sommerer, sur BFM Business.

Exclusivité Fortune – Kai A. Konrad : “L’Allemagne ne peut pas sauver la zone euro”

Article transmis et traduit par notre lecteur JoeLeTaxi, merci à lui.

Kai A. Konrad, conseiller en chef du ministre allemand des Finances, s’attend à l’effondrement de la zone euro. Il propose que l’Allemagne quitte l’union monétaire – c’est l’Europe, non l’euro, qu’il faudrait sauver selon lui.

L’économiste du Max-Planck-Institut et conseiller scientifique en chef du Ministère des Finances, Kai A. Konrad, craint que le ralentissement de la dynamique économique constaté dans l’ensemble de l’Europe n’en vienne à s’accélérer notablement. Il affirme qu’en cas de crise grave l’Allemagne devrait abandonner l’euro. La crainte que cette sortie ne provoque une catastrophe pour l’économie allemande est selon M. Konrad largement exagérée. Tout au contraire, les entreprises du pays pourraient en sortir renforcées.

Die Welt: Monsieur Konrad, le gouvernement a reporté toutes les décisions importantes concernant la crise de l’euro à l’après-élections. Tente-t-on de tromper les électeurs ?

Kai A. Konrad: Je crois plutôt à un statu quo après les élections. Depuis l’apparition de la crise, la classe politique a toujours tenté de remettre au lendemain les décisions et de procrastiner.
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L’image du jour : L’évolution de Shanghai en 26 ans

Si Pékin est la capitale chinoise, Shanghai est sa capitale économique. Et en 26 ans, la ville a connu une croissance impressionnante.

Pour s’en rendre compte, il suffit de comparer les deux photos prises par le photographe de l’agence Reuters, Carlos Barria. Le 31 juillet dernier, il a pris une photo du district de Pudong, le “Manhattan” de Shanghai, avec exactement le même angle qu’une photo prise en 1987, explique Atlantic notes.

Cette semaine, l’agence a publié un montage de ces deux photos. Nos collègues du Huffington Post US ont réalisé un GIF qui montre l’évolution de ce quartier de la ville.

Bluffant:

Selon le Telegraph, la population de Shanghai n’était que de 11 millions en 1987. Il y a maintenant plus de 23 millions de personnes qui y vivent. L’économie de Shanghai serait même équivalente… à la Finlande. Oui, le pays.

The Huffington Post

Équateur : L’or noir l’emporte sur la forêt

Le président équatorien Rafael Correa vient d’autoriser l’extraction de pétrole dans le parc national Yasuní. En 2007, il s’était engagé à ne pas y toucher, en échange d’une aide financière internationale lutter contre le réchauffement climatique. Mais l’aide attendue n’est pas arrivée.

Le parc national Yasuní

La pirogue s’élance sur les eaux brunes de la rivière Tiputini, entre les immenses arbres du parc national Yasuní, et pénètre au cœur de la forêt amazonienne de l’Equateur. De temps à autre, sur le chemin qui mène à la station scientifique de Tiputini, le guide pointe la rive du doigt. Un caïman prend le soleil, des singes-araignées jouent au sommet des arbres, une nuée de papillons jaunes tourne autour d’un groupe de tortues, attirée par le sel de leurs carapaces, un faon prend son bain, un dauphin rose pointe le bout de son nez et disparaît aussitôt.

Sur un seul du million d’hectares qui composent le parc Yasuní, on dénombre près de 600 espèces d’arbres ; soit autant que sur tout le territoire des Etats-Unis et du Canada. Sur un arbre cohabitent jusqu’à 43 espèces de fourmis. Il a fallu des millénaires pour qu’une telle biodiversité se crée”, affirme Diego Mosquera, responsable de la station, qui dresse depuis huit ans l’inventaire des animaux de la région à l’aide de pièges photographiques.

 

Cette richesse biologique est aujourd’hui menacée. Le gouvernement de Rafael Correa s’apprête à extraire le pétrole des derniers gisements non exploités du Yasuní, situés sous le champ Ishpingo-Tambococha-Tiputini (ITT). Là  où se trouvent quelque 9 milliards de barils de pétrole brut, soit 20 % des réserves totales du pays. Extraire ce pétrole rapporterait entre 5 et 7 milliards de dollars [entre 3,7 et 5,2 milliards d'euros], dont une partie permettrait de combler le déficit de l’Etat. D’après des experts interrogés par le quotidien El Comercio, l’exploitation du champ ITT prendrait entre trois et cinq ans.

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Mondialisation : Alerte dans nos assiettes

En moins de vingt ans, la mondialisation a aussi bouleversé ce que nous mangeons : les pizzas et les plats surgelés ont rejoint les portables et les écrans plats dans la liste des produits low cost importés, souvent made in China. Une tendance méconnue, tant les géants de l’agroalimentaire entretiennent l’opacité. Et inquiétante, car la traçabilité est un leurre. Engagés dans une course au profit, les industriels du secteur agroalimentaire draguent les tradeurs et les cadors du marketing.

Ce 24 juillet est une journée comme les autres aux portes de l’Europe. Les douanes françaises interceptent une cargaison d’aubergines de République dominicaine, avec des doses très élevées d’un insecticide toxique, le méthomyl. Aux Pays-Bas, les autorités sanitaires découvrent que des carcasses de bovins roumains n’ont pas été soumises aux tests obligatoires de dépistage de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la maladie de la vache folle. En Italie, des lots d’ustensiles de cuisine toxiques made in China sont saisis juste avant leur mise sur le marché, tandis qu’en France une alerte est lancée sur des filets d’espadon gavés de mercure en provenance d’Équateur…

Longtemps, nous avons été heureux sans le savoir. La volaille s’élevait à Bresse, les pommes normandes avaient du goût et le poisson se ramassait dans les filets bretons. Aujourd’hui, des conteneurs de nourriture affluent du monde entier, pour le meilleur – toujours plus de variété, en toute saison -, mais aussi pour le pire. Pressés par la concurrence, par leurs actionnaires et par une grande distribution sans pitié, les groupes agroalimentaires vont chercher toujours plus loin, et toujours moins cher, des produits qu’ils trouvaient autrefois à leur porte.

Au nom de la productivité, ils délocalisent à l’autre bout du monde, au risque de surveiller davantage leur assiette fiscale que celle du consommateur. Dans l’alimentation comme dans tant d’autres secteurs, la planète est devenue une gigantesque usine. Les langoustines pêchées en mer d’Écosse coûtent trop cher à produire sur place? On les envoie en Thaïlande pour les faire décortiquer par des “petites mains”, avant de les renvoyer en Europe pour les cuire. Soit un joli voyage de 27.000 kilomètres.
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Olivier Delamarche : « Croissance: un avion sans moteur se crashe »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 13 août 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Paul.

« Les chiffres de la production industrielle dans tous les pays officiellement sortis de la crise: -4,6 % en Espagne, -5,1 % en Italie, -0,2 % en France… Il n’y a que Messieurs Hollande et Moscovici, nos deux comiques préférés, qui pensent que la crise est terminée – Les revenus et l’activité n’augmentent pas donc on ne voit pas comment les gens pourraient se mettre à consommer comme des fous – Sur les marchés, on achète en comptant sur le fait qu’on va continuer à injecter des liquidités. »

Le Roi Charbon

« King Coal » (Le Roi Charbon) est de retour. Décrié et polluant, irrésistiblement peu cher, le charbon devrait d’ici 5 à 10 ans détrôner le pétrole comme première source d’énergie dans le monde.

Le charbon est tiré par l’appétit de la Chine, mais aussi de l’Europe et… de la France, où malgré tous les discours sur les énergies vertes, sa part dans la production d’électricité ne cesse d’augmenter. Principal pays exportateur vers l’Hexagone: les États-Unis.

Public Sénat 27/06/2013

Chine : Une “ville-fantôme” réplique de… Paris

Tiandu Cheng est une reproduction d’un quartier haussmannien parisien dans la ville de Hangzhou en République populaire de chine, contenant également une reproduction de la Tour Eiffel, de l’Arc de triomphe, de l’Étoile et de Montmartre. Grand comme la ville de Bastia (1 900 ha), les travaux ont commencé en 2007.

Malgré des loyers autour de 500 euros pour 300m², la ville serait actuellement ville fantôme puisque seulement une trentaine de personnes y vivrait. Le quartier reste un lieu de voyages pour les mariés ne pouvant pas se payer un voyage en France.

Chine : Les effets inattendus de la surpopulation

Cette piscine située dans la province chinoise du Sichuan est surnommée la China’s Dead Sea (“mer morte de Chine“). D’après l’agence de presse Chine nouvelle, cette piscine à vagues a accueilli récemment plus de 15.000 personnes en même temps, lors d’un dimanche de juillet, rapporte Global Times. Et d’après le Daily Mail, plus d’un million de personnes s’y sont baignées pendant l’été 2012.

La “mer morte de Chine” contient une grande teneur en sel et en minéraux pour que les nageurs aient une bonne flottabilité. Et si vous vous demandez pourquoi il y a tant de bouées, c’est parce que les Chinois ne savent généralement pas nager et qu’ils n’affectionnent pas vraiment l’eau, racontait le correspondant de France 2 en Chine, Alain de Chalvron.

La piscine est prise d’assaut à chaque vague de chaleur, comme c’est le cas en ce moment. Le thermomètre peut grimper jusqu’à 41°C dans certaines régions, dont le Sichuan.

La Chine veut s’approprier les AOC “Banyuls” et “Roussillon”

La Chine à la conquête du Pays catalan. L’empire du milieu vient de déposer les marques AOC Banyuls et AOC Roussillon. Une usurpation qui provoque la colère des professionnels du cru. Cette démarche s’inscrit dans un vaste projet qui vise à satisfaire son désir d’européanisation de ses produits.

Terroir unique, avec ses 1.000 hectares, le vignoble millénaire de Banyuls est la destination idéale pour les amateurs de bons vins. Mais une nouvelle fait scandale.
La Chine vient de déposer la marque Banyuls en graphie chinoise, la graphie latine est cours. Les producteurs locaux sont en colère. Il s’agit tout simplement, pour eux, d’une usurpation d’identité et d’appellation.

67.000 hectares de vignes devraient être plantés d’ici à 2020 dans la région du Ningxia, proche de la Mongolie. Alors du vin chinois vendu sous l’étiquette Banyuls, à travers le monde, ce sera bientôt une réalité.

Pour stopper cette tentative d’usurpation, l’INAO, garant de l’origine et de la qualité des produits en France, monte au créneau. Les avocats ont jusqu’au 20 août pour s’opposer à l’enregistrement de cette AOC.

Mais Banyuls n’est pas la seule AOC que les chinois tentent d’usurper. L’appellation “Roussillon” a également été déposée. Alors, pourquoi pas du miel du Roussillon, des pêches des Pyrénées-Orientales ou de l’huile d’olive catalane, made in China ?

France3.fr

(Merci à lionel)

Radio Courtoisie : Olivier Delamarche invité du Libre Journal de la crise

Le 31 juillet, Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, était l’invité de Laurent Artur du Plessis dans le cadre de son Libre Journal de la Crise sur Radio Courtoisie. Thème de l’émission : “La situation mondiale se redresse-t-elle ?”

(Merci à jadoremonpseudo)

Plus d’émissions téléchargeables (Radio Courtoisie) ici

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Moscou et Pékin s’attaquent au dollar

La Russie et la Chine se sont unies pour lutter contre la position de monnaie de réserve principale du dollar. C’est ce qu’a déclaré le célèbre trader américain Russ Winter.

Il affirme que Moscou et Pékin mettent déjà en pratique la première partie de leur plan contre l’hégémonie du dollar sur les marchés mondiaux.

La Russie et la Chine ont choisi des tactiques similaires : refuser le plus possible de paiement international en dollars et consolider leurs devises en achetant de l’or. Moscou encourage activement les transferts transfrontaliers en roubles et limite les échanges en devises. Pékin, quant à lui, commence progressivement à échanger directement le yuan avec l’euro, la livre sterling et le yen. En même temps, la Chine a plusieurs fois augmenté les importations d’or et en achète aujourd’hui plus qu’elle n’en produit. Plus le yuan est approvisionné en or, plus la position de monnaie de réserve principale du dollar est affaiblie.

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