Humble proposition pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d’être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public

C’est une triste chose pour ceux qui se promènent dans cette grande ville (1) ou voyagent dans la campagne, que de voir les rues, les routes et les portes des cabanes encombrées de mendiantes que suivent trois, quatre ou six enfants tous en haillons et importunant chaque passant pour avoir l’aumône. Ces mères, au lieu d’être en état de travailler pour gagner honnêtement leur vie, sont forcées de passer tout leur temps à mendier de quoi nourrir leurs malheureux enfants, qui, lorsqu’ils grandissent, deviennent voleurs faute d’ouvrage, ou quittent leur cher pays natal pour s’enrôler au service du prétendant en Espagne, ou se vendent aux Barbades.

Tous les partis tombent d’accord, je pense, que ce nombre prodigieux d’enfants sur les bras, sur le dos ou sur les talons de leurs mères, et souvent de leurs pères, est, dans le déplorable état de ce royaume, un très-grand fardeau de plus ; c’est pourquoi quiconque trouverait un moyen honnête, économique et facile de faire de ces enfants des membres sains et utiles de la communauté, aurait assez bien mérité du public pour qu’on lui érigeât une statue comme sauveur de la nation.
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L’homme mystère de l’Europe [Rediff.]

Basil Zaharoff est aujourd’hui tombé dans l’oubli. Il fut pourtant, en son temps, l’un des marchands d’armes les plus influents du monde.

Basil Zaharoff, alias Basil Bazaroff pour Hergé

C’est lui que le dessinateur Hergé représente, dans l’album de Tintin « L’Oreille cassée », sous les traits du vendeur d’armes incitant le général Alcazar à s’armer pour prendre le contrôle d’une région riche en pétrole, avant de s’envoler pour l’État voisin et vendre les mêmes armes au dictateur voisin !

Une façon de faire dans laquelle Zaharoff était effectivement passé maître ! Avec son chapeau rond, sa barbichette blanche, sa canne et son loden vert, le personnage créé par le dessinateur belge ressemble d’ailleurs en tout point à son illustre modèle ! Caricaturée par Hergé, sa méthode se révèle d’une redoutable efficacité : vendre des armes à un pays en amplifiant la menace représentée par son voisin et ennemi, puis aller voir ce dernier et jouer exactement la même partition !

Sa vie est un véritable roman, parsemé d’aventures incroyables et de zones d’ombre qui lui valurent son surnom d’« homme mystère de l’Europe ». Zacharias Basiléos Zarapoulos naît en Turquie en 1849, dans une famille grecque misérable installée depuis des lustres à Constantinople.

Sur sa jeunesse d’enfant des rues du quartier pauvre de Tatavla, le futur marchand d’armes refusa toujours de lever le voile. Fut-il guide touristique, comme il le prétendit plus tard, ou rabatteur pour un bordel de marins, une version sans doute plus conforme à la vérité ? Entre 1866 et 1870, il disparaît totalement de la circulation.

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Suisse : Initiative populaire pour « sauver l’or de la Confédération »

La Banque nationale suisse (BNS) s’est séparée entre 2000 et 2008 de plus de la moitié des réserves d’or nationales. Une initiative populaireveut dicter à la banque centrale la politique qu’elle doit mener avec ses réserves de métal jaune. Elle exige trois choses: la BNS ne doit plus vendre d’or; toutes ses réserves de métal jaune doivent se trouver en Suisse; 20% de ses actifs doivent être de l’or.

Lancée par un comité satellite de l’UDC, dans lequel on retrouve l’ancien conseiller national Ulrich Schlüer, les conseillers nationaux Luzi Stamm, Lukas Reimann et Oskar Freysinger, l’initiative populaire «sauver l’or de la Suisse» veut confiner la liberté d’action de la Banque nationale.

1040 tonnes d’or

La BNS possède 1040 tonnes d’or. Cela place la Suisse au 7e rang mondial, derrière les États-Unis (8134 tonnes), ­l’Allemagne (3384), l’Italie (2452), la France (2435), la Russie (1078) et la Chine (1054). Toutefois, par rapport à sa population, la Suisse occupe la 1re place, avec 4,2 onces (130,6 grammes) par habitant, devant l’Allemagne (1,2 once), la France (1,2 once également) et enfin les États-Unis (0,8 once).

Dans les années 90, la BNS détenait 2590 tonnes. Il a été estimé à l’époque qu’une telle réserve n’était plus nécessaire.

On a donc décidé d’en vendre une partie, en l’occurrence 1300 tonnes. Cette décision est intervenue dans le contexte de la crise des fonds en déshérence. Il était initialement prévu de financer la Fondation Suisse solidaire avec cette opération. Ce projet ayant échoué, la vente se réalisa néanmoins entre 2000 et 2005. Les recettes – 21 milliards de francs – ont été versées pour un tiers à la Confédération et deux tiers aux cantons. Entre 2007 et 2008, une seconde tranche de 250 tonnes a été cédée.

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Grand «ouf» de la City après le rejet de l’indépendance écossaise

Un profond soupir de soulagement parcourait la City de Londres vendredi après le rejet par référendum d’une indépendance écossaise qui aurait plongé le Royaume-Uni dans des affres d’incertitude.

La Bourse de Londres grimpait de 0,73% en milieu de matinée, la livre a atteint dans la nuit son plus haut niveau en deux ans face à l’euro et les taux des obligations britanniques augmentaient, témoignant d’un retour des investisseurs vers les actifs plus risqués.

«C’est le soulagement qui domine sur les marchés britanniques», a résumé Chris Beauchamp, analyste à la maison de courtage IG, pour qui «l’inquiétude liée à une possible indépendance écossaise s’est dissipée».

Les Écossais ont rejeté l’indépendance par 55,3% des voix à l’issue d’un référendum marqué par une participation massive.

La City de Londres (investisseurs, grandes entreprises, médias des milieux d’affaires) avait pris position contre la sécession de la région septentrionale du Royaume-Uni.

Elle craignait d’une part les incertitudes soulevées par cette indépendance pour l’Écosse elle-même, sur la monnaie utilisée par le nouvel État, le partage des revenus pétroliers, la répartition de la dette publique et l’environnement légal et financier des entreprises.

La capitale financière redoutait aussi, et peut-être surtout, les conséquences pour ce qui serait resté du Royaume-Uni (Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord), amputé d’une région pesant économiquement l’équivalent de l’Irlande ou de l’Algérie.

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Gaz de schiste, un non-sens économique

Par Myret Zaki

Depuis cet été, des experts mettent sérieusement en doute le bien-fondé économique de la fracturation hydraulique.

«La production des puits décline si rapidement aux Etats-Unis qu’ils ne seront jamais rentables», dit l’expert Tim Morgan dans un article intitulé «Gaz de schiste, la bulle internet de notre temps», paru le 4 août dans le Telegraph. Responsable global de la recherche chez le courtier en énergie Tullett Prebon jusqu’en 2013, il estime que la fracturation, ou fracking, est une absurdité économique.

«Quand les investisseurs le réaliseront, conclut-il, cette industrie s’effondrera.» Malgré la frénésie spéculative qui l’entoure, ce secteur n’a jamais été rentable en sept ans d’activité. Comme la bulle «dotcom», la «story» du gaz de schiste américaine a été montée en épingle par les banques, sous de beaux slogans comme «Saudi America», qui à présent séduisent moins d’investisseurs.
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La Mort Noire (Rediff.)

La peste noire est une pandémie de peste bubonique, causée par la bactérie Yersinia pestis, qui a touché la population européenne entre 1348 et 1352. Elle n’est ni la première ni la dernière épidémie de ce type, mais elle est la seule à porter ce nom. Par contre, elle est la première épidémie de l’histoire à avoir été bien décrite par les chroniqueurs contemporains.

On estime que la peste noire a tué entre 30 et 50 % de la population européenne en cinq ans, faisant environ vingt-cinq millions de victimes. Cette épidémie eut des conséquences durables sur la civilisation européenne, d’autant qu’après cette première vague, la maladie refit ensuite régulièrement son apparition dans les différents pays touchés : entre 1353 et 1355 en France, et entre 1360 et 1369 en Angleterre, notamment.

Ce documentaire s’attache à décortiquer l’influence qu’eut sur les sociétés du XIVe siècle cette épidémie de mort noire qui frappa l’Europe avec une virulence telle qu’elle fit craindre la disparition de l’humanité. Catastrophe humaine et sanitaire, la grande peste du XIVe siècle peut en effet être considérée comme l’ouverture vers un nouveau type de société.

Europe : 1 km à pied…

Un tour d’Europe à pied par les plus beaux sentiers de grande randonnée, avec le globe-trotteur britannique Bradley Mayhew. Première étape dans le Sud-Ouest de l’Angleterre, où le sentier côtier le plus long d’Europe (plus de mille kilomètres) court du Dorset par la pointe de Cornouailles jusqu’à la ville portuaire de Plymouth.

La ruche murmurante ou les fripons devenus honnêtes gens

La Fable des abeilles est une fable politique de Bernard Mandeville, parue en 1714. La signification réelle reste controversée jusqu’à aujourd’hui. Friedrich Hayek vit en lui un précurseur du libéralisme économique tandis que Keynes mit en avant la défense de l’utilité de la dépense.

La Fable des abeilles, développe avec un talent satirique la thèse de l’utilité sociale de l’égoïsme. Mandeville avance que toutes les lois sociales résultent de la volonté égoïste des faibles de se soutenir mutuellement en se protégeant des plus forts.

Sa thèse principale est que les actions des hommes ne peuvent pas être séparées en actions nobles et en actions viles, et que les vices privés contribuent au bien public tandis que des actions altruistes peuvent en réalité lui nuire. Par exemple, dans le domaine économique, il dit qu’un libertin agit par vice, mais que « sa prodigalité donne du travail à des tailleurs, des serviteurs, des parfumeurs, des cuisiniers et des femmes de mauvaise vie, qui à leur tour emploient des boulangers, des charpentiers, etc. ». Donc la rapacité et la violence du libertin profitent à la société en général.

Les vices des particuliers sont les éléments nécessaires du bien-être et de la grandeur d’une société. L’Angleterre y est comparée à une ruche corrompue mais prospère et qui se plaint pourtant du manque de vertu. Jupiter leur ayant accordé ce qu’ils réclamaient, la conséquence est une perte rapide de prospérité, bien que la ruche nouvellement vertueuse ne s’en préoccupe pas, car le triomphe de la vertu coûte la vie à des milliers d’abeilles.

TEXTE INTÉGRAL:

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1940-1945 : La France sous les bombes alliées

De 1940 à 1945, près de 60.000 Français sont morts sous les bombardements alliés. De Dunkerque au Havre, en passant par Nantes et Cherbourg, des centaines de villes sont dévastées, certaines étant tout simplement rasées par les raids aériens de la Royale Air Force.

Peu de régions françaises échapperont à cette pluie de feu et d’acier, qui fera près de 74.000 blessés et détruira quelque 300.000 habitations. Le littoral français devient une nouvelle ligne de front. Car pour les Anglais, la stratégie du bombardement est la clé de la victoire contre l’occupation allemande. Retour sur une histoire longtemps occultée de la Seconde Guerre mondiale.

S’appuyant sur les archives françaises et britanniques, ainsi que sur des témoignages inédits, l’historien Andrew Knapp, spécialiste des stratégies aériennes durant la Seconde Guerre mondiale, lève ici un tabou : les Américains et les Anglais ont-ils tout fait pour éviter le sacrifice de tant de vies? Fallait-il bombarder la France? Toutes les frappes étaient-elles pertinentes ? Pourquoi tant de destructions? Ces raids, étaient-ils nécessaires?

Réalisé par Emmanuel Blanchard Catherine Monfajon Fabrice Salinié (France 2014)

Notes:

Liste non-exhaustive de villes durement touchées par les bombardements anglo-américains: Aulnoye, Avignon, Bordeaux, Boulogne-sur-Mer, Brest, Cagny, Calais, Cannes-La Bocca, Chartres, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Creil, Le Creusot, Dunkerque, Gennevilliers, Juvisy-sur-Orge, Laon, Lens, Lille, Lisieux, Le Mans, Lorient, Mantes, Modane, Montluçon, Nantes, Nevers, Nice, Noisy-le-Sec, Orléans/Les Aubrais, Reims, Rouen, Saint-Lô, Saint-Nazaire, Sète, Somain, Tergnier, Toulouse, Tours, Trappes, Villeneuve-Saint-Georges…

Le coût du nucléaire a bondi en France depuis 2010… et ce n’est qu’un début !

Le coût de l’énergie nucléaire, qui produit 75% de l’électricité en France, devrait augmenter fortement en raison d’importants investissements dans les centrales vieillissantes d’EDF, a souligné mardi 27 mai la Cour des comptes dans un rapport. Ce rapport chiffre à 20% l’augmentation du prix de l’énergie nucléaire en raison des investissements dans les centrales vieillissantes.

L’énergie nucléaire est plus chère que l’énergie renouvelable, Christian Bataille, dans GMB – 19/05

Ce coût de production moyen des 19 centrales nucléaires françaises a déjà bondi entre 2010 et 2013: la Cour l’estime à 59,8 euros le mégawattheure (MWh) l’an dernier, soit une augmentation de 20,6% (en euros courants) par rapport aux 49,6 euros de 2010, calculés dans un précédent rapport datant de janvier 2012.

Une forte croissance des dépenses d’exploitation

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L’île de Robinson et l’or Inca

En écrivant Robinson Crusoé, Daniel Defoe s’inspirait d’une aventure humaine bien réelle : celle du corsaire et mutin anglais Alexander Selkirk, que son capitaine débarqua en 1704 sur une île déserte appartenant à l’archipel Juan Fernández, à 700 kilomètres au large du Chili.

Rapatrié en 1709 en Angleterre, l’ermite forcé aurait narré son histoire à l’écrivain, qui en fit un best-seller publié en 1719. Récemment, une équipe scientifique allemande s’est mise en quête du campement de Selkirk sur l’île de Mas e Tirra, rebaptisée Robinson Crusoé en 1966.

De leur côté, un historien de la marine anglaise et un chasseur de trésors américain espéraient découvrir la cachette où aurait été entreposé un trésor en provenance des colonies espagnoles des Andes. La flotte chargée de les convoyer vers la péninsule Ibérique aurait sombré non loin en 1715.

La fin de la guerre contre les automobilistes : l’Angleterre, un autre modèle de sécurité routière

Tourné en Angleterre en janvier dernier par « 40 millions d’automobilistes », ce reportage décrypte un autre modèle de sécurité routière, basé sur l’acceptation des mesures par les automobilistes. Depuis 2010 et l’arrivée de David Cameron à la tête du Gouvernement anglais, une nouvelle ligne politique nommée « la fin de la guerre contre les automobilistes » est appliquée et non sans succès, puisque le Royaume-Uni poursuit inlassablement sa réduction du nombre d’accidents (deux fois moins qu’en France).

L’échange des données fiscales sera fort inégal

Par Myret Zaki

Le 6 mai 2014, les médias ont fait une découverte sensationnelle : celle de la mort du secret bancaire. La Suisse annonçait s’être engagée à l’échange automatique d’informations bancaires. Les « RIP» et autres condoléances ont fusé ; on a même vu circuler un «avis de décès du secret bancaire», histoire de conjurer le mal par le rire. Mais la découverte du décès intervient cinq ans après les faits.

Pour ceux qui ont raté le début, le 13 mars 2009, les clients étrangers de la Suisse n’étaient plus couverts par le secret bancaire, la soustraction devenant un délit pénal comme la fraude. Berne acceptait le standard de l’OCDE en matière d’échange d’informations fiscales à la demande. A partir de là, tout a basculé.

Le standard, au départ restrictif, a dérivé vers des «demandes groupées» et autres «schémas de faits», pour aboutir ce 6 mai à la norme maximale, dont une version légère existe déjà au sein de l’UE. Si le secret bancaire, garanti par l’art. 47 de la loi sur les banques de 1934, reste en vigueur, il n’est plus opposable depuis 2009 aux requêtes étrangères.

Le Conseil fédéral a beau mettre en garde que la Suisse n’appliquera l’échange d’informations que si les autres Etats l’appliquent, y compris sur les structures souvent opaques que sont les trusts et les sociétés de domicile,

les Etats ne seront pas égaux face à l’échange automatique. Seuls les pays ayant un levier politique suffisant obtiendront, dans les faits, des informations sur les comptes de leurs ressortissants, tandis qu’ils conserveront, dans les faits, des formes de secret sur les comptes étrangers qu’ils abritent.

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Le retour des damnés de la terre ?

Une nouvelle discipline consistant à analyser des données historiques à travers des modèles mathématiques, la “cliodynamique”, a permis à deux chercheurs de mettre en avant le fait que les inégalités de richesses obéiraient à des cycles historiques. Commentaire critique de cette nouvelle théorie.

C’est du passé (2009)…

Comprendre (et peut-être même prédire) l’évolution des inégalités. C’est ce qu’ont tenté de faire deux chercheurs de l’université du Connecticut et de l’institut d’histoire de l’académie des sciences russe grâce à la cliodynamique, une nouvelle discipline consistant à analyser des données historiques à travers des modèles mathématiques.

Et selon leurs prévisions relayées par le magazine Aeon, d’ici peu aux Etats-Unis, les inégalités auront atteint un niveau tel que l’apparition de troubles politiques serait inévitable… avec un pic prévu pour 2020.

Explications.
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Grande Bretagne : 500.000 fonctionnaires en moins, l’amère potion anglaise

Même Margaret Thatcher n’avait pas osé aller aussi loin ! Depuis quatre ans, la cure d’amaigrissement de l’État britannique est sans précédent.

Pour réduire le déficit public, 500.000 emplois de fonctionnaires doivent être supprimés et l’administration doit économiser 95 milliards d’euros. Comment s’y prennent-ils ? Et dans quel état sont les services publics ?

Enquête dans la municipalité de Trafford près de Manchester. Là-bas, ce sont dorénavant des bénévoles qui s’occupent de l´accueil au commissariat de police ou de l’entretien des espaces verts…

Philippe Béchade sur Radio Courtoisie : Les perspectives économiques mondiales pour 2014

Sur Radio Courtoisie, le 15 janvier, Laurent Artur du Plessis, assisté de Bernard de Fabrègue, recevait Philippe Béchade, journaliste, pour une émission consacrée à une analyse économique hétérodoxe de la crise mondiale et du rôle de la production de monnaie dans son déclenchement.

“Moins, c’est mieux” : Limiter la croissance pour une vie meilleure [Rediff.]

De plus en plus de personnes en sont convaincues: la croissance illimitée n’est pas viable à long terme dans un monde où les ressources s’épuisent peu à peu. Ce documentaire explore des modèles économiques et de nouvelles façons de vivre qui ouvrent la voie à une société post-croissance.


À la faveur de la crise, les opinions publiques prennent peu à peu conscience de ce que l’explosion démographique, la crise énergétique ou encore le changement climatique posent de sérieuses questions que nous ne pouvons plus remettre à demain. Il s’avère en outre que l’augmentation du PIB dans les pays industrialisés n’a abouti à aucune amélioration notable de la qualité de vie des populations depuis les années 1970.

Se pourrait-il alors que la société de consommation ne tienne pas ses promesses de bonheur et que le bien-être ne soit pas inhérent à la croissance ?

La réalisatrice questionne son propre mode d’existence : à quoi doit-elle renoncer pour espérer mener une vie “durable” ? Pour répondre à cette question, elle sillonne les routes de France, d’Allemagne, d’Espagne et d’Angleterre, à la rencontre d’individus pour qui la croissance économique n’est pas la mesure de toutes choses. Elle comprend alors qu’adapter son mode de vie à son environnement n’est pas nécessairement synonyme de privation, de sacrifice et de renonciation au bien-être : dans bien des cas, un tel changement permet au contraire de gagner en qualité de vie.

La vraie menace qui plane sur la City

La fragmentation géographique des marchés financiers inquiète de plus en plus les autorités londoniennes. Le mouvement de filialisation des activités des banques étrangères fragiliseraient la place offshore.

Une menace bien plus importante que les tours de vis réglementaires imposés par Bruxelles, notamment sur les bonus, pèse sur la City. Il s’agit de la fragmentation géographique des marchés financiers qui est en train de se produire depuis la crise financière de 2008. En tant que centre financier international brassant l’argent des banques du monde entier, Londres a tout à y perdre. « Le régulateur britannique est tenté par une vision domestique mais la partie la plus avisée des autorités nationales a désormais compris qu’il y avait potentiellement un danger », indique Ludovic de Montille, président de BNP Paribas en Grande-Bretagne.

Freiner la tendance à la démondialisation
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Europe : Les mamans perdent leurs boulots

En Italie, seules 77,3% des mères conservent leurs emplois deux ans après l’accouchement contre 81,6% en 2006. En Angleterre, près de 50.000 femmes sur 340.000 perdent leurs emplois ou se retrouvent déclassées chaque année après un congé maternité. Une pratique discriminante, mais pourtant très répandue dans bon nombre de pays européens.

Les mamans mises au placard dans les entreprises. C’est le constat d’une étude menée par la House of Commons Library. 50.000 femmes sur 340.000 ayant un emploi perdent leurs postes à la suite d’un congé maternité. Pressions exercées par les supérieurs, déclassement voire licenciement, rien n’est épargné aux jeunes mamans promptes à reprendre le travail, révèle The Independent. Il faut dire que l’Angleterre est le pays d’Europe où le congé maternité est le plus long (52 semaines).

Pour celles qui conservent leur emploi, les perspectives d’obtenir une augmentation ou une promotion se réduisent. Les recours en justice sont difficiles à mettre en œuvre. Le quotidien souligne qu’une plainte pour discrimination à l’embauche après un congé maternité peut coûter jusqu’à 1.200 livres (près de 1.400 euros).

Yvette Cooper, ex Premier Ministre entre 2008 et 2009 sous Gordon Brown témoigne pour The Independent. Elle fut la première chef de gouvernement à prendre un congé maternité au cours de son mandat.
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