Bruxelles presse la France d’entreprendre six grandes réformes

Simplifier le système fiscal, abaisser le coût du travail, réformer les retraites dès cette année -ce n’est pas tout !-, réduire le déficit à 3,6% du PIB en 2014, ouvrir les professions « fermées » (médecins, notaires, taxis…)… Vaste programme ! La Commission européenne a fixé hier une dizaine de « recommandations » à la France pour qu’elle parvienne à tenir son objectif de réduction du déficit et pour qu’elle retrouve les chemins de la compétitivité.

Ces pistes de réforme ne sont pas nouvelles, certaines sont même déjà dans les tuyaux. Mais Bruxelles veut que la France tape plus fort et plus vite. Sous leurs faux airs de bons conseils, ces injonctions s’apparentent en réalité presque à des ordres puisque si elles sont validées fin juin lors d’un sommet, elles deviendront légalement contraignantes. La France pourrait être sanctionnée si les résultats budgétaires n’étaient pas au rendez-vous.

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Société Générale : Caisse de résonnance d’un secteur en crise (Màj)

Addendum du 14/05/2013 : Le bonus du PDG de Société Générale augmente de 75% au titre de 2012

Le montant de la rémunération variable accordée au PDG de Société Générale, Frédéric Oudéa, a augmenté de 75% en 2012 par rapport à 2011, à 1,19 million d’euros. Sa rémunération fixe est restée inchangée à 1 million d’euros.

Boursorama

Frédéric Oudéa, le PDG de Société générale, a sorti mardi les investisseurs du flou dans lequel il les avaient laissés en février. Lors de la présentation des résultats trimestriels du groupe bancaire, il a en effet chiffré à 900 millions d’euros les économies qu’il attend d’ici 2015 de sa réorganisation, annoncée il y a déjà trois mois. « Ce plan s’ajoute aux 550 millions d’euros de réduction de coûts réalisés en 2012. Au total nous atteindrons 1,450 milliard d’euros d’économies sur la période 2012-2013 », a conclu Frédéric Oudéa.

Cette cure d’austérité s’accompagnera de coûts de restructuration et d’investissement de 600 millions d’euros. Philippe Heim, directeur financier de l’établissement a tenu à précisé que « ces projets d’économies ne pénaliseront pas l’activité commerciale du groupe ». Ils devront en revanche permettre au groupe bancaire de La Défense de retrouver une rentabilité de 10% dans trois ans, contre 7,4% hors éléments exceptionnels ou 2,7% en données brutes aujourd’hui. Ces précisions ont été saluées par les marchés, le titre de la banque s’envolant de plus de 5% dans la matinée de mardi.

Les conséquences sur l’emploi seront lourdes. Déjà évoquée avec les organisations syndicales depuis plusieurs semaines, la réduction des fonctions supports entraînera la suppression de 550 postes au siège de la banque sans départs contraints. Les organisations syndicales, en tête desquelles la CGT, espèrent obtenir une baisse de chiffre, autour de 450, lors du prochain comité central d’entreprise qui doit se réunir le 14 mai.

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Revue de presse économique de Pierre Jovanovic (27/02/2013)

Émission diffusée sur Radio Ici et Maintenant le 27 février 2013

Nouveau : écouter l’émission au format mp3

(pour télécharger le fichier mp3, cliquer sur la flèche bas du lecteur puis cliquer sur le bouton Download now de la page qui s’ouvre)

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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Accord de sécurisation de l’emploi, un dynamitage du droit du travail

Dans le projet d’accord sur la sécurisation de l’emploi trouvé le 11 janvier dernier, le patronat a fait carton plein sur la flexibilité et obtenu un maximum de dérogations au Code du travail. Décryptage.

Malgré quelques miettes lâchées aux 
salariés, comme l’instauration d’une complémentaire santé généralisée, des représentants du personnel au conseil d’administration ou la taxation des contrats courts…, les travailleurs sont les premières victimes de cette régression sociale inédite voulue par le Medef.

1. Faciliter les licenciements et éviter les poursuites

Dans le texte, la procédure de licenciement collectif pour motif économique et son contenu sont fixés, soit par un accord collectif majoritaire, soit par un document produit par l’employeur et homologué par la Direccte (directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi). Une « validation » du plan social par les syndicats ou l’administration qui rendra plus difficile sa contestation devant le juge.

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L’épreuve du licenciement

Ils ne représentent que 5 % des inscriptions au Pôle Emploi et sont 
emblématiques des temps de crise : les licenciements économiques symbolisent les « galères » personnelles, familiales et sociales de tous les chômeurs.

La récession actuelle a replacé sur le devant de la scène les fermetures de sites industriels, les vagues de licenciements économiques et les plans sociaux. Certains cas ont été fortement médiatisés, dans les dernières années : par exemple Peugeot à Aulnay-sous-Bois, Continental à Clairvoix, Molex à Villemur-sur-Tarn… Mais ce sont les avatars récents d’une longue chronique de plans de licenciements, parmi lesquels : Metaleurop dans le Pas-de-Calais en 2003, Moulinex en Normandie 2001, Cellatex à Givet en 2000, Daewoo en Lorraine en 1999, Pechiney sur divers sites en 1996, Chausson à Creil en 1993-1995, Chantiers navals de Dunkerque en 1987, Thyssen à Hagondange en 1979, etc.

Dans les années 1950, déjà, les reconversions industrielles ont été récurrentes. On ne parlait pas alors de la crise, comme on le fait aujourd’hui, mais de crises sectorielles, ayant affecté tout à tour les charbonnages et l’extraction minière, la sidérurgie et la métallurgie, le textile et la confection. Le glissement de vocabulaire (la crise) suggère un changement, mais de quelle nature ?

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Rupture conventionnelle : Virer sans licencier

Tandis que les négociations sur l’emploi reprennent le 10 janvier 2013, la perspective s’éloigne du « compromis historique » entre syndicats et patronat espéré par M. François Hollande. Des représentants de salariés refusent le nouveau contrat de travail unique — et précaire — proposé par le Mouvement des entreprises de France (Medef). Instauré en 2008, le système de rupture conventionnelle en constitue un banc d’essai.

La période d’essai de Clotilde (1) vient d’être renouvelée lorsque ses employeurs la convoquent pour lui « proposer » un passage à trois cinquièmes de temps (trois jours travaillés par semaine).

La jeune femme est sous le choc : elle n’a pas compté ses heures dans cette petite entreprise spécialisée dans la vente de produits écologiques sur Internet. Si elle refuse, elle pourra dire adieu à son embauche.

Sur les conseils d’une amie avocate, elle contre-attaque…

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Offensives du Capital contre le monde du Travail

Intervention économique de Roberto Fiorini, lors de la Table Ronde de Terre & Peuple, le 7 octobre dernier.

Le monde actuel, et son ordre financier libéral, devient de plus en plus insupportable, pour un nombre sans cesse croissant d’européens. Mais tout ordre illusoire, déconnecté du réel finit par s’écrouler : le marxisme n’était pas en phase avec les réalités du monde et a finit par périr. Il en sera de même de ce capitalisme, pour les mêmes causes.

A nous de tirer les enseignements de ce que nous savons sur ce système, pour préparer l’avenir. Car nos peuples sont prêts à envisager un changement de destin.

Dans notre conception du monde il n’y a pas de fatalité. Le destin se regarde en face, et si l’on ose, alors son cours peut être infléchi. La crise financière aura été le révélateur d’un grand nombre d’injustices. Ce système économique je vais vous le montrer sous un autre visage. Nous pourrons alors porter un autre regard, sur notre condition sociale.

Ce système n’est pas passé loin de l’effondrement en 2008, mais aujourd’hui, bien que toujours en crise, il n’en est pas moins offensif. Il ne faut pas s’y tromper ; le capitalisme financier mène une véritable attaque, structurée, méthodique et efficace contre les peuples.
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Sur la violence économique illégitime

Par Michel Drac

Sauf dans les cas pathologiques, la violence est un moyen, pas un but en soi. En règle générale, on use de la violence pour obtenir, par la contrainte, quelque chose que la victime de la violence a refusé de donner, de transférer, d’exécuter ou de faire connaître.

Parler de violence économique, c’est donc, hors les cas pathologiques, énoncer qu’il existe, dans la sphère économique, un usage de la violence en vue d’obtenir d’un acteur économique donné quelque chose qu’il refuserait sinon : une coopération, un service, etc.

Encore faut-il savoir si cette violence est légitime ou pas.

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Le nombre des plans sociaux a plus que doublé l’an dernier

Le ministère du Travail a recensé plus de 2.200 plans sociaux l’année dernière, soit plus du double par rapport à 2008. Désormais, les salariés concernés se mobilisent parfois davantage pour obtenir des indemnités plus importantes que pour sauvegarder l’emploi. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en janvier sera connu aujourd’hui [24 février 2010].

Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

Ce n’est pas à proprement parler une surprise, mais 2009 risque bien de rester dans les mémoires et les statistiques comme une année particulièrement noire sur le plan social.

Selon les recensements du ministère du Travail, le nombre de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) a plus que doublé l’an passé, à 2.242 cas, contre 1.061 en 2008 et 957 en 2007. Un record depuis au moins dix ans, date de la publication de la série longue par le ministère.

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Les fonctionnaires, privilégiés ou victimes de la crise ?

Le projet de décret qui prévoit la possibilité de licencier des agents de la fonction pulique déchaîne les passions. Beaucoup d’internautes de L’Expansion.com estiment que ce sont des fainéants. Mais les fonctionnaires ne se laissent pas faire. Revue de commentaires.

“Licencier un fonctionnaire, c’est désormais possible”, annonçait hier [mardi 2 février 2010] l’Expansion.com. En effet, un projet de décret sur la “réorientation professionnelle des fonctionnaires de l’Etat” prévoit qu’un fonctionnaire pourra être mis en disponibilité, c’est-à-dire sans travail ni salaire, ou en retraite d’office après trois refus de postes.

La nouvelle a visiblement déchaîné les passions – 70 commentaires sur ce seul article depuis hier.

Dès le début, certains internautes recadrent le débat et rappellent que le licenciement des fonctionnaires n’est pas inédit. “Rien de nouveau : les fonctionnaires territoriaux sont dans cette situation depuis 1983″, indique Etiennefroese. Mais la discussion tourne rapidement à la rixe verbale.
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Qui a peur des mots ? Sortir de la crise économique… et de la crise du langage

Il n’est question ni de rigueur ni d’austérité, mais de plan de relance. Le licenciement a fait place à la restructuration, la fermeture d’usine à la délocalisation, la récession à la maîtrise de l’inflation…

Dans l’éditorial du dernier numéro de CB News, Christian Blachas analyse ce qu’il nomme la « nouvelle sémantique ». : « Le XXIème siècle a inventé un nouveau langage issu de deux courants profonds : le politiquement correct (personnes à mobilité réduite, non-voyants, mal-entendants…) et le discours hypocrite qu’on pourrait aussi intituler mensonge ou gros pipeau. Pour masquer la dure réalité des faits, on invente des mots et des expressions destinés à faire passer la pilule. »

Une novlangue aux effets contre-productifs

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Les raisons du naufrage économique, selon Jean-Marie Le Pen

Vidéo du discours prononcé par Jean-Marie Le Pen, à l’issue du Conseil National du Front National, à Nanterre, le 2 mai 2010 :

http://www.dailymotion.com/video/xd62k4

Voici le texte de ce discours, en ce qui concerne ses parties consacrées plus particulièrement à l’économie :

La situation des travailleurs français :

En ce lendemain de la fête du travail, notre projet de révolution patriotique s’adresse principalement à ceux laissés au bord de la route, abandonnés au chômage par près de 40 ans de politique anarcho-libérale qui établit pour seul aiguillon le profit immédiat, quelles qu’en soient les conséquences humaines, sociales, familiales, ou environnementales.

Dans notre pays, ce sont 5 millions de chômeurs qui sont victimes des conséquences de 4 décennies de politique économique et sociale suicidaire.

Et nous ne pouvons pas compter ceux qui, sachant pertinemment qu’ils ne trouveront pas de travail, n’en cherchent même plus. Que dire des chômeurs de longue durée, qui seront plus d’un million cette année et pour qui le gouvernement n’a d’autre solution que de jeter quelques millions d’euros supplémentaires, à la grande satisfaction des syndicats, devenus les premiers collabos d’un système capitaliste dévoyé.

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IBM imagine se débarrasser des trois quarts de son personnel

IBM envisage de se séparer des trois quarts de ses 399 000 salariés au cours des sept prochaines années. Le site spécialisé en ressources humaines Personnel Today, qui a interviewé le responsable du personnel d’IBM Tim Ringo, explique que si un tel scénario était appliqué, 299 000 salariés seraient licenciés d’ici à 2017, et pourraient être réembauchés au cours de missions spécifiques.

Le but d’IBM est clair : réduire ses coûts importants en force salariale. Selon Tim Ringo, ce n’est qu’une option envisagée pour l’instant, mais il y aurait un réel besoin chez IBM : « il n’y aurait plus de coûts de fabrication, et plus de retraites ou de dépenses de santé à payer. Ce qui permettrait d’importantes économies. »

Pour Robert Morgan, directeur du cabinet de consultants Burnt Oak Parteners, « c’est quelque chose que les grands fournisseurs de services font depuis trois ans », et tous semblent vouloir adopter ce type de stratégies. Selon lui, « la seule façon de réduire leurs coûts est de réduire leur personnel fixe. »

La problématique évoquée par Morgan, c’est la compétition « avec les pays low-cost, comme la Chine. De plus, les grandes entreprises doivent rester à la hauteur face à de nouvelles formes de technologies, donc les coûts salariaux sont la dernière chose dont elles veulent. »

Le problème, pour le consultant de KPMG Bernard Brown, est de parvenir « à encourager les gens à continuer à travailler pour vous » une fois qu’ils ont été licenciés. « Les problèmes pour les conserver sont énormes. Et le moral du personnel pourrait également être affecté. »

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