Radio Courtoisie : « Le combat pour la liberté des semences » (Audio)

Le vendredi 10 avril 2015, dans l’émission le “Libre journal des sciences et des techniques” sur Radio Courtoisie, Paul Deheuvels recevait : Jocelyn Moulin, trésorier de l’association Kokopelli ainsi que Claire Chanut et Karine Fleith, cofondatrices du mouvement Femmes semencières.

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La citation du jour (MAJ vidéo)

Liberté chérie

Aldous Huxley, préface de l’édition de 1946 du Meilleur des mondes ; traduction de Jules Castier ; éditions Plon.


« A mesure que diminue la liberté économique et politique, la liberté sexuelle a tendance à s’accroître en compensation. Et le dictateur (à moins qu’il n’ait besoin de chair à canon et de familles pour coloniser les territoires vides ou conquis) fera bien d’encourager cette liberté-là. Conjointement avec la liberté de se livrer aux songes en plein jour sous l’influence des drogues, du cinéma et de la radio, elle contribuera à réconcilier ses sujets avec la servitude qui sera leur sort. »

Iran : Voyage au pays de la fureur de vivre

On part en Iran aujourd’hui. Un pays où près de deux tiers de la population à moins de 30 ans. Cette jeunesse aspire comme partout à la liberté et les réseaux sociaux rendent compte d’initiatives clandestines des jeunes iraniens.

Ici des filles osent poser sans leur voile, comme un défi aux gardiens de la révolution, ailleurs on poste une vidéo ou des ados dansent sur de la techno dans un pays où le bonheur d’être jeune semble être un crime.

Ces moments de liberté peuvent sembler bien anodins mais pour ceux qui bravent les interdits de la société iranienne les sanctions peuvent être terribles.

Communications : Des SMS vraiment privés

Saviez vous que la NSA récupérait près de 200 millions de SMS par jour à travers le monde? Si eux le peuvent, j’imagine que d’autres aussi… Pour vous en convaincre, il vous suffit de faire une petite recherche sur google duckduckgo.

Personnellement, tout ceci me chagrine fortement. Même si ma vie privée n’a rien d’extraordinaire, j’aimerais que les sextos envoyés à maman ainsi que les blagues de cul envoyées à mon beau-père restent entres nous… J’ai donc décidé de scruter le web à la recherche d’un outil, facile d’utilisation pour les non geeks, open source (un critère de transparence mais pas que), et adaptable à mon smartphone qui tourne sous cyanogenmod (un android open source).

Bingo, et bonne nouvelle pour tous les utilisateurs d’android aussi, Open WhisperSystems a développé une petite application, nommée TextSecure, à installer depuis le Play Store. Cette application, conseillée par le grand Edward Snowden, est une des seules à remplir tous les critères de sécurité du test effectué par l’Electronic Frontier Foundation. Elle utilise les algorithmes Curve25519, AES-256, et HMAC-SHA256 et comme le chiffrement se fait de bout en bout (avec un système intégré de vérification pour être certain que le destinataire et l’expéditeur sont bien ceux qu’ils prétendent être), il n’est pas possible d’intercepter en clair les messages via une attaque Man In The Middle.

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Art contemporain : Les élites contre le peuple (Rediff)

L’art contemporain revendique volontiers l’héritage des « maudits » et des scandales du passé. Et cependant, « artistes » et laudateurs d’aujourd’hui ne réalisent pas que leurs scandales ne combattent plus les tenants de l’ordre dominant, mais ne constituent en fait qu’un outil de plus de la domination bourgeoise.

“La Vénus aux chiffons”, œuvre de Michelangelo Pistoletto (artiste italien contemporain co-fondateur de “l’Arte Povera”), actuellement exposée dans l’aile Denon du musée du Louvre.

Par ce qu’il prétend dénoncer, l’« art » dit « dérangeant » participe de la domination libérale, capitaliste, oligarchique et ploutocratique, à la destruction du sens collectif au profit de sa privatisation, à cette démophobie qui a remplacé dans le cœur d’une certaine gauche la haine des puissants et des possédants. Cet « art » dit « dérangeant » est en parfaite harmonie avec ces derniers.

Épargnons-nous un discours qui, trop abstrait, serait rejeté par les concernés, les défenseurs de cette pitrerie libérale-libertaire nommée « art contemporain ». Prenons donc quelques exemples, quelques « scandales » ou actions représentatives de ces dix dernières années.

En 2002, l’Espagnol Santiago Sierra fait creuser 3000 trous (3000 huecos, en castillan) à des ouvriers africains pour un salaire dérisoire afin de, nous apprend-on, dénoncer l’exploitation capitaliste, revendiquant une « inspiration contestataire axée sur la critique de la mondialisation, de l’exploitation de l’homme par l’homme, de l’inégalité des rapports Nord-Sud et de la corruption capitaliste.

Il n’hésite pas à faire intervenir dans ses performances des sans-papiers, des prostituées, des drogués et à les rémunérer pour leur présence », apprend-on en effet, par exemple sur le site d’Arte TV [1]. Exploiter pour dénoncer l’exploitation : à ce titre, on pourrait bien aller jusqu’à voir un artiste supérieur en Lakshmi Mittal, par exemple.

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Brésil : Des prisonniers pédalent pour éclairer leur région

Les détenus de la ville de Santa Rita do Sapucaí au Brésil ont la possibilité de réduire leurs peines tout en participant à une activité durable. Ils pédalent pour générer de l’énergie électrique et peuvent ainsi participer à l’éclairage de la région.

Les détenus pédalent pendant toute la journée. Ils peuvent ainsi produire une énergie suffisante pour allumer six lampes et éclairer une des places de la ville.

Les détenus ne s’en plaignent pas. Au contraire. « Avant on passait toute la journée enfermés dans nos cellules et nous ne voyions le soleil que deux heures par jour, se souvient Silva, un détenu de 38 ans, interrogé par sdpnoticias. Maintenant on est à l’air libre et on produit de l’électricité pour la ville toute en faisant quelque chose d’utile pour recouvrer notre liberté ».

Pour l’instant, les vélos se trouvent dans le patio. Un appareil situé sur le guidon indique la fin de l’exercice. L’idée du projet est d’arriver à dix vélos minimum dans la prison et de générer suffisamment d’énergie pour éclairer toute une avenue.
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Radio Courtoisie : « En liberté surveillée » (Audio)

Le samedi 18 octobre 2014, dans l’émission “Le Libre journal des lycéens” sur Radio Courtoisie, Pascal Lasalle recevait Georges Feltin-Tracol, pour ses derniers ouvrages En liberté surveillée : réquisitoire contre un système liberticide, et Thierry Maulnier, un itinéraire singulier“.

Indifférenciation, sans-frontièrisme, mondialisation, tels sont les fondamentaux de l’idéologie dominante. Elle se raidit. Elle recherche le contrôle sur tout : sur les semences, qui ne sauraient être produites par tout un chacun (loi d’orientation agricole du 5 janvier 2006), sur les médicaments, sur les idées, qui doivent être agréées, sur les comportements, qui doivent être conformes aux normes jugées « appropriées » par l’idéologie, sur le porte-monnaie des citoyens, qui doivent être endettés – sous prétexte de « relancer » la croissance – ce qui permet de les contrôler par le crédit.

Nous en sommes là. C’est très exactement un néo-totalitarisme post-démocratique. Il s’agit, comme avec tous les totalitarismes, de réduire la diversité du vivant. Tout doit être contrôlé et marchandisé. Or, le contrôle nécessite de rationaliser le vivant. Voilà les enjeux que Georges Feltin-Tracol nous aide à comprendre. Ce qui n’est pas mince. A lire pour retrouver (ou garder !) une joyeuse lucidité. Et l’envie d’enlever leurs masques aux imposteurs.

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Permaculture : Forêt comestible pour auto-suffisance alimentaire

Juan Anton Mora, 78 ans, va courir 40 minutes plusieurs fois par semaine. Il organise chez lui des réunions de plusieurs jours avec des dizaines de personnes. “Chacun apporte son sac de couchage et on se débrouille“, explique-t-il.

Y-a-t-il besoin de le dire : Juan Anton a une forme impressionnante ! Comment fait-il ? Une vie saine et son envie de changer le monde doivent avoir leur rôle à jouer. Car oui, chacune de ses actions a pour but de “changer le monde” ou pour être plus précis, combattre la faim dans le monde. Rien de moins.

La société devrait être basée sur deux piliers : le “travail” (ce que nous savons faire et qui participe à la société) et la production de sa nourriture. De cette manière, quoi qu’il se passe, si nous n’avons plus de travail, nous aurons toujours de quoi manger. Il faut que tout le monde puisse manger. Et comme la nourriture vient de la terre, produisons nous-même notre propre nourriture !

Tant que nous ne dépendrons que d’un contrat salarié, notre sécurité ne tiendra qu’à un fil.

Et tout cela ne s’arrête pas à un beau discours. Juan Anton met en pratique ces conseils et il va même plus loin: il expérimente toutes les manières possibles de faciliter le travail de la terre.

Gagner en indépendance alimentaire n’est pas seulement une sécurité, c’est aussi une manière de regagner une certaine liberté dans une société où nous n’avons plus le choix (de rien).

Il faut appeler les choses par leur nom !

Quand on rentre dans une boulangerie et que le boulanger ne peut pas nous dire d’où vient sa farine, quand le marché est contrôlé par les transgéniques et que nous n’avons pas le choix de ce que nous achetons, c’est une dictature.

Quand on élit des personnes qui passent leur temps à nous mentir et qui font le contraire de ce qu’elles disent, c’est une dictature.

Il faut trouver la manière de faire les choses par nous-même. Il faut apprendre à cultiver, produire des aliments sains, établir une relation commerciale ou d’échanges de produits que nous faisons nous-même.

Une forêt comestible pour nous nourrir sans effort
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Aaron, l’enfant d’Internet

Ce film raconte l’histoire de Aaron Swartz, programmeur de génie et activiste de l’information. Depuis l’aide qu’il a apportée au développement de RSS, l’un des protocoles à la base d’Internet, à la co-fondation de Reddit, son empreinte est partout sur Internet.

Mais c’est le travail révolutionnaire de Swartz autour des questions de justice sociale et d’organisation politique, combiné à son approche sans concession de l’accès à l’information pour tous, qui l’a pris au piège dans un cauchemar juridique de deux années.

Cette bataille s’est terminée par son suicide à 26 ans.

L’histoire d’Aaron touche une corde sensible chez des personnes même éloignées des communautés online parmi lesquelles il était une célébrité. Ce film est une histoire personnelle à propos de ce que nous perdons lorsque nous restons sourds à la technologie et à ses relations à nos libertés civiles.

Bernard Charbonneau : « Repenser notre civilisation »

Bernard Charbonneau (1910-1996) est l’auteur qui, en 1973, a écrit “Triste campagnes”. Dans cet essai, il examine comment ce que l’on appelait à l’époque la modernisation agricole a favorisé le déclin et la décomposition des sociétés paysannes du Béarn, dans le Sud-Ouest de la France, où il avait choisi de s’établir au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

Ce faisant, à travers l’examen méthodique de l’évolution d’une région donnée, il mettait à nu de manière prémonitoire la logique d’une évolution technique et économique qui n’a fait que s’accélérer et qui aujourd’hui, partout dans le monde, dissout le lien qui associe les sociétés paysannes à leurs terroirs et détruit leur identité.

Charbonneau a porté sur son siècle un regard à la fois critique et exigeant. Dès sa jeunesse, il acquiert la conviction que ce siècle serait – et pour les mêmes raisons – à la fois celui des totalitarismes et du saccage de la nature. Du Jardin de Babylone, à La planète et le canton, en passant par Tristes Campagnes et La fin du Paysage, c’est cette conviction, qui oriente sa manière de décrire l’évolution du monde et des paysages qui l’entourent ; c’est le fil rouge de sa carrière de penseur qui fut celle d’un géographe et d’un professeur.

Toute son œuvre est marquée par l’idée que « le lien qui attache l’individu à la société est tellement puissant que, même dans la soi-disant “société des individus”, ces derniers sont si peu capables de prendre leurs distances avec les entraînements collectifs que, spontanément, ils consentent à l’anéantissement de ce à quoi ils tiennent le plus : la liberté. »

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Surveillance : La Cnil dénonce l’argument “simpliste” de Valls et Sarkozy

La présentation du rapport d’activité 2013 de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), ce lundi, a été l’occasion pour sa présidente au mandat fraîchement renouvelé de sonner une charge sans merci contre la surveillance massive dans les démocraties. Isabelle Falque-Pierrotin a méthodiquement démonté l’argumentaire “simpliste” des ministres de l’Intérieur de droite comme de gauche, qui se sont succédé depuis une dizaine d’années, pour consolider la surveillance des citoyens français.

Il faut combattre farouchement l’argument sans cesse ressassé du rien à se reprocher, rien à cacher“, explique-t-elle en introduction du rapport d’activité 2013, disponible en ligne. “Ce raisonnement simpliste est précisément celui qui était utilisé par les régimes totalitaires pour justifier la surveillance généralisée. Il associe le droit à l’intimité à la culpabilité, plutôt que de l’associer à une liberté fondamentale non négociable“, assène-t-elle.

Il affirme que la vie privée est ce que l’on cache, alors que la vie privée est l’expression de la volonté légitime d’autonomie de chacun d’entre nous“, tonne la présidente de la Cnil. “L’enjeu est de savoir collectivement vers quel type de société nous souhaitons évoluer“, prévient-elle.

Tout le monde est surveillé a priori
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États-Unis : Les campeurs sauvages de Slab City

Slab City est probablement l’endroit le plus insolite d’Amérique du Nord. Marginaux, artistes, hippies et anarchistes vivent ici dans des mobil homes et autres camionnettes – avec zéro loyer et zéro contrainte.

À Slab City, pas de maire ni de commissariat de police, de médecin ou de boutique. Pas d’électricité, de gaz ni d’eau courante non plus. En contrepartie, chacun mène sa vie comme il veut.

Réalisé par Carolin Reiter (Février 2014)

Musique : “Rien à cacher”

Paroles et musique : la Parisienne Libérée – Entretien : Jérémie Zimmermann

Nos carnets de santé
Nos poèmes, nos dessins
Nos demandes de congé
Nos premiers tchats coquins
Nos recettes de cuisine
Nos relevés bancaires
Nos rancards, notre planning
Et notre compte à découvert

Rien, rien, rien, à se reprocher
Rien, rien, rien, rien à cacher (bis)
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Le libéralisme est-il autre chose que le droit du plus fort ?

Le libéralisme ne promeut-il pas, sous un vernis de civilité, le droit du plus fort ? Qu’est-ce qui fonde cette ‘liberté individuelle‘ dans laquelle nous avons tous le réflexe de nous draper ? Ou à l’inverse, l’égalitarisme serait-il une vaste spoliation ? Raphaël Enthoven s’entretient avec Catherine Audard.

Faut-il avoir peur des vaccins ?

La controverse autour des vaccins est de retour dans l’actualité.

Invités au micro de Jean-Marc Morandini: Damien Mascret (médecin généraliste et journaliste santé au Figaro) et Fabien Courtois (délégué de l’association Liberté, information, santé).

En novembre dernier, une jeune femme de 18 ans a déposé plainte après de graves effets secondaires liés, selon elle, au vaccin Gardasil contre le cancer du col de l’utérus. Par ailleurs, la pandémie de grippe H1N1 de 2009 a laissé des traces puisque les Français rechignent à se faire vacciner cet hiver contre la grippe saisonnière…

Une génération sur la route [Archives]

Des milliers de jeunes ont choisi de quitter les chemins balisés de la société contemporaine. Ils ont laissé leur famille, leur foyer et l’école pour se lancer sur les routes de France. Seuls ou en groupe, ils vivent de petits boulots ou font la manche, au hasard de leurs destinations.

Aurélia et Saada rêvent de se rendre en Afrique tandis que Bitch et sa bande ont plaqué leur apprentissage et sillonnent le pays. Jasmin, lui aussi, vit sur les routes. Malgré les dangers inhérents à cette existence nomade, tous tiennent à garder sauve leur idée de la liberté.

Ils avancent tous cette volonté de vivre selon leurs propres règles, au gré de leurs envies.

Éloge de l’oisiveté

Réflexion autour de la valeur du travail, ce spectacle de Dominique Rongvaux est aussi une flânerie joyeuse à la découverte des routes parallèles empruntées par ceux qui, de tout temps, échappèrent au dogme de l’activisme. Et si l’oisiveté nous mettait sur la voie d’une société plus juste favorisant l’épanouissement de chacun ?

« Il existe deux types de travail: le premier consiste à déplacer une certaine quantité de matière se trouvant à la surface de la terre ou dans le sol; le second, à dire à quelqu’un d’autre de le faire. » (Bertrand Russell)”

Alors, qu’est-ce que le travail ?

L’énigme de la servitude volontaire

Posée pour la première fois par Étienne de La Boétie, 
la question de la servitude volontaire demeure un mystère que 
maintes théories politiques ont tenté en vain d’élucider. Aujourd’hui, 
le texte initial continue de susciter l’intérêt des philosophes politiques.

« Je désirerais seulement qu’on me fît comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois tout d’un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’on lui donne, qui n’a pouvoir de leur nuire, qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer et qui ne pourrait leur faire aucun mal, s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui, que de le contredire (1). »

Lorsqu’il écrivit ses lignes, Étienne de La Boétie n’aurait eu que 16 ans. Une précocité qui ne manque pas de forcer l’admiration tant l’œuvre dont il est question, Discours de la servitude volontaire, a su traverser les siècles, préservant en elle l’actualité toujours intacte d’une interrogation, d’une énigme politique qu’aucune époque n’a su résoudre jusqu’alors : comment est-il possible qu’un ensemble d’individus aussi vaste qu’une nation puisse se soumettre à la volonté d’un seul et perdurer sous sa domination ?

Formulée et reformulée à de multiples reprises auprès de divers penseurs, la réponse à cette question semble presque fondamentalement échapper à celui qui la pose, à tel point qu’elle apparaît souvent comme l’énigme par excellence de la politique, celle qui se trouve au cœur même de sa définition. Pourquoi les sociétés humaines se construisent-elles sous le joug d’un État qui les gouverne ? Longtemps perçu comme un pamphlet politique en faveur de la république contre la monarchie, le Discours de la servitude volontaire ouvre, cependant, une voie de réflexion qui dépasse la simple lecture militante pour trouver un écho universel qui n’épargnerait aucun régime politique.

La question de la servitude volontaire, en effet, semble indépendante de toute appartenance historique. Elle ne pose pas seulement la question de la domination mais celle de sa persévérance et de son apparente acceptation par le peuple. Elle cherche à débusquer ces mystérieuses forces spirituelles et matérielles qui poussent l’homme à accepter la soumission et à aller, parfois, jusqu’à la souhaiter.

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PRISM : Interview de Jérémie Zimmermann

Porte-parole et co-fondateur de La Quadrature du Net, une organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. Il nous donne sa clef de lecture sur l’affaire PRISM et ses conséquences sur nos démocraties. Des solutions sont abordées pour mieux appréhender la menace sur nos libertés, comment Internet nous espionne. Comment résister ?

Thinkerview

Sept pas vers la soumission

National Security Agency, Verizon, Echelon, Frenchelon, Prism et consorts. Polémia reprend un texte « grinçant de François-Bernard Huyghe » et « consacré à l’abandon de toute idée d’indépendance nationale ou européenne ».

Depuis le mois de juin, nous avons appris :

- 1/ Que le G8 était écouté et qu’un délégué ne pouvait aller au cybercafé du coin sans que les services de sa Majesté n’interceptent ses messages ;
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Indépendance des Banques Centrales et paradigmes culturels

par Jean Claude Werrebrouck

Le choix du modèle allemand de banque centrale qui s’est partout imposé à la fin du siècle dernier, fut facilité par la commune croyance en un nécessaire devoir de lutte contre l’inflation. Cette dernière très importante dans les années 70 était attribuée aux largesses de la politique monétaire que – selon la théologie monétariste de l’époque -  les Etats pratiquaient sans modération. De ce point de vue, le dessaisissement radical de la gestion monétaire au profit d’une banque centrale indépendante, organisme simplement soumis au maintien de la valeur de la monnaie, est apparu comme modèle à suivre.

Aujourd’hui, les difficultés d’une mondialisation intimement liée aux causes profondes de la crise en termes réels[1], questionnent le bel unanimisme. Mais surtout, la guerre des monnaies qui semble s’amplifier, passe par l’examen  des racines  culturelles nationales, paramètre  oublié au moment du grand basculement vers l’indépendance.

Mondialisation et racines culturelles oubliées

Les racines culturelles mises à l’écart des raisonnements économiques concernent au moins trois grandes conceptions de la liberté : l’anglo-saxonne, la française et, peut- être plus intermédiaire, la conception allemande.

Les deux premières sont assez radicales et très radicalement opposées.

L’anglo-saxonne fait de la liberté une dépendance de la propriété qui, selon la loi naturelle de Locke, est elle-même un bouclier au regard des agissements d’autrui. Je ne suis libre que si je dispose de droits de propriété eux-mêmes négociables sans restriction sur un marché.

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Une génération sur la route

Des milliers de jeunes ont choisi de quitter les chemins balisés de la société contemporaine. Ils seraient 50.000 en France à vivre ainsi sans attaches, en quête de liberté. Sur la route ont laissé leur famille, leur foyer et l’école pour se lancer sur les routes. Seuls ou en groupe, ils vivent de petits boulots ou font la manche, au hasard de leurs destinations.

Aurélia et Saada rêvent de se rendre en Afrique tandis que Bitch et sa bande ont plaqué leur apprentissage et sillonnent le pays. Jasmin, lui aussi, vit sur les routes. Malgré les dangers inhérents à cette existence nomade, tous tiennent à garder sauve leur idée de la liberté.

Ils avancent tous cette volonté de vivre selon leurs propres règles, au gré de leurs envies.

(Merci à Gerard13)

Quelque chose de pourri au royaume de l’abondance

La société de consommation, c’est le choix, donc la liberté, donc le bonheur ? En réalité, estime une sociologue slovène dans un livre récent, ce sentiment d’être parfaitement maître de nos décisions et de nos vies a un revers angoissant. Et tue l’action collective.

Salon de l’Abondance – Peinture du plafond du Grand Appartement du Roi au Château de Versailles représentant l’Abondance et la Libéralité, une œuvre de René-Antoine Houasse (1683)

Aux noix ? Aux pommes ? Aux baies des bois ? Croquant ? Allégé ? Au sucre ou au miel ? Avec ou sans gluten ? On peut dire que la multiplication des offres variées présentées à notre choix provoque en nous cette douce euphorie de l’abondance qui rappelle la joie de l’enfant devant le sapin de Noël. Le problème, c’est que le plaisir vire facilement à l’inconfort, voire à la franche angoisse. Car nous sommes en permanence confrontés à des choix, ainsi qu’à une variété toujours plus grande d’options possibles.

Vous avez besoin d’un téléphone portable ? D’accord, mais de quelle marque et quel modèle, avec quel opérateur et quel type d’abonnement ? Vous êtes libre de choisir, mais aussi en grave danger de faire le mauvais choix.

Le psychologue américain Barry Schwartz s’est amusé à compter, dans un seul magasin d’électronique, le nombre d’installations stéréo différentes compatibles avec les appareils présents. Résultat : 6 millions et demi.

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Europe : Votre opérateur téléphonique vous surveille

La “directive européenne sur la conservation des données” prévoit que chaque opérateur téléphonique en Europe, chaque fournisseur d’accès Internet dans toute l’Europe, doit stocker une large gamme d’informations sur les utilisateurs. Qui appelle qui ? Qui envoie un courriel à qui ? Qui envoie un texto à qui ? Et si vous utilisez votre téléphone portable, où vous vous trouvez. Toutes ces informations sont stockées par votre opérateur de téléphonie ou votre fournisseur d’accès internet pendant au moins six mois et jusqu’à deux ans.

Traduction française complète de l’intervention de Malte Spitz:
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Sauvons Kokopelli

Par Sylvie Simon

Le geste auguste du semeur appartient-il définitivement au passé ?

Cela fait plus de dix ans que l’Association Kokopelli est victime de la mafia semencière et des tracasseries émanant des « tutelles » du Ministère de l’Agriculture. Elle fait peur aux pouvoirs en place non parce qu’elle vend des graines de tomates ou autres légumes, mais parce qu’elle prône l’autonomie, le jardinage familial, la véritable agro écologie, la production autonome de semences, la résistance des paysans du Tiers-Monde. Elle commet sans cesse des crimes de lèse-majesté contre l’agriculture chimique, mortifère et cancérigène, et le contrôle des peuples par les multinationales de l’agrochimie et de la semence avec la complicité des dirigeants des nations qui ne sont que des pantins dans les mains de ces prédateurs.

Comme je l’ai déjà signalé à maintes reprises, en France, les semenciers libres subissent continuellement des atteintes à la liberté par les visites réitérées des agents de la Répression des Fraudes, qui, sans doute sans le savoir, sont les collaborateurs des « saigneurs de la Terre », dénoncés en 1997 par Camille Guillou. Ainsi, depuis le début de l’année 2004, l’association Kokopelli, qui œuvre dans le sens de la directive de la Communauté Européenne portant sur la conservation de la biodiversité in situ, est harcelée par les agents de la Répression parce qu’une grande partie des semences de plantes potagères qu’elle distribue sont des semences de variétés anciennes, non-inscrites dans le catalogue officiel, ce qui est actuellement considéré comme un crime d’État.
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Le Parthénon et Beaubourg

Par Boreas

A force de parler des droitards libéraux, auxquels s’applique strictement le qualificatif de « réactionnaires », je m’aperçois que je les ai rarement décrits, tant leur morphotype me paraît facile à repérer et à brocarder.

Chef-d'oeuvre libéral

Chef-d'oeuvre « socialiste »

Il s’agit de ces super-génies qui, tout en admettant que le « Système » est pourri, qu’il enrichit aux dépens de la collectivité des élites improductives et parasitaires, qu’il engraisse des oligopoles et des conglomérats multionationaux (produits logiques d’une concurrence débridée entre squales de concours, dans le cadre d’un libre-échange mondial gangrené de lobbies et d’instances arbitrales noyautées), qu’il appauvrit et déracine les peuples en nourrissant l’immigration et les délocalisations, qu’il entretient et accroît le chômage, nous prient néanmoins de croire que dans cette compétition truquée que leur superstition libérale nomme un darwinisme social, tout le monde a encore sa chance, à condition de s’en donner les moyens, de libérer les énergies, d’amoindrir l’emprise de l’État, blablabla…

Ce discours religieux sans nuance est, le plus souvent, une illustration du comportement de larbin du « Système », car il est en général tenu par des gens qui n’ont rien de grands capitalistes, qui ne rêvent que d’imiter les idoles économiques et financières que leur présentent des médias complaisants (Steve Jobs, Bill Gates, Bernard Arnault…) et, surtout, de devenir aussi riches qu’elles.

Rien d’étonnant à l’échec de la pseudo-contestation « d’extrême-droite libérale » (autre nom de la droite d’argent, dont le domicile français est à l’UMP mais dont certains membres trouvent qu’on n’y tape pas assez fort sur le soviétisme qui, comme chacun sait, est seul à l’origine de tous nos maux, vingt ans après la chute de l’URSS…). Quand on ne comprend rien en-dehors de sa grille de lecture idéologique, on se condamne à ne rien pouvoir changer.

Au fond, d’ailleurs, on ne veut rien changer.

On veut juste nettoyer le lieu où l’on se sent si sûr de son bon droit : le nettoyer des immigrés délinquants ou trop voyants, des chômeurs nécessairement paresseux, des forcément ignares critiques du divin libéralisme…

Mais pas changer de « Système ».

C’est cela qui nous différencie et nous différenciera toujours, Messieurs les super-génies.

Les vrais patriotes ne sont pas préoccupés en priorité par leur confort, ni par le contenu de leur porte-monnaie.

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Une première victoire de Kokopelli pour la liberté des semences

Devant la Cour de justice européenne, l’avocat général a repris les arguments de l’association Kokopelli en faveur de la liberté du commerce des semences.

L’avocat général chargé du dossier Kokopelli devant la Cour de Justice de l’Union Européenne a donné aujourd’hui lecture publique de ses conclusions. Nous avons la joie d’annoncer qu’elles nous donnent entièrement raison !

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Merkel : « L’Allemagne a besoin de l’Europe »

Lors de ses voeux pour 2011, la chancelière allemande a réaffirmé son soutien à l’euro, alors que l’opinion publique est très partagée face à la monnaie unique.

L’Allemagne a besoin de l’Europe et de l’euro, «fondement de notre prospérité», a déclaré la chancelière Angela Merkel lors de ses voeux pour 2011, alors que les Allemands semblent douter de cette monnaie. «L’Europe se trouve ces mois-ci au milieu d’une épreuve cruciale. Nous devons renforcer l’euro. Il ne s’agit pas seulement de notre argent. L’euro est bien plus qu’une devise», a déclaré Mme Merkel dans son message télévisé dont la chancellerie a diffusé le texte à l’avance.

«Nous Européens, nous sommes unis pour notre plus grand bien. L’Europe unie est la garante de notre paix et de notre liberté. L’euro est la base de notre prospérité», explique la chancelière. «L’Allemagne a besoin de l’Europe et de la monnaie unique. Pour notre propre bien-être comme pour remplir nos devoirs à l’échelle mondiale», poursuit Mme Merkel.

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« Entre le collectif et l’individuel, la France a du mal à choisir »

Selon Philippe d’Iribarne, chercheur atypique, dans le monde du travail ou à l’égard des immigrés, notre pays est tiraillé entre le respect de tous les particularismes et la défense d’une égalité sans faille.

Pourquoi le modèle français d’intégration des immigrés ne fonctionne-t-il plus ? Qu’y a-t-il de particulier dans l’identité française qui rend les réformes si difficiles dans ce pays ? Philippe d’Iribarne montre que l’universalisme et la défense des particularismes s’y combinent, souvent mal. La fierté des métiers, les statuts et beaucoup de traits particuliers remontent loin dans notre histoire.

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Comment expliquez-vous l’écartèlement entre la volonté de la France d’assimiler ses immigrés et celle de « respecter les différences » ?

Nous sommes dans une situation paradoxale qu’on a retrouvée lors des débats sur l’identité française ou de l’expulsion des Roms. Il y a une tension entre le citoyen et l’individu.

D’une part, la France se définit comme la patrie des droits de l’homme, dans laquelle tout citoyen est l’égal de tout autre, où tout ce qui est discriminatoire doit être refusé au nom des idéaux d’égalité et de liberté.

Et, d’autre part, on a une vision différenciée de la société lorsqu’il s’agit de la gestion individuelle du quotidien, comme le choix du lieu où l’on habite, de l’école de ses enfants ou de qui on embauche.

Depuis la Révolution, la France s’affirme à la fois par une volonté de construire, dans la vie politique, une société sur la base des droits et des devoirs des citoyens, et, dans la vie sociale, par une prise en compte des particularités, notamment des origines, basque, bretonne, italienne, hongroise ou maghrébine. La question de l’immigration est prise entre ces deux représentations.

Le rapport au travail l’est aussi. La loi Le Chapelier, en 1791, voulait reformater les relations de travail selon les principes d’une société de citoyens régie par des contrats, interdisant les corporations et les syndicats. Mais il a bien fallu admettre, avec le temps, que cela ne marchait pas. On a reconstruit une France d’individus ayant des métiers, des sous-métiers, des statuts et des privilèges, et on a magnifié les idées de grandeur et de noblesse du métier.

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La guerre du purin d’ortie aura-t-elle lieu ?

Les membres de l’Association pour la promotion des produits naturels peu préoccupants (Aspro-PNPP) ont relancé les hostilités et n’ont pas rendu les armes face au lobby agro-chimique et à ses relais politiques.

Nouvel épisode de leur résistance à l’interdiction de fait du purin traditionnel d’ortie, ils ont épandu mercredi 8 décembre sur les plates-bandes de la mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis) du purin d’ortie et l’huile de neem, utilisés par les jardiniers et agriculteurs bio pour soigner les plantes et tuer leurs parasites.

Ces deux produits sont actuellement interdits par la loi et cette action visait à rouvrir le débat afin d’obtenir une réglementation redonnant la liberté aux agriculteurs et jardiniers d’utiliser ces alternatives aux pesticides chimiques.

Cette lutte pour l’obtention de l’AMM (autorisation de mise sur le marché) dure depuis janvier 2006, date à laquelle la loi d’orientation agricole décide de soumettre ces produits traditionnels et naturels à la même procédure européenne d’autorisation que les pesticides chimiques. Une mise sous conditions qui revient à une interdiction masquée puisque la démarche d’autorisation est extrêmement coûteuse (plus de 40 000 euros) et hors de portée des petits producteurs bio.

Aujourd’hui, des avancée ont été obtenues, notamment la réduction du coût à 2 000 euros mais l’obligation d’inscription sur la liste européenne persiste, or celle-ci exige des caractéristiques techniques stables très difficiles à atteindre pour ce type de produits naturels.

Le débat, moins anecdotique qu’il n’y parait car symbolique d’une défense des traditions et des méthodes naturelles face à l’industrie chimique s’appuyant sur le bureaucratie européenne, est donc encore loin d’être clos.

Novopress

Crise systémique : l’heure de vérité approche !

Par Gilles Bonafi

Le 8 novembre 2010 a eu lieu un événement d’une importance capitale, qui a fait deux lignes dans la plupart des grands quotidiens. En effet, lundi 8 novembre, Ambac Financial, l’assureur obligataire américain, s’est inscrit sous protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux Etats-Unis.

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Vers une crise terminale de la zone euro ?

Par Jacques Sapir

Après l’annonce du plan d’aide à l’Irlande, la situation continue à se dégrader dans la zone euro. Cette dégradation annonce la crise terminale de cette zone, qui devrait survenir d’ici à l’hiver 2011/2012, et peut-être avant. Fondamentalement, ce plan n’a pas rassuré les marchés. D’ores et déjà, les inquiétudes montent sur le Portugal, mais aussi sur l’Espagne, qualifiée « d’éléphant malade » par certains analystes.


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L’idéologie du travail

Par Michel Drac

« L’idéologie du travail » [par Alain de Benoist] est un texte court, mais nourrissant. On y trouve une des critiques les plus habiles et les plus convaincantes de la théorie marxienne. Si certains raccourcis peuvent choquer (par exemple l’ignorance de l’étape pourtant fondamentale de la réforme grégorienne dans le rapport de l’Occident au travail), dans l’ensemble, l’exposé tient la route.

Pour Alain de Benoist (AdB), l’idéologie du travail prend son origine dans la Bible : dès les premiers chapitres de la Genèse, l’homme est défini par l’action qu’il exerce sur la nature. Et cela, avant même la faute originelle, qui ne fera qu’aggraver les conditions dans lequel le travail est conduit.

Fondamentalement, l’homme est l’agent du travail dans l’idéologie biblique. En cela qu’il instaure un rapport instrumental entre l’homme et la nature, l’héritage hébraïque s’oppose donc à l’héritage grec, et il annonce, déjà, la technique moderne. L’homme est objet de Dieu, mais la terre est objet de l’homme. Une éthique, puis une morale, découleront inéluctablement de cette idéologie (l’éthique protestante, par exemple). Le capitalisme est, en partie au moins, un produit de l’idéologie hébraïque du travail.

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National conservatisme [en Russie] : la modernisation sans l’occidentalisation

Par Xavier Moreau

En novembre 2009, lors du congrès du partie « Russie Unie », lors d’une intervention de près de deux heures, le premier ministre Vladimir Poutine et le Président Dimitri Medvedev ont présenté la modernisation de la Russie comme un enjeu vital pour l’avenir du pays.

Arkady Dvorkovic

Cette modernisation concerne bien entendu les aspects technologiques, comme l’illustre la future Silicon Valley de Skolkovo ou le projet de développement des nanotechnologies RosNano.

La modernisation concerne également deux tares héritées de l’expérience soviétique et des années Eltsine, le socialisme et la corruption. La corruption est un problème souvent évoqué, le socialisme l’est moins. Le socialisme s’est insinué profondément dans la société russe. Il contrarie fortement les processus de décision ou de production. L’irresponsabilité, le manque d’autonomie et l’absence de subsidiarité dans la direction des entreprises sont des difficultés que tous les entrepreneurs doivent affronter en Russie.

Il ne suffit donc pas à la Russie d’importer des technologies, il lui faut changer radicalement son mode de « gouvernance », que ce soit dans la fonction publique ou les entreprises privées.

L’enjeu de cette modernisation est parfaitement compris par le Président Medvedev. Il ne doit pas être assimilé à une quelconque occidentalisation. C’est d’ailleurs ce que rappelait récemment, le plus brillant de ses conseillers, Arkady Dvorkovic. Le Président Medvedev n’a d’ailleurs pas hésité à inviter la Chine à participer à cette modernisation de la Russie.

Il semble d’ailleurs que les Russes veulent répéter le modèle de développement chinois : accepter avec humilité le soutien et les investissements occidentaux, pour construire une puissance moderne, sans renoncer pour autant à ce qui fait l’identité de la nation russe.

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Le bio tente de plus en plus d’agriculteurs français

Eric Gobard, 41 ans, est un agriculteur heureux, et même enthousiaste. Il y a deux ans, ce céréalier installé depuis huit ans, à Aunoy, au coeur de la Seine-et-Marne, haut lieu de l’agriculture intensive, a converti 30% de ses 200 hectares au mode de production biologique. Il espère aller au-delà, car, dit-il, il se sent “aspiré” par ce mode de production.

Part des Surfaces bio dans les départements en pourcentage de la Surface Agricole Utilisée. (Données Agence Bio, Agreste)

Il est loin d’être le seul. Après des années de stagnation, l’agriculture bio est en pleine explosion. Les conversions ont augmenté de 23,4% en 2009, et, en 2010, la progression s’accentue encore. La barre des 20.000 producteurs devrait être franchie.

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