Grande Bretagne : 500.000 fonctionnaires en moins, l’amère potion anglaise

Même Margaret Thatcher n’avait pas osé aller aussi loin ! Depuis quatre ans, la cure d’amaigrissement de l’État britannique est sans précédent.

Pour réduire le déficit public, 500.000 emplois de fonctionnaires doivent être supprimés et l’administration doit économiser 95 milliards d’euros. Comment s’y prennent-ils ? Et dans quel état sont les services publics ?

Enquête dans la municipalité de Trafford près de Manchester. Là-bas, ce sont dorénavant des bénévoles qui s’occupent de l´accueil au commissariat de police ou de l’entretien des espaces verts…

Philippe Béchade sur Radio Courtoisie : Les perspectives économiques mondiales pour 2014

Sur Radio Courtoisie, le 15 janvier, Laurent Artur du Plessis, assisté de Bernard de Fabrègue, recevait Philippe Béchade, journaliste, pour une émission consacrée à une analyse économique hétérodoxe de la crise mondiale et du rôle de la production de monnaie dans son déclenchement.

“Moins, c’est mieux” : Limiter la croissance pour une vie meilleure [Rediff.]

De plus en plus de personnes en sont convaincues: la croissance illimitée n’est pas viable à long terme dans un monde où les ressources s’épuisent peu à peu. Ce documentaire explore des modèles économiques et de nouvelles façons de vivre qui ouvrent la voie à une société post-croissance.


À la faveur de la crise, les opinions publiques prennent peu à peu conscience de ce que l’explosion démographique, la crise énergétique ou encore le changement climatique posent de sérieuses questions que nous ne pouvons plus remettre à demain. Il s’avère en outre que l’augmentation du PIB dans les pays industrialisés n’a abouti à aucune amélioration notable de la qualité de vie des populations depuis les années 1970.

Se pourrait-il alors que la société de consommation ne tienne pas ses promesses de bonheur et que le bien-être ne soit pas inhérent à la croissance ?

La réalisatrice questionne son propre mode d’existence : à quoi doit-elle renoncer pour espérer mener une vie “durable” ? Pour répondre à cette question, elle sillonne les routes de France, d’Allemagne, d’Espagne et d’Angleterre, à la rencontre d’individus pour qui la croissance économique n’est pas la mesure de toutes choses. Elle comprend alors qu’adapter son mode de vie à son environnement n’est pas nécessairement synonyme de privation, de sacrifice et de renonciation au bien-être : dans bien des cas, un tel changement permet au contraire de gagner en qualité de vie.

La vraie menace qui plane sur la City

La fragmentation géographique des marchés financiers inquiète de plus en plus les autorités londoniennes. Le mouvement de filialisation des activités des banques étrangères fragiliseraient la place offshore.

Une menace bien plus importante que les tours de vis réglementaires imposés par Bruxelles, notamment sur les bonus, pèse sur la City. Il s’agit de la fragmentation géographique des marchés financiers qui est en train de se produire depuis la crise financière de 2008. En tant que centre financier international brassant l’argent des banques du monde entier, Londres a tout à y perdre. « Le régulateur britannique est tenté par une vision domestique mais la partie la plus avisée des autorités nationales a désormais compris qu’il y avait potentiellement un danger », indique Ludovic de Montille, président de BNP Paribas en Grande-Bretagne.

Freiner la tendance à la démondialisation
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Europe : Les mamans perdent leurs boulots

En Italie, seules 77,3% des mères conservent leurs emplois deux ans après l’accouchement contre 81,6% en 2006. En Angleterre, près de 50.000 femmes sur 340.000 perdent leurs emplois ou se retrouvent déclassées chaque année après un congé maternité. Une pratique discriminante, mais pourtant très répandue dans bon nombre de pays européens.

Les mamans mises au placard dans les entreprises. C’est le constat d’une étude menée par la House of Commons Library. 50.000 femmes sur 340.000 ayant un emploi perdent leurs postes à la suite d’un congé maternité. Pressions exercées par les supérieurs, déclassement voire licenciement, rien n’est épargné aux jeunes mamans promptes à reprendre le travail, révèle The Independent. Il faut dire que l’Angleterre est le pays d’Europe où le congé maternité est le plus long (52 semaines).

Pour celles qui conservent leur emploi, les perspectives d’obtenir une augmentation ou une promotion se réduisent. Les recours en justice sont difficiles à mettre en œuvre. Le quotidien souligne qu’une plainte pour discrimination à l’embauche après un congé maternité peut coûter jusqu’à 1.200 livres (près de 1.400 euros).

Yvette Cooper, ex Premier Ministre entre 2008 et 2009 sous Gordon Brown témoigne pour The Independent. Elle fut la première chef de gouvernement à prendre un congé maternité au cours de son mandat.
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“Justice sociale” ? La PAC préserve les avantages des agriculteurs les plus aisés

Le budget de la Politique agricole commune, qui vient en aide aux agriculteurs afin d’assurer l’indépendance agricole de l’Union européenne, dispose de plus de 350 milliards d’euros pour la période 2014-2020. Mais les grandes exploitations restent encore ultra-favorisées.

Après 40 sessions étalées sur 3 mois, les négociations sur l’avenir de la PAC 2014-2020 se sont enfin achevées mercredi 26 juin dernier par la conclusion d’un accord entre les 27 ministres de l’Agriculture de l’Union européenne. Selon Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture français, la France peut être satisfaite. La revendication d’une meilleure protection des éleveurs et des petits exploitants a été entendue à Bruxelles. Des aides supplémentaires seront données aux 50 premiers hectares, manière de soutenir les petites exploitations et les éleveurs, ainsi qu’à certaines agricultures moins privilégiées que le blé ou le soja.

Cette victoire apparaît toutefois en demi-teinte pour les défenseurs d’une PAC plus équitable. Toujours premier poste budgétaire de l’Union européenne, cet accord préserve la majorité des avantages donnés jusque là aux grandes exploitations.

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John Law ou la chute spectaculaire d’un banquier central (Màj Vidéo)

(Merci à Blueman et à son remarquable blog)

Quand John Law a fait face à la dette énorme de l’État en France au dix-huitième siècle, il a émis beaucoup de papier monnaie -avec succès- et le pays s’est senti riche. Il était intelligent, courageux, charmant, honnête – et pour un temps- extrêmement populaire. Malheureusement, il a ainsi ruiné tous ceux qui avaient de l’argent en France, ce qui a fait de l’ombre à ses autres qualités. Il est intéressant de se pencher sur ce qui s’est passé.

John Law était écossais. Il est né à Edimbourg en 1671, d’un père banquier et joaillier qui avait réussi. A l’âge de 14 ans, il commença son apprentissage dans ces métiers et s’en retourna à 17 ans, juste à temps pour hériter de son père qui décéda cette même année. Il était déjà connu alors pour ses talents mathématiques et sa popularité auprès des dames.

Apprendre son métier
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État cherche créancier national

Suivant les pays, le rôle des investisseurs étrangers est prédominant et ajoute à l’instabilité. Certaines banques centrales, dont la Banque d’Angleterre, sont devenues incontournables.

Les bureaux de l’Agence France Trésor

Les Italiens ne s’y étaient pas trompés. En lançant la Journée des bons du Trésor en 2011, ils avaient voulu inciter les particuliers de la Péninsule à placer leurs économies dans la dette publique afin de contenir la flambée des taux d’intérêt. Comme pour d’autres pays en difficulté dans la zone euro, l’Italie a pu ainsi augmenter la proportion des résidents dans les détenteurs de dette publique, comme le révèlent les statistiques sur les porteurs d’emprunts souverains que la Banque centrale européenne vient de mettre à jour.

Désormais, en Italie, les investisseurs étrangers ne détiennent plus que 35% de la dette. Ils en [finançaient] environ 45% juste avant que la crise de la dette éclate en Europe.

«La part des investisseurs non résidents est essentielle», explique Audrey Gasteuil-Rougier, économiste à la Société Générale, auteur d’une étude sur les détenteurs des dettes d’Etat publiée il y a quelques jours. «Ce sont souvent les premiers à vendre leurs titres d’Etat dès qu’il y a des inquiétudes sur le pays, ce qui constitue une source de financement plus instable. La crise des dettes publiques dans la périphérie de la zone euro nous l’a rappelé». L’économiste Jean-Pierre Béguelin voit lui une autre conséquence dans sa dernière chronique sur le site du Temps : «Plus la dette de l’Etat est détenue à l’étranger, plus ces sacrifices [les programmes d’austérité, ndlr] sont douloureux pour les résidents et plus la tentation du défaut grandit».

Alors que la dette des pays européens était en moyenne détenue à 80% par des résidents jusqu’au milieu des années 1990, la création de la monnaie unique a changé la donne. Ainsi, juste avant l’éclatement de la crise de la dette en Europe, des pays comme la Grèce ou le Portugal avaient vu cette proportion pratiquement s’inverser.

Renationalisation des dettes
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La dette et les économistes

Par Jean-Pierre Béguelin, ancien économiste au sein de la Banque nationale suisse, ancien économiste en chef de la banque Pictet & Cie (Suisse)

Une erreur de calcul vient d’affaiblir une étude, souvent citée par les austériens, qui concluait que la croissance s’effondre dès que la dette publique dépasse les 90% du PIB. Une telle limite n’a toutefois pas trop de sens car il y a dette publique et dette publique.

On a souvent besoin d’un plus savant que soi, c’est bien connu. Sauf évidemment lorsque le professeur, distrait comme Tryphon Tournesol, se trompe et c’est ce qui vient d’arriver aux austériens, pour utiliser ce néologisme à la mode fort commode. Récemment encore, politiciens allemands, commissaires bruxellois et soi-disant experts nord-européens justifiaient l’austérité en brandissant un article publié en janvier 2010 par deux professeurs de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, par ailleurs ancien chef économiste du FMI, qui, après avoir collecté et disséqué 3.700 données sur 44 pays, concluaient que la prospérité économique s’effondrait dès que l’endettement public dépassait les 90% du PIB. Entre 1946 et 2009, en effet, la croissance annuelle avait été proche de 3% pour les années et les pays développés où la dette publique relative se trouvait en deçà de cette limite, alors qu’au-delà de celle-ci l’économie stagnait, voire reculait de 0,1% par an, une chute de croissance du même ordre de grandeur étant observée pour les économies émergentes.

Or, ces moyennes étaient erronées puisqu’elles n’englobaient pas les observations pour les cinq premiers – rangés alphabétiquement – des pays étudiés, à la suite sans doute d’une mauvaise définition du champ des cellules dont on voulait prendre la moyenne, une bévue que tout utilisateur d’un tableur type Excel a sans doute commise ou évitée de justesse une, si ce n’est plusieurs fois.

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Grande-Bretagne : Les frontières poreuses de la politique avec la City

Un simple entrefilet découvert dans le Financial News, l’hebdomadaire financier faisant autorité dans la City, et nous voilà bien intrigué ! Andrew Mitchell, ex-ministre chargé de la discipline des parlementaires conservateurs, poste-clé au sein du gouvernement britannique, a rejoint l’équipe de Montrose Associates.

Les armoiries de la City de Londres. Deux dragons ont saisi le bouclier de Saint Georges. Quant à la devise “Dieu nous guide”, elle est fortement suspectée de faire référence à Mammon.

C’est une société de renseignements économiques fondée par des anciens de la banque d’affaires Lazard. Et à force de pianoter, on découvre que celui qui fut un brillant ministre du développement international a aussi travaillé chez Lazard à deux reprises, entre 1975 et 1987 et entre 1997 et 2009.

Ce nouvel exemple de l’entrisme institutionnel “à la trotskiste” pratiqué par le monde financier est d’autant plus significatif que David Cameron pourrait nommer M. Mitchell au poste de commissaire européen britannique en 2014.

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25 siècles de fraude fiscale

Depuis l’Antiquité et la mise en place de fiscalités régulières, nombre de contribuables ont tenté de se soustraire à l’imposition par des moyens illégaux. Souvent, ce sont ces scandales (arrivés jusqu’à nous par les historiens de l’époque) qui nous en apprennent le plus sur les systèmes fiscaux anciens.

Jérôme Cahuzac

Dès les cités-états de la Grèce antique, les contribuables doivent s’acquitter de l’eisphora, impôt sur le capital exceptionnel levé par la cité pour financer les dépenses liées à une guerre. Or, la tentation était grande, en l’absence de cadastre, de se déclarer moins riche que la réalité, afin de diminuer sa contribution.

L’orateur athénien Isée affirme que le devoir de tout bon citoyen est de fournir des subsides à la cité et « de ne rien cacher de ce qu’il a ». Ce qui sous-entend que certains ne se gênent pas pour le faire. Le même auteur écrit qu’il est reproché à un de ses clients de garder secret le montant véritable de son capital, afin qu’Athènes le ponctionne le moins possible.

Les réformes des Gracques
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La future “chypriotisation” des comptes bancaires est déjà programmée

Le gel des comptes et le haircut substantiel — voire la perte quasi-complète — qui se dessinent pour les gros déposants à Chypre ont été une surprise pour beaucoup. Pourtant, nombreux sont sans doute les déposants qui croient toujours leurs économies en sécurité, considérant que ce qui s’est passé sur l’île méditerranéenne ne les concerne pas. Les pouvoirs publics et les médias n’ont-ils pas répété à volonté que la situation chypriote est exceptionnelle et que cela n’arriverait pas ailleurs ?

Or nous avons déjà souligné dans un article précédent qu’en déposant de l’argent à la banque, en réalité vous lui prêtez vos économies et êtes créancier de la banque. Et si le signal chypriote ne vous a pas suffisamment alerté [quant] au risque que cela représente, sachez que les pouvoirs publics dans de nombreux pays occidentaux ont déjà officiellement bien enclenché le processus de “chypriotisation” des dépôts bancaires. En fait, ce n’est même pas un secret : Olli Rehn évoque ainsi ouvertement le fait que la responsabilité des déposants sera engagée en cas de restructuration ou de faillite bancaire au sein de l’Union européenne.

Il s’agit d’un changement extrêmement important. Car cela signifie que ce qui vient de se passer à Chypre sera en fait non pas l’exception, mais la règle en cas de futur problème bancaire.

Deux points méritent d’être soulignés à cet égard dans le nouveau cadre réglementaire qui se prépare.
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Grande-Bretagne : Margaret Thatcher, l’enfance d’un chef

Née en 1925, Margaret Thatcher grandit dans un milieu modeste et très strict. Patron d’une épicerie, son père s’est élevé à la force du poignet. Le soir, ses filles étudient et donnent un coup de main à la boutique. La seule distraction tolérée est le très austère culte méthodiste, le dimanche, où le père officie.

Ambitieuse et obéissante, Margaret se plie à ce cadre qui fait d’elle une élève brillante, limite pédante. La guerre fait un peu mûrir cette “madame je sais tout”. Sous les bombardements, la jeune fille s’enflamme pour les discours radiophoniques de Churchill. En 1943, elle apprend qu’elle est reçue à la prestigieuse université d’Oxford…

Europe : Mise en vente des monuments pour apurer la dette

Le Colisée est le second monument le plus valorisé d’Europe. Il est estimé à 91 milliards d’euros. Fort de ce constat, Giuseppe Piero Grillo propose sa vente afin d’éponger une grande partie de la dette nationale italienne. La France et différents États de l’Union Européenne semblent inspirés par cet exemple qui, selon les experts, permettrait de “régler une fois pour toute la crise de la dette“.

Pragmatique, Bebe Grillo, le désormais célèbre candidat du “Mouvement 5 étoiles” en Italie, s’est appuyé sur les travaux de la chambre du Commerce de Monza et Brianza, qui a estimé la “valeur touristique” des plus célèbres monuments européens en fonction de plusieurs critères, économiques, socio-culturels, ou encore touristiques.

Surprise : la France devrait suivre l’exemple italien

Interrogé à ce sujet par notre rédaction, Pierre Moscovici a affirmé “se pencher sur des solutions de ce type depuis déjà plusieurs semaines“. Les services du Ministère de l’Économie et des Finances rappelant judicieusement qu’un portfolio a déjà été consacré à cette étude et…

Cocorico ! C’est la tour Eiffel, monument le plus fréquenté au monde (7 millions de visiteurs par an), qui arrive largement en tête de ce classement avec une valeur estimée à 434 milliards d’euros. Elle vaudrait ainsi cinq fois plus que son dauphin le Colisée.

À ce prix, la Dame de fer équivaut à un cinquième du PIB de la France, ou environ dix fois les intérêts annuels de notre dette nationale. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, la valeur attribuée par cette étude, qui compile des données d’Eurostat, Istat (équivalent de l’Insee en Italie) ou encore Urban Audit, concerne uniquement l’image de marque de l’édifice, et non pas son véritable prix matériel.
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Crise à Сhypre : Et si le rêve européen touchait à sa fin ?

Par Alexandre Latsa

Les récents événements à Chypre ont donné lieu à un déferlement médiatique excessif et souvent bien éloigné de la réalité. Le pays en 2011 avait pourtant une dette en pourcentage du PIB inférieure à celle de la France, de l’Italie et de l’Allemagne. Jacques Sapir rappelle en outre que les banques chypriotes ont aujourd’hui des actifs qui sont égaux à 7,5 fois le PIB de l’Ile, alors que la moyenne dans l’UE est de 3,5 fois, mais que c’est largement moins par exemple que le Luxembourg dont les actifs bancaires pèsent 22 fois le PIB.

Un peu d’histoire

La partie sud de l’île de Chypre (la partie nord étant envahie militairement par la Turquie depuis 1974) est peuplée de 770.000 habitants et ne représente que 0,3% du PIB de la zone euro. L’île, bien que relativement méconnue du grand public, du moins jusqu’à cette crise, a eu une histoire très tumultueuse la partageant largement entre l’Occident et l’Orient. Les lecteurs souhaitant en savoir plus peuvent consulter cette histoire illustrée de l’île s’arrêtant à 2004.

C’est justement cette année-là que Chypre a rejoint l’Union Européenne (le pays étant le plus riche des nouveaux entrants à l’époque) puis, en 2008, Chypre a intégré la zone euro. A ce moment l’île connaissait déjà des afflux de capitaux russes et la législation fiscale y était déjà sensiblement la même qu’aujourd’hui.

La même année la crise financière à frappé l’île comme tous les pays occidentaux et lors de la restructuration de la dette Grecque, les actifs des banques Chypriotes (qui contenaient une forte proportion de bons du trésor grecs) ont été brutalement dévalorisés par cette décision de l’Eurogroupe.

Le racket fiscal: nouvelle solution pour régler la crise?
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Un rapport accablant fait toute la lumière sur la «baleine» de JP Morgan

Les pertes provoquées par l’ex-trader londonien ont été sciemment minimisées. Les positions de Bruno Iksil ont gonflé jusqu’à 157 milliards de dollars.

Si la «baleine de Londres» était une «tempête dans un verre d’eau», comme l’assurait l’an dernier le directeur de JP Morgan, Jamie Dimon, le réceptacle est en train de déborder. Selon un rapport d’enquête parlementaire publié jeudi soir, la première banque américaine a sciemment menti aux investisseurs et aux régulateurs. Elle a «mal informé […] sur la nature, les activités et les risques des dérivés de crédit» de sa division d’investissement pour compte propre, conclut le document de 300 pages.

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L’ère de l’argent facile ne fait que commencer !

Lors de son témoignage devant le Congrès la semaine dernière à Washington, le chef de la politique monétaire américaine, Ben Bernanke, a minimisé les débats actuels au sein du FOMC sur une possible sortie des mesures d’assouplissement avant la fin de l’année. Cette semaine, la vice-présidente de la FED, Janet Yellen, qui est pressentie pour prendre le relais de Ben Bernanke à la fin de son mandat en janvier 2014, est allée encore plus loin en réaffirmant l’engagement de la banque centrale à maintenir sa politique monétaire en l’état, pendant encore un certain temps.

Bernanke explique l’assouplissement quantitatif : “Si nous nourrissons les banques avec suffisamment de dollars, quelque chose de bon devra nécessairement en sortir à l’autre bout, en définitive…”

Les marchés financiers ont compris le message puisque les indices ont atteint des plus hauts cette semaine avec le Nikkei qui a atteint les 12.000 points, le Nasdaq qui a grimpé à un plus haut depuis le 9 novembre 2000, juste avant l’éclatement de la bulle internet et le Dow Jones a même atteint hier [mercredi 6 mars 2013] un nouveau record historique !

La décennie en cours sera celle de l’argent facile ou ne sera pas !

Avec l’éclatement de la crise des subprimes, et ses nombreux corollaires, les banques centrales ont été contraintes d’assouplir au maximum leur politique monétaire. On croyait la sortie de crise en vue en 2010 avant que la crise de la dette souveraine et la crise économique ne viennent perturber le retour à la croissance. Depuis, les banques centrales étudient toutes les pistes possibles pour enfin rassurer les marchés et cela passe inévitablement par l’injection massive et continue de liquidités sur les marchés quitte à habituer le système financier à ce que les banquiers centraux jouent le rôle de pompier de service à tout moment.

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Russie : Vers un nouveau modèle politico-économique?

Par Alexandre Latsa

Le Forum Gaïdar s’est tenu en Russie du 16 au 19 janvier 2013. Comme chaque année, les participants au forum ont pu discuter de l’avenir économique de la Russie et envisager des scénarios de développement pour le pays. Le forum s’est notamment axé sur les questions d’intégration économique et de choix des partenaires commerciaux de la Russie.

Certains intellectuels libéraux ont ouvertement envisagé comme voie inévitable pour la Russie une forme “d’intégration à l’Union Européenne” pendant que des intellectuels de la gauche russe comme le directeur de l’institut de la mondialisation Michael Deliaguine pensent au contraire que “L’Europe n’a pas besoin d’une intégration avec la Russie“.

Le gouvernement russe, via le premier ministre Dimitri Medvedev, a lui réaffirmé ses objectifs prioritaires d’intégration eurasiatique pour faire de cette nouvelle hyper-région du monde un pont entre l’atlantique et le pacifique, tout en relevant le défi de la modernisation du pays dans les domaines de la politique, de l’économie et du social.

Les participants au forum ont tous admis que le monde était au bord de changements majeurs, ce que le président russe annonçait en décembre dernier en affirmant que “l’ensemble du monde s’engage dans une époque de transformations radicales et peut-être même de grands chocs“. L’un des signes de ces transformations radicales en cours semble être ” l’éclatement de l’Occident ” selon les mots d’Alexandre Melnik.
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Chroniques de la Vieille Europe – Angleterre : La révolution industrielle contre le peuple”

Le 02 février, Patrick Péhèle, Lucien Valdes et Grégoire Gambier recevaient sur Radio Courtoisie, Olivier François, journaliste à la revue Éléments à propos du livre d’Edward P. Thompson La formation de la classe ouvrière anglaise édition Le Seuil.

Historien britannique, spécialiste de l’histoire sociale et culturelle du Royaume-Uni, et en particulier du mouvement ouvrier, Edward P. Thompson (1923-1993) a exercé une influence durable sur l’histoire contemporaine grâce à son maître ouvrage La formation de la classe ouvrière anglaise. Son ambition ? Restituer l’expérience vécue par les contemporains de la « révolution industrielle ».

La formation de la classe ouvrière anglaise d’Edward P. Thompson, paru pour la première fois en 1963, est l’un des ouvrages fondamentaux de ce renouveau d’une histoire sociale revenue des illusions d’un progrès réduit au seul calcul du taux de croissance. Marxiste hétérodoxe, compagnon de route du parti communiste anglais avant de rejoindre une position de dissident du monde occidental que l’on pourrait rapprocher de celles d’un George Orwell ou du dernier Pasolini.

Militant antinucléaire et infatigable pédagogue, l’historien britannique a eu le grand mérite d’y ressusciter, à rebours de l’histoire officielle des vainqueurs, les voix des vaincus de la grande mutation industrielle et de rappeler les raisons et les espérances de ceux dont les modes d’êtres ont été, non seulement brisés, mais occultés par la modernité.

(Merci à Patrick)

Nouveau scandale dans les banques britanniques

Barclays, HSBC, Lloyds et RBS ont vendu à des PME, depuis 2001, 40.000 contrats de produits dérivés censés couvrir contre des variations de taux d’intérêt. Ces contrats sont en infraction avec la régulation en vigueur.

Les banques britanniques se sont fait une nouvelle fois prendre les mains dans le pot de confiture. Selon une enquête de la Financial Services Authority (FSA), 90 % de produits dérivés commercialisés auprès de petites et moyennes entreprises leur ont été vendus en infraction avec la régulation en vigueur. Il s’agit cette fois de «swaps» sophistiqués (baptisés interest rates hedging products, IRHP) censés les couvrir contre des variations de taux d’intérêt. Une fois encore, les «usual suspects» sont en cause : le quatuor Barclays, HSBC, Lloyds et Royal Bank of Scotland.

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