«Food tax», solution la plus efficace pour l’OMS

Les taxes sur les aliments mauvais pour la santé constituent l’une des mesures politiques les plus efficaces pour améliorer l’alimentation de la population, estime l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport publié mardi 24 mars.

Peu appréciées des industriels, et de manière assez variable par le public, les taxes sur les aliments sont considérées par de nombreux experts en santé publique comme l’un des moyens les plus efficaces pour infléchir la consommation des produits gras, sucrés ou salés. Dans son rapport, l’OMS évoque plusieurs expériences menées dans l’Union européenne, avec des résultats plutôt encourageants.

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Le secret des frites de McDonald’s dévoilé par… McDonald’s

Le leader mondial de la restauration rapide a révélé les ingrédients ainsi que le processus de fabrication de ses frites dans deux vidéos. Une opération de communication savamment contrôlée.

Combien d’ingrédients utilisez-vous lorsque vous préparez vous-même vos frites maisons? Sûrement moins que l’entreprise américaine McDonald’s, qui fait intervenir 19 composants dans le processus de fabrication de ses fameuses «french fries».

Une des vidéos mises en ligne sur Youtube mardi 20 janvier, déjà visionnées 4 millions de fois, qui détaillent la préparation de ses frites, décrit les dix-neuf composants utilisés dans la fabrication des frites McDonald’s.

Un arôme naturel de bœuf y est par exemple inséré pour mieux répondre aux attentes des consommateurs. L’acide citrique et le diméthylpolysiloxane interviennent 2 fois dans le processus.  A cela sont également ajoutés, sans surprise, des colorants afin de rendre les frites plus attrayantes, ainsi que des conservateurs.
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Paris : Oubliez le McDo, les fast-food africains passent à l’offensive

En quelques années, le marché de la restauration rapide en France a vu venir de nouveaux acteurs, les fast-food africains. Malgré la frilosité des banques à les aider, certains ont réussi à développer leur activité. Présentations avec trois d’entre eux installés à Paris.

Quand on arrive on casse tout“. Quand Abdelkader Jawneh, l’un des trois fondateurs de la chaîne de fast-food Afrik’N'Fusion, parle de ses restaurants, il affiche un grand sourire. Depuis l’ouverture de la première boutique il y a quatre ans, le rythme n’a pas baissé, au contraire. Depuis début novembre, l’enseigne a une troisième adresse, dans le 18e arrondissement de Paris.

À l’origine d’Afrik’N'fusion, il y a un constat simple : “Je travaillais dans un quartier de bureaux et il m’était impossible de manger un plat africain, le midi, dans le temps imparti“, raconte Abdelkader Jawneh dont la famille est originaire du Sénégal. Avec ses deux associés, ils décident d’y remédier et montent leur business plan.

Les banques refusent de leur faire confiance, ils se tournent alors vers leur réseau. Les prêts et les dons faits par l’entourage leur permettent d’ouvrir le premier Afrik’N'Fusion en décembre 2010, dans le 20e arrondissement de la capitale française.
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Cure de jus pour vaincre l’obésité et le diabète

C’est l’histoire d’un homme qui a décidé de prendre sa santé en main devant le fatalisme médical et d’en faire un film sur la thérapie qu’il a décidé de mettre en place : ne consommer pendant 60 jours que des jus de légumes. Et il décide de vivre cette expérience dans la Mecque de la malbouffe : les États-Unis.

30 jours à New-York, 30 jours sur la route, à rencontrer des personnes et partager son expérience… jusqu’à rencontrer son double et de l’inviter à s’aider comme il s’est aider lui-même…

Documentaire sur le fonctionnement propre au système physiologique humain, à l’espoir de guérison, à l’aide, à la régénération physique, émotionnel, sociale… vitale.

Que devient un cheeseburger dans votre estomac ?

L’expérience risque de vous couper l’appétit. La chaîne YouTube à vocation scientifique The Periodic Table of Videos a plongé un cheeseburger de McDonald’s dans un bain d’acide chlorhydrique, composant premier des acides gastriques présents dans notre estomac.

La chaîne YouTube The Periodic Table of Videos est produite par un ancien journaliste de la BBC et animée par le professeur Martyn Poliakoff.

Au bout de quelques heures, vous avez un bon aperçu de ce que devient un cheeseburger une fois introduit dans votre système digestif.

Après les différentes expériences autour du Coca-Cola, cette nouvelle démonstration ne va pas réconcilier les chaînes de fast-food avec la chimie. Certes, il est possible de se dire que tout aliment dissout par l’action du suc gastrique a tendance à prendre un aspect répugnant, mais après avoir visionné cette vidéo, vous ne regarderez plus un cheeseburger de la même manière.

Crimée : McDonald’s quitte le pays

Sans prévenir, l’Américain McDonald’s a fermé “temporairement” ses trois enseignes en Crimée, la péninsule ukrainienne devenue russe. Pour justifier cette fermeture, le géant du fast-food évoque des raisons de fabrication tout en proposant à ses employés d’aller travailler en Ukraine. Certains y voient une décision politique.

Une annonce accueillie avec ironie par les habitants. “C’est une bonne nouvelle pour tous ceux qui font attention à leur santé, à ce qu’ils mangent“, estime un Criméen.

L’ultranationaliste russe Vladimir Jirinovski suggère ainsi que la Russie ferme également les enseignes McDonald’s sur son territoire.

De la drogue dans nos assiettes ? (Rediff)

Glaces, chips, plats préparés… Difficile d’y résister. Obèses ou en bonne santé, nous sommes tous accros à l’alimentation industrialisée qui représente 80% de ce que nous ingurgitons. Rémy, un franco-américain, sillonne l’Europe et l’Amérique pour comprendre comment l’addiction alimentaire s’est généralisée.

Laboratoires de recherche, usines à malbouffe, marchés paysans, etc., tout y passe : rien ne manque à cette grande enquête (qui a duré deux ans), sauf… la participation des géants de l’agrobusiness, genre Nestlé, Danone ou Kraft Food, qui ont tous refusé de répondre à la moindre question. Comme s’ils avaient des choses à cacher…

Et, en effet, l’enquête le démontre, ils ont énormément de choses à cacher – alors même que 80 % des aliments que nous consommons sortent de leurs usines. Comment a-t-on pu en arriver là ? Quels sortilèges peuvent bien expliquer notre irrésistible attirance pour cette “junk food ” industrielle ? Est-il vraiment normal et utile que les hypermarchés proposent jusqu’à 91 variétés différentes de yaourts ?

Certains des aliments offerts à notre sotte convoitise “contiennent jusqu’à 50 composés chimiques différents”, constate un expert. Lequel ajoute : “Notre cerveau n’a jamais été préparé à ça”. A force d’analyser ces innombrables saveurs imprévues, notre cerveau perd la tête. Et tel est bien le but poursuivi – ceci au nom des actionnaires en attente de profits à 15 % l’an, et au mépris de la santé publique.

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Une poignée de compagnies contrôle l’industrie alimentaire

Les centaines de marques que nous retrouvons sur les tablettes des supermarchés nous donnent l’impression que notre argent va à un nombre aussi grand de compagnies différentes. Or, ça n’est pas le cas: une grande majorité de ces marques appartiennent à une poignée de compagnies. Le graphique suivant donne un aperçu d’où notre argent va réellement.

(Cliquer ici pour une version pleine résolution)

Pourquoi cette convergence est-elle néfaste? Cette question est légitime: en quoi le fait que ces marques soient contrôlées par si peu de compagnies est-il une mauvaise chose? N’est-ce pas simplement le résultat fonctionnel de notre système économique?

En fait, nous croyons que cette convergence est néfaste pour diverses raisons, à plusieurs niveaux qui sont tous plus ou moins inter-reliés. En voici cinq:

1 – Ces compagnies sont si grosses qu’elles ont un pouvoir politique dangereux

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William Reymond : « La malbouffe, c’est de la bouffe toxique »

« Au milieu des années 1980, sans aucune raison apparente, près de 20 millions d’Américains sont, brusquement, devenus trop gros. » Ainsi s’exprime William Reymond, journaliste français vivant aux Etats-Unis, au cœur de ce laboratoire géant de la malbouffe. Diabète, cancers, maladies cardio-vasculaires, tout y passe. Ce n’est plus un cours de cuisine, mais de médecine ! Quand la « junk food » – le mot anglais pour malbouffe – se transforme en « toxic food »…

Entretien publié dans le n° 37 (mai 2010) du magazine Le Choc du mois, qui vient de paraître. En kiosques ou à commander ici.

Le Choc du mois : Vous pensez qu’il ne faut plus parler de malbouffe, mais de « toxic food », pour reprendre le titre de votre dernier livre ? Pourquoi ?

William Reymond : La « junk food » (malbouffe) est un terme réducteur qui nous installe dans un mensonge : celui de croire que la malbouffe, c’est ce que mange l’autre. Alors qu’en réalité, elle correspond aujourd’hui à 80 % de notre alimentation, soit la part de l’industrie agroalimentaire dans nos dépenses de table.

Et elle est d’autant plus toxique qu’elle ne nous rend pas que gros. Car cette alimentation, surchargée en gras, sel et sucre, tous facteurs d’obésité, est aussi un vecteur essentiel dans le développement de certains cancers et des maladies cardio-vasculaires et cérébrales, l’obésité n’étant que la face visible de l’iceberg.

Est-ce la raison pour laquelle vous avancez que la nourriture industrielle sera la cigarette du XXIème siècle ?

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