Marion Kaplan : « Les produits laitiers sont toxiques pour la santé ! »

Les produits laitiers ne sont pas nos amis, comme le lobby agro-alimentaire nous l’a inculqué pendant des décennies. La nutritionniste Marion Kaplan, bio-nutritionniste élève du Dr Kousmine, chercheuse et auteur d’une quinzaine d’ouvrages, nous explique pourquoi.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

La consommation du lait, très riche en sucre (le lactose), fait exploser l’index glycémique du sang, un facteur causal important du diabète et de l’obésité.

Les industriels promeuvent les produits laitiers en soulignant leur richesse en calcium. Le problème, nous dit Marion Kaplan, est que le calcium du lait n’est pas assimilable par l’organisme. Non seulement le lait ne contribue pas à combattre l’ostéoporose, mais il l’intensifie, par un mécanisme que décrit précisément la nutritionniste.

Le lait contient une protéine, la caséine, que nos enzymes digestifs ne peuvent pas dégrader. Le système digestif étant particulièrement affecté par le vieillissement, il devient de plus en plus difficile d’assimiler les produits laitiers à mesure que l’on avance en âge.
Lire la suite

Le grand méchant lait ? (Docu)

Après 50 ans d’une idylle presque sans nuages, l’histoire d’amour entre les Français et le lait est-elle en train de tourner court ? Longtemps considéré comme une véritable potion magique, le lait fait aujourd’hui l’objet de nombreuses accusations : intolérance, allergie, digestion difficile, rhinites, otites, polyarthrite… Il provoquerait même le cancer !

Depuis plusieurs années, des livres de médecins ou de journalistes dénoncent les tactiques de l’industrie laitière pour s’assurer d’écouler les stocks, sous couvert de protéger la santé des Français. Selon certains experts, les vertus bénéfiques du lait seraient en effet sujettes à caution.

Réalisé par Magali Cotard (2012)

Inde : Le défi de la conservation des produits frais

En Inde, le lait est une denrée essentielle de l’alimentation. Dans la plupart des villages indiens, le réseau électrique ne permet pas de conserver le lait dans de bonnes conditions, et le lait est perdu.

Mais une solution existe. Sam White et son équipe d’ingénieurs ont mis au point une batterie thermique ingénieuse capable de refroidir le lait qui fonctionne malgré les coupures de courant.

(Merci à Tilak)

États-Unis : Des vaches engraissées… aux bonbons !

Aux États-Unis, certains éleveurs bovins alimentent leur bétail avec des bonbons pour faire des économies et engraisser l’animal plus rapidement.

C’est la nouvelle trouvaille de certains éleveurs de bovins américains pour faire des économies sur le fourrage destiné à nourrir les animaux. En réponse à la hausse des prix du maïs, les vaches de certaines exploitations sont désormais nourries de friandises bon marché à hauteur de 8%.

Morceaux de bonbons, mix de chocolats ou encore miettes de biscuits industriels, non seulement les rebuts des usines de sucreries assurent d’importantes économies aux producteurs (160$ pour une tonne de pépites de bonbons contre 315$ pour une tonne de maïs), mais ils permettent aussi d’engraisser les vaches plus rapidement.

Ces aliments ont un ratio de graisse bien plus élevé que le maïs traditionnellement utilisé” explique Joseph Watson, éleveur dans le Kentucky. Des vaches qui engraissent donc plus rapidement, mais produisent également plus de lait (jusqu’à 1,5 litre supplémentaire par bête et par jour), tout cela à moindre coût pour l’éleveur.

Lire la suite

Ecotaxe, OGM, crise sanitaire… Un salon de l’agriculture sous tension

Le salon de l’agriculture se tient du 22 février au 2 mars à Paris. Un “moment politiquement délicat” pour le gouvernement, attendu au tournant.

S’adapter aux caprices des marchés, exporter, moderniser, pousser l’agroécologie, renforcer les “démarches de filière” et mieux coordonner les actions Etat-régions-filières : telles sont les six priorités annoncées par le gouvernement en matière d’agriculture à l’horizon 2025. Un plan d’action sera établi d’ici mi-mai, avec feuilles de route détaillée, filière par filière.

A trois jours de l’ouverture du salon de l’agriculture  - et à deux jours des Etats généraux du secteur organisés par la puissante FNSEA – le ministre Stéphane Le Foll a mis les petits plats dans les grands. Il faut dire que le grand rendez-vous de l’agriculture française est, de l’aveu même du ministre, “un moment politiquement délicat, surtout pour la gauche“, confrontée à “un monde professionnel pas très acquis à notre cause au départ”. Tour d’horizon des sujets qui fâchent.

1 – L’écotaxe : “On n’en veut pas”
Lire la suite

Filière courte : « Le lait de ma région »

« Pour répondre une demande de consommateurs qui préfèrent les circuits courts. La coopérative SODIAAL a lancé il un an des produits laitiers étiquetés « Lait de Ma région ». Dans une ferme des Monts du Lyonnais avait lieu une réunion de bilan sur cette opération. »

(Merci à Arbre Sec)

Belgique : Médicaments vétérinaires dans le lait en poudre

Neuf échantillons de lait en poudre ont été analysés ainsi que douze produits aliments pour bébés à base de viande. Dans le lait, les chercheurs espagnols ont trouvé la trace de cinq médicaments vétérinaires. En ce qui concerne les aliments à base de viande, le nombre de médicaments trouvés s’élève à dix.

Les concentrations varient entre 1 et 26 mg par kg de poudre ou de nourriture, ce qui est faible.

« Il n’y a aucune raison que les mamans s’inquiètent. Les traces découvertes sont tellement minuscules que cela n’a probablement aucun effet clinique », a estimé le professeur Yvan Vandenplas, chef de service de l’unité pédiatrie à l’UZ Brussels.

Clonage [animal pour l'alimentation] : Bruxelles propose un moratoire de cinq ans

La Commission européenne va proposer, mardi 19 octobre, un moratoire pour interdire pendant cinq ans le clonage animal destiné à l’alimentation humaine en Europe et demander une traçabilité des embryons et du sperme importés, selon des sources communautaires. Cette proposition ne concerne pas le clonage pour la recherche ni celui pour la préservation des espèces en danger.

Elle vise à apaiser les inquiétudes provoquées durant l’été par la vente au Royaume-Uni de viande d’animaux clonés, mais ne va pas aussi loin que ce que souhaitait le Parlement européen : celui-ci avait demandé en juillet « l’interdiction, à titre préventif, de toute commercialisation de viande ou de lait issus d’animaux clonés ou de leur descendance ». « La viande de clone ne se mange pas » actuellement, a rappelé une source européenne, « un animal cloné coûte entre 15 000 et 20 000 dollars, il sert pour la recherche et n’a pas vocation a être découpé en steaks ». Il n’en va pas de même des embryons et de la semence des animaux clonés.

La majorité des vaches laitières de l’UE sont issues de l’insémination artificielle, mais 98 % des semences utilisées proviennent de l’UE. 3 % seulement sont importées, selon la même source. L’Agence européenne pour la sécurité alimentaire (AESA), installée à Parme en Italie, considère que la viande ou le lait des descendants des animaux crées par clonage ne représentent aucun danger pour la santé humaine, plaide la Commission.

La commercialisation de la viande et du lait des animaux clonés de la première génération est soumise à une autorisation préalable dans l’UE. Le clonage pour l’alimentation humaine est une technique quasiment inexistante dans l’Union européenne. En revanche, cette technique est très utilisée aux Etats-Unis, au Canada et en Argentine.

L’Union européenne ne peut interdire les importations, car elle contreviendrait alors aux règles de l’Organisation mondiale du commerce.

Lire la suite

Crise agricole : il faut sortir de la logique productiviste

A l’heure où 10 000 céréaliers français défilent à Paris à l’appel de la FNSEA, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France (Fnab) défend dans un communiqué – relayé par l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique d’Alsace (Opaba) – l’importance de soutenir l’agriculture biologique, solution à la crise agricole.


La Fédération rappelle la situation intenable des exploitants en agriculture conventionnelle, dont la logique productiviste ne cesse de montrer ses limites : revenus en chute libre, endettement, faillites, sans compter les impacts sur l’environnement et la santé.

L’agriculture bio offre au contraire, selon la Fnab, « la possibilité pour les paysans de vivre décemment des revenus de leur travail. […] Cette crise historique, réelle et sérieuse de l’agriculture, poursuit-elle, ne doit pas être instrumentalisée par les organisations professionnelles pour prolonger un système qui en a été à l’origine. Comment comprendre que les plus grands bénéficiaires de la PAC aujourd’hui se retrouvent à défiler ? »

Lire la suite

Souveraineté alimentaire, que fait l’Europe ?

Ouvrage collectif soutenu entre autres par le réseau ATTAC : « Souveraineté alimentaire, que fait l’Europe ? ».

Bonne question.

L’Union Européenne est un pôle important lors de toutes les négociations internationales sur les questions agricoles et alimentaires. En 2013, le gel de la Politique Agricole Commune arrive à terme. La réforme de la PAC sera donc, à nouveau, à l’ordre du jour. Qu’attendre de Bruxelles dans ce cadre ?

Précision d’entrée de jeu : nous avons bien dit « attendre de Bruxelles », et non de Strasbourg, car, en ce qui concerne la PAC (40 % du budget de l’UE), le Parlement (élu démocratiquement) n’a sur l’essentiel qu’un pouvoir consultatif, tandis que la Commission (non élue) est seule habilitée à proposer des directives au Conseil des Ministres de l’Agriculture (c’est ce qu’on appelle la « démocratie européenne »). C’est à peu près la relation entre le Bureau Politique du Parti Communiste et le Soviet Suprême dans la défunte URSS, soit dit en passant.

Pour la bonne bouche, signalons encore que l’objectivité de la Commission ne paraît pas tout à fait indiscutable (on va dire ça comme ça). Exemple : la Commission s’est récemment félicitée publiquement des « bonnes relations » qu’elle entretient avec la Confédération des Industries Alimentaires et des Boissons (CIAA), soulignant le « traitement 5 étoiles » (sic) accordé à ce lobby. Pas triste.

Bref, donc : qu’attendre de Bruxelles ?

Lire la suite

(20.09.2009)

  • Manifestations d’agriculteurs et épandages de lait dans plusieurs régions

Depuis le début de l’année, les agriculteurs sont dans une situation intenable. Avec une chute des prix de l’ordre de 25 %, ils sont souvent contraints de vendre leur production à perte. Les suicides se multiplient. Un éleveur pointe du doigt ceux qui achètent son lait. « Ce sont les grandes surfaces qui sont en haut de la pyramide, c’est l’effet domino : elles font pression sur les industriels qui font pression sur les coopératives, qui à leur tour font pression sur les agriculteurs. On se contente de ce qu’on veut bien nous donner, des prix rarement rémunérateurs. » Les éleveurs mécontents, non soutenus par la FNSEA, contestent le chiffre de 10 % de grévistes avancé par le ministre de l’Agriculture (selon eux, le taux est de 40 à 70 %) et en appellent à Nicolas Sarkozy.
France Soir 1, France Soir 2, Reuters

  • 6 366 euros par mois pour d’ex traders au chômage

A en croire l’UNEDIC, la pratique est exceptionnelle. Après avoir tenté leur chance et parfois fait fortune à Londres, des traders français rentrent au pays, une fois licenciés, pour y toucher des indemnités de chômage. Certains recevraient jusqu’à 6 366 euros par mois, alors qu’ils n’ont jamais cotisé en France. Il leur suffit d’obtenir un contrat d’un à vingt-huit jours à leur retour dans l’Hexagone. Le 24 septembre 2008, l’UNEDIC évoquait “24 demandeurs d’emploi indemnisés sur la base d’un salaire supérieur à 7 000 euros net mensuel” perçu en Europe, dont 4 sur un salaire touché en Angleterre. TF1-LCI

  • Mutation du marché de l’armement : Dassault devancera probablement les américains au Brésil

Le ministre de la défense brésilien a confirmé, mercredi 16 septembre, la préférence de son pays pour l’avion de combat Rafale de Dassault, en raison du transfert de technologie total proposé par les Français. L’avion Rafale est engagé dans une compétition serrée avec le Gripen du suédois Saab et le F/A-18 Super Hornet de l’américain Boeing pour fournir 36 avions de combat multirôle au Brésil. “Les précédents que j’ai des Etats-Unis sont mauvais”, a souligné le ministre. Le président Lula a déjà dit que la décision serait politique et qu’il aurait le dernier mot. Le ministère de la défense a fixé au 21 septembre le dernier délai pour que Dassault formalise “une nouvelle offre commerciale” et a invité Boeing et Saab à aligner leurs propositions sur celle de la France.
Le Monde