Art contemporain : Les élites contre le peuple (Rediff)

L’art contemporain revendique volontiers l’héritage des « maudits » et des scandales du passé. Et cependant, « artistes » et laudateurs d’aujourd’hui ne réalisent pas que leurs scandales ne combattent plus les tenants de l’ordre dominant, mais ne constituent en fait qu’un outil de plus de la domination bourgeoise.

“La Vénus aux chiffons”, œuvre de Michelangelo Pistoletto (artiste italien contemporain co-fondateur de “l’Arte Povera”), actuellement exposée dans l’aile Denon du musée du Louvre.

Par ce qu’il prétend dénoncer, l’« art » dit « dérangeant » participe de la domination libérale, capitaliste, oligarchique et ploutocratique, à la destruction du sens collectif au profit de sa privatisation, à cette démophobie qui a remplacé dans le cœur d’une certaine gauche la haine des puissants et des possédants. Cet « art » dit « dérangeant » est en parfaite harmonie avec ces derniers.

Épargnons-nous un discours qui, trop abstrait, serait rejeté par les concernés, les défenseurs de cette pitrerie libérale-libertaire nommée « art contemporain ». Prenons donc quelques exemples, quelques « scandales » ou actions représentatives de ces dix dernières années.

En 2002, l’Espagnol Santiago Sierra fait creuser 3000 trous (3000 huecos, en castillan) à des ouvriers africains pour un salaire dérisoire afin de, nous apprend-on, dénoncer l’exploitation capitaliste, revendiquant une « inspiration contestataire axée sur la critique de la mondialisation, de l’exploitation de l’homme par l’homme, de l’inégalité des rapports Nord-Sud et de la corruption capitaliste.

Il n’hésite pas à faire intervenir dans ses performances des sans-papiers, des prostituées, des drogués et à les rémunérer pour leur présence », apprend-on en effet, par exemple sur le site d’Arte TV [1]. Exploiter pour dénoncer l’exploitation : à ce titre, on pourrait bien aller jusqu’à voir un artiste supérieur en Lakshmi Mittal, par exemple.

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Comment l’industrie du tabac reprend l’offensive grâce aux traités de libre-échange

Les Etats membres de l’Union européenne pourront-ils continuer à développer leurs politiques de santé publique, notamment en matière de lutte anti-tabac ? Le Traité transatlantique, actuellement négocié avec les Etats Unis, inquiète : il permettrait aux entreprises de poursuivre un pays si elles estiment que leur activité commerciale est malmenée par une législation. Cette perspective intéresse particulièrement les industriels du tabac, qui redoublent de pression et n’hésitent pas à porter plainte devant des tribunaux privés au nom de la liberté de commerce.

Les emballages d’un vert olivâtre sombre sont couverts de photos et d’avertissements. « Ne laissez pas vos enfants respirer votre fumée », « Fumer rend aveugle ». Tous les paquets de cigarettes australiens se ressemblent depuis 2012. Seul élément distinctif : la marque et le nom du produit, tous inscrits avec les mêmes caractères pour éviter design attractif et effet marketing. Faisant front commun, les cigarettiers – dont British American Tobacco, Japan Tobacco International, Imperial Tobacco (qui possède en France l’ex-SEITA) et Philip Morris – ont dénoncé là une atteinte à la propriété intellectuelle et à la liberté de commerce ainsi que le risque de contrefaçon, les paquets étant plus faciles à copier.

Ils ont porté plainte devant la Haute Cour d’Australie, pour obtenir la suspension de la loi et des compensations de plusieurs milliards de dollars [1]. La plainte a été rejetée. Le leader mondial du secteur avec la marque Marlboro, Philip Morris, a alors eu une autre idée. Passant par sa filiale basée à Hong-Kong, le fabricant a attaqué le gouvernement australien, au motif cette fois que la législation viole le contrat bilatéral passé entre l’Australie et Hong Kong. Ce n’est donc pas la justice australienne qui doit se prononcer, mais un tribunal arbitral privé international. Le jugement devrait intervenir début 2015.

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Cinéma : “The take”

En décembre 2001, l’Argentine implosait. Arrivée au terme du processus de « réforme » néolibérale, le pays entra tout simplement en faillite. Plus d’argent, plus de salaires, plus d’économies.

La conclusion logique d’une décennie durant laquelle l’Argentine avait été considérée comme le meilleur élève du Fond Monétaire International et avait « modernisé » son économie en effectuant les « réformes structurelles » devant lui permettre d’assurer sa « croissance ».

30 ouvriers au chômage dans la banlieue de Buenos Aires occupent leur usine abandonnée par les patrons et refusent de la quitter. Ils demandent le droit de faire repartir les machines, de reprendre le travail.

Freddy Espinosa, président de la nouvelle coopérative des ouvriers de La Forja, et Lalo Paret, activiste du Mouvement National des Entreprises Récupérées, vont faire face, avec leurs camarades, à leurs anciens patrons, aux banquiers et au système tout entier…

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Sujet du bac 2014

Sujet du Baccalauréat 2014 Sciences économiques et sociales, 1ère partie (Bac ES) :

Première partie : Mobilisation des connaissances (6 points)
1. Comment la flexibilité du marché du travail peut-elle réduire le chômage ? (3 points)
2. À quels risques économiques peuvent s’exposer les pays qui mènent une politique protectionniste ? (3 points)

Le Parisien

Pléonexie : Vouloir plus, toujours plus…

En grec, le mot πλεονεξία ou pleonexia, est formé de pleon (plus) et echein (avoir), qui signifie littéralement, « avoir plus », « vouloir toujours plus ». Synonyme d’une avidité excessive, à laquelle on associe parfois de la convoitise, de l’avarice et de la cupidité, le terme fut vulgarisé par le législateur athénien Lycurgue (890-824 av. J.C.) et il est fort utilisé dès la naissance de la philosophie.

La pléonexie est le désir de l’excès, de l’hubris. De prendre plus. Terme qui dit l’envers d’une éthique de la juste mesure, de la mesure mesurée. Mot-signe du débordement. Les sagesses antiques ont tenté de conjurer les effets de la cupidité. Ainsi, “quand je tue, je suis dans la voie de la pléonexie“, nous dit Aristote.

La pléonexie, c’est la part maudite de tous les excédents: excédents de force, de puissance, d’énergie dans un monde fatigué par la contemplation honteuse de son pouvoir de production.

Pour les Grecs anciens, l’âme d’en bas (epithumia), était le siège des passions, situé dans le ventre. A travers les dialogues de Platon, on rencontre toutefois des défenseurs de cette âme d’en bas. Dans le « Gorgias », le sophiste Callicles soutient la nécessité de céder à l’âme viscérale, de réaliser toutes ses passions à n’importe quel prix à l’instar des animaux.

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Géopolitique : Union transatlantique, la grande menace

Par Alain De Benoist

Négocié dans I’opacité la plus totale depuis juillet 2013 par les Etats-Unis et I’Union européenne, Ie Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements vise à mettre en place une gigantesque zone de libre-échange. Objectif : créer un ensemble euro-atlantique sous contrôle états-unien. Révélations sur une monstruosité.

On n’en parle guère, alors que l’on est en présence de l’un des plus grands événements de ce début de XXIe siècle. Et d’une des plus grandes menaces. De quoi s’agit-il ? D’un projet de « grand marché transatlantique » dont dépend pour une large part l’avenir même de l’Europe. Et même du plus important accord commercial bilatéral jamais négocié, puisqu’il s’agit de mettre en place, en procédant à une déréglementation généralisée, une gigantesque zone de libre-échange, correspondant à un marché de plus de 800 millions de consommateurs, à la moitié du PIB mondial et à 40 % des échanges mondiaux. Bref, de créer la plus grande zone de libre-échange du monde grâce à l’union économique et commerciale de l’Europe et des Etats-Unis.

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Raymond Aron : Penseur machiavélien

A l’occasion du trentième anniversaire de la disparition de Raymond Aron (1905-1983) les éloges pompeux, grandiloquents, voire dithyrambiques, n’ont pas manqué. « Modèle d’intégrité intellectuelle », « héros d’intelligence », « immense talent », « figure majeure de la pensée française du XXe siècle », tels sont les qualificatifs flatteurs qu’on a pu lire sous les plumes des nombreux « spécialistes » et disciples patentés du célèbre philosophe, sociologue et journaliste.

Cette emphase, digne des intellectuels des régimes totalitaires (et donc fort peu aronienne), prête à sourire lorsqu’on sait que l’auteur de « L’Opium des intellectuels » se voyait affublé, il n’y a pas si longtemps, des épithètes les plus insultantes. On se souvient de ces légions d’intellectuels dogmatiques (parfois les mêmes), qui imposaient avec fruition l’adage : « Il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron ». Mais oublions la désagréable compagnie de ces courtisans et opportunistes et félicitons-nous de ces éloges somme toute sans barguigner.

Raymond Aron mérite d’être honoré à double titre : d’une part, parce qu’il nous a offert une interprétation magistrale de son époque et cela en pleine période de terrorisme intellectuel et d’intoxication freudo-marxiste et, d’autre part, parce qu’il nous a légué une méthode de recherche et d’analyse de la réalité historique particulièrement utile pour comprendre notre époque.

On déplorera cependant qu’une grande partie de la bibliographie aronienne soit aujourd’hui tombée dans une vision consensuelle, adaptative, neutraliste et finalement déformatrice de sa pensée. L’objectif de la manœuvre est évidemment clair : présenter un Raymond Aron parfaitement lisse, « politiquement correct », une image acceptable par tous, ou presque, du héraut de la communauté spirituelle internationale de la pensée libérale et sociale-démocrate

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Vu des Etats-Unis, Marine Le Pen, l’alliée rêvée de Poutine

La percée du Front national n’est pas un accident de parcours si on considère le rôle de la France sur la scène internationale, selon cet éditorialiste américain. Marine Le Pen incarne cette complaisance à peine voilée pour le Kremlin.

Par JOHN VINOCUR, THE WALL STREET JOURNAL

Tout a commencé par une semaine tragi-comique comme en connaît la France en ce mois de mai 2014.

Les quatre chefs d’état-major (des armées, de l’armée de terre, de la marine et de l’air) menaçaient de démissionner en raison des coupes envisagées dans le budget de la Défense. Une organisation publique [Unédic], dans un démenti cinglant suite à la promesse présidentielle d’“inverser la courbe”, annonçait une nouvelle progression du chômage pour 2014 et 2015. Et la SNCF reconnaissait avoir commandé 2 000 nouveaux trains trop larges pour entrer dans quelque 1 600 gares du réseau.

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Le libéralisme : principes et critiques (entretien avec Alain de Benoist)

Entretien du Cercle Henri Lagrange avec Alain de Benoist sur la généalogie du libéralisme, une idéologie qui se forme au XVIIIe siècle.

Cercle Henri Lagrange

L’Union européenne contre nos salaires

Par Roberto Fiorini

L’Europe libérale qui s’est construite à Bruxelles n’avait pas de prérogatives particulières pour agir directement sur les questions salariales, qui restaient du ressort de chaque pays, et de ses partenaires sociaux. Pourtant grâce aux différentes politiques économiques dictées aux gouvernements, qui ont accepté d’abandonner leurs prérogatives économiques, elle n’a cessé d’attaquer l’emploi et les salaires pour installer le libéralisme économique et ensuite permettre à l’euro d’exister.

Le projet européen, portait, sur ses fonds baptismaux (avec le traité de Rome), l’idée d’amélioration des conditions de vie. Il est temps de faire un bilan de ces promesses, et de voir quelle a été l’action réelle de cette Europe des marchands et des financiers, qui a sacralisé le règne de la mondialisation et des systèmes économiques ouverts, au détriment de la qualité de vie des peuples.

Consciente des coups portés aux salaires et au pouvoir d’achat, l’UE n’ambitionne plus d’améliorer nos conditions de vie ; sa stratégie « UE 2020 » (* 1 p 99) envisage seulement de réduire la pauvreté ! Que de promesses trahies, que d’ambitions remisées ! Nous allons le détailler, par de nombreux moyens l’UE n’a cessé d’attaquer les salaires et de limiter leur progression.

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Maurice Allais, économiste visionnaire

L’unique Prix Nobel d’économie français, auteur du “Traité d’économie pure”, fut précurseur dans de nombreux domaines de l’économie contemporaine. Portrait.

Maurice Allais (au centre) recevant la Médaille d’or du CNRS, en 1978

Le regard perçant malgré des lunettes à montures épaisses, Maurice Allais pouvait sembler un personnage sévère et de relation difficile. Pourtant, travailler auprès de lui révélait vite un savant passionné qui consacrait chaque instant de sa vie à l’étude et à la recherche, un homme qui ignorait certes les jugements en demi-teinte ou les appréciations ambiguës, mais qui prodiguait aux plus jeunes ses encouragements et son aide souvent généreuse. Ingénieur du Corps des mines, professeur à l’École des mines de Paris et directeur de recherche au CNRS, Maurice Allais fut aussi professeur à Paris-X-Nanterre, dont le plus grand amphithéâtre porte depuis peu son nom.

Le seul économiste français à avoir obtenu un prix Nobel d’Économie à ce jour était en même temps un personnage difficile à classer. Passionné de physique et d’histoire, ce major de Polytechnique s’était lancé – seul et sans connaissance préalable du domaine – dans l’étude de la science économique, parce qu’il avait constaté les ravages du chômage aux États-Unis lors de la crise des années trente. Démobilisé en 1940, il parvint en moins de trois ans à reconstruire la discipline dans un ouvrage majeur, aujourd’hui publié sous le titre de Traité d’économie pure.

Remise en cause des idées reçues
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Décès de Gary Becker, prix Nobel et impérialiste économique

Gary Becker, économiste américain d’origine canadienne, mort le weekend dernier, est très peu connu du public français. Pourtant, son influence a été considérable, à la fois intellectuellement et pratiquement. Le monde qui nous entoure a été façonné, à un point que nous ne réalisons pas, par Gary Becker.

Becker a obtenu le prix Nobel d’économie 1992 “pour avoir étendu le domaine de l’analyse microéconomique à une large gamme d’interactions et de comportements humains, y compris hors marché“. En langage clair, il est récompensé pour avoir utilisé les outils économiques pour analyser des sujets non économiques.

Sa thèse de doctorat était consacrée, en 1955, à un sujet brûlant: la discrimination raciale. Il y constatait que les employeurs racistes subissent un coût: s’ils ne recrutent que des Blancs, ils perdent la possibilité de recruter des Noirs tout aussi compétents, au salaire moins élevé (car victimes de discriminations).

Un employeur qui recruterait plus de Noirs serait plus compétitif et mettrait ses concurrents racistes sur la paille. Conclusion, la discrimination devrait être plus forte dans les secteurs réglementés, peu soumis à la concurrence (ce qui est exact). Cela peut sembler une manière étrange d’aborder le sujet, mais pas si absurde que cela.
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Pierre-Yves Rougeyron : Entretien géopolitique et économique

Dans cet entretien réalisé le 22 avril 2014, Pierre-Yves Rougeyron, président du Cercle Aristote et fondateur de la revue Perspectives Libres, aborde les thèmes suivants: déclin des États-Unis, place de la Chine, de la Russie, la France dans le monde, l’impérialisme et l’anti-impérialisme français, la sortie de l’euro, la dette, l’ultra-libéralisme et le socialisme.

Frédéric Lordon : « Nous avons une occasion de mettre le système bancaire et financier à terre, il ne faut pas la louper »

« Sortir de l’euro est une opération qui n’a vocation qu’à transformer l’état présent des structures du capitalisme, sans nous faire sortir du capitalisme lui-même. »

« J’envisage la possibilité d’un défaut [de paiement] comme d’un levier, c’est à dire l’instrumentalisation politique du défaut qui conduirait à mettre à terre l’intégralité des systèmes bancaires et financiers. »

France Inter (Le 7/9 du 17/04/2014)

Chine : Le shadow banking, ou la découverte du libéralisme par les épargnants chinois

De nombreux épargnants chinois financent le shadow banking sans le savoir au travers de produits patrimoniaux qui leur sont vendus par les banques. Les premiers défauts d’entreprises financées par cette voie totalement libéralisée pourraient causer leurs premières déconvenues.

Ralentissement de la croissance, exposition exponentielle au crédit, finance alternative hors de contrôle… malgré des messages qui se veulent rassurants de la part des autorités, la tension est palpable en Chine. L’une des craintes, citée régulièrement, est celle d’une implosion du système financier. Sans même aller aussi loin, les épargnants chinois sont en première ligne pour payer l’addition des excès de la finance de leur pays, en plein virage vers une économie de marché.

Un système bancaire classique inefficace

Pour comprendre, il faut s’intéresser au fonctionnement du crédit en Chine. Les banques commerciales, contrôlées par l’État, ne peuvent en effet prêter que dans la limite des taux d’intérêts définis par la banque centrale chinoise, la People Bank of China (PBOC). Dés que ceux-ci ne suffisent pas à garantir leurs risques, ce qui est presque toujours le cas pour les entreprises privées, elles ne prêtent pas.

C’est la raison pour laquelle la quasi totalité des liquidités injectées par la PBOC pour soutenir l’économie du pays, face au ralentissement mondial après 2008, sont venues nourrir les entreprises d’État et les gouvernement locaux.

Or, dans le cadre du rééquilibrage de la croissance axé sur une montée en gamme et une plus grande place accordée au marché, les autorités ont décidé de mettre l’accent sur les entreprises privées.

Le shadow banking comme substitut
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La drôle d’histoire des banques françaises (Docu)

Comment, du XVIIIe siècle à nos jours, les banques françaises ont réussi à se soustraire à toutes les règles pour générer le système actuel. S’appuyant sur des films d’archives et des séquences d’animation, le documentaire raconte l’histoire d’un éternel recommencement et d’un système qui s’emballe.

Absence de contrôle, spéculation à outrance et paradis fiscaux ont éloigné les banques de l’économie réelle et enclenché une crise sans précédent en 2008. Comment en est-on arrivé là ?

Ce documentaire remonte jusqu’en 1714, date de l’introduction en France du billet de banque, puis du système des actions orchestré par John Law – un banquier britannique féru de mathématiques, qui fit fortune dans les jeux. Mais, déjà, une première bulle spéculative crée la panique ! En 1789, la dette de l’État atteint 80 % du PIB. Elle est effacée huit ans plus tard, ruinant les créanciers et suscitant la colère des bourgeois…

Désireux de redonner confiance aux Français, Bonaparte crée en 1799 la Banque de France. Vingt familles parisiennes – dont les Rothschild – s’emparent de cette banque centrale. Vers 1865, pour financer la révolution industrielle, deux établissements sont créés pour collecter l’épargne dormante du grand public et drainer des investissements industriels à l’étranger, notamment vers la Russie : la Société générale et le Crédit lyonnais…

Réalisé par Guy Girard (France – 2012)

(Merci à Noway)

Made in France, l’année où j’ai vécu 100% français

Peut-on vivre en consommant exclusivement des produits fabriqués en France ? C’est la question qui a poussé un jeune journaliste à vivre pendant neuf mois une expérience unique.

Benjamin Carle, totalement assujetti à une consommation et à une culture mondialisée, a décidé de remplacer chacun de ses biens par un équivalent conçu et fabriqué majoritairement dans l’Hexagone.

Documentaire réalisé par Benjamin Carle (France – 2014)

Radio Courtoisie : ” L’immense contribution scientifique de Maurice Allais ” (Audio)

Émission consacrée à Maurice Allais, diffusée dans Le Libre journal des sciences et des techniques“, sur Radio Courtoisie, le vendredi 14 mars 2014.

Invités: Bertrand Munier, professeur émérite à Paris I – Sorbonne, président du conseil scientifique de la Fondation Maurice Allais, Raoul Charreton, ancien directeur de la recherche opérationnelle de Total, Philippe Bourcier de Carbon, démographe, économiste, président de l’Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Économie.

Seul Français à avoir reçu le prix Nobel d’économie, Allais rappelait qu’«un protectionnisme raisonné entre des pays de niveaux de vie très différents est non seulement justifié, mais absolument nécessaire».

Il se définissait lui-même comme un «libéral socialiste». C’est, expliquait-il cette position qui lui faisait souhaiter par exemple, pour éviter une destruction de l’agriculture et de l’industrie françaises, le rétablissement de préférences régionales au sein du commerce international dès lors que les écarts de salaires devenaient trop importants.

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Raids financiers à la russe

En Russie, après l’éclatement de l’URSS, un libéralisme sauvage s’est substitué à l’économie d‘État, sans qu’un système juridique fiable soit mis en place. Enquête sur des dérives qui rendent les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.

Dans un premier temps ont sévi les “directeurs rouges”, d’anciens responsables issus du régime communiste qui s’étaient plus ou moins bien recyclés dans le cadre des privatisations. Puis sont arrivés les “raiders noirs”, spéculateurs féroces s‘engouffrant dans les vides juridiques avec l‘aval de juges véreux.

Réalisé par Alexander Gentelev (Allemagne – 2013)