Chômage des jeunes : Mener tous les élèves au bac est insensé

Les jeunes sont les premiers à souffrir de la crise économique. La preuve : le taux de chômage des 15-24 ans est de 22,7% en France. Comment lutter contre ce fléau économique et social ? En instaurant une meilleure collaboration entre l’école et le monde du travail, répond Laurence Boulieu, conseillère à l’emploi et auteur de L’emploi j’y crois!. Explications.

Comme je l’explique dans mon livre “L’emploi j’y crois !”, pour lutter contre le chômage des jeunes, il est capital de faire dans le préventif et non plus dans le curatif. Je suis intimement convaincue que la solution passera par une meilleure collaboration entre l’école et le monde du travail.
Lire la suite

Inde : Le boom des cyberaddictions

De plus en plus d’adolescents indiens sont accros à Internet. Un virus qui se répand au rythme des bouleversements sociétaux que connaît le pays.

Je ne veux pas vivre dans une maison avec de telles restrictions. Utiliser Facebook n’est pas un crime. C’est une chose normale. Mais mes parents pensent que c’est grave, et c’est leur problème.

C’est pour cela que je me suicide.”

Aishwarya S. Dahiwal, étudiante à Parbhani, dans l’État du Maharashtra, s’est querellée avec ses parents, qui lui reprochaient d’abuser de Facebook.

En rage, elle est partie droit dans sa chambre, a écrit ce message et s’est pendue.

Lire la suite

Le chômage des jeunes, fléau européen

A travers l’Union européenne, dans cette tranche d’âge, un jeune de moins de 26 ans sur quatre cherche un emploi. C’est plus d’un sur deux en Irlande, Slovaquie, Italie, Espagne et au Portugal. En Grèce, ils sont 55% au chômage. A Athènes, tandis que Mary n’a trouvé qu’un travail payé vingt euros par semaine dans un centre d’appel, Yiannis, diplômé de 28 ans, attend depuis plus d’un an et demi que l’une de ses nombreuses candidatures auprès des entreprises aboutissent.

La jeunesse n’a pas de travail mais elle a des idées pour l’Europe

Quelle sera l’Europe de demain? Près de 5.400 jeunes européens de 16 à 30 ans se sont réunis à Strasbourg en mai dernier pour en débattre et ont rendu un rapport à ce sujet il y a quelques jours. Tour d’horizon de leurs idées pour une meilleure Europe.

Chômage des jeunes par pays, dans l’Union européenne, en pourcentage des moins de 25 ans, juillet-août 2013

Pendant trois jours la moyenne d’âge du Parlement européen à Strasbourg a fortement baissé. Et pour cause, des milliers de jeunes venus de tout le Vieux Continent ont investi les lieux afin de réfléchir à l’avenir de l’Europe.

Ils ont pu donner leur avis, partager leurs craintes et leurs espoirs autour de cinq grands thèmes: le chômage des jeunes, la révolution numérique, le futur de l’Europe, le développement durable et les valeurs européennes. Ces “rencontres de la jeunesse européenne” (European Youth Event) ont permis de dégager quelques idées pour l’avenir.

Lire la suite

États-Unis : Décroissance de l’usage de la voiture, une tendance de fond

Est-ce la fin du driving boom aux Etats-Unis ? C’est le constat dressé par le rapport intitulé « A new direction : our changing relationship with driving and the implications for america’s future » publié au printemps dernier par U.S. PIRG Education Fund Frontier Group.

Qu’est-ce-que le driving boom ?

C’est l’augmentation constante des distances parcourues en voiture par les Américains (+85% entre 1970 et 2004).

Cette croissance des kilomètres parcourus fut concomitante d’un urbanisme basé sur la voiture individuelle : en 1950, 23% des Américains habitaient en banlieue, en 2000 ils étaient 50%.

La fin du driving boom

Entre 1946 et 2004, le total des kilomètres parcourus a cru de 3,8% par an, et celui des kilomètres parcourus per capita, de +2,5% par an.

Depuis on observe une rupture: entre 2004 et 2012, les kilomètres parcourus stagnent et les kilomètres parcourus per capita diminuent de 1% par an. Sur la même période, la fréquentation des transports en commun a connu une hausse de 10%.

Décroissance de l’usage de la voiture individuelle aux États-Unis : une tendance de fond et pas un simple accident de parcours.

Lire la suite

Seine-Saint-Denis : enquête sur des soupçons de fraude aux contrats aidés

Une enquête préliminaire a été diligentée par le parquet de Bobigny après des suspicions de fraude, estimée à plusieurs millions d’euros, d’un opérateur chargé de suivre de jeunes chômeurs en contrat aidé en Seine-Saint-Denis. Selon une source judiciaire, l’enquête a été ouverte « pour détournements de fonds publics, faux et usage de faux ».

Thierry Frère, directeur de C3 Consultants (à droite), avec un demandeur d’emploi

Elle vise C3 Consultants, l’un des principaux opérateurs privés chargés de suivre de jeunes chômeurs dans le cadre du contrat d’autonomie, soupçonné d’avoir fait croire à l’administration que des jeunes qu’il suivait avaient retrouvé un emploi, une prestation facturée à l’Etat.

Lancé en 2008 par Nicolas Sarkozy dans le cadre du plan « Espoir banlieues », ce contrat vise l’accompagnement pendant six mois de jeunes issus de quartiers prioritaires vers l’emploi durable, la formation ou la création d’entreprises. C3 Consultants, sélectionné sur un appel d’offres, n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de l’AFP.
Lire la suite

Hollande pas d’accord avec l’Insee : la courbe du chômage va bien s’inverser

Le président a confirmé jeudi soir son objectif d’inversion de la courbe du chômage en cette fin d’année malgré les prévisions de l’Institut national de la statistique (Insee), qui table sur une stabilisation du taux à 11% de la population active au premier semestre 2014.


Lire la suite

Pays-Bas : chômage des jeunes, quel destin pour la génération perdue?

En ces années de crise économique et d’effritement politique, le fossé se creuse entre les générations. Mais comment se révoltera celle qui a connu le déclin ?, se demande l’un des doyens de la presse néerlandaise.

Par NRC Handelsblad Amsterdam.

Actuellement, aux Pays-Bas, les sans-emploi représentent 8,9 % de la population active, soit quelque 675 000 personnes dans la force de l’âge. Nous ne sommes pas une exception. Dans toute l’Europe de l’Ouest, environ huit millions de jeunes n’ont ni travail ni formation. Il y a quelques mois, The Economist a calculé que, depuis le début de la crise, vers 2007, le chômage des jeunes dans le monde occidental avait augmenté de 30 %, touchant désormais 26 millions de personnes.

Il suffit d’un peu de bon sens pour se dire que cela aura forcément des conséquences. Les dirigeants européens en ont conscience.

Lire la suite

«Chère Italie, je t’ai quittée, mais je reviens si…»

Avec son blog «Je reviens si», un journaliste italien se fait le porte-voix des milliers de jeunes diplômés italiens partis à l’étranger pour fuir la crise et un taux de chômage des 15-24 ans qui atteint 40,5%.

«L’idée est de servir de mégaphone à cette génération»: à l’heure où l’Italie s’émeut de voir ses jeunes diplômés émigrer en masse ,un journaliste, Antonio Siragusa, prête sa plume à des compatriotes partis aux quatre coins du monde mais prêts à rentrer «si…». Caustiques, parfois désenchantés, souvent nostalgiques, ils sont cinéaste à New York ou médecin à Paris. L’initiative de rassembler et publier leurs témoignages sur le blog «Iotornose.it » («Je reviens si») s’est imposée à Antonio à force de voir partir son frère, ses cousins, ses amis…

«Ils ont un point de vue intéressant sur l’Italie, qui n’est pas assez écouté. Ils peuvent proposer des changements inspirés de pays où l’on vit mieux»,

et se faire ainsi entendre de manière constructive, explique ce journaliste de 28 ans, originaire de Caserte, près de Naples. Et leurs expériences seront forcément utiles à d’autres, relève Antonio Siragusa, qui n’exclut pas lui-même de faire ses valises «si rien ne change».

«La situation est dramatique. En tant que (travailleur) précaire, je la ressens dans ma propre chair», dit-il.

Lire la suite

La France, pays d’émigration

Selon un sondage du cabinet Deloitte, 27 % de jeunes diplômés en recherche d’emploi estiment que leur avenir professionnel se situe hors de France contre 13 % il y a un an. Et selon un autre sondage ViaVoice, 50 % des 18-24 ans aimeraient quitter la France pour vivre dans un autre pays ! La France serait-elle ainsi en passe de devenir soudainement un pays d’émigration ?

Qu’ils l’abordent de façon fantasmé ou réaliste, bon nombre de jeunes Français ont désormais l’étranger comme nouvelle ligne d’horizon.

Ces départs potentiels sont-ils une chance pour le pays qui pourrait ainsi gagner potentiellement en influence dans le monde, ou au contraire cette hémorragie humaine constitue-t-elle une menace irrémédiable de perte de substance pour la France ? C’est ici la question cruciale du retour ou de l’installation définitive qui est posée. Et derrière, celle de l’attractivité du pays car la partie se joue aussi sur la capacité de la France à attirer à son tour des jeunes étrangers pour compenser ces départs.

Lire la suite

États-Unis : Plus d’un tiers des comtés sont en train de mourir

Washington (Associated Press) – Un nombre record de comtés américains – plus de 1 sur 3 – sont en train de mourir, frappés par le vieillissement de la population et des économies locales affaiblies qui poussent les jeunes adultes à chercher des emplois et bâtir une famille ailleurs.

Detroit, Michigan

Les évaluations du nouveau recensement de 2012, publiées jeudi, soulignent que la population se déplace, pendant que les États-Unis se heurtent à la croissance la plus molle depuis la Grande Dépression.

Les résultats reflètent également l’importance économique croissante de résidents d’origine étrangère, alors les États-Unis réfléchissent à une refonte d’une importante loi fédérale de 1965 sur l’immigration. Sans les nouveaux immigrants, de nombreuses agglomérations comme New York, Chicago, Detroit, Pittsburgh et Saint-Louis auraient affiché une évolution démographique nulle ou négative l’année dernière.

« Les immigrants sont des innovateurs, des entrepreneurs, ils font bouger les choses. Ils créent des emplois », a déclaré le gouverneur du Michigan Rick Snyder, un républicain, lors d’une conférence sur l’immigration dans son État, la semaine dernière. Affirmant que le Michigan devrait être une destination de choix pour les immigrants légaux, afin de dynamiser Detroit et d’autres zones en difficulté, Snyder a lancé un appel : « S’il vous plaît, venez. »
Lire la suite

Le risque d’un coup d’Etat en Espagne n’est plus totalement illusoire

Jusqu’à il y a quelques années, le risque politique était considéré comme quasiment inexistant en Europe. Cependant la crise de la dette souveraine est venue changer brutalement la donne. Le spectre des défauts de paiement sur le Vieux-Continent est réapparu et avec lui les mesures d’austérité qui entraînent toujours les mêmes fléaux : mouvements sociaux, rejet de la démocratie et repli sur le populisme… pouvant jusqu’à entraîner un changement de régime.

On a tort de croire que la paix et la démocratie sont définitivement installées dans la zone euro. C’est une croyance qui fait fi des nombreux défis de l’Union. Il suffit par exemple de s’arrêter sur la situation de l’Espagne pour se rendre compte qu’un changement de paradigme est possible à tout moment.

Le taux de chômage dans le pays est autour de 26%, avec un taux de chômage des jeunes qui est à près de 60% selon les derniers chiffres. L’actuel gouvernement est aux prises avec un scandale massif de corruption qui semble toucher tous les niveaux de décision au sein du Partido Popular et, enfin, le 23 janvier dernier, l’Assemblée de Catalogne a déclaré solennellement que la région est une “entité légale et politique souveraine“. En d’autres termes, la Catalogne est prête à faire sécession. Bref, l’Espagne est au bord du précipice même si on l’oublie trop souvent.

Lire la suite

Les jeunes, premiers candidats à l’expatriation

Un rapport de PricewaterhouseCoopers prévoit une augmentation de 50 % des Français expatriés d’ici à 2020. La génération née après les années 80 est la première concernée par cette tendance, notamment pour des questions professionnelles.

Par Alexis Pluyette

Près de deux millions de Français sont expatriés à travers le monde. Et ils vont être de plus en plus nombreux.

Selon l’enquête de PricewaterhouseCoopers, ce chiffre devrait augmenter de 50% dans les 7 années à venir.

Les jeunes nés après les années 80 sont les plus nombreux à vouloir partir, notamment car ils éprouvent des difficultés à trouver un emploi et voit dans l’expatriation un moyen de booster leur curriculum vitae.

Pour mieux rebondir en début de vie professionnelle, les jeunes privilégient deux façons de quitter la France :

Lire la suite

Le chômage des jeunes actifs atteint un niveau record

Le taux de chômage des actifs de 15-24 ans atteint désormais 24,2% en métropole, du jamais vu, après une nouvelle hausse de 1,4 point sur trois mois. Quant au taux général, il se rapproche de la barre des 10%.

(…) Les jeunes payent le plus lourd tribut de la dégradation du marché de l’emploi entre juillet et septembre. Le taux de chômage des jeunes actifs a bondi de 1,4 point sur trois mois, portant à 2,8 points la progression sur 12 mois.

Soit un taux de chômage de 24,2% des jeunes actifs en France métropolitaine et de 24,9% en France entière. Des niveaux records, jamais atteints dans l’histoire du chômage. Leur taux d’emploi a quant à lui plongé de 0,7 point sur trois mois, pour atteindre un plus bas historique à 28,4% de la classe d’âge (et même 25,6% en équivalent temps plein).

Cette dégradation ne devrait pas s’inverser avant le deuxième trimestre 2013 (…)

Le Figaro.fr

Appel pour un plan européen de sauvetage pour les jeunes

Dix personnalités néerlandaises, parmi les plus influentes (politiciens, écrivains, humoristes, syndicalistes), tirent la sonnette d’alarme sur la question du chômage croissant des jeunes en Europe. Dans une tribune publiée par le Volkskrant à l’occasion du lancement, ce 16 août, de la campagne “Halte au chômage européen des jeunes”, par le syndicat FNV Jong, ils demandent aux dirigeants européens d’organiser au plus vite un sommet pour sauver l’avenir des jeunes.

Pendant que tous les yeux des Européens sont dirigés vers les plans de sauvetage des banques et des pays, un drame social se déroule en Europe, qui exige pour le moins un sauvetage immédiat : le chômage des jeunes qui grimpe jusqu’au ciel. […]

5,5 millions des moins de 25 ans sont sans emploi en Europe, près du double du nombre total des chômeurs de plus de 25 ans. Et ce chiffre est en hausse dans tous les pays, y compris aux Pays-Bas.

Les auteurs de l’appel mettent notamment en cause les coupes budgétaires dans le secteur de l’éducation des jeunes :

Lire la suite de l’article.

Image de prévisualisation YouTube

Italie : Avec le chômage des jeunes, l’émigration devient une option

Il y a bien moins de jeunes en Italie qu’en France. Pourtant, être jeune et Italien, c’est réunir suffisamment de critères pour s’assurer… d’être au chômage. Dans la botte, 31% des jeunes de moins de 25 ans sont sans emploi (1). Un record bien au-dessus de la moyenne européenne et qui complique la vie des jeunes transalpins, obligés d’accepter petits boulots ou stages en attendant mieux.

Cecilia a 24 ans, un diplôme petite enfance obtenu l’année dernière… et un moral en berne. En cause, un emploi sous-payé qui ne correspond pas à ses qualifications. «Quand j’ai obtenu mon diplôme, j’ai cherché un travail pendant presque un an. Impossible de trouver. On me disait toujours :  “On vous rappellera”.
Mais évidemment le téléphone ne sonnait jamais»,
se souvient-elle, amère. «C’est comme si nous, les jeunes, on ne comptait pour rien dans ce pays».

Début janvier, Cecilia a fini par obtenir un CDD d’un an dans une maison d’adultes en difficulté. Ce contrat, elle l’a trouvé à travers un programme gouvernemental permettant à des jeunes de moins 28 ans d’obtenir un CDD. Mais celui-ci ne peut pas excéder un an, ni être renouvelé.

Résultat, Cecilia travaille 30 heures par semaine pour un salaire de 400 euros par mois. «Évidemment, cela ne me permet pas de me loger ni de me nourrir», continue-t-elle. «Je vis toujours avec ma mère, je suis loin d’avoir les moyens d’être indépendante».

Lire la suite

François Hollande présente un début de programme

Le candidat PS, qui présentera son programme en janvier, a donné ses «pré-propositions» économiques et sociales.

La création des emplois d’avenir, souhaités par Martine Aubry, sera appliquée «avec parcimonie» et ciblée sur les jeunes de certains quartiers défavorisés.

Lire la suite

Sondage – Les Français plébiscitent l’euro

Le sondage de l’Ifop pour France-Soir prend gauche et droite à contre-pied : seule une minorité de Français rêvent d’un retour au franc.

C’est un coup de tonnerre, en tout cas un résultat inattendu, compte tenu des violentes critiques dont l’euro fait l’objet en France depuis des mois. Un euro qui n’apparaît pas si protecteur que cela, un euro parfois brinquebalant, un euro discuté par les Allemands et présenté par certains comme « en sursis ».

Or, quand l’Ifop demande aux Français – pour les mettre au pied du mur – s’ils souhaitent que leur pays abandonne l’euro et revienne au franc, la réponse tombe, sans aucune ambiguïté : c’est non. 72 % des personnes interrogées (contre 28 % d’un avis contraire) refusent l’idée d’un retour au franc.

Et, curieusement, dans les mêmes proportions s’agissant des sympathisants de gauche et des sympathisants de droite : dans les deux cas, 74 % veulent, disent-ils, s’en tenir à l’euro, aussi critiquable et imparfait soit-il. Ils n’imaginent pas une opération… « retour vers le futur ».

Quatre observations peuvent être faites.

Lire la suite

Émeutes sociales en Tunisie et en Algérie

Flambée de colère

Si le phénomène n’est pas nouveau en Algérie où les manifestations de rue ont depuis longtemps remplacé toute forme de dialogue, les émeutes qui secouent la Tunisie contre la cherté de la vie ont remis en cause l’autoritarisme du régime de Zine El Abidine Ben Ali, et surtout dévoilé la face soigneusement cachée du “miracle économique tunisien”.

Réputée pour être étroitement quadrillée par les services de police, la rue tunisienne est en ébullition depuis le 17 décembre, date à laquelle un diplômé chômeur, devenu revendeur de légumes à la sauvette, s’était immolé par le feu en protestation contre le chômage et la cherté de la vie.

Depuis, des manifestations de rue, sur fond de chômage et de mal vie, ont été réprimées. Hier encore [mercredi 05 janvier 2011], le Conseil national de l’Ordre des avocats, qui a appelé à une grève des avocats en solidarité avec la population de Sidi Bouzid point de départ de la contestation, ont dénoncé “un usage sans précédent” de la force pour “faire taire les avocats”.

La fin du mythe économique tunisien ?

Lire la suite

Coup de frein gouvernemental sur l’agriculture bio

Le projet de loi de Finances 2011, qui vient d’être adopté par le Sénat, réduit de moitié le crédit d’impôt sur les revenus accordé aux agriculteurs convertis à l’agriculture biologique.

"Split apple rock" (le rocher de la pomme coupée en deux) - Nouvelle Zélande

Après l’environnement, le bio ça commence à bien faire ?… Accusés de produire des aliments contenant des substances toxiques pour la santé du fait de l’usage intensif de pesticides de synthèse, d’appauvrir la terre par le recours massif aux engrais chimiques pour avoir des rendements de plus en plus élevés, d’assécher les cours d’eau pour irriguer les plantes, et de détruire la biodiversité, beaucoup d’agriculteurs gérant de petites exploitations se sont convertis à l’agriculture biologique, malgré les contraintes réglementaires très importantes, et les risques financiers.

Et ils ont été encouragés dans cette démarche par différentes aides accordées par l’Etat : aides financières à la conversion et au maintien, remboursables, et aide fiscale annuelle sous forme de crédit d’impôts lorsque au moins 40 % des recettes proviennent d’activités relevant du mode de production biologique. Le montant du crédit d’impôt étant égal à 2.400 euros, majoré de 400 euros par hectare exploité selon le mode de production biologique dans la limite de 1.600 euros, soit un maximum de 4.000€.

Ce crédit d’impôts avait été retenu pour remettre un peu de justice dans l’attribution des aides, en ciblant surtout les petites structures qui n’en percevaient pas ou très peu.

Lire la suite

Vladimir Poutine : plaidoyer en faveur d’une « communauté économique harmonieuse, de Lisbonne à Vladivostok »

Tribune de Vladimir Poutine, parue dans la Süddeutsche Zeitung du 25 novembre 2010

Il est évident, aujourd’hui, que l’éclatement de la crise mondiale en 2008 n’était pas seulement dû au gonflement des «bulles» et à l’échec de la régulation des marchés mais qu’il était de nature structurelle. Le problème central consiste dans l’accumulation de déséquilibres mondiaux. Le modèle selon lequel un centre régional multiplie les emprunts et consomme des biens sans frein alors que l’autre produit des marchandises bon marché et rachète des dettes a échoué.

Lire la suite

Les pauvres ne sont plus ce qu’ils étaient

Un nouvel article consacré à l’ouvrage de Christophe Guilluy vient de sortir, dépeignant l’analyse originale du géographe sur la situation de la pauvreté réelle en France.

On y apprend, notamment, que 85% des pauvres ne se trouvent pas dans les banlieues sensibles, chose que l’on peut facilement remarquer en regardant une simple carte du territoire, avec le PIB par habitant suivant les départements. Ou même, en remarquant que le taux de chômage n’est pas forcément proportionnel au nombre d’immigrés présents dans tel ou tel département.

Lire la suite

LEAP – 1er trimestre 2011 : franchissement du seuil critique de la dislocation géopolitique mondiale

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), du 15 novembre 2010

Comme l’avait anticipé le LEAP dans sa lettre ouverte aux leaders du G20 publiée dans l’édition mondiale du Financial Times le 24 Mars 2009, à la veille du sommet de Londres, la question d’une réforme fondamentale du système monétaire international est bien au cœur de toute tentative de maîtrise de la crise actuelle.

Mais hélas, ainsi que vient de le démontrer à nouveau l’échec du sommet du G20 de Séoul, la fenêtre d’opportunité pour réussir pacifiquement une telle réforme s’est bien refermée après l’été 2009 et elle ne se rouvrira plus avant 2012/2013 (1).

Le monde est en effet bien engagé dans la phase de dislocation géopolitique mondiale dont nous avions annoncé le début pour la fin 2009 et qui se traduit, moins d’un an plus tard, par la multiplication rapide des mouvements, des difficultés économiques, des défaillances budgétaires, des conflits monétaires… prémices de chocs géopolitiques majeurs.

Avec le sommet du G20 de Séoul, qui marque la prise de conscience planétaire de la fin de la domination américaine sur l’agenda international et de son remplacement par un « chacun pour soi » généralisé, une nouvelle étape de la crise vient de s’ouvrir qui incite l’équipe du LEAP à lancer une nouvelle alerte.

En effet, le monde est en train de franchir un seuil critique de la phase de dislocation géopolitique globale. Comme tout franchissement de seuil critique dans un système complexe, cela va générer dès le premier trimestre 2011 un cortège de phénomènes non-linéaires, c’est-à-dire, d’évolutions échappant aux « règles habituelles » et aux « projections traditionnelles » tant en terme économiques que monétaires, financiers, sociaux et politiques.

Lire la suite

Le péril jeune

Par Éric Zemmour

Victimes des « trente piteuses » et de l’égoïsme de leurs aînés, les jeunes ont de quoi protester. Mais ils se trompent de cible.

Sarkozy, t’es foutu, les jeunes sont dans la rue ! l’entrée fracassante des lycéens et des étudiants dans les défilés, battant le pavé contre la réforme des retraites, n’a pas révolutionné l’art difficile du slogan. Elle n’a pas non plus apaisé les esprits puisque, c’est une habitude désormais, ces jeunes manifestants ont attiré aussitôt, comme les abeilles par le miel, des nuées de casseurs venus de banlieue pour piller et voler. Enfin, elle n’a guère éclairci les débats embrumés autour de la question centrale du projet gouvernemental : le report à soixante-deux ans de l’âge de la retraite.

Les représentants officiels du mouvement juvénile, précocement blanchis sous le harnais socialiste, n’ont cessé de répéter l’antienne partageuse selon laquelle un vieux qui part plus tard en retraite, c’est une place de moins pour un jeune pressé d’entrer dans le monde du travail. Si ce faux bon sens était avéré, la France ne serait pas à la fois le pays où le chômage des jeunes est le plus élevé d’Europe et où l’activité des plus de soixante ans est la plus faible !

Les lois d’airain du système par répartition auraient plutôt dû pousser les jeunes à manifester… en faveur de la réforme. C’est, en effet, leur génération qui sera appelée à financer les retraites des ex baby- boomers, plus nombreux qu’eux. Le maintien de la retraite à soixante ans les aurait même obligés à payer deux fois, puisque l’État aurait été contraint de s’endetter pour financer une part croissante de ses engagements.

Lire la suite

Les trois France : France des privilégiés, France d’origine immigrée, France ostracisée

Par Michel Geoffroy

La crise sociale rampante que connaît notre pays révèle une fracture profonde qui divise de plus en plus la France en trois groupes concurrents, en trois France rivales.

Lire la suite

Claude Bébéar ne comprend pas la résistance des Français à la réforme des retraites

A 75 ans, Claude Bébéar (…) président d’honneur de l’assureur Axa – groupe qu’il a créé et dirigé – [et co-auteur de la Charte de la diversité en entreprise], figurait au sein de la commission Attali qui vient de remettre 25 recommandations pour doper la croissance. L’Institut Montaigne, le ” laboratoire d’idées “ qu’il préside, vient de publier un fascicule intitulé ” 15 propositions pour l’emploi des jeunes et des seniors “. Dans un entretien au Monde, il défend la retraite par point, conseille à Nicolas Sarkozy d’adopter un style moins agressif et demande aux entreprises de s’engager pour l’emploi des jeunes. Extraits.

Les fonds de pension américains ont perdu, en 10 ans, 60,7% de leur valeur. La retraite perçue par un américain de 65 ans a baissé de 71,7%. Source : http://www.lipperweb.com/

Les Français restent largement hostiles à la  réforme  des retraites. Comprenez-vous leur  résistance ?

Lire la suite

Les banlieues masquent les vraies fractures françaises

Addendum vidéo (Merci à Waza80)

Marc Voinchet reçoit Christophe Guilluy, géographe, auteur de « Fractures françaises ». France Culture – Les Matins – 27.10.2010

Quinze ans après le fameux slogan de campagne de Jacques Chirac sur la « fracture sociale », où en sont les inégalités ? Le constat du géographe Christophe Guilluy dénonce l’incapacité de nos dirigeants à pallier les inégalités territoriales.

Cliquer sur l'image pour commander le livre via la boutique FDS

Il y a 15 ans maintenant, Jacques Chirac emportait l’élection présidentielle grâce à une intuition que résumait non pas son indigeste premier slogan « manger des pommes » mais le second, ô combien plus politique, dénonçant la « fracture sociale ».

Pour Christophe Guilluy, rien n’a vraiment changé en 15 ans. Au contraire, d’évitement en évitement, les cassures se sont approfondies, diffusées, multipliées, comme un cancer mal soigné se métastase.

Avec « Fractures françaises », son dernier essai, dont on peut lire quelques extraits ci-dessous, le géographe dresse un constat alarmiste sur la situation des couches populaires après 20 ans de mondialisation à marche forcée. Cette fois-ci, ce sera sans cartes, mais avec en appui un sérieux paquet de statistiques.

Car il s’agit ni plus ni moins pour ce chercheur que de dénoncer l’incroyable cécité des politiques publiques, à comprendre, apprécier, mesurer les inégalités territoriales qui se sont maintenant enkystées dans ce «vieux pays». Derrière ces territoires, ce sont évidemment des populations.

Alors que les dynamiques de mondialisation, de « métropolisation », et d’émergence du multiculturalisme à l’œuvre depuis deux voire trois décennies ont ébranlé le « principe d’égalité sociale ». Les réponses apportées ont à chaque fois tapé à coté de l’objectif, mainte fois répété, rarement atteint, de maintien des principes républicains.

La banlieue occulte tous les autres territoires

Lire la suite

Immobilier : une France de riches propriétaires

Les foyers modestes vont rester exclus de l’accession à la propriété. L’augmentation des prix des logements a repris et le nouveau Prêt à taux zéro Plus cible les classes moyennes.

Lorsqu’on fait sauter un plafond, c’est pour viser plus haut. C’est exactement l’objectif poursuivi avec le Prêt à taux zéro Plus (PTZ+). A partir du 1er janvier prochain, il sera accessible sans plafond de ressources – c’est-à-dire qu’il ne sera plus réservé aux foyers à revenus dits modestes (par exemple, pour un foyer de 3 personnes, jusqu’à 50.000 euros de revenu fiscal à Paris et 36.000 euros en province), mais pourra également profiter à ceux des classes moyennes, voire aux foyers aisés, quels que soient leurs revenus.

Lire la suite

La réforme des retraites entre mensonges et manipulations

Par Malakine

La journée d’action contre la réforme des retraites a semble t-il été un franc succès, ce qui n’a rien d’étonnant dans la mesure où la réforme portée par le ministre Woerth fait presque l’unanimité contre elle. On lui reproche son inéquité, son injustice, le recul des droits sociaux qu’elle implique ou l’insuffisante mise à contribution des revenus du capital. Pourtant, il est deux arguments qui me semblent insuffisamment développés dans le débat public.

Lire la suite

USA : les jeunes, principales victimes de la crise

La précarité dans laquelle vivent les moins de 30 ans a encore été aggravée par la période de récession que viennent de traverser les Etats-Unis.

"Le Rêve Américain, c'est fini"

L’époque actuelle se montre particulièrement dure pour les jeunes Américains. Cette population vit des jours sombres, très sombres, depuis l’effondrement de l’activité économique, qui a continué de plonger tout au long de l’année 2009.

En septembre, le taux de chômage des 16-24 ans s’est maintenu à 18,1 %, ce qui représente près du double de la moyenne nationale pour ce même mois. Plus de 2,5 millions de salariés de cette tranche d’âge ont perdu leur emploi depuis le début de la crise, en décembre 2007, ce qui fait d’eux la population la plus durement touchée par la récession.

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les chiffres du sous-emploi sont encore plus préoccupants. Encore une fois, ce sont les jeunes qui souffrent le plus. Au cours du deuxième trimestre de 2009, par exemple, le taux de sous-emploi chez les travailleurs de moins de 25 ans a atteint le chiffre alarmant de 31,9 %. Pour les travailleurs de 25 à 34 ans, il était de 17,1 %.

“Les jeunes de moins de 30 ans ont été beaucoup plus durement touchés par la récession que les autres tranches d’âge”, affirme Andrew Sum, ­professeur de sciences économiques et directeur du Centre d’études sur le marché du ­travail de la Northeastern University, à Boston.

Les raisons qui expliquent cette situation sont multiples et complexes. Les jeunes invoquent souvent la redoutable concurrence à laquelle ils sont désormais confrontés : leurs aînés bardés de diplômes universitaires et forts de dizaines d’années d’expérience soumettent aujourd’hui leur candidature à des postes de débutants. En outre, les jeunes qui ont eu la chance de trouver un emploi sont souvent victimes du vieux principe “dernier embauché, premier viré”. Résultat, depuis la crise de 1929, les jeunes n’ont jamais aussi peu travaillé.
Lire la suite

Espagne : la désespérance de la génération ni-ni

Carles Benasques, 20 ans, n’est pas un méchant garçon, mais il rend sa famille très malheureuse. Il s’en défend, d’un sourire : “Je suis très relax.” C’est précisément ce qu’on lui reproche.

Carles exaspère son entourage, parce qu’il ne fait rien de ses journées, qu’il passe enfermé dans sa chambre quand il ne disparaît pas pendant des jours pour faire la fête. Sa mère, “entre colère et tristesse”, lui reproche d’être “partisan du moindre effort”, tandis que sa soeur s’emporte : “Je ne sais pas ce qu’il attend de la vie ce gamin !” A la maison, chaque discussion familiale est une “prise de tête” qui se termine dans les cris, les noms d’oiseaux et les portes qui claquent.

Ce grand jeune homme originaire de Granollers, près de Barcelone, est un spécimen de ce qu’on appelle en Espagne la “génération ni-ni”.

Ni ils travaillent, ni ils étudient. Ils ont moins de 30 ans, ils ont arrêté leurs études en cours de route, et ne cherchent pas activement du travail.

D’après la dernière enquête sur la population active de l’Institut national de la statistique, ils seraient 562 100, soit environ 15 % de cette tranche d’âge, à se complaire dans cette inactivité. Pis, plus d’un jeune Espagnol sur deux (54 % selon une étude de l’institut Demoscopia) avouent n’avoir aucun projet d’avenir qui les motive.

Depuis le 20 janvier, “Generacion ni-ni” est également le titre d’une émission de télé-réalité, diffusée par la chaîne privée La Sexta. Carles en est l’un des huit protagonistes.
Lire la suite

La nouvelle bombe démographique

L’auteur de cet article est consultant auprès du gouvernement des USA (il a, par exemple, influencé Condoleeza Rice, quant à l’Iran).

Nous ne publions pas ce texte en raison d’une quelconque adhésion à son contenu, mais parce qu’il nous paraît révélateur d’un certain état d’esprit des élites étasuniennes, voire d’une stratégie sous-jacente.

La rédaction de Fortune

—————————————————————–

D’ici à 2050, la démographie du monde va beaucoup évoluer et pose de nouveaux problèmes, bien différents de ceux de la surpopulation.

Il n’est pas possible de parler du développement économique sans évoquer une constante majeure : la démographie.

Dans un essai qui vient de paraître («The New Population Bomb, The Four Megatrends That Will Change the World», Foreign Affairs, janvier-février 2010), le professeur Jack A. Goldstone résume avec une pertinence décapante les enjeux d’un monde en pleine transformation, mais très largement sous-estimés.

Il rappelle qu’il y a quarante ans tout juste, le biologiste Paul Ehrlich lançait un cri d’alarme qui marqua les esprits. Au rythme actuel, écrivait-il, l’explosion de la population mondiale conduit à une famine massive à l’horizon des années 1970. Ce pronostic, qui marqua les esprits, ne s’est pas produit ; la révolution verte et le planning familial permirent de l’éviter.

Selon Jack A. Golstone, la «bombe» démographique demeure, mais elle a changé de nature. Ce n’est pas tant la surpopulation que l’on doit redouter mais l’inégalité de son développement qui engendrera des tensions nouvelles ; en particulier, l’accroissement spectaculaire des habitants dans une majorité de pays pauvres et le vieillissement des vieilles nations industrialisées.
Lire la suite

La “diversité” : enjeu économique ou outil politique ?

Deux articles du Monde parus le 3 octobre 2009, intégralement reproduits ci-dessous, brossent un tableau complaisant de la “diversité” dans le domaine économique :

  • I – Le chômage augmente moins vite en banlieue que dans le reste du pays

Entre juillet 2008 et juillet 2009, le nombre de demandeurs d’emplois dans les zones urbaines sensibles (ZUS) a augmenté de 20,7 %. Soit moins vite que le taux de chômage global sur le territoire qui, dans le même temps, augmentait de 24,3 %, selon des statistiques inédites de Pôle emploi.

Deux lectures sont possibles de ce constat. Optimiste, la première amène à observer que la situation dans les ZUS se dégrade un peu moins que dans le reste du territoire alors qu’on pouvait y craindre une chute brutale de l’emploi.

Pessimiste, la seconde conduit à relever que ces mauvais résultats s’ajoutent à des années de ségrégation et de discriminations et aggravent un environnement social déjà très dégradé.

Avec un taux de chômage qui reste globalement deux fois plus élevé en ZUS que dans le reste de la population. Et une population jeune (moins de 26 ans), dont 40 % des actifs restent sans emploi. Lire la suite

La crise va aggraver la délinquance

La politique d’austérité liée à la crise économique entraînera une hausse quasi automatique de la délinquance en France et le gouvernement aurait tort de réduire les moyens et les effectifs des forces de l’ordre: tel est le message de Nicolas Comte, réélu mardi à la tête du premier syndicat de police de France, Unité/SGP/Police.

Les plans de rigueur auront pour conséquence une hausse irrémédiable de la délinquance, il ne faut pas baisser la garde,” a-t-il dit mercredi. “Quand vous avez des taux de chômage extrêmement élevés, notamment dans des classes d’âge, chez les jeunes, cela a des conséquences sur le front de la sécurité,” ajoute-t-il.

Les policiers s’inquiètent à la fois du gel des dépenses annoncé par le Premier ministre François Fillon face à la crise de l’euro et de la poursuite de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Celle-ci doit entraîner la suppression d’environ 10.000 postes entre 2007 et 2012 en prenant en compte les recrutements prévus qui n’ont pas été réalisés, selon le syndicat. La police emploie environ 120.000 fonctionnaires.

Pour Nicolas Comte, il est clair que le métier de policier “va traverser une zone de tempête liée à la crise économique. On nous dit: ‘Nous ne pouvons pas toucher à la RGPP’. Mais la crise impose que l’ordre règne en France,” explique-t-il.

Lire la suite

Le NAIRU, ou comment ceux qui dirigent ont intérêt au chômage

L’euro est-il irréversible ? (extrait)

Par Gérard Lafay, professeur à l’Université de Paris 2 (Cet article est paru dans Les Echos, le 18 décembre 2001)

(…)

Les bons résultats économiques obtenus jusque l’an 2000 ont découlé de deux facteurs temporaires : d’une part, la remontée du dollar, imputable à la situation des États-Unis et à la politique monétaire de la Réserve fédérale, d’autre part, la baisse initiale des taux d’intérêt de la Banque Centrale Européenne en avril 99. La BCE s’est-elle alors convertie à une politique monétaire expansive ? Malheureusement non. Certes, elle prend apparemment en considération la croissance de l’économie, mais elle le fait en se référant à une conception erronée de la croissance potentielle.

C’est la raison pour laquelle, dès novembre 99, la BCE s’est lancée dans une série de sept hausses de taux d’intérêt, afin d’éviter que le chômage ne descende en dessous d’un plancher baptisé NAIRU (dans le cas de la France, ce plancher est estimé par la Commission de Bruxelles à 11%). Selon les théories des années 70 et 80, sur lesquelles se fonde la BCE, un tel taux plancher de chômage est exigé impérativement par la lutte contre le fantôme de l’inflation.

Lire la suite

Le débat sur les retraites occulte celui sur l’horizon bouché de la jeunesse

Addendum : Z comme Zemmour du 28 mai 2010.

« On s’occupe trop des retraités, pas assez des jeunes »


(Merci à SPOILER)

———————————-

Le débat sur les retraites occulte celui sur l’horizon bouché de la jeunesse

Par Louis Chauvel.

Au dernier trimestre 2009, le taux de chômage des jeunes a battu un record historique : 24 %. Les enquêtes de conjoncture de l’Insee montrent depuis deux ans un pessimisme exceptionnel de nos concitoyens vis-à-vis de notre avenir. Au-delà des indicateurs de la conjoncture, les questions structurelles préoccupantes pour le long terme de notre pays s’accumulent et nous ne voyons dans ce contexte avec quels moyens les nouvelles générations pourraient améliorer leur sort.

L’échec de la France à l’entrée dans la société de connaissance, la misère de l’université low cost, la situation toujours plus problématique de nos banlieues, voilà parmi bien d’autres les difficultés que doit affronter notre jeunesse, qui exigeraient des financements urgents et un effort de l’ensemble de la collectivité pour surmonter le défi de la décennie qui vient. Mais tout cela semble ne compter pour pas grand-chose par rapport au seul enjeu qui passionne le public : celui de l’avenir de “notre retraite.

Peu importe l’horreur économique, si nous pouvons disposer après 60 ans d’argent et de loisir pour oublier les peines de la vie de travailleur, comme 15 millions de nos concitoyens.

Dans ce contexte, quelques voix timides s’entendent à droite et à gauche pour rappeler le relatif bien-être des retraités d’aujourd’hui, et leur capacité à contribuer ne serait-ce que modestement à l’effort de la nation : la décote de 10 % pour “frais professionnels” de l’impôt sur le revenu des retraités, l’alignement du taux de la CSG des seniors sur celle des cotisants, voilà de bien modestes propositions en regard des efforts qu’il faudrait mener urgemment pour financer notre avenir collectif.

Lire la suite