Lifi : Enfin le wifi sans danger ?

Le débat sur le danger des ondes électromagnétiques est sensible… La technologie promise depuis 2011 du « lifi » – pour Light Fidelity – alternative au wifi avec plus de débit et sans les ondes, offre la perspective d’un remplacement au moins partiel de nombreuses sources d’ondes électromagnétiques dans notre quotidien.

Le lifi fonctionne sur le principe de la transmission d’un message binaire par allumage et extinction d’une lumière. C’est simple et exactement ce qu’il faut pour transmettre des données numériques : lumière éteinte équivaut à 0, lumière allumée vaut 1.

Alors que les premières applications arrivent dans notre quotidien en 2015, quels en sont les avantages ?
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Europe : « La fin du travail »

L’agence européenne de statistiques Eurostat a publié lundi les chiffres du chômage pour janvier. Même s’ils n’ont jamais été aussi bons depuis le début de la crise financière en 2007, ils indiquent tout de même que près de 24 millions de personnes sont sans travail au sein des 28 États-membres de l’UE. Dans la zone euro, on recense 18 millions de chômeurs.

Les plus faibles taux de chômage dans la zone euro sont enregistrés en Allemagne (4,7%) et en Autriche (4,8%); les plus élevés sont en Grèce (25,8%) et en Espagne (23,4%).

Par rapport à l’année dernière, les chiffres du chômage ont diminué dans 24 États membres. L’Espagne, l’Estonie et l’Irlande ont enregistré les plus fortes baisses. En Belgique, c’est le statu quo, tandis que Chypre, la Finlande et la France ont enregistré une hausse du chômage.

Dans la zone euro, en moyenne, on compte actuellement 11,2% de chômeurs parmi la population active. La moyenne au sein des 28 membres de l’UE s’établit à 9,8%.
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Papa vends des armes : Les nouveaux VRP de la guerre [Rediff.]

En France, 160.000 personnes travaillent pour les usines d’armement. Une industrie qui cultive le secret, et qui n’a pas toujours bonne réputation. Mitrailleuses, bazookas, fusils d’assaut: des lignes d’assemblage jusqu’aux foires internationales de la guerre, les employés de ces entreprises se battent pour décrocher de nouveaux contrats.

Quels sont les secrets de cette profession si particulière ? Des missiles aux avions de combat, peuvent-ils vendre leur dangereux arsenal à tous les États ? En marge des ventes légales prospèrent des filières parallèles : le marché noir des armes de guerre.

L’une de ses figures les plus célèbres s’appelle Viktor Bout. Ce Russe longtemps insaisissable a inspiré à Hollywood le film «Lord of War». Les équipes d’«Enquête exclusive» l’ont rencontré dans sa prison en Thaïlande.

 

Equation : La plus vaste opération de cyberespionnage de tous les temps

Kaspersky Lab affirme avoir découvert qu’un groupe nommé “Equation”, présenté comme proche de la NSA, espionne le monde entier. Ce groupe a développé des outils d’espionnage indétectables et les a installés secrètement sur les disques durs des ordinateurs, révèle l’éditeur de logiciels anti-virus.

C’est l’un des groupes les plus menaçants que nous ayons vus“. Un rapport publié lundi par la société spécialisée en sécurité informatique russe Kaspersky Lab affirme que des millions d’ordinateurs sont espionnés en secret par les outils du groupe Equation.

La mystérieuse organisation, dont plusieurs indices pointent vers un lien fort avec la NSA, userait de méthodes sophistiquées pour installer des fichiers indétectables sur les disques durs des ordinateurs. 

Cette campagne “surpasse tout ce qui a été fait en matière de complexité et de sophistication” dans le domaine du cyber-espionnage, indique l’éditeur d’antivirus, qui a retrouvé sa trace jusqu’à aussi loin que 2001. Appelés Fanny ou GRAYFISH, les programmes développés par le groupe Equation volent les informations des ordinateurs infectés en exploitant les failles de Windows.
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Belgique : Le projet Lilypad, un avenir durable ultra moderne

Situées entre le fantasme d’une croissance verte et la vision d’un véritable futur durable, les « œuvres » architecturale de Vincent Callebaut ne cessent de fasciner, aussi bien chez les écologistes progressistes que chez les simples adeptes de la modernité. Son mot d’ordre: être en symbiose avec l’environnement.

Trentenaire d’origine belge, l’architecte a su attirer l’attention sur son travail grâce à des infographies 3D qui font parfois rêver. On y trouve, entre autres, des habitations coniques, des systèmes de filtration d’eau, des matériaux durables, des espaces verts omniprésents, des systèmes de production d’énergie et des potagers communs, le tout avec un design post-moderne. Un résultat inspiré du biomimétisme qui a tout pour surprendre.

Strasbourg : Quand la France construisait sa première cité

En 1954, les Actualités Françaises tournent un film promotionnel sur le premier des « grands ensembles » urbains, dont le modèle s’étend alors peu à peu dans le pays. Planifiée par le ministère de la Reconstruction, cette première cité de France se situe à Strasbourg, dans le quartier du Conseil des XV. La Cité Rotterdam s’articule toujours autour de la rue éponyme. Visite guidée.

Parce qu’elle est située dans un quartier aisé de Strasbourg, celui du Conseil des Quinze, au nord-est du centre-ville, la Cité Rotterdam est la grande oubliée des chroniques de la vie des quartiers populaires strasbourgeois. Pourtant, il s’agit là du premier « grand ensemble » construit à Strasbourg après-guerre, et même du premier en France!

Cette primauté vaut d’ailleurs à la Cité Rotterdam la distinction des Actualités Françaises, qui y tournent un film de propagande sur ce nouveau modèle urbain en 1954. Ce film est une source inestimable quant aux intentions modernistes de l’époque :

Bordé au nord par la rue d’Ypres, qui sépare la Cité du cœur cossu du quartier du Conseil des Quinze, aux grandes maisons individuelles construites dans les années 1930, l’ensemble est construit en 1952-1953, selon les plans de l’architecte Eugène Beaudouin, suite à un concours lancé par le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme en 1950.
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Belgique : Le RES, monnaie complémentaire à l’euro

À Louvain, les commerçants proposent un moyen de paiement alternatif, une monnaie complémentaire à l’euro. Depuis 1996, ce nouveau moyen de paiement a fait ses preuves. Chez les commerçants, un RES est égal à un euro. Le client peut recharger sa carte en achetant 110 RES pour 100 euros, tout le monde y trouve son intérêt.

Le RES possède un autre avantage. Les clients peuvent obtenir des prêts en RES à 0%. Au dessus de son magasin, le même commerçant a créé des appartements destinés à la location. Un projet immobilier de plus de deux millions d’euros. Pour convaincre les banques classiques de le suivre, il a mis en avant le premier crédit obtenu en RES avec lequel il paie une partie des travaux.

Il n’est pas le seul intéressé, en Belgique 5000 commerçants indépendants ont sauté le pas. En 2014, plus de 30 millions en RES ont été échangés. “C’est un système qui a beaucoup de possibilités dans le futur” renchérit son créateur, Walther Smets.

Belgique : Le Premier ministre victime d’un “attentat frites-mayonnaise”

Des activistes ont interrompu un discours de Charles Michel, qui présentait son programme politique et économique devant des chefs d’entreprises.

Ce midi au Cercle de Wallonie, le Premier ministre a été aspergé de frites et de mayonnaise par des militantes “Liliths”, c’est ainsi qu’elles se présentent dans un communiqué. Les militantes ont été interpellées par la police. Charles Michel a repris son discours après s’être changé.

Les Liliths estiment “qu’au peuple belge, on ne laisse que les frites sauce austérité. C’est pourquoi nous jetons à leur visage le symbole d’une Belgique qu’ils démantèlent“.

Qui travaille le plus et le moins au sein de l’OCDE ?

L’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a compilé des données provenant de l’Institute of Economic Studies (IEE) de Madrid, pour comparer le nombre d’heures de travail moyen que les employés des différents pays membres de l’Organisation ont effectué au cours de l’année 2013.
Il en ressort que l’amplitude entre ceux qui travaillent le plus et ceux qui travaillent le moins est très grande, puisque 857 heures séparent les Mexicains, les plus travailleurs avec 2.237 heures de travail en moyenne, des Hollandais, les plus « cigales » avec 1.380 heures de travail.Les résultats offrent d’autres surprises, et notamment le classement des Grecs, qui arrivent en 3ème position avec 2.037 heures, derrière les Sud-Coréens (2 8163 heures).

Autre surprise, les ex-pays du bloc soviétique qui figurent dans le classement (Pologne : 1.918, Russie : 1.980, Hongrie : 1.883, Estonie : 1.868, Tchéquie : 1.772, Slovaquie : 1.770) se classent parmi les plus travailleurs. Les Japonais, qui ont pourtant la réputation d’être des bourreaux de travail, sont en dessous de la moyenne de l’OCDE (1.735 heures alors que la moyenne est de 1.770), ils sont même devancés par les Italiens (1.752 heures).

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Troquer des graines pour préserver la biodiversité du potager

Grainothèques et bourses aux semences permettent aux particuliers de se réapproprier leur patrimoine. « En moins de 100 ans, 95 % des variétés de choux, 91 % de variétés de maïs, 94 % de variétés de pois et 81 % de variétés de tomates ont disparu aux États-Unis », explique Dr Stephen Kampelmann, économiste à l’ULB et au Centre d’écologie urbaine.

« Semences à partager. Prenez et déposez librement les graines qui vous plaisent ». C’est en ces mots que s’annonce l’intention de la boîte en carton déposée à proximité d’ouvrages de jardinage de la bibliothèque de Waimes. « Les graines contiennent de l’information, ouvrent à la réflexion, se partagent comme un livre ou une photo et passent de main en main. Elles ont dès lors toute leur place au milieu des livres », explique Roseline Lemaire, responsable de l’établissement qui se veut en transition. Cette initiative d’emprunt gratuit de graines en tout genre vient de France, où en moins d’une année, elle a conquis 60 bibliothèques municipales.

Pourquoi inciter les particuliers à troquer les graines qu’ils cultivent dans leur jardin ? La réponse vient tout droit de Sébastien Wittevert, le fondateur de l’initiative, ancien cadre en finances de marché reconverti dans le maraîchage, « pour nous interroger sur notre héritage semencier en péril et défendre la biodiversité ». L’érosion de cette dernière est majeure. Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), en un siècle, l’humanité aurait perdu 75 % de la diversité génétique cultivée.

En outre « 75 % de l’alimentation mondiale est générée par seulement 12 plantes et 5 espèces animales. Près de 60 % des calories et protéines végétales consommées par l’humanité ne proviennent que de 3 céréales : le riz, le maïs et le blé ». Et d’ajouter, « depuis quelques années, on assiste à une terrible standardisation génétique des plantes ». Les légumes produits dans l’Union européenne seraient issus à plus de 70 % de semences hybrides, « rendant les producteurs très dépendants des multinationales agroalimentaires. »
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Les fumeurs vivent 8 ans de moins

Les fumeurs peuvent être inquiets sur leur longévité. Une étude de l’Institut scientifique de santé publique en Belgique indique qu’ils perdent près de huit ans de vie avec un état de santé dégradé en fin de vie.

On lisait déjà sur les paquets de cigarettes : “Fumer tue” ou “Fumer nuit gravement à la santé“, mais cette nouvelle étude chiffre les dégâts du tabac en déterminant le nombre moyen d’années parties en fumée suite à la consommation de cigarettes.

Selon l’étude, les fumeurs et anciens fumeurs sont plus particulièrement touchés par les incapacités physiques, lorsqu’ils vieillissent autant que les non-fumeurs.

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La guerre des graines (Rediff.)

Les graines sont-elles une marchandise ou un bien commun de l’humanité au même titre que l’eau ou l’air ? Dans un avenir très proche, les agriculteurs n’auront peut être plus le droit de replanter leurs propres graines.

En Europe, une loi émerge pour contrôler l’utilisation des semences agricoles… Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers qui possèdent déjà la moitié du marché des graines et cherchent à étendre leur privatisation.

De l’Inde à Bruxelles, en passant par les campagnes françaises et l’Ile du Spitzberg à 1000 kms du Pôle Nord, Stenka Quillet et Clément Montfort enquêtent sur cette Guerre des Graines qui menace plus d’un milliard d’agriculteurs sur la planète.

Les réalisateurs rencontrent des paysans qui doutent, des militants qui tentent d’alerter les opinions publiques et des politiques qui discutent les futures lois. Monsanto, leader sur le marché des semences leur ouvre exceptionnellement la porte de la plus grande usine en Europe.

Emprunts toxiques : Un sale été pour les communes touchées

Les banques peuvent souffler : le Conseil constitutionnel, qui avait été saisi par le groupe UMP de l’Assemblée nationale, a, la semaine dernière, jugé conforme la loi sur les emprunts dits « toxiques » contractés par des collectivités locales. La validation rétroactive de ces emprunts à risque est définitivement actée, et les intérêts de l’État sont donc saufs.

En résumé, le gouvernement a préservé ses intérêts, en refusant aux communes la possibilité de se retourner contre les banques qui leur avaient conseillé de souscrire ces prêts à risque. Et les communes, telles des spéculateurs piégés par des produits financiers indomptables, restent de ce fait très endettées.

Cette confirmation de la sécurisation des emprunts atterre les collectivités « victimes » : le texte validé par les « sages » vise à mettre ces emprunts pourris à l’abri d’une annulation par le juge civil qui pourrait, comme cela a déjà été le cas à Nanterre et Paris, les remplacer par des emprunts au taux d’intérêt légal, quasi nul. 

Ce qui n’arrangerait ni les banques, ni Bercy, qui a assumé avec la Belgique le sauvetage de Dexia et transféré dans la SFIL (société de financement local) le stock de prêts sensibles.

Des taux à 15 %

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Belgique : Quand les petits producteurs court-circuitent la grande distribution

Ce n’est plus seulement une mode, ni même une tendance : aujourd’hui, le “circuit court” a trouvé sa place dans le monde du commerce alimentaire, au plus grand bénéfice des petits producteurs mais aussi des clients.

Fruits et légumes variés, bières artisanales, charcuterie ou encore une multitude de fromages, de biscuits, de douceurs, etc : les productions foisonnent, portées par une vague de retour à “l’authentique”. Et voici que des concepts apparaissent, comme ce magasin d’un nouveau genre dans la banlieue de Namur…

“D’Ici” a un peu plus d’un an.

D’apparence, c’est un magasin comme les autres sauf que presque tous les produits que l’on peut y trouver proviennent d’un rayon d’une cinquantaine de kilomètres autour de son lieu d’implantation, à Naninne, sur les hauteurs de Namur.

A la tête de ce magasin-concept, un homme qui connait bien le monde de la distribution et de l’alimentation, Frank Mestdagh. Il a créé “D’Ici” en 2013, de concert avec Florence Trokay.

Mais “D’ici” n’est pas le petit avatar d’un grand groupe de distribution : c’est avant tout le projet de deux personnes qui ont voulu concevoir un espace au service des clients comme des producteurs, un projet durable qui s’inscrit dans une logique de relocalisation des activités. Bref, “D’ici”, c’est un peu le temple du circuit court…
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Belgique : “Le Valeureux”, une nouvelle monnaie locale utilisée par les Liégeois

Les déboires des banques ont inspiré une réaction aux Liégeois. Désormais, dans une vingtaine de commerces on accepte les « Valeureux », monnaie d’échange pour remplacer l’Euro.

Les coupures vont de 0,5 à 10. Elles s’appellent les « Valeureux », comme « Valeureux Liégeois ». Elles sont à l’effigie de Tchantchès, du Toré et des autres personnages du folklore local.

Le but : promouvoir l’économie locale dans le respect des gens, de l’environnement, etc.

Il ne s’agit pas véritablement d’une monnaie, mais de bons d’échange acceptés dans une vingtaine de commerces.

Belgique : 15% de la population est en risque de pauvreté

Ce mercredi sera remis le Prix fédéral de Lutte contre la Pauvreté 2014, qui récompense depuis six ans les personnes, associations et CPAS [NDLR : centre d'action sociale d'une commune] qui combattent la pauvreté. L’occasion de se poser la question : c’est quoi la pauvreté en Belgique aujourd’hui ? Petit état des lieux.

Qui est pauvre en Belgique ? Le seuil de pauvreté

En Belgique, le seuil de pauvreté (60% du revenu net médian) est fixé à 1000 euros nets par mois pour une personne isolée et 2101 euros nets par mois pour un ménage de deux adultes et deux enfants.

15,3% de la population belge a un revenu total (la possession d’une habitation n’est pas prise en compte) inférieur à ce seuil en Belgique et est donc en risque de pauvreté, selon les résultats de l’enquête EU-SILC 2011.
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Belgique : « Zora », le robot humanoïde compagnon des personnes âgées et des enfants

Depuis six mois, c’est un robot qui tient compagnie aux pensionnaires d’une maison de repos d’Ostende, cité balnéaire flamande.

C’est en décembre que « Zora » – le robot a reçu un prénom – a fait son entrée à la maison de repos « De Boarebreker ». Zora est un robot humanoïde d’une cinquantaine de centimètres de haut commercialisé par la société belge QBMT. Son allure pourrait laisser croire que Zora sort d’un dessin animé. Il marche et parle. Sa mission est polyvalente car c’est un robot doté d’une « intelligence artificielle » déjà fort développée.

Le matin, il lit le journal à voix haute aux pensionnaires. L’après-midi, il montre les mouvements de gymnastique que doivent reproduire les personnes âgées. En fin de journée, c’est encore lui qui tire les numéros du Bingo.


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Immobilier : Le FMI met en garde contre une nouvelle crise mondiale

Le monde doit agir maintenant pour éviter une nouvelle crise de l’immobilier, avertit le Fonds monétaire international (FMI), qui vient de publier un rapport: le Global Housing Watch. Il indique que les prix des biens immobiliers ont augmenté dans la plupart des pays au point de devenir inabordables pour les ménages.

Selon le FMI, cette hausse continue une véritable menace pour l’économie mondiale et les gouvernements ne font pas assez d’efforts pour la contrôler.

Min Zhu, directeur général adjoint du FMI, cite quelques pays pour lesquels ce phénomène est particulièrement problématique, évoquant même une bulle immobilière :

« Pour les pays de l’OCDE, où les statistiques de long terme concernant le prix des maisons, les loyers et les revenus sont disponibles, ces ratios [ceux des prix des maisons comparés aux revenus] demeurent très au dessus de leurs moyennes historiques dans une majorité de pays. Cela est vrai par exemple pour l’Australie, la Belgique, le Canada, la Norvège et la Suède ».

Comment l’expliquer ?
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Belgique : La Banque Nationale recommande de baisser les retraites

La Banque nationale de Belgique (BNB) considère que la diminution des dépenses de pension permettrait d’augmenter l’offre de travail et donc d’assainir les finances publiques, indiquent mardi L’Echo et Le Soir.

Selon une étude récemment publiée dans sa “Revue économique de juin 2014″, la BNB ajoute que les travailleurs pourront ainsi travailler plus longtemps afin de s’assurer des revenus suffisants lors de leur départ à la retraite.

La BNB s’appuie sur une analyse de l’OCDE qui classe les dépenses publiques selon leur impact sur la croissance économique et indique que la réduction des pensions ainsi que des subventions sont les économies les moins pénalisantes.

Assainir les finances publiques
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Janez Potočnik : « Les subventions à l’eau et l’énergie entravent l’économie circulaire »

Janez Potocnik, le commissaire européen Slovène en charge de l’environnement, affirme que le modèle de l’économie circulaire va inévitablement s’imposer. Un des enjeux centraux sera le découplage de la croissance économique et de la consommation, pour ne pas épuiser les ressources de la planète.

L’économie circulaire est-elle juste une idée séduisante ou une évolution véritable de l’économie européenne ?

C’est en fait inévitable. Premièrement, car nous sommes dans un continent densément peuplé et nous consommons énormément de ressources. 16 tonnes de ressources par personne et par an. Dont trois tonnes terminent dans des décharges à ciel ouvert. Nous sommes enfermés dans de vieux modèles de production et de consommation industrielles.

Deuxièmement, parce que nos ressources et nos sources d’énergie deviennent de plus en plus chères. Après un siècle marqué par un recul des prix, les prix des ressources ont commencé à exploser au tournant du siècle. Le prix réel des ressources a progressé de 300 % entre 1998 et 2011. 87 % des sociétés européennes anticipent une poursuite de cette tendance ces cinq prochaines années.

Troisièmement, déjà aujourd’hui, les ressources représentent la première dépense structurelle. Par exemple, dans l’industrie allemande, 43 % du total des coûts peuvent être attribués à l’exploitation de ressources. Seulement 18 % incombent à la masse salariale.

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Europe : Le coût horaire de la main-d’oeuvre varie de 1 à 10

Dans une l’Europe qui peine à lutter contre le dumping social, Eurostat vient de jeter un pavé dans la mare. En effet, l’office statistique de l’Union européenne (UE) a publié jeudi un document qui montre que le coût horaire de la main-d’œuvre a varié de un à dix l’an passé en Europe , allant de 3,7 euros en Bulgarie à 40,1 en Suède.

660246 0203406557997 web tete Le coût horaire de la main doeuvre varie de 1 à 10 en EuropeEn moyenne, cet indicateur s’est établi à 23,7 euros pour l’UE et à 28,4 pour la zone euro (*), en progression dans les deux cas de quelque 10% par rapport à 2008, l’année de référence. Mais neuf pays, tous issus de l’ex-bloc de l’est, étaient en dessous de la barre des 10 euros (voir le tableau ci-dessus).

Les mains-d’œuvre bulgare et roumaine ont été les plus mal loties respectivement à 3,7 et 4,6 euros, en dépit d’augmentation de 44% et 32,8% depuis 2008.

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Il n’y a que dans deux pays de l’OCDE que l’on souffre plus de la faim qu’aux Etats-Unis

La vie n’est pas si mauvaise en Europe, parce que même si au sein de l’UE, le nombre de personnes qui n’ont pas assez d’argent pour acheter toute la nourriture dont elles auraient besoin a fortement augmenté depuis 2007, suite à la crise financière, c’est aux Etats-Unis que la situation s’est le plus détériorée.

L’agence de presse Bloomberg a repris des données de l’OCDE pour les combiner dans le graphique ci-dessous.

Il montre qu’il existe une population de gens qui ne peuvent se permettre d’acheter de la nourriture dans tous les pays d’Europe, et qu’elle représente 4,6% de la population totale en Allemagne, 9% de celle de la Belgique, et jusqu’à 30,1% de la population hongroise.

En Grèce, la proportion de personnes qui ne peuvent se permettre de s’acheter toute la nourriture dont elles auraient besoin a doublé, passant de 8,9% en 2007, à près de 18% aujourd’hui.

Mais dans la plus grande puissance économique mondiale, les États-Unis, 21,1% de la population ne gagnent pas suffisamment d’argent pour pouvoir se permettre d’acheter toute la nourriture dont ils auraient besoin. Au sein de l’OCDE, seules la Hongrie et l’Estonie font pire.

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Revue de presse économique de Pierre Jovanovic du 26/03/2014

Émission diffusée sur Radio Ici et Maintenant le 26 mars 2014

Format audio (Télécharger le fichier mp3 ici)

Partie 1/3 :

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Frédéric Lordon : « Pourquoi faut-il sortir de l’euro »

L’économiste Frédéric Lordon publie le 26 mars prochain “La Malfaçon“, réflexion sur la manière dont la monnaie unique européenne a détruit les souverainetés populaires. Le livre le plus important avant les élections européennes.

Fut un temps où il était impossible d’émettre la moindre critique sur l’euro. La pensée économique était aussi unique que la monnaie et endormait les 324 millions de citoyens peuplant ladite zone euro. La crise de 2008, la plus longue et profonde depuis 1930, il balayé les certitudes au point que l’euro bashing serait presque devenu tendance.

Raison de plus pour être sélectif dans la critique. Celle que nous propose aujourd’hui sort justement du commun. Plutôt que de nous démontrer par a + b qu’on peut sortir de la monnaie unique, que cela ne nous coûtera pas trop cher, que les problèmes économiques du pays en seraient magiquement résolus et que cela ne tirerait pas à conséquences, il affirme au contraire, à raison, Qu’il ne s’agira pas d’un dîner de gala.

« Il faut en finir avec ces imprécations mi-débiles, mi-hallucinées qui nous promettent renfermement façon forteresse en cas d’abandon de l’euro. »

Absence de démocratie
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Belgique : “Pour notre économie, le risque russe représente près de 7,5 milliards”

La tension géopolitique suite à la proclamation unilatérale d’indépendance de la Crimée et sa reconnaissance par la Russie n’est pas retombée. Le gros risque économique ne consiste pas tant aux expositions sur l’Ukraine ou la Crimée que sur la Russie, qui commence à faire l’objet de sanctions et va donc réagir par des contre-sanctions.

Le professeur Eric Dor, Directeur des Etudes Economiques de l’IESEG (Ecole de management de l’Université Catholique de Lille) vient de publier une étude qui décrit quel type d’exposition la Belgique a sur la Russie. Une bonne nouvelle : notre approvisionnement en gaz vient d’ailleurs. Une mauvaise : nos investissements dans ce pays frôlent les 2 milliards d’euros et nos exportations dépassent les 5 milliards…

« Les exportations totales de biens de la Belgique vers la Russie se sont élevées à 5,117 milliards d’euros en 2013, ce qui représente 1,45% des exportations totales de biens de la Belgique, 4,83% des exportations totales de biens de la Belgique vers des pays autres que ceux de l’Union Européenne, et 1,34% du produit intérieur brut de la Belgique », note Eric Dor.

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Belgique : Le projet pilote de taxe kilométrique commence le 17 février

Le très attendu projet pilote de taxe kilométrique pour les voitures de particuliers commencera le 17 février. Rouler en zone urbaine pourrait à l’avenir coûter 9 cents par kilomètre, contre 5 cents sur l’autoroute et 6,5 sur les autres routes, écrivent vendredi De Morgen et Het Laatste Nieuws. Quelque 1.200 personnes participeront au projet.

Les Régions wallonne, flamande et bruxelloise ont trouvé un accord sur les tarifs de la taxe kilométrique. Le principe prévoit une taxe automobile sur chaque kilomètre parcouru, en fonction des heures de pointe ainsi que du type de route empruntée par le conducteur. Le projet pilote commencera le 17 février dans la zone couverte par le futur RER ferroviaire ainsi que dans Bruxelles et sa périphérie. La taxe sera plus chère durant les heures de pointe – de 7h à 9h et de 16h à 18h – et les automobilistes pourront rouler “gratuitement” entre 22h et 5h.

Aux heures de pointe, le montant atteindra 9 cents par kilomètre en zone urbaine. Le système prévoit également une taxe de 5 cents par kilomètre sur les autoroutes et de 6,5 cents sur les autres routes.

Avec ce projet pilote, les Régions veulent mesurer l’effet d’une taxe kilométrique sur la conduite des automobilistes. Près de 1.200 personnes participeront à ce projet pendant environ deux mois, à l’aide d’un GPS qui calculera les distances parcourues.

Changer les comportements de mobilité
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Six ex-bâtiments de la Marine nationale vont être déconstruits en Belgique

Le groupe franco-belge Galloo a de nouveau été retenu par la Marine nationale dans le cadre des marchés de démantèlement des bâtiments désarmés. Cette fois, ce sont pas moins de six vieilles coques qui vont rejoindre le chantier de Gand, en Belgique.

Le Commandant Rivière lors de son transfert de Saint-Mandrier à la base navale de Toulon, en 2009. crédits : MER ET MARINE – JEAN-LOUIS VENNE.

Il s’agit des anciens escorteurs d’escadre Duperré et La Galissonnière, des ex-avisos-escorteurs Enseigne de Vaisseau Henri et Commandant Rivière, ainsi que des ex-avisos Détroyat et Jean Moulin. Tous sont en attente en Bretagne, dans le cimetière marin de Landévennec et à Lanvéoc-Poulmic, à l’exception du Commandant Rivière, stationné à Toulon. Le remorquage de celui-ci s’annonce d’ailleurs complexe compte tenu de l’état très dégradé de sa coque, qui va probablement nécessiter de lourds travaux afin de pouvoir résister à son transit vers la Belgique.

Le La Galissonnière et le Duperré encadrant le Colbert à Landévennec (© MICHEL FLOCH)

Les premiers départs devraient intervenir l’an prochain, une fois obtenues toutes les autorisations administratives.

La déconstruction de ces six bâtiments, dont le poids cumulé est d’environ 13.000 tonnes, représente plusieurs années de travail pour la société belge Van Heyghen Recycling, filiale du groupe franco-belge Galloo, chargée des travaux.

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L’agriculture urbaine‏ est en plein essor

“L’agriculture urbaine ne permettra jamais d’atteindre une autosuffisance alimentaire pour de grandes villes. Cependant, elle pourrait devenir le mode de culture le plus économique et le plus rentable, notamment en termes d’énergie et de transport dans un contexte d’énergies fossiles toujours plus chères”.

L’effet démultiplicateur des apports de la participation citoyenne avec l’agriculture urbaine comme celle impulsée par les Incroyables Comestibles est reconnu par des études récentes.

La Ville de Paris soutient le mouvement participatif des citoyens jardiniers solidaires depuis plus d’un an par l’appel à participer lancé depuis la Maison des Acteurs du Paris durable et plus récemment par l’accueil des actions pédagogiques qui ont été menées sur les parvis de l’Hôtel de Ville en partenariat avec les représentants du collectif « Projet Vergers Urbains » composé du réseau informel d’acteurs issus des villes en transition, de la permaculture et du mouvement des Colibris impliqués à titre personnel ou associatif dans différentes structures visant à promouvoir les « cultures » urbaines.

L’agriculture urbaine s’est fortement développée ces dernières années par la mise en place de jardins partagés, d’associations de type AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne), de systèmes de cultures sur les toits ou d’actions collectives citoyennes comme le mouvement des incroyables comestibles. Les circuits courts gagnent des adeptes.

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L’ancien ambassadeur et conseiller de Sarkozy interpellé avec 350.000 euros en liquide

L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Élysée et ambassadeur de France en Irak et Tunisie a été interpellé le 31 juillet. Il transportait 350.000 euros, 40.000 dollars et partait pour Bruxelles.

Il est 16 h 30, ce 31 juillet 2013. Les douaniers de la gare du Nord contrôlent des passagers prêts à monter dans le train Thalys, direction Bruxelles. Parmi eux, un homme athlétique, vêtu d’un jean et d’un polo. Les agents ne le reconnaissent pas, mais il s’agit de Boris Boillon, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Élysée et ex-ambassadeur de France en Irak et en Tunisie. Ils lui demandent s’il transporte des devises. Boillon nie, mais la fouille est concluante. Dans son sac, les douaniers découvrent des « enveloppes contenant des billets de banque de 500 euros ».

Selon le procès-verbal, Boris Boillon transporte ce jour-là 350.000 euros et 40.000 dollars en liquide. Ces sommes correspondent à 3.190 billets de 100 euros, 32 billets de 500 euros, 100 billets de 50 euros et 50 billets de 200 euros (voir document ci-dessous), ainsi qu’à 400 billets de 100 dollars. Il n’a sur lui ni pièce d’identité ni téléphone portable, mais trois cartes bleues à son nom.

La loi interdit le transfert, sans déclaration préalable dans un autre pays de l’Union européenne de sommes supérieures à 10.000 euros (c’est l’article 464 du Code des douanes). En cas d’infraction, la somme saisie doit être consignée pendant six mois – durée renouvelable par le procureur de la République –, et le contrevenant peut être puni « d’une amende égale au quart de la somme sur laquelle a porté l’infraction ou la tentative d’infraction ».

Le service de police judiciaire de la douane (SNDJ) a été saisi et une enquête est en cours. Elle devrait notamment déterminer l’origine des fonds.
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Histoire de l’urbanisme commercial en France : La révolte du caddie (Partie 5)

Aujourd’hui, force est de constater que le commerce non sédentaire, les marchés, n’apparaissent pas ou peu dans les statistiques récentes, et les études prospectives sérieuses ayant pour ambition de traiter de l’évolution future du commerce ; et pourtant la visibilité des marchés ne cesse pourtant d’augmenter.

Certains se sont adaptés aux besoins de leurs temps [les marchés Bio, de producteurs, par exemple], souvent aidés par les municipalités. Les quotidiens régionaux ou de la presse locale, plus que les études, notent un formidable engouement des citadins, depuis quelques années, pour ce type de commerce, présenté comme une alternative sociale ou culturelle face aux hypermarchés, plus proches que les commerces périphériques, et bien plus conviviaux.

Depuis leur création, les groupes de la grande distribution justifiaient leurs méthodes par une argumentation simple : d’une part, la recherche du prix le plus bas possible, les dirigeants de la grande distribution se sont toujours posés en chevalier blanc de la bonne cause, celle des consommateurs, et d’autre part, la création d’emplois, arguments placés sous le signe de leur importance déterminante dans l’économie française.

D’une manière générale, les sondages effectués auprès de la population rappelaient régulièrement aux politiciens, aux détracteurs, que les français plébiscitaient centres commerciaux et hypermarchés, en premier lieu pour les prix pratiqués, et peu importaient les nombreux dégâts « collatéraux ».

Cependant, Luc Boltanski et Eve Chiapello relatent que la monté de l’écologisme, présenta un grand danger pour les industriels et les distributeurs : « Le développement d’un consumérisme vert à la fin des années 1980 [la révolte des caddies dont parlent les spécialistes du marketing] a eu pour résultat de mettre un certain nombre d’entreprises en danger, en faisant baisser brutalement la consommation de produits dénoncés comme polluants par les mouvements environnementalistes ou nocifs pour la santé (tels que les lessives contenant des phosphates, les aérosols contenant des CFC, aux États-Unis, les pommes traitées chimiquement, certains emballages en plastique) ».
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La crise de l’euro a rapporté plusieurs milliards à L’Allemagne et à la Belgique

Des chiffres fournis par le ministère des Finances allemand indiquent qu’entre 2010 et 2014, l’Allemagne aura économisé près de 41 milliards d’euros grâce à la crise de l’euro, rapporte Der Spiegel.

Cette économie s’explique par l’engouement des marchés financiers pour les obligations souveraines allemandes, considérées comme des produits refuge compte tenu de la santé financière du pays.

Cet engouement a permis de réduire le taux d’intérêts servi par le pays sur les nouvelles émissions d’obligations allemandes, qui a baissé en moyenne de 1% au cours de cette période. L’économie d’intérêts résultante s’est montée à exactement 40,9 milliards d’euros par rapport aux intérêts qui avaient été budgétisés.

Ces économies d’intérêt, combinées à l’augmentation des recettes fiscales liées à la relative bonne santé économique du pays, ont également conduit à une baisse des besoins de financement de l’Allemagne. Entre 2010 et 2012, le gouvernement allemand a ainsi emprunté 73 milliards d’euros de moins que prévu.

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Histoire de l’urbanisme commercial en France : La Loi Royer de 1973 (Partie 4)

L’arrivée massive de l’immigration nord-africaine engendra un nouveau type de commerce dédié entièrement au pouvoir d’achat de leur communauté: les épiceries communément appelées “arabes du coin”.

Reprenant les commerces d’épiciers français, qui abandonnent leur activité devenue moins rentable et beaucoup trop contraignante, ces nouveaux épiciers s’opposeront aux grandes surfaces par une activité inégalable peu courante dans la profession: ouverts jusque tard dans la nuit, et sept jour sur sept, y compris les jours fériés.

Destinés initialement aux travailleurs immigrés, leur activité nocturne et dominical constitue une solution de dépannage pour des achats d’appoint, festifs ou d’urgence à l’heure où les autres commerces sont fermés, même si les prix y sont généralement plus élevés.

1973 La loi Royer

Ainsi les faillites se succèdent, et un autre danger menace le gouvernement conservateur: les socialistes radicaux du PSU, et d’une manière générale, les partis de la Gauche, qui trouveront ici, comme dans d’autres secteurs, un terreau plus que propice pour la diffusion et la propagation de leurs idées. L’on remarque même les tentatives des militants de la Gauche prolétarienne de s’approcher des commerçants en difficulté, dans les quartiers populaires : le progrès capitaliste et le modèle américain ne sont pas synonymes d’une vie meilleure.
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Histoire de l’urbanisme commercial en France : L’hypermarché (Partie 3)

La multiplication des libres services, des supérettes, des supermarchés, aura comme impact un nombre toujours plus important, d’années en années, de faillites de commerces de détail. Des commerçants vont alors former un bloc de résistance compact et très actif, sous le regard attentif des politiciens, car ils représentent encore à cette époque un poids électoral important qu’il convient de ménager, ou d’abolir…

Premier hypermarché de France: Carrefour à Sainte-Geneviève-des-Bois – 1963

(Cocorico) Une innovation de France: l’hypermarché

En Belgique, Maurice Cauwe – qui suivit un stage aux USA – ouvre en 1961 le premier hypermarché, mais alimentaire seulement, sous le nom Super Bazar. Il faut attendre 1963 pour franchir les portes du premier hypermarché officiel – alimentaire et non alimentaire – de France, une « usine de distribution » selon la terminologie officielle, implantée à Sainte-Geneviève-des-Bois dans la banlieue sud de Paris, sous la bannière Carrefour.

Les dirigeants avaient suivi les séminaires de Trujillo aux USA [avec comme compagnon le futur ministre Charles Pasqua], mais les fondateurs de Carrefour n’en ont pas copié servilement les méthodes. D’une part, ils ont rejeté le principe de « l’îlot de perte dans un océan de profits » car, convertis au discount généralisé sous l’influence de Leclerc, ils sont persuadés que les marges peuvent être réduites sur tous les produits. D’autre part, ils ont réuni « sous un même toit » l’alimentaire et le non alimentaire, créant ainsi une formule hybride, inconnue aux USA et désapprouvée par Trujillo.

Il s’agit donc non seulement du premier hypermarché moderne de France, mais aussi du monde, selon Alain Chatriot et Marie Emmanuelle Chessel: « C’est aussi celle d’une invention française, puisque les hypermarchés n’existent pas en tant que tels aux États-Unis. Il fallait avoir l’idée de vendre ensemble, sur une telle surface – plus de 2500 m² -, à la fois des produits alimentaires et des produits non alimentaires, articles vendus séparément, sur des surfaces généralement moindres, aux États-Unis. Le succès dépasse les prévisions: en une seule journée, cinq mille deux cents clients ont dépensé en moyenne vingt-huit francs, soit trois fois plus que dans un supermarché classique !
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Histoire de l’urbanisme commercial en France : Le Corbusier (Partie 2)

Si se tenait un procès aux concepteurs de l’urbanisme commercial, Le Corbusier serait innocent. D’ailleurs il est étonnant de constater que cette fonction vitale pour le citadin n’est pas occupée autant l’esprit du Grand maître. Les grands principes de l’urbanisme moderne de Le Corbusier reposaient sur le zonage de quatre fonctions : habiter, travailler, se récréer, circuler : « Le zonage, en tenant compte des fonctions mettra de l’ordre dans le territoire urbain. »

Le noyau initial de l’urbanisme, pour Le Corbusier est l’habitation qui prime tous les autres et doit être « prolongé au-dehors par diverses installations communautaires », par des services communs destinés à réaliser dans l’aisance le ravitaillement. Ainsi, Le Corbusier n’estimait pas nécessaire d’isoler l’activité commerciale dans une zone particulière lui étant dédiée, comme pour l’industrie, et suggérait plutôt de les intégrer dans les immeubles mêmes.

L’artisanat, bien avant le commerce, est évoqué dans la Charte d’Athènes au chapitre 49, Le Corbusier assigne à cette « excitation créatrice », dans la concentration intellectuelle de la ville, une place située aux « points les plus intenses de la ville ». Le commerce, c’est-à-dire l’approvisionnement, une des principales activités quotidiennes de l’Homme est introduit au chapitre 88.

La cité Radieuse à Marseille, réalisée entre 1945 et 1952, qui comprend 337 duplex offre à ses résidents, une galerie publique au 3e étage, où sont implantés des petites boutiques, des équipements, et un hôtel [initialement des chambres d'hôte gérées par la collectivité] disposant d’un bar-restaurant.
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