Paris : Le krach immobilier est pour demain !

Hausse des taux de crédit, baisse des prix, multiplication excessives des constructions de bureaux, aujourd’hui plus que jamais le krach menace l’immobilier parisien.

Faire de la capitale et sa région une immense métropole à l’échelle mondiale, voilà en quelques mots l’objectif affiché du « Grand Paris ». Si le projet se veut ambitieux, en ce qui concerne l’immobilier le revers de la médaille sera sans doute d’une ampleur toute aussi significative.

En effet, face à la perspective d’un rattachement à la capitale, bon nombre de communes franciliennes mettent en branle d’importants chantiers de construction afin de développer leur offre de bureaux et d’attirer de nouvelles entreprises dans leur giron. Or, en matière d’immobilier tertiaire, l’offre est déjà plus que conséquente en Ile-de-France.

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Chine : Krach boursier

Pendant que nous avons les yeux rivés sur la Grèce, la Chine est en train de vivre une panique boursière. Est-ce une surprise ?

Pas vraiment. En fait, ça y est: la Chine est vraiment capitaliste ! Il y a 23 ans, au moment de l’inauguration des Bourses de Shanghai et de Shenzhen, le grand quotidien China Daily avait prévenu : la Bourse chinoise sera vraiment à maturité lorsque des gens auront sauté par les fenêtres. Alors pour l’instant, personne ne s’est jeté du haut d’une tour, mais c’est la Bourse de Shanghai qui fait un saut spectaculaire. En moins d’un mois, son indice phare, l’indice CSI 300, a chuté hier de 6,75 %. Surtout, cela fait une dégringolade de 32 % depuis le 12 juin.

Le gendarme de la Bourse chinois a pris une mesure exceptionnelle mercredi 08/07: il a interdit aux gros actionnaires de vendre leurs titres pendant une période de six mois. Du coup, Shanghai rebondit jeudi matin. Mais les problèmes ne sont pas résolus pour autant.

Comment expliquer ce krach ?
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Chine : Un krach boursier secoue le pays

Les Bourses chinoises de Shanghaï et Shenzhen ont plongé de près de 20 % en deux semaines. Quelque 2000 valeurs en chute de près de 10 %, des indices qui s’effondrent de 7,4 % et 7,8 % en une séance… Les places chinoises ont vécu vendredi une folle journée, la pire depuis 2008.  

Inquiets depuis quinze jours déjà, échaudés par une première correction mi-juin, les investisseurs, pour l’essentiel des particuliers, ont cédé à la panique. Dans un marché à bout de souffle après une hausse vertigineuse (+ 100 % en un an), et victimes d’une spéculation à tous crins, les investisseurs espéraient voir un soutien du gouvernement via une baisse des réserves obligatoires des banques destinée à doper le crédit.

«Le gouvernement ne veut pas d’un krach boursier. Si besoin, il fera ce qu’il faudra pour soutenir le marché», estime Karine Hirn, associé chez East Capital à Hongkong. Mais éviter l’éclatement d’une bulle n’est pas toujours facile. En Chine, certaines petites valeurs, notamment technologiques, se paient 70 à plus de 100 fois leurs bénéfices.

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Myret Zaki : « La BCE a le plus mauvais maître : la Fed »

La Banque centrale européenne (BCE) ne parvient jamais à contenter les marchés et les leaders économiques. Quoi qu’elle fasse, on la compare à sa grande sœur, la Réserve fédérale américaine (Fed), censée être plus jolie et plus douée qu’elle. Une erreur d’appréciation qui sera à l’origine de la prochaine crise financière.

Quand la BCE ne fait pas d’assouplissement, un concert de critiques s’élève contre son manque de proactivité, évident en comparaison de la Fed, qui a eu le “courage” d’employer des grands moyens en sortant le fameux “bazooka” de la planche à billets entre 2009 et 2014.

Et quand la BCE décide, comme aujourd’hui, de faire un assouplissement monétaire, on la désapprouve tout autant, en estimant que la zone euro a de toute façon des problèmes plus grands que les États-Unis et que cette opération ne suffira pas.

La BCE n’a pourtant pas lésiné sur les moyens. En annonçant ce 22 janvier à 14:30 qu’elle va injecter, d’ici septembre 2016, 1100 milliards d’euros (ou 1300 milliards de dollars), elle a pris les attentes les plus optimistes du marché (1000 milliards) et y ajouté une petite prime de 100 milliards pour remercier le marché de sa patience, lui qui n’aurait pas toléré opération moins démesurée.
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Pétrole : Le prochain krach pourrait jaillir de la chute des cours

La baisse des taux et l’abondance des liquidités provoquées par les actions massives des banques centrales à travers le monde ont poussé les investisseurs, à la recherche de rendement, à prendre des risques. Ils ont notamment financé la frénésie de forage de pétrole de schiste aux États-Unis.La chute des cours du pétrole pourrait bien provoquer le prochain krach boursier, s’inquiètent des opérateurs de marché, abasourdis par la dégringolade de 45% du prix du baril de brut en six mois, passé sous 61 dollars pour le Brent (référence de la Mer du Nord) et sous 58 dollars pour le WTI (brut léger américain), au plus bas depuis cinq ans et demi.

La chute des cours de l’or noir oblige les hedge funds à vendre leurs actifs les plus liquides pour rembourser les sommes empruntées pour spéculer sur le boom énergétique américain.

« Pour le moment, ce n’est qu’une simple correction emmenée par la chute des actions des compagnies pétrolières, mais ça pourrait bien vite se transformer en krach », craint un trader suisse. Un krach qui trouverait son origine dans la faiblesse des taux, l’abondance de liquidités et un ratio risque/récompense progressivement de moins en moins attractif sur les actions.
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Vent de panique sur les Bourses mondiales

Le mois d’octobre s’annonce calamiteux pour les marchés boursiers. Après deux séances de répit, un vent de panique a soufflé hier. Le CAC 40 a chuté sous le seuil des 4000 points. A la clôture mercredi, le Dow Jones a perdu 1,06% et le Nasdaq 0,28%.De mauvaises statistiques économiques aux États-Unis et les interrogations sur le futur financement de la Grèce ont précipité les places dans le rouge. A Paris, l’indice CAC 40 a dévissé sous le seuil symbolique des 4000 points, à 3.939,72 points, son plus bas depuis fin août 2013 .

Avec un recul de 3,63% mercredi, l’indice vedette parisien affiche désormais une perte de 8,29 % depuis le début de l’année. Aucune valeur n’a été épargnée : Alcatel-Lucent (-6,3 %), Crédit Agricole (-5,45 %) et GDF Suez (-5,42 %) ont signé les plus fortes baisses de la journée.

Ailleurs en Europe, la Bourse de Francfort a reculé de 2,87%, Madrid a perdu 3,59%, Athènes 6,25% et Londres 2,83%. Wall Street a terminé en baisse une séance éprouvante mercredi : le Dow Jones, après avoir chuté de plus de 2,80% en séance, a finalement perdu 1,06% et le Nasdaq 0,28%.

Le financement de la Grèce en question

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Comment les banques centrales provoquent les crises financières

Nous disons et écrivons très souvent que l’économie est largement financiarisée depuis plus de 15 ans. Nous vivons dans une économie de bulles d’actifs financiers. En fait, lorsqu’une bulle éclate sur un actif, on assiste généralement à la naissance d’une nouvelle bulle sur un autre actif car l’argent abondamment créé par les banques centrales ne peut, en général, être repris sous peine de provoquer d’énormes pertes en patrimoine chez les investisseurs privés ou de créer une crise bancaire.

Nous sommes donc en plein aléa moral puisque certains acteurs financiers ne sont pas assez rigoureux dans l’analyse du risque de leurs investissements ; ils se reposent sur le fait qu’ils ont une capacité de nuisance systémique et qu’en conséquence il y aura toujours un prêteur/sauveur en dernier ressort (en l’occurrence la banque centrale de sa zone monétaire).

C’est l’une des principales origines des crises financières que nous connaissons depuis les années 2000 : des politiques monétaires trop accommodantes pour ne pas dire laxistes avec un environnement de taux “anormalement” bas et donc de coûts de financement très avantageux (taux emprunts d’Etat de plus en plus ridicules, écarts de taux vis-à-vis des taux de swap ne rémunérant que très peu ou même pas du tout le risque bancaire ou d’entreprise).

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Ça fait rire les spéculateurs, ça ruine les salariés

Par Myret Zaki

Il existe un facteur qui permet aux investisseurs de voir s’apprécier exagérément la valeur de leur portefeuille par rapport aux fondamentaux économiques. Et qui, en même temps, cause une perte du pouvoir d’achat des salariés et, à terme, une dégringolade durable des conditions économiques et des finances étatiques.

Il s’agit de l’inflation, celle invisible aujourd’hui dans les statistiques, mais visible aux yeux des consommateurs, et évidente dans les prix des actions, de l’immobilier, et de l’art.

Cette inflation qui ne dit pas son nom sert d’unique politique monétaire depuis plus d’une décennie. Les indices officiels de prix à la consommation la sous-estiment grossièrement. Mais surtout, ces statistiques ne tiennent aucun compte de l’inflation la plus dangereuse, celle boursière et immobilière. Cette même bulle des prix qui avait causé le krach de 2008, et qui sera la cause inévitable du prochain krach.

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La prochaine crise : En 2015 ?

L’avenir pourrait nous rappeler très bientôt que, depuis plus de vingt-cinq ans, une grande crise économique et financière s’est déclenchée tous les sept ans.

…En toute logique, cette crise devrait se déclencher en 2015. Si on ne s’y prépare pas, elle sera pire que les précédentes, en particulier en Europe.

En octobre 1987, le Dow Jones perd 22,6 % en une journée ; c’est le premier krach de l’ère informatique. La crise s’étend vite ; le 2 novembre 1987, Time Magazine fait sa couverture sur : « La panique s’empare du monde ». La Fed réussit à calmer le jeu.

En décembre 1994, alors qu’une euphorie des entreprises fondées sur Internet enfle dans la Silicon Valley, l’Orange County, tout à côté, spécule sur les marchés financiers, et se déclare en faillite ; un peu plus tard, une brutale et brève crise monétaire et financière asiatique se propage en Russie et au Brésil puis aux Etats-Unis. La Fed réussit là encore à maîtriser la situation.

Dès avril 2001, la bulle Internet, qui s’est formée depuis cinq ans, explose ; l’indice Dow Jones perd 7,3 % en une journée. Encore une fois, la Fed calme le jeu en inondant le pays de liquidités, qui se transformeront en crédits immobiliers.

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“La bonne nouvelle est que le peuple est en train de se réveiller”

Une autre politique climatique peut-elle sauver l’Europe ? La croissance va-t-elle revenir ? Un nouveau mouvement politique peut-il remplacer un PS en effondrement moral ? Rencontre avec Pierre Larrouturou, après José Bové, Corinne Lepage, et Jean-Luc Mélenchon.

Reporterre – Comment interprétez-vous le désamour des Français à l’égard de l’Europe ?

Pierre Larrouturou - Pendant trente ans, l’Europe était un espace de coopération et de justice sociale. Et puis il y a eu un tournant, qu’on a appelé la révolution néo-libérale les débuts des années 1980. Depuis trente ans, au lieu d’avoir une coopération et une justice sociale, la concurrence a été érigée comme un dogme fondamental au-dessus de tout le reste. Cela amène une précarité terrible, à la violence sociale, à la violence contre la planète. L’Europe n’est plus fidèle aux valeurs des pères fondateurs.

En quoi est-elle différente de la conception originelle ?

La première volonté était de mettre le charbon et l’acier en dehors des mains des capitalistes et de faire une union politique en commençant par des choses concrètes. il y avait des règles sur le charbon et l’acier, sur le salaire minimum, sur le fonctionnement économique. Et quand un pays dévaluait sa monnaie, il y avait un montant compensatoire agricole qui évitait qu’il y ait un avantage compétitif lié à cette dévaluation.

Aujourd’hui, le traité transatlantique dont François Hollande veut accélérer la négociation est le contraire des valeurs de ceux qui ont créé l’Union européenne.

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Le trading haute fréquence : « Un choix idéologique et politique »

6 mai 2010, krach éclair à Wall Street. En moins de 10 minutes, près de 1 000 milliards de dollars se sont envolés. Du jamais-vu. Un bug informatique en serait à l’origine. De plus en plus d’opérateurs boursiers effectuent leurs transactions financières via des ordinateurs et des algorithmes ultra-sophistiqués. Véritable « boîte noire » de l’économie moderne, ce système, dénommé trading haute fréquence représente 40% des ordres passés en Europe – 50% sur le CAC 40 – et près de 75% aux États-Unis. Quels sont les nouveaux risques liés à ces techniques ? Entretien avec Gérard Paul, ancien cadre bancaire.

Basta ! : Le trading haute fréquence, c’est quoi ?

Gérard Paul [1] : Le trading haute fréquence (THF) consiste en l’exécution à grande vitesse de transactions financières pilotées par des algorithmes, dit le dictionnaire. Il s’agit d’une modalité du trading automatique. Les opérateurs de marché virtuels peuvent exécuter des opérations sur les marchés boursiers à l’échelle de la microseconde (0,000001 seconde).

La vitesse de transaction du THF était encore de 20 millisecondes à la fin de la décennie 2010. Elle est passée à 113 microsecondes en 2011 (une vitesse 181 fois supérieure, ndlr). A partir de ces moyens techniques, les opérateurs de THF mettent en œuvre des tactiques de trading. Il vaut mieux, à mon sens, parler de « tactique » – à très court terme – plutôt que de stratégie, qui implique une vision de plus long terme.

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Le même krach qu’en 1929 prévu pour février 2014

Depuis le krach de 1929, la crise économique qui s’en est suivie est régulièrement évoquée et montrée du doigt comme exemple à éviter (sauf pour les spécialistes de l’art de la chute). La bourse de New York prend pourtant la même direction qu’en 1929, avertit BusinessWeek, citant les propos de l’analyste financier Tom DeMark.

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Ce graphique permet de visualiser la comparaison établie par Tom DeMark.

«Le marché va connaître une amélioration de plus, puis une fois que nous serons environ à cette hauteur, je pense que ce sera plus traître», prédit à BusinessWeek Tom DeMark, un analyste financier qui, en se fondant sur les mathématiques, a mis au point des indicateurs capables de prédire les mouvements des marchés financiers.

«Je pense que tout est pré-ordonné à présent. Si vous regardez les nouvelles valeurs hautes et basses du [New York Stock Exchange], à chaque fois que nous avons atteint un nouveau pic record, il y avait de moins en moins de stocks dans l’index de participation concerné. C’est de plus en restreint

Le financier avance par là que c’est un nombre de plus en plus limité d’entreprises qui poussent la bourse vers le haut, accentuant de fait la spéculation.
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La finance dérégulée nous condamne aux krachs

Pour l’économiste André Orléan, dans un univers boursier par essence spéculatif, la transparence ne sert à rien. Le seul moyen d’éviter les crises à répétition engendrées par les bulles est de définanciariser l’économie.

Un bureau grand comme un mouchoir de poche, grignoté par des piles de dossiers et des rayonnages de livres. Et un pupitre pour tout meuble, surplombé d’une affiche au titre ironique : Manifeste des “sagesses boursières”… jamais respectées.

Justement, les folies financières et les bulles de marché, André Orléan, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, les scrute et les dissèque depuis longtemps à la façon d’un biologiste. Apparemment, pour l’auteur de L’Empire de la valeur (Seuil) et de De l’euphorie à la panique (Editions Rue d’Ulm), la série des krachs entamée depuis une douzaine d’années risque de se poursuivre.

Mouvements erratiques des actions, chute de l’or, recul des marchés émergents, bulle sur quelques obligations d’Etat… Cette situation d’extrême nervosité sur tous les marchés – et non pas quelques-uns – est-elle inédite dans l’histoire?

Non. Dans les situations de forte incertitude, les investisseurs se replient fréquemment sur les actifs réputés sans risque, quitte à les faire mécaniquement monter au-delà du raisonnable. Aujourd’hui, majoritairement, ce sont quelques emprunts d’Etat, en l’occurrence ceux émis par l’Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et dans une certaine mesure la France, qui profitent de ce flight to quality alimenté par le déluge de liquidités que les banquiers centraux déversent sur les marchés financiers.

Cette situation est fort risquée. Plus la période est troublée, plus les marchés réagissent de façon binaire, rejetant tous les titres à l’exception des plus sûrs.

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“L’effet Joseph” ou l’application des fractales à la finance

Vous avez peut-être entendu parler de Benoît Mandelbrot comme étant l’inventeur des fractales. Mais il s’est aussi intéressé à la finance, introduisant les concepts d’un “effet Joseph”, qu’illustre aujourd’hui fort bien le cours de l’or et également d’un “effet Noé” qui a plus tard été repris sous l’appellation de “black swann” ou “cygne noir” en français. Mais les gens n’inventent rien. Tout ça était déjà connu dans les années 70. Le Collège de France avait même invité Mandelbrot à lui présenter ces choses dans une série de trois exposés d’une clarté admirable, dont le texte est malheureusement devenu introuvable aujourd’hui, même sur l’internet.

LA RECHERCHE • Que sont les fractales?

BENOIT MANDELBROT • Les fractales sont des objets géométriques qui ont la propriété que voici: ils peuvent être décomposés en fragments dont chacun a la même forme que le tout. Dans le cas de la Bourse, l’objet géométrique est une de ces courbes très irrégulières qui donnent, par exemple, le prix d’une action en fonction du temps.

Les journaux reproduisent ces courbes selon un format “paysage” de largeur et hauteur données. Mais supposez qu’on ne prenne en considération qu’une partie d’une telle courbe; par exemple, au lieu de suivre un prix sur cinq ans, on peut décider de le suivre, mais avec une précision croissante, sur une année, quelques mois, voire quelques jours.

La courbe partielle sera, elle aussi, imprimée selon le format “paysage.” C’est là qu’interviennent les fractales. Une fractale auto-affine est un objet géométrique pour lequel les parties ainsi réduites suivent les mêmes règles que le tout. Que l’on considère un cours boursier sur une longue période, ou sur une courte période, les détails seront tout à fait différents, mais l’allure générale, les règles générales, seront très semblables.

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Jean Borjeix : ” Krach boursier sur les marchés asiatiques “

Jean Borjeix, du groupe Platinium Gestion, le 13 juin 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer.

« La Banque mondiale va encore réviser à la baisse ses prévisions – Les marchés sont très manipulés par les banques centrales – La vitesse de circulation de la monnaie aux États-Unis prouve que les ‘Quantitative Easing‘ ne fonctionne pas. »

Cela va très mal finir ! Et la “fin de la partie” est pour bientôt !

« Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents ».

Maurice Allais, prix Nobel de sciences économiques en 1988.

Nous pensons que les banques centrales sont en train de perdre le contrôle des Systèmes bancaire et monétaire dans la mesure où leurs politiques ultra laxistes ont abouti (comme tout économiste “autrichien” pouvait d’ailleurs le prévoir) au contraire de ce qu’elles voulaient obtenir puisque les taux d’intérêt à long terme ont commencé une forte hausse de nature à provoquer l’effondrement des prix des obligations et que les actions très surévaluées ont commencé leur retournement à la baisse dont tout indique qu’il va se transformer en krach (mini ou maxi impossible à savoir), sans que les économies se soient durablement redressées ni que le chômage ait suffisamment baissé.

Cette fois-ci, la chute des obligations ne permettra pas aux actions de monter plus haut, les deux actifs chutant ensemble comme cela a commencé au Japon. Ce qui entrainera de nouvelles faillites de banques et autres institutions financières dont l’exposition aux deux actifs précités est à un niveau record. Sans parler des épargnants qui se feront à nouveau rincer…

La seule action que les banques centrales ont réussi c’est de créer des bulles dont l’éclatement est inévitable, étant donné que leur création monétaire artificielle massive n’est pas entrée dans l’économie réelle mais s’est investie dans les actifs financiers dont la hausse ne favorise que les mécanismes de spéculation sans liens avec la réalité de l’offre et de la demande effectives au seul bénéfice de quelques “oligarques” de la finance (grands spéculateurs et/ou dirigeants des banques supposées “too big to fail”).

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La Bourse va trop vite, un krach risque d’arriver

L’événement est presque passé inaperçu en Europe. Pourtant le 6 mai 2010, la bourse de New York a connu la plus violente baisse (temporaire) de son histoire. “A 14 h42, la Bourse est devenue folle, le cours de certaines actions est arrivé à zéro, tandis que d’autres se sont vus propulsés à 100 000 dollars, explique le journaliste suisse François Pilet qui a enquêté sur le sujet. Après vingt minutes de confusion totale, les valeurs reprendront finalement un cours presque normal, aidées par les autorités financières qui annuleront de nombreux ordres de vente jugés “anormaux”.

Que s’est-il passé ce fameux 6 mai ? A l’époque, personne ne le comprend. Il faudra des mois aux instances financières pour évoquer un scénario : celui d’une petite société d’investissement du Kansas qui aurait fait une erreur “de frappe” dans l’un de ses ordres d’achat. “Il y a quelques années, cet événement n’aurait eu aucune conséquence, mais vu comment fonctionnent les marchés financiers actuellement, le moindre petit incident peut avoir des effets en cascade désastreux”, poursuit François Pilet.

Ce phénomène nouveau se nomme “flash éclair” (crash flash). “Les marchés financiers ont été fragilisés : il peut y avoir des trous d’air très spectaculaires. Depuis ce 6 mai 2010, plus un mois ou presque ne s’écoule sans qu’un problème boursier ne suscite l’attention et l’inquiétude.”

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Philippe Béchade : « Il n’y aura aucune reprise au Japon »

Philippe Béchade, rédacteur en chef à la Chronique Agora, le 22 mai 2013 sur BFM Business dans l’émission “Intégrale Placements“.

« La réaction en chaîne [de la bourse japonaise] n’est plus maîtrisable, c’est un krach à la hausse. Quand on a 50% de retour sur investissement en quatre mois et demi, il n’y a aucun placement dans le monde réel, rien ne résiste à ça. Aux États-Unis la consommation ne repart pas. La FED achète et fait monter le marché, c’est totalement mécaniste. »

Suisse : La dette du pays flambe avec les prix de l’immobilier

Avec le bas niveau des taux d’intérêt, les prix de l’immobilier en Suisse ont pris l’ascenseur. Et avec eux l’endettement hypothécaire, domaine où les ménages suisses sont aujourd’hui vice-champions du monde.

La Banque nationale suisse (BNS) revient régulièrement sur les risques liés à la «dynamique» du marché de l’immobilier. Aujourd’hui, cette tendance à la surchauffe ne se traduit plus uniquement par une flambée des prix, mais aussi par une forte augmentation de l’endettement des ménages suisses.

Au fil des ans, celle-ci a augmenté pour dépasser la performance économique du pays, à savoir le niveau annuel du produit intérieur brut (PIB). Pour être précis, le volume des crédits hypothécaires des seuls ménages atteint le niveau record de 614,244 milliards de francs, selon les chiffres de la BNS pour août 2012.

Il s’élève ainsi 103,6% du produit intérieur brut (PIB), que le Seco estime à 592,652 milliards de francs. Seuls les ménages néerlandais présentent au monde un taux d’endettement hypothécaire plus élevé (107%).

Trois quarts du total

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La faillite, l’inflation ou la guerre…

Nos vieux pays européens entrent dans la mondialisation à reculons, pleins d’angoisse devant une révolution à laquelle rien ne les a préparés : là où la chute de Rome avait été précédée par l’avènement du christianisme, là où la révolution française était fille de l’Encyclopédie et le séisme bolchevique enfant spirituel du marxisme, la révolution mondialiste n’est si l’on peut dire « fille de personne ». Aucune philosophie structurante pour accueillir les débris de nos civilisations fatiguées ! Comme disait en son temps Gramsci : « le vieux monde ne veut pas mourir et le nouveau tarde à naître ». Le constat est inquiétant.

La Danse Macabre : Couvent des Innocents, Paris

Faisons ensemble le tour des solutions envisageables :

1/ La faillite ne déplairait pas aux tenants actuels de l’extrême gauche. Elle éliminerait une bonne part des possédants tout en ruinant à coup sûr tous les épargnants. Je crois entendre le « bien fait ! » des thuriféraires de cette solution radicale. C’est la technique utilisée par l’URSS naissante dont elle n’a pu sortir qu’en affamant son peuple par des exportations de grain pour payer cash ses achats de machines. Mais c’est oublier qu’un pays qui a fait défaut ne s’en remet pas avant de très longues années. Et il faut être bien fou pour penser que le niveau de vie des plus pauvres en sortirait grandi. La faillite argentine quoi qu’on puisse en dire, n’est pas rassurante sur ce point. Encore ne s’agissait-il que d’un pays « moyen » dont les conséquences de la banqueroute ont pu être limitées… Le krach d’un grand pays aurait, lui, des conséquences incalculables.

2/ L’inflation : D’autres prônent la relance keynésienne à la Roosevelt : lancer de grands travaux d’intérêt général en empruntant davantage mais en mutualisant les dettes, ce que les Etats européens les plus sérieux contestent à bon droit. Rappelons à ce sujet quelques vérités utiles :

Là où la France et l’Angleterre sortent ruinées de la guerre de 14, les U.S.A. de l’époque sont riches. En 1929, on estime le taux d’endettement fédéral à environ 25% du PIB. Rien à voir avec les 100 à 110% d’aujourd’hui ou les 85% (chiffre moyen) de l’Europe. De plus les « smoke stack industries », disons les grands secteurs manufacturiers, sont encore intégralement présents sur le sol américain. Il est donc possible d’appuyer sur le levier relance par l’endettement au profit des usines locales là où l’Amérique actuelle a perdu des pans entiers de son outil industriel. Le fait est que la relance par la consommation (crédit à taux zéro etc.), profite largement au reste du monde sans doper beaucoup la croissance intérieure. Il y faudrait une politique beaucoup plus protectionniste permettant aux U.S.A. de remettre en route leurs chantiers navals, leurs usines sidérurgiques etc. Mais il est bien tard pour cela car ses créanciers ne l’entendraient pas de cette oreille et l’Amérique ne peut les ignorer sous peine de mesures de rétorsion ravageuses.

Si l’on admet que la dévaluation unilatérale, euphorisante à court terme, est impossible au sein de la zone euro et qu’une croissance forte est sans doute écologiquement insupportable à l’échelle mondiale, le niveau de la dette actuelle ne saurait donc être stoppé et plus encore diminué (en % du PIB) que par un seul moyen: l’inflation.

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Une Constitution pour changer d’Islande ?

Le 20 octobre, les Islandais voteront pour adopter ou rejeter la nouvelle Constitution qu’ils préparent depuis deux ans. Héritée du Danemark, la loi fondamentale qui régit actuellement la République d’Islande a été adoptée à la hâte en 1944, au lendemain de l’indépendance. A l’époque, il s’était principalement agi de remplacer le roi par un président élu, étant entendu que le texte, considéré comme provisoire, serait amendé à la première occasion. Ce n’est que fin 2008, en plein cœur de la tourmente financière qui secouait alors les institutions et sous la pression des mouvements citoyens, que la nécessité d’une refondation complète s’est finalement imposée.

Le projet sur lequel les électeurs auront à se prononcer dans quelques jours a été conçu à l’écart de toutes les structures politiques conventionnelles, sous la supervision d’un conseil de vingt-cinq représentants de la société civile élus lors de scrutins ouverts. Et c’est en lançant une vaste consultation interactive sur Internet et les réseaux sociaux que l’Assemblée constituante a débuté ses travaux. Le procédé, inédit dans les annales de la construction démocratique, a été retenu en partie en raison de la piètre estime en laquelle la population tient sa classe politique, depuis que le pays a évité de justesse la faillite à l’automne 2008 (1). Un désaveu qui ne semble pas se démentir puisqu’un sondage révélait récemment que neuf Islandais sur dix n’accordent aucune confiance à leur Parlement.

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Un stratège de Saxo Bank prédit un krach boursier imminent

Les bourses voient la vie en rose actuellement. Mais Peter Garnry, stratégiste de Saxo Bank, met les pieds dans le plat. Arguments à l’appui, il prédit une débandade toute prochaine de 10%.
Après plusieurs mois de progression boursière, le rouge serait dans l’air.Depuis juin, les bourses flambent. On n’est pas loin de l’euphorie à voir les progressions enregistrées. Plus 15% par exemple à la bourse suisse depuis début juin.

Connu pour ses vues peu orthodoxes, le stratège actions de Saxo Bank lance un pavé dans la mare. Peter Garnry prévoit une correction boursière imminente de l’ordre de 10%. Ce qui, à la baisse, est considérable.
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Chine : La montée en puissance du pays futur détonateur de la prochaine Guerre mondiale ?

Alors que le Royaume-Uni et la zone euro sont retombés en récession, les Etats-Unis et le Japon sont menacés du même sort. La Chine, elle, continue de prospérer. En se nourrissant d’un déséquilibre commercial international qui ruine les autres pays de la planète, la Chine sera-t-elle l’élément déclencheur du prochain conflit mondial ?

Si dans les années 30, la récession avait été dans l’ensemble plus accentuée que celle que subissent aujourd’hui les pays développés, c’est essentiellement parce que les dirigeants politiques concernés n’avaient pas réagi à hauteur de l’adversité qu’ils subissaient.

Il n’en va pas de même aujourd’hui. Les dirigeants américains, européens et japonais, pour éviter un remake des années 30, se singularisent au contraire par une succession d’initiatives d’une audace extrême.

Fin 2008, faisant fi de l’état de leurs dettes publiques, ils décidèrent, sous l’égide du FMI et de DSK, une opération de relance budgétaire massive et simultanée qui se termina très mal : effet boomerang, les titres de leurs dettes publiques furent attaquées, obligeant le Royaume-Uni à basculer dans une austérité budgétaire marquée dès 2010 et obligeant un nombre croissant de pays de la Zone Euro à adopter eux aussi des politiques d’austérité jamais vues.

Pour faire baisser les taux longs sur leurs marchés obligataires en dépit de la défiance dont leur dette publique faisait désormais l’objet, la Banque d’Angleterre, la Fed, la Banque du Japon et très récemment la BCE elle-même ont osé pratiquer ce qu’elles s’interdisaient jusqu’alors : faire fonctionner la planche à billets, le financement des Etats par la banque centrale qui leur correspond.

Ce qui est alarmant, c’est que toutes ces initiatives de relance, bien que d’une ampleur jamais vue, n’ont accouché que d’une souris. Certes, l’ampleur de la récession est bien moindre que celle subie dans les années 30. Mais jusqu’à présent, les économies des pays développés n’ont redémarré ni significativement ni durablement. Pire, si on interrompait brusquement les perfusions artificielles qui leur sont administrées, ces économies s’effondreraient et on se retrouverait dans l’affreux scénario des années 30.

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États-Unis : Le krach asiatique de 1997, cause négligée de la crise américaine

Par Dean Baker, économiste, codirecteur du Center for Economic and Policy Research, Washington, DC.

Les États-Unis se plaignent souvent de la concurrence industrielle des pays d’Asie. Ils oublient qu’en 1997, quand la crise financière a ébranlé cette région du monde, ils lui ont imposé un traitement de choc tel que les États concernés se jurèrent de ne plus jamais se trouver en position de faiblesse. Ils ont donc décidé d’amasser des devises… en exportant vers les États-Unis.

Lorsqu’il s’agit d’analyser les déséquilibres dont souffre l’économie des États-Unis, la plupart des experts minorent l’impact – pourtant fondamental – du déficit commercial américain, voire s’en désintéressent totalement. Ils évoquent encore moins l’origine de ce déficit, conséquence directe du plan de sauvetage élaboré par le Trésor américain lors de la crise asiatique de 1997. Ce programme, mis en œuvre par le Fonds monétaire international (FMI), a pourtant conduit au gonflement de la bulle immobilière dont l’explosion, en 2007, a ébranlé le système financier.

Avant 1997, les États-Unis enregistraient des déficits commerciaux qui dépassaient à peine 1 % du produit intérieur brut (PIB). Dans l’esprit de l’administration Clinton, l’un des objectifs principaux de la réduction du déficit budgétaire était de provoquer une décrue des taux d’intérêt qui, à son tour, entraînerait une baisse du dollar. Un billet vert plus faible rendrait en effet les produits américains plus compétitifs sur le marché international, ce qui améliorerait le solde de la balance commerciale et stimulerait l’économie.

C’est d’ailleurs précisément ce qui s’était produit dans les deux années suivant l’élection de M.William Clinton à la Maison Blanche : le dollar chuta en 1993 et en 1994 ; le déficit se résorba par rapport au PIB (alors en croissance de 3 % par an).
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Les dépressions mondiales se suivent et se ressemblent

En 1873, le krach démarre à Vienne, passe à Berlin, à Paris, puis en Amérique ! En Europe, aux USA, les Bourses plongent, la crise, le chômage… Déjà.

La crise ! La crise ! On n’entend parler que d’elle depuis quelques années. Horreur, ô désespoir, les Bourses chutent, l’économie s’effondre, l’emploi disparaît… C’est la fin du monde ! Mais non ! C’est simplement le capitalisme qui connaît un petit passage à vide… comme il en vit régulièrement. Une bonne petite purge pour pouvoir repartir de plus belle. Depuis deux siècles, c’est qu’il y en eut un sacré paquet de crises, de krachs, de dépressions et autres gâteries du même style. Et pas que des petites crises, mais des énormes, de celles qui font croire à l’apocalypse.

Mais qui s’en rappelle ? Celle de 1929 reste encore dans les mémoires, mais elle a été précédée par de nombreuses autres : en 1873, en 1865, en 1836. À chaque fois, des coups de poing dans la gueule. Le monde civilisé croit ne jamais pouvoir s’en relever et il reprend toujours du poil de la bête, les banques souvent à l’origine de la tourmente renaissent de leurs cendres pour entamer un nouveau cycle.

Le 9 mai 1873, affolement à la Bourse de Vienne. Une semaine après l’ouverture de l’Exposition universelle destinée à magnifier le règne de l’empire austro-hongrois, c’est le krach. La bulle spéculative immobilière de l’Autriche éclate. En quelques heures, des centaines de banques font faillite, entraînant la ruine de centaines de milliers de petits épargnants. Les établissements financiers sont incapables de récupérer l’argent prêté sans discernement aux sociétés immobilières et aux particuliers pour construire à Vienne. Un seul exemple édifiant : la banque Placht et Fels se révèle incapable de réunir 9 000 florins d’avoirs alors qu’elle affiche un passif de 2,76 millions de florins. C’est inimaginable.

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Histoire : John Law, la banque royale et le krach de 1720

Né en 1671 à Édimbourg, John Law gagne la confiance du régent Philippe d’Orléans à la mort de Louis XIV. La France est endettée et Law suggère en 1716 la création d’une banque privée que le régent érige en banque royale deux ans plus tard. Elle a le droit d’émettre des billets au porteur en écus. Les affaires sont d’abord florissantes, la spéculation gonflant le cours des actions.

Mais dès l’année suivante, les bénéfices se font attendre et on assiste à des fuites de capitaux à l’étranger. Pour faire face, Law fait miroiter les immenses réserves d’or découvertes en Louisiane et au bord du Mississippi. Il invente l’émission d’une action populaire pour les exploiter.

(Merci à alex1737)

Luttez contre ces dettes qui menacent l’économie mondiale

Il est toujours intéressant de suivre de près les investissements des gourous de la finance.

La "machine à rêves" - Times Square, New York City

Les dernières décisions du fonds Berkshire Hathaway sont particulièrement révélatrices de ce qu’anticipe Warren Buffett pour les mois à venir :

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Avenir de l’euro : le Financial Times a-t-il raison ?

Par Philippe Milliau, membre du bureau exécutif du Bloc identitaire

Depuis des mois, le Financial Times, principal journal financier mondial, celui qui donne le ton pour les opérateurs du monde de la finance, pronostique la crise de l’euro, puis « la possible fin de l’euro ». A supposer que cela soit vrai, est-ce souhaitable ? Assurément pas.

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Quelques prévisions économiques, financières et monétaires

A notre avis, le déclin accéléré de l’Occident – Union européenne (à l’exception de l’Allemagne et de quelques petits États), Grande Bretagne mais aussi USA – vis-à-vis des pays émergents (BRIC) se poursuivra en 2011. Tant aux plans de leur influence géopolitique (ils ne sont plus en mesure de contrôler la plupart des institutions internationales, leurs cultures ne sont plus dominantes et leur modèle de développement à l’heure de la mondialisation généralisée est devenu obsolète) qu’économique (étant de moins en moins compétitifs, ils accumulent des déficits croissants de commerce extérieur ce qui diminue le pouvoir d’achat de leurs consommateurs atteints, en outre, par un chômage de masse et la diminution des prestations sociales du fait du démantèlement de l’État-providence) que financière et monétaire.

Leurs dettes étatiques et privées, déjà à leur plus haut niveau historique, continuent de s’accroître de façon exponentielle sans que leurs programmes de monétisation – dits de Quantitative Easing – et la dévaluation compétitive de leurs monnaies apportent de solution à moyen et long termes puisqu’ils ne créent que des bulles artificielles des marchés d’actions ou d’autres actifs destinées à exploser, tout en repoussant à plus tard l’ajustement drastique auquel ils devront finir par se résoudre).

Quant à pratiquer au pire moment de vraies politiques de rigueur en Occident, pour autant que cela ne déclenche pas une révolte sociale et politique des populations, cela ne pourra qu’accroître sa récession (à l’exemple de la Grèce, de l’Irlande, de l’Espagne, du Portugal, etc.). On va vers une diminution globale de la croissance économique qui devrait progressivement se transformer en dépression.

De leur côté, les pays émergents ne sont pas encore en mesure de substituer rapidement la croissance de leur consommation intérieure à leur modèle économique basé sur l’exportation qui va s’épuiser du fait de la moindre consommation dans les pays occidentaux, d’autant que la richesse étant très inégalement répartie dans lesdits pays il n’y aura pas à court terme chez eux le “boom” de leur économie domestique que beaucoup d’analystes anticipent à tort.

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LEAP – 2ème semestre 2011 : explosion de la bulle des dettes publiques occidentales

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), du 15 décembre 2010

Le second semestre 2011 marquera le moment où l’ensemble des opérateurs financiers de la planète va finalement comprendre que l’Occident ne remboursera pas une partie importante des prêts réalisés au cours des deux dernières décennies.

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Crise systémique : l’heure de vérité approche !

Par Gilles Bonafi

Le 8 novembre 2010 a eu lieu un événement d’une importance capitale, qui a fait deux lignes dans la plupart des grands quotidiens. En effet, lundi 8 novembre, Ambac Financial, l’assureur obligataire américain, s’est inscrit sous protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux Etats-Unis.

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Les secrets de la Réserve Fédérale, institut d’émission monétaire des États-Unis (Rediff.)

Contrairement à une croyance générale, l’institut d’émission des Etats-Unis est, en fait, une machine à fabriquer de l’argent détenue par un cartel bancaire privé, qui gagne d’autant plus que les taux sont élevés. Mine de rien, il imprime des dollars à bon marché et les revend plus cher.

J.P. Morgan et J.D. Rockefeller vers 1910

L’institut d’émission des Etats-Unis, appelé aussi «Réserve fédérale» ou «FED», revient constamment en point de mire lorsque le monde financier international se demande, anxieux, s’il va modifier son taux directeur ou non.

L’abréviation FED se rapporte au «Board of Governors of the Federal Reserve System», c’est-à-dire à la conférence des gouverneurs du «Federal Reserve System» érigé il y a 93 ans.

Il s’agit non pas d’une ­banque centrale traditionnelle, mais de la réunion de cinq banques privées régionales tout d’abord, de douze banques actuellement, disséminées aux Etats-Unis, habilitée chacune à porter le nom de Federal Reserve Bank, un petit nombre d’initiés seulement sachant à qui elles appartiennent.

Un seul point est certain : elles n’appartiennent pas à l’Etat. Néanmoins, elles exercent les fonctions d’un institut d’émission de l’Etat.

Elles prennent leurs décisions au sein du Federal Reserve Board, dont le président les représente à l’extérieur et dont les séances ont lieu à Washington dans leur propre et imposant monument historique. La plus importante de ces banques privées est la Federal Reserve Bank of New York, qui contrôle l’énorme place financière de cette ville. Lire la suite

L’art contemporain et la titrisation du néant

Par Aude de Kerros (graveur, essayiste, auteur de « L’Art caché – Les dissidents de l’Art contemporain » aux Editions Eyrolles)

A l’heure où se tient la Fiac, à Paris, comment se porte le marché de l’art contemporain ? On peut constater qu’au cours des deux années écoulées, il a mieux résisté que lors du précédent krach de 1990. La leçon avait été retenue…

Les collectionneurs d’art contemporain rationalisèrent dès lors leur spéculation en imitant les financiers et leur création de produits sécurisés « scientifiquement ». Ils s’organisèrent et fabriquèrent leurs « artistes spéculatifs » en réseau. Les acquéreurs, cooptés parmi les « too rich to fall », devaient désormais être entièrement propriétaires de l’oeuvre, afin de ne pas devoir être affectés par les crises. Par ailleurs, le réseau engloba, dans une sorte de trust, tous les stades de la valorisation de l’oeuvre : galeries, médias, institutions muséales, salles des ventes mondiales…

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Bank of America : le Foreclosure Gate, le bal des victimes ne fait que commencer…

Par Cécile Chevré

J’espère avoir souligné avec assez de force le danger que représente le Foreclosure Gate. Comme l’ont fait nos rédacteurs alors que le problème des subprime ne faisait pas encore les gros titres. Aujourd’hui, les banques américaines risquent de devoir débourser plus de 1 600 milliards de dollars de taxes non-payées, de dommages et intérêts, et de pertes sur des emprunteurs défaillants.

Dans le fouillis des saisies immobilières : – «As-tu trouvé ton document hypothécaire ?»«Non, mais je pense que j’ai trouvé Jimmy Hoffa» (fameux président du syndicat des camionneurs, disparu en 1975, peut-être assassiné par la mafia). Caricature américaine, octobre 2010.

« Bank of America poursuivi par un groupe incluant la Fed de New York », nous apprend l’AFP.

« Bank of America plombé par ses cartes de crédits », nous apprend La Tribune.

Le Foreclosure Gate commence à faire des ravages.

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Vous devez absolument voir le film Wall Street II… et enfin comprendre !

Par Paul Dontigny (Québec)

Je vous conseille fortement de louer le film Wall Street de 1987 et de l’écouter avant de voir le II.

Et petite parenthèse : lorsque j’ai vu Wall Street 1, j’avais environ l’âge de Bud Fox, le personnage interprété par Martin Sheen. J’avais commencé cette année-là, à 21 ans, à travailler comme courtier et ce que je voyais dans ce film représentait la réalité de ce qui se passait ici [au Québec] à plus petite échelle, dans le contexte des nouvelles émissions Réa [fonds d'investissement de la Banque Nationale du Canada] et le reste…

Le insider trading [trading d'initiés] et le sentiment de pouvoir relié à la capacité potentielle de faire toujours plus d’argent. Les avocats, comptables, le « gang » de financement corporatif et des élites des dirigeants qui vendaient leur stock [portefeuille d'actions] au public.

La focalisation ultime, voire l’obsession envers l’argent à tout prix. C’était ce que j’ai souvent qualifié de « la culture de Wall Street » et elle existe depuis que la première action a transigé [été vendue], et elle existera encore dans 100 ans.

Je racontais ce qui se passait dans cette industrie à mon père qui était médecin et il ne me croyait pas. Il m’avait dit : « la plus grande firme au Canada ne laisserait pas faire de telles choses au détriment des clients » et j’avais répondu qu’elle ne laissait pas faire, elle encourageait et protégeait ces activités… comme tous les autres. En fait, le véritable problème est que les organismes de réglementation essaient de faire croire au public qu’il est protégé…

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Crise économique ou crise du sens ?

Un entretien avec Michel Drac

En 2009, dans « Crise ou coup d’état ? », vous analysiez les aspects purement macro-économiques de la Deuxième Grande Dépression. Cette année, dans « Crise économique ou crise du sens ? », vous écrivez : « Il est temps de nous éloigner de l’économie-monde, pour nous demander si l’économie peut constituer un monde ». Pouvez-vous, dans un premier temps, nous présenter la structure de votre livre ?

Dans « Crise ou coup d’Etat ? », j’ai tenté de montrer que la « bulle de l’endettement » est une stratégie des milieux dirigeants pour gérer le recul de leur domination dans le monde. Il s’agit de gagner la guerre de classes en Occident, alors que sur le plan géostratégique, les milieux dirigeants occidentaux sont confrontés à la montée en puissance d’une Asie rivale. Les classes dirigeantes veulent un modèle dual, afin que l’oligarchie survive au monde qu’elle gérait.

Dans « Crise économique ou crise du sens ? », j’ai voulu comprendre pourquoi notre classe dirigeante avait fait ce choix. Dire que notre classe dirigeante est formée d’irresponsables égotiques préoccupés de leurs intérêts de caste, c’est décrire la surface des choses ; la vraie question, c’est : pourquoi cette classe dirigeante pense-t-elle comme elle pense ?

Je propose d’articuler la réponse autour de la notion de crise du sens. Notre système est en lui-même une crise. La crise est devenue l’essence de notre système, parce qu’il n’est plus consacré qu’à sa propre reconduction. Il n’y a plus de sens à l’action de nos dirigeants, en dehors du maintien de leur position. J’emploie, pour décrire cette situation, des analogies avec, en particulier, la situation de l’Union Soviétique sous Brejnev, ou encore la paraphrénie qui a saisi, à l’échelle micro-économique, la direction d’Enron, progressivement, dans le courant des années 1990. Tout l’Occident est, désormais, un Enron géant.

La crise des subprimes dissimulerait en réalité une implosion spirituelle. Quels éléments vous ont amené à dépasser le cadre de la réflexion macro-économique ?

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Les affranchis de Wall Street

Ils ont provoqué la plus grave crise économique de l’après-guerre et amené les États au bord de la faillite. Deux ans après le krach des subprimes, que sont devenus les responsables ? Ont-ils été châtiés ? Ont-ils changé de pratiques et renoncé à leurs extravagantes rémunérations ?

Dick Fuld, alias Big Dick Le gorille, ex-PDG de Lehman Brothers

Bill Black le colosse roux débonnaire est ravi de vous rafraîchir la mémoire. De vous raconter comment, avocat auprès de l’obscur Bureau de supervision de l’épargne dans les années 1980, il a piloté l’une des plus belles purges financières de tous les temps. Dans la foulée du scandale des caisses d’épargne américaines, les Savings & Loan, « nous avons envoyé plus de 1 000 personnes en prison, se souvient-il. Les banquiers avaient recruté des armées d’avocats et englouti des millions de dollars dans leur défense. Mais, au final, nous avons gagné dans plus de 93% des cas ».

Plus de mille condamnés, pour un scandale déjà – alimenté par la spéculation immobilière, qui avait entraîné la faillite de 1 600 institutions. Et aujourd’hui ? Zéro. Zip. Nada. Deux ans après le coup d’envoi d’une crise sans précédent depuis celle de 1929, aucun responsable de la crise des subprimes (les crédits immobiliers à risque dont la multiplication a permis le gonflement d’une bulle monstrueuse) n’est derrière les barreaux.

Libre, Dick Fuld, le PDG de Lehman Brothers, dont la faillite, le 16 septembre 2008, a déclenché une panique mondiale. Libre, Lloyd Blankfein, le patron de Goldman Sachs, qui a concocté des produits financiers liés aux fameux subprimes pour mieux les fourguer aux gogos. Libres, les traders, les gérants de fonds ou les politiciens sans scrupules qui n’ont cessé de prêcher et de profiter de la dérégulation financière sauvage.

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Faber: « Achetez de l’or, des propriétés à la campagne et des céréales »

Le docteur Marc Faber, surnommé “Marc Faber” (Cassandre) est le rédacteur du célèbre bulletin Gloom Boom & Doom, une publication mensuelle financière se fondant sur des tendances économiques, sociales et historiques, et faisant part d’opportunités d’investissement sortant des sentiers battus, en particulier dans des secteurs délaissés mais ayant la capacité de rebondir.

Connu pour son approche contrarienne (investisseur allant à contre-courant de la tendance), il a prédit en février des temps difficiles pour l’économie américaine et a suggéré d’acquérir de l’or et des propriétés à la campagne.

Les investisseurs sont actuellement déboussolés et ne savent pas dans quels types d’actifs investir. Pourriez-vous nous livrer quelques pistes d’investissement ?

Je recommanderais à un riche particulier, qui aurait 100 millions de dollars à investir, de faire la part belle à l’immobilier asiatique, pouvant représenter entre 25% et 30% de son portefeuille, et aux actions, à hauteur de 25%. Les marchés boursiers émergents, notamment asiatiques, sont à privilégier. Alors que de nombreux pays émergents franchissent le seuil du développement, les marchés dits “frontière” [idée de "front pionnier", NDLR] offrent beaucoup de potentiel. En Chine, le décollage économique des régions rurales a pris le relais du développement côtier. De même, je vois un potentiel important pour la Mongolie, qui s’est ouverte au Monde après l’effondrement de l’Union soviétique en 1989, et fait des étincelles depuis cinq ans.

Le pays, avec ses 2,5 millions d’habitants seulement, son territoire immense et ses ressources abondantes, a les atouts pour devenir l’Arabie saoudite de l’Asie. Dans le désert de Gobi, il y a beaucoup d’or, de charbon, de cuivre, et de nombreux gisements devraient être découverts à l’avenir. Oulan Bator veut développer les mines du pays, attirer les capitaux étrangers,… Outre l’immobilier asiatique et les actions, je conseillerais aussi à un riche investisseur d’accumuler progressivement de l’or, pouvant représenter entre 10% et 15% de ses avoirs, des obligations d’entreprises à hauteur de 20% et un certain volant de liquidités. Mais s’il ne devait choisir qu’un placement à horizon 2020, il devrait sélectionner l’or.

Dans l’univers des actions, quels secteurs et quels régions faut-il privilégier ?

Il faut se concentrer sur les entreprises versant des dividendes confortables, dans des métiers peu cycliques. Comme les biens de consommation, les services aux collectivités, l’énergie et les banques, deux secteurs très porteurs en Asie, la distribution et les valeurs foncières. Il faut surpondérer les pays émergents, dont la production de biens représente déjà plus de 50% de celle de la planète. On pourra s’intéresser à l’Asie centrale et à la Russie. Même si une correction n’est pas exclue sur les marchés actions émergents au cours des prochains mois, la tendance reste très positive à long terme.

Vous avez récemment évoqué un risque de krach en Chine…

Il y a des signes de ralentissement en Chine et on ne peut pas exclure un krach. La bulle immobilière menace d’éclater. Une chute brutale des prix du foncier aurait un impact majeur sur la croissance du pays.

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