Le document obligeant Verizon à fournir ses données à la NSA est déclassifié

Sous la pression du Congrès et de l’opinion publique internationale, le Renseignement américain a rendu public le document donnant l’ordre à Verizon de fournir toutes ses données à la NSA.

Alors que le système de surveillance électronique XKeyscore de la NSA vient d’être dévoilé, l’affaire Prism rebondit. Sous pression croissante du Congrès depuis les révélations d’Edward Snowden, la Direction américaine du renseignement (ODNI) a déclassifié le 31 juillet 2013 le document obligeant l’opérateur américain Verizon à livrer à la NSA la totalité des métadonnées téléphoniques de ses abonnés.

Ce document de 17 pages (voir ci-dessous), consulté par l’AFP, émane de la Cour de surveillance du renseignement étranger (FISC). Délivré le 25 avril 2013, il oblige l’opérateur téléphonique Verizon à livrer chaque jour pendant trois mois l’ensemble des métadonnées (numéro appelé, durée des appels).

Lire la suite

États-Unis : L’institutionnalisation de la tyrannie

Les républicains et les conservateurs étasuniens sont toujours en train de combattre l’État tout-puissant (Big Government) sous sa forme d’État-providence. Ils n’ont apparemment jamais entendu parler de sa forme d’État policier militarisé et, s’ils en ont entendu parler, ils sont à l’aise avec celui-ci et ne s’y objectent pas.

Les républicains, incluant ceux de la Chambre des représentants et du Sénat, sont satisfaits du gouvernement qui initie des guerres sans les déclarer ou sans même l’accord du Congrès et assassine avec des drones des citoyens de pays avec lesquels Washington n’est pas en guerre. Que les agences de “sécurité” fédérales espionnent les citoyens américains sans mandat et enregistrent chaque courrier électronique, site internet visité, écrit sur Facebook, appel de téléphone mobile et chaque achat par carte de crédit leur importe peu. Les républicains du Congrès étasunien ont même voté pour le financement de cette gigantesque structure dans l’Utah où les informations sont emmagasinées.

Mais il ne faudrait surtout pas que l’État tout-puissant fasse quoi que ce soit pour un pauvre.

Lire la suite

Canada : le Parlement québécois adopte une loi restrictive sur le droit de manifester

Après un débat marathon, les députés québécois ont adopté le 18 mai une loi spéciale visant à mettre fin au conflit étudiant dans la province. Les grévistes protestent depuis maintenant trois mois contre une hausse progressive des droits de scolarité : presque 82%. Le texte restreint notamment le droit de manifester, et il prévoit également de lourdes amendes pour les contrevenants. Cette législation très restrictive est dénoncée avec virulence par les étudiants qui ont repris leurs marches nocturnes à Montréal, mais aussi à Québec et Sherbrooke.

Image de prévisualisation YouTube

Selon la loi spéciale, c’est la dernière fois que la foule peut spontanément descendre dans les rues de Québec et de Montréal et manifester son opposition à la hausse des droits d’inscription à l’université.

Dès demain, les organisateurs d’un tel rassemblement de plus de cinquante personnes devront déposer leur trajet 8h avant le départ, et la police pourra le modifier si elle juge qu’il remet en cause la sécurité.

Petit détail supplémentaire pour les manifestants de Montréal, ils ne peuvent plus désormais porter le masque, y compris celui qui protège des gaz lacrymogènes. La municipalité vient d’interdire de les arborer en dehors d’occasions très spéciales.

En adoptant la loi spéciale 78, le Premier ministre Jean Charest dit vouloir ramener le calme dans la province.

Lire la suite de l’article.

Le règne de l’économisme n’est pas notre destin

Nous ne sommes pas vos esclaves !

Les crises sont des tournants qui stimulent le développement et la réalisation de ­nouvelles idées. Dans son excellent ouvrage intitulé « Zivilisierte Marktwirtschaft » (1), Peter Ulrich évoque les questions fondamentales de l’activité et de l’éthique économiques. Il analyse la dynamique néo-libérale débridée et lui oppose une activité économique responsable, appropriée à tous les hommes et légitime.

Afin qu’une réorientation aussi radicale réussisse, « une prise de conscience de l’humanité qui fasse date » s’impose.

Le chaos règne dans les économies d’Europe et d’Amérique. Depuis la crise financière de 2008, de nombreux États sont particulièrement endettés. Or, pendant que les peuples doivent assumer les charges de la crise, les banques qui l’ont déclenchée retournent à leurs affaires courantes.

Bien que le peuple des États-Unis ait désapprouvé la politique économique du gouvernement lors des dernières élections au Congrès, l’institut d’émission a augmenté considérablement la masse monétaire peu après, mesure contestée même au sein de la FED en raison de ses effets négatifs potentiels sur la stabilité des prix.

Seules les banques semblent en profiter. Les instruments disciplinaires exigés encore à pleine voix en 2008 se révèlent peu effi­caces face au lobby bancaire. Dans la zone euro, les ­grandes ­banques peuvent même forcer le gouvernement irlandais à recueillir des crédits qu’il ne souhaite pas. Comme les crédits sont liés à de strictes mesures d’économie, des tensions se manifestent entre gouvernement et population.

L’Irlande est menacée d’une crise poli­tique ; au Portugal, une grève générale paralyse une grande partie du pays ; au Royaume-Uni, la centrale des conservateurs est mise à sac ; en Grèce, la population proteste depuis des mois contre des mesures d’économie rigoureuses.

Économie de marché civilisée

Lire la suite

Les nanotechnologies, mal connues du grand public, au coeur d’un débat houleux

Le débat public sur les nanotechnologies a mis en lumière un “consensus sur la nécessité” de recenser ces substances et de fournir “une information large, précise et continue”, relève dans un bilan rendu public mardi la commission chargée d’organiser ce débat.

Les matières et déchets radioactifs font l’objet d’un large inventaire national rendu public. Pourquoi ne pas procéder de la même manière pour les nanotechnologies, note la Commission nationale du débat public (CNDP) en résumant dans ce bilan et dans un compte-rendu les propositions avancées lors du débat.

Organisé du 15 octobre au 23 février dans 17 villes en France, il a été “particulièrement perturbé” à Lille, Grenoble, Rennes, Lyon et Marseille et les trois dernières réunions (Orsay, Montpellier, Nantes) ont été annulées et remplacées par des débats sur internet, rappelle la CNDP.

Lire la suite