Belgique : “Le Valeureux”, une nouvelle monnaie locale utilisée par les Liégeois

Les déboires des banques ont inspiré une réaction aux Liégeois. Désormais, dans une vingtaine de commerces on accepte les « Valeureux », monnaie d’échange pour remplacer l’Euro.

Les coupures vont de 0,5 à 10. Elles s’appellent les « Valeureux », comme « Valeureux Liégeois ». Elles sont à l’effigie de Tchantchès, du Toré et des autres personnages du folklore local.

Le but : promouvoir l’économie locale dans le respect des gens, de l’environnement, etc.

Il ne s’agit pas véritablement d’une monnaie, mais de bons d’échange acceptés dans une vingtaine de commerces.

Belgique : 15% de la population est en risque de pauvreté

Ce mercredi sera remis le Prix fédéral de Lutte contre la Pauvreté 2014, qui récompense depuis six ans les personnes, associations et CPAS [NDLR : centre d'action sociale d'une commune] qui combattent la pauvreté. L’occasion de se poser la question : c’est quoi la pauvreté en Belgique aujourd’hui ? Petit état des lieux.

Qui est pauvre en Belgique ? Le seuil de pauvreté

En Belgique, le seuil de pauvreté (60% du revenu net médian) est fixé à 1000 euros nets par mois pour une personne isolée et 2101 euros nets par mois pour un ménage de deux adultes et deux enfants.

15,3% de la population belge a un revenu total (la possession d’une habitation n’est pas prise en compte) inférieur à ce seuil en Belgique et est donc en risque de pauvreté, selon les résultats de l’enquête EU-SILC 2011.
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Belgique : « Zora », le robot humanoïde compagnon des personnes âgées et des enfants

Depuis six mois, c’est un robot qui tient compagnie aux pensionnaires d’une maison de repos d’Ostende, cité balnéaire flamande.

C’est en décembre que « Zora » – le robot a reçu un prénom – a fait son entrée à la maison de repos « De Boarebreker ». Zora est un robot humanoïde d’une cinquantaine de centimètres de haut commercialisé par la société belge QBMT. Son allure pourrait laisser croire que Zora sort d’un dessin animé. Il marche et parle. Sa mission est polyvalente car c’est un robot doté d’une « intelligence artificielle » déjà fort développée.

Le matin, il lit le journal à voix haute aux pensionnaires. L’après-midi, il montre les mouvements de gymnastique que doivent reproduire les personnes âgées. En fin de journée, c’est encore lui qui tire les numéros du Bingo.


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Immobilier : Le FMI met en garde contre une nouvelle crise mondiale

Le monde doit agir maintenant pour éviter une nouvelle crise de l’immobilier, avertit le Fonds monétaire international (FMI), qui vient de publier un rapport: le Global Housing Watch. Il indique que les prix des biens immobiliers ont augmenté dans la plupart des pays au point de devenir inabordables pour les ménages.

Selon le FMI, cette hausse continue une véritable menace pour l’économie mondiale et les gouvernements ne font pas assez d’efforts pour la contrôler.

Min Zhu, directeur général adjoint du FMI, cite quelques pays pour lesquels ce phénomène est particulièrement problématique, évoquant même une bulle immobilière :

« Pour les pays de l’OCDE, où les statistiques de long terme concernant le prix des maisons, les loyers et les revenus sont disponibles, ces ratios [ceux des prix des maisons comparés aux revenus] demeurent très au dessus de leurs moyennes historiques dans une majorité de pays. Cela est vrai par exemple pour l’Australie, la Belgique, le Canada, la Norvège et la Suède ».

Comment l’expliquer ?
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Belgique : La Banque Nationale recommande de baisser les retraites

La Banque nationale de Belgique (BNB) considère que la diminution des dépenses de pension permettrait d’augmenter l’offre de travail et donc d’assainir les finances publiques, indiquent mardi L’Echo et Le Soir.

Selon une étude récemment publiée dans sa “Revue économique de juin 2014″, la BNB ajoute que les travailleurs pourront ainsi travailler plus longtemps afin de s’assurer des revenus suffisants lors de leur départ à la retraite.

La BNB s’appuie sur une analyse de l’OCDE qui classe les dépenses publiques selon leur impact sur la croissance économique et indique que la réduction des pensions ainsi que des subventions sont les économies les moins pénalisantes.

Assainir les finances publiques
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Janez Potočnik : « Les subventions à l’eau et l’énergie entravent l’économie circulaire »

Janez Potocnik, le commissaire européen Slovène en charge de l’environnement, affirme que le modèle de l’économie circulaire va inévitablement s’imposer. Un des enjeux centraux sera le découplage de la croissance économique et de la consommation, pour ne pas épuiser les ressources de la planète.

L’économie circulaire est-elle juste une idée séduisante ou une évolution véritable de l’économie européenne ?

C’est en fait inévitable. Premièrement, car nous sommes dans un continent densément peuplé et nous consommons énormément de ressources. 16 tonnes de ressources par personne et par an. Dont trois tonnes terminent dans des décharges à ciel ouvert. Nous sommes enfermés dans de vieux modèles de production et de consommation industrielles.

Deuxièmement, parce que nos ressources et nos sources d’énergie deviennent de plus en plus chères. Après un siècle marqué par un recul des prix, les prix des ressources ont commencé à exploser au tournant du siècle. Le prix réel des ressources a progressé de 300 % entre 1998 et 2011. 87 % des sociétés européennes anticipent une poursuite de cette tendance ces cinq prochaines années.

Troisièmement, déjà aujourd’hui, les ressources représentent la première dépense structurelle. Par exemple, dans l’industrie allemande, 43 % du total des coûts peuvent être attribués à l’exploitation de ressources. Seulement 18 % incombent à la masse salariale.

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Europe : Le coût horaire de la main-d’oeuvre varie de 1 à 10

Dans une l’Europe qui peine à lutter contre le dumping social, Eurostat vient de jeter un pavé dans la mare. En effet, l’office statistique de l’Union européenne (UE) a publié jeudi un document qui montre que le coût horaire de la main-d’œuvre a varié de un à dix l’an passé en Europe , allant de 3,7 euros en Bulgarie à 40,1 en Suède.

660246 0203406557997 web tete Le coût horaire de la main doeuvre varie de 1 à 10 en EuropeEn moyenne, cet indicateur s’est établi à 23,7 euros pour l’UE et à 28,4 pour la zone euro (*), en progression dans les deux cas de quelque 10% par rapport à 2008, l’année de référence. Mais neuf pays, tous issus de l’ex-bloc de l’est, étaient en dessous de la barre des 10 euros (voir le tableau ci-dessus).

Les mains-d’œuvre bulgare et roumaine ont été les plus mal loties respectivement à 3,7 et 4,6 euros, en dépit d’augmentation de 44% et 32,8% depuis 2008.

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Il n’y a que dans deux pays de l’OCDE que l’on souffre plus de la faim qu’aux Etats-Unis

La vie n’est pas si mauvaise en Europe, parce que même si au sein de l’UE, le nombre de personnes qui n’ont pas assez d’argent pour acheter toute la nourriture dont elles auraient besoin a fortement augmenté depuis 2007, suite à la crise financière, c’est aux Etats-Unis que la situation s’est le plus détériorée.

L’agence de presse Bloomberg a repris des données de l’OCDE pour les combiner dans le graphique ci-dessous.

Il montre qu’il existe une population de gens qui ne peuvent se permettre d’acheter de la nourriture dans tous les pays d’Europe, et qu’elle représente 4,6% de la population totale en Allemagne, 9% de celle de la Belgique, et jusqu’à 30,1% de la population hongroise.

En Grèce, la proportion de personnes qui ne peuvent se permettre de s’acheter toute la nourriture dont elles auraient besoin a doublé, passant de 8,9% en 2007, à près de 18% aujourd’hui.

Mais dans la plus grande puissance économique mondiale, les États-Unis, 21,1% de la population ne gagnent pas suffisamment d’argent pour pouvoir se permettre d’acheter toute la nourriture dont ils auraient besoin. Au sein de l’OCDE, seules la Hongrie et l’Estonie font pire.

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En Europe, le déclin des abeilles frappe lourdement les pays du Nord

Phénomène mondial observé depuis le milieu des années 1990, le déclin des abeilles, insectes pollinisateurs indispensables à 84 % des végétaux cultivés en Europe, n’avait jamais été précisément évalué au sein de l’Union. C’est désormais chose faite avec l’étude « Epilobee », dont les premières conclusions devaient être présentées lundi 7 avril à Bruxelles.

Les résultats de cette enquête, menée dans dix-sept Etats membres, montrent que les pays du nord de l’Europe sont frappés par des mortalités très supérieures à celles qui touchent le pourtour méditerranéen. En cumulant les mortalités hivernales et estivales, la Belgique apparaît comme le territoire le plus touché, avec un taux de mortalité de 42,5 %, suivie de près par le Royaume-Uni (38,5 %), la Suède (31,1 %), la Finlande (29,8 %) et la France (27,7 %). Ces résultats confirment la mauvaise santé des pollinisateurs.

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Revue de presse économique de Pierre Jovanovic du 26/03/2014

Émission diffusée sur Radio Ici et Maintenant le 26 mars 2014

Format audio (Télécharger le fichier mp3 ici)

Partie 1/3 :

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Anne-Marie Le Pourhiet : «Renationaliser le pouvoir de décision pour le repolitiser»

Les élections des députés européens approchent. Les dernières échéances ont montré un fort désintérêt des citoyens de presque tous les pays pour ce suffrage, et certains sondages annoncent une majorité eurosceptique au Parlement européen. Dans cette hypothèse, quelle influence pourrait avoir cette « chambre introuvable » eurosceptique sur le fonctionnement, voire la réforme, de l’Union européenne ?

Vous savez, je suis constitutionnaliste et non politologue et encore moins voyante, je serais donc bien incapable de vous dire ce que serait et ferait exactement cette chambre à majorité eurosceptique. Mais la logique voudrait qu’elle refuse d’adopter une grande partie de la législation envahissante que propose la Commission en invoquant systématiquement les principes de proportionnalité et de subsidiarité auxquels est consacré un protocole additif au traité de Lisbonne. Défendre l’autonomie des États et saboter les prétentions fédéralistes de l’Union devrait être le premier souci d’une telle chambre.

— Sauf que la nouveauté des élections européennes de 2014, introduite par le traité de Lisbonne, c’est que les têtes de liste des partis européens sont désormais transnationales, désignées au niveau de l’Union, et celle dont le parti sortira premier du scrutin aura de grandes chances d’être élue, à la majorité absolue de la nouvelle chambre, à la tête de la Commission européenne. Le traité de Lisbonne réalise-t-il ainsi l’aspiration que Jacques Delors exprimait en 1990 – rejetée avec vigueur par Margaret Thatcher à la Chambre des Communes, avec son fameux « No ! No ! No ! » – de créer un régime parlementaire fédéral en Europe, où l’exécutif procéderait du législatif et serait responsable devant lui ?

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Frédéric Lordon : « Pourquoi faut-il sortir de l’euro »

L’économiste Frédéric Lordon publie le 26 mars prochain “La Malfaçon“, réflexion sur la manière dont la monnaie unique européenne a détruit les souverainetés populaires. Le livre le plus important avant les élections européennes.

Fut un temps où il était impossible d’émettre la moindre critique sur l’euro. La pensée économique était aussi unique que la monnaie et endormait les 324 millions de citoyens peuplant ladite zone euro. La crise de 2008, la plus longue et profonde depuis 1930, il balayé les certitudes au point que l’euro bashing serait presque devenu tendance.

Raison de plus pour être sélectif dans la critique. Celle que nous propose aujourd’hui sort justement du commun. Plutôt que de nous démontrer par a + b qu’on peut sortir de la monnaie unique, que cela ne nous coûtera pas trop cher, que les problèmes économiques du pays en seraient magiquement résolus et que cela ne tirerait pas à conséquences, il affirme au contraire, à raison, Qu’il ne s’agira pas d’un dîner de gala.

« Il faut en finir avec ces imprécations mi-débiles, mi-hallucinées qui nous promettent renfermement façon forteresse en cas d’abandon de l’euro. »

Absence de démocratie
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Belgique : “Pour notre économie, le risque russe représente près de 7,5 milliards”

La tension géopolitique suite à la proclamation unilatérale d’indépendance de la Crimée et sa reconnaissance par la Russie n’est pas retombée. Le gros risque économique ne consiste pas tant aux expositions sur l’Ukraine ou la Crimée que sur la Russie, qui commence à faire l’objet de sanctions et va donc réagir par des contre-sanctions.

Le professeur Eric Dor, Directeur des Etudes Economiques de l’IESEG (Ecole de management de l’Université Catholique de Lille) vient de publier une étude qui décrit quel type d’exposition la Belgique a sur la Russie. Une bonne nouvelle : notre approvisionnement en gaz vient d’ailleurs. Une mauvaise : nos investissements dans ce pays frôlent les 2 milliards d’euros et nos exportations dépassent les 5 milliards…

« Les exportations totales de biens de la Belgique vers la Russie se sont élevées à 5,117 milliards d’euros en 2013, ce qui représente 1,45% des exportations totales de biens de la Belgique, 4,83% des exportations totales de biens de la Belgique vers des pays autres que ceux de l’Union Européenne, et 1,34% du produit intérieur brut de la Belgique », note Eric Dor.

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Belgique : Le projet pilote de taxe kilométrique commence le 17 février

Le très attendu projet pilote de taxe kilométrique pour les voitures de particuliers commencera le 17 février. Rouler en zone urbaine pourrait à l’avenir coûter 9 cents par kilomètre, contre 5 cents sur l’autoroute et 6,5 sur les autres routes, écrivent vendredi De Morgen et Het Laatste Nieuws. Quelque 1.200 personnes participeront au projet.

Les Régions wallonne, flamande et bruxelloise ont trouvé un accord sur les tarifs de la taxe kilométrique. Le principe prévoit une taxe automobile sur chaque kilomètre parcouru, en fonction des heures de pointe ainsi que du type de route empruntée par le conducteur. Le projet pilote commencera le 17 février dans la zone couverte par le futur RER ferroviaire ainsi que dans Bruxelles et sa périphérie. La taxe sera plus chère durant les heures de pointe – de 7h à 9h et de 16h à 18h – et les automobilistes pourront rouler “gratuitement” entre 22h et 5h.

Aux heures de pointe, le montant atteindra 9 cents par kilomètre en zone urbaine. Le système prévoit également une taxe de 5 cents par kilomètre sur les autoroutes et de 6,5 cents sur les autres routes.

Avec ce projet pilote, les Régions veulent mesurer l’effet d’une taxe kilométrique sur la conduite des automobilistes. Près de 1.200 personnes participeront à ce projet pendant environ deux mois, à l’aide d’un GPS qui calculera les distances parcourues.

Changer les comportements de mobilité
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Universités : Epidémie de désabonnements aux revues scientifiques

Echec des négociations, restrictions budgétaires… et les chercheurs dans tout ça ? Depuis le début de l’année 2014, une épidémie de désabonnements aux revues scientifiques s’abat sur les chercheurs de France et d’ailleurs. Retour sur cette hécatombe dont les premières victimes sont les chercheurs et les étudiants.

« UPMC vs Science. Fight ! »

Tout d’abord, ce sont les désaccords grandissants entre éditeurs et groupements chargés des négociations qui cristallisent les échanges. Un exemple flagrant, et non des moindres, est celui du cas « UPMC vs Science  ». Cette semaine, l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC) annonçait son désabonnement à la revue Science. Selon la page du site de l’UPMC, l’éditeur de la société savante AAAS voulait imposer une augmentation de +100% sur le prix des abonnements (réduit ensuite à 47%).
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Six ex-bâtiments de la Marine nationale vont être déconstruits en Belgique

Le groupe franco-belge Galloo a de nouveau été retenu par la Marine nationale dans le cadre des marchés de démantèlement des bâtiments désarmés. Cette fois, ce sont pas moins de six vieilles coques qui vont rejoindre le chantier de Gand, en Belgique.

Le Commandant Rivière lors de son transfert de Saint-Mandrier à la base navale de Toulon, en 2009. crédits : MER ET MARINE – JEAN-LOUIS VENNE.

Il s’agit des anciens escorteurs d’escadre Duperré et La Galissonnière, des ex-avisos-escorteurs Enseigne de Vaisseau Henri et Commandant Rivière, ainsi que des ex-avisos Détroyat et Jean Moulin. Tous sont en attente en Bretagne, dans le cimetière marin de Landévennec et à Lanvéoc-Poulmic, à l’exception du Commandant Rivière, stationné à Toulon. Le remorquage de celui-ci s’annonce d’ailleurs complexe compte tenu de l’état très dégradé de sa coque, qui va probablement nécessiter de lourds travaux afin de pouvoir résister à son transit vers la Belgique.

Le La Galissonnière et le Duperré encadrant le Colbert à Landévennec (© MICHEL FLOCH)

Les premiers départs devraient intervenir l’an prochain, une fois obtenues toutes les autorisations administratives.

La déconstruction de ces six bâtiments, dont le poids cumulé est d’environ 13.000 tonnes, représente plusieurs années de travail pour la société belge Van Heyghen Recycling, filiale du groupe franco-belge Galloo, chargée des travaux.

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L’agriculture urbaine‏ est en plein essor

“L’agriculture urbaine ne permettra jamais d’atteindre une autosuffisance alimentaire pour de grandes villes. Cependant, elle pourrait devenir le mode de culture le plus économique et le plus rentable, notamment en termes d’énergie et de transport dans un contexte d’énergies fossiles toujours plus chères”.

L’effet démultiplicateur des apports de la participation citoyenne avec l’agriculture urbaine comme celle impulsée par les Incroyables Comestibles est reconnu par des études récentes.

La Ville de Paris soutient le mouvement participatif des citoyens jardiniers solidaires depuis plus d’un an par l’appel à participer lancé depuis la Maison des Acteurs du Paris durable et plus récemment par l’accueil des actions pédagogiques qui ont été menées sur les parvis de l’Hôtel de Ville en partenariat avec les représentants du collectif « Projet Vergers Urbains » composé du réseau informel d’acteurs issus des villes en transition, de la permaculture et du mouvement des Colibris impliqués à titre personnel ou associatif dans différentes structures visant à promouvoir les « cultures » urbaines.

L’agriculture urbaine s’est fortement développée ces dernières années par la mise en place de jardins partagés, d’associations de type AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne), de systèmes de cultures sur les toits ou d’actions collectives citoyennes comme le mouvement des incroyables comestibles. Les circuits courts gagnent des adeptes.

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L’ancien ambassadeur et conseiller de Sarkozy interpellé avec 350.000 euros en liquide

L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Élysée et ambassadeur de France en Irak et Tunisie a été interpellé le 31 juillet. Il transportait 350.000 euros, 40.000 dollars et partait pour Bruxelles.

Il est 16 h 30, ce 31 juillet 2013. Les douaniers de la gare du Nord contrôlent des passagers prêts à monter dans le train Thalys, direction Bruxelles. Parmi eux, un homme athlétique, vêtu d’un jean et d’un polo. Les agents ne le reconnaissent pas, mais il s’agit de Boris Boillon, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Élysée et ex-ambassadeur de France en Irak et en Tunisie. Ils lui demandent s’il transporte des devises. Boillon nie, mais la fouille est concluante. Dans son sac, les douaniers découvrent des « enveloppes contenant des billets de banque de 500 euros ».

Selon le procès-verbal, Boris Boillon transporte ce jour-là 350.000 euros et 40.000 dollars en liquide. Ces sommes correspondent à 3.190 billets de 100 euros, 32 billets de 500 euros, 100 billets de 50 euros et 50 billets de 200 euros (voir document ci-dessous), ainsi qu’à 400 billets de 100 dollars. Il n’a sur lui ni pièce d’identité ni téléphone portable, mais trois cartes bleues à son nom.

La loi interdit le transfert, sans déclaration préalable dans un autre pays de l’Union européenne de sommes supérieures à 10.000 euros (c’est l’article 464 du Code des douanes). En cas d’infraction, la somme saisie doit être consignée pendant six mois – durée renouvelable par le procureur de la République –, et le contrevenant peut être puni « d’une amende égale au quart de la somme sur laquelle a porté l’infraction ou la tentative d’infraction ».

Le service de police judiciaire de la douane (SNDJ) a été saisi et une enquête est en cours. Elle devrait notamment déterminer l’origine des fonds.
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Histoire de l’urbanisme commercial en France : La révolte du caddie (Partie 5)

Aujourd’hui, force est de constater que le commerce non sédentaire, les marchés, n’apparaissent pas ou peu dans les statistiques récentes, et les études prospectives sérieuses ayant pour ambition de traiter de l’évolution future du commerce ; et pourtant la visibilité des marchés ne cesse pourtant d’augmenter.

Certains se sont adaptés aux besoins de leurs temps [les marchés Bio, de producteurs, par exemple], souvent aidés par les municipalités. Les quotidiens régionaux ou de la presse locale, plus que les études, notent un formidable engouement des citadins, depuis quelques années, pour ce type de commerce, présenté comme une alternative sociale ou culturelle face aux hypermarchés, plus proches que les commerces périphériques, et bien plus conviviaux.

Depuis leur création, les groupes de la grande distribution justifiaient leurs méthodes par une argumentation simple : d’une part, la recherche du prix le plus bas possible, les dirigeants de la grande distribution se sont toujours posés en chevalier blanc de la bonne cause, celle des consommateurs, et d’autre part, la création d’emplois, arguments placés sous le signe de leur importance déterminante dans l’économie française.

D’une manière générale, les sondages effectués auprès de la population rappelaient régulièrement aux politiciens, aux détracteurs, que les français plébiscitaient centres commerciaux et hypermarchés, en premier lieu pour les prix pratiqués, et peu importaient les nombreux dégâts « collatéraux ».

Cependant, Luc Boltanski et Eve Chiapello relatent que la monté de l’écologisme, présenta un grand danger pour les industriels et les distributeurs : « Le développement d’un consumérisme vert à la fin des années 1980 [la révolte des caddies dont parlent les spécialistes du marketing] a eu pour résultat de mettre un certain nombre d’entreprises en danger, en faisant baisser brutalement la consommation de produits dénoncés comme polluants par les mouvements environnementalistes ou nocifs pour la santé (tels que les lessives contenant des phosphates, les aérosols contenant des CFC, aux États-Unis, les pommes traitées chimiquement, certains emballages en plastique) ».
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