Selon un sondage du cabinet Deloitte, 27 % de jeunes diplômés en recherche d’emploi estiment que leur avenir professionnel se situe hors de France contre 13 % il y a un an. Et selon un autre sondage ViaVoice, 50 % des 18-24 ans aimeraient quitter la France pour vivre dans un autre pays ! La France serait-elle ainsi en passe de devenir soudainement un pays d’émigration ?
Qu’ils l’abordent de façon fantasmé ou réaliste, bon nombre de jeunes Français ont désormais l’étranger comme nouvelle ligne d’horizon.
Ces départs potentiels sont-ils une chance pour le pays qui pourrait ainsi gagner potentiellement en influence dans le monde, ou au contraire cette hémorragie humaine constitue-t-elle une menace irrémédiable de perte de substance pour la France ? C’est ici la question cruciale du retour ou de l’installation définitive qui est posée. Et derrière, celle de l’attractivité du pays car la partie se joue aussi sur la capacité de la France à attirer à son tour des jeunes étrangers pour compenser ces départs.
Dans un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France, les Français de moins de 25 ans font part de leur pessimisme quant à leur avenir professionnel.
Près de la moitié des jeunes de moins de 25 ans estiment qu’ils ne pourront partir à la retraite qu’à plus de 70 ans, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.
Quelque 48% des jeunes de moins de 25 ans interrogés par l’institut de sondage considèrent que le seuil de départ en retraite sera, pour eux, supérieur à l’âge de 70 ans.
Par ailleurs, seulement 26% des personnes sondées se disent “confiantes” dans la garantie de toucher une retraite “satisfaisante” par rapport à leurs revenus, selon le sondage.
Se poser la question du « populisme », obsédante aujourd’hui dans le débat public, c’est déjà tomber dans le piège de la mise à distance des classes populaires. Cet a priori récurrent permet de délégitimer leur discours.
Le peuple français vu par l’intelligentsia parisienne (la famille Morel, épicentre de la série télévisée Les Deschiens, de 1993 à 2002)
En effet, l’approche de la crise par le « populisme » vise à décrédibiliser les réactions des classes populaires et, in fine, à occulter les causes du rejet des classes dirigeantes. Cette rhétorique vise à écarter la responsabilité des partis de droite et de gauche depuis une trentaine d’années. Il s’agit, en fait, de rendre illégitime la contestation des choix économiques et sociétaux effectués par les organisations ayant exercé le pouvoir, quelles que soient leurs étiquettes.
L’année dernière, près d’un million d’étrangers sont venus s’installer outre-Rhin. De plus en plus viennent des pays européens en crise pour travailler.
Trouver un électricien, un boulanger ou un maçon. En Bavière, cela relève presque du défi pour certains artisans qui peinent à trouver de la main-d’oeuvre locale. « En même temps, il y a beaucoup de chômeurs espagnols qui disposent d’une qualification et d’une expérience », constate Katrin Budick, de la chambre des artisans de Munich (HKM). Elle est aujourd’hui responsable d’un projet de recrutement en Espagne lancé en janvier. Le succès est détonnant. La chambre a prévu de recruter 21 personnes et a reçu 300 candidatures. « Après des entretiens via Skype, puis en Bavière, 11 ont déjà été placées », se félicite Katrin Budick.
Cette initiative est l’une des nombreuses en Allemagne, où le chômage plafonne à 5,4 % selon les données d’Eurostat, contre 27 % en Espagne ou en Grèce. Alors que l’économie allemande reste robuste, elle attire de plus en plus de travailleurs.
L’an dernier, 966.000 étrangers sont venus s’installer outre-Rhin pour quelques mois, années ou définitivement, ce qui représente une hausse de 15 % et un record en vingt ans, selon l’office des statistiques.
Aucune amélioration du marché du travail des jeunes n’est à attendre à moyen terme, avec un taux de chômage mondial des 15-24 ans attendu à 12,8% en 2018 contre 12,3% en 2013, selon une étude de l’Organisation internationale du travail (OIT) publiée mercredi.
Tunis, janvier 2011. Manifestation contre Ben Ali.
En 2013, à l’échelle mondiale, il y aura près de 73,4 millions de jeunes chômeurs, une augmentation de près de 3,5 millions depuis 2007 et de 0,8 million depuis 2011, selon le rapport “Tendances mondiales de l’emploi des jeunes”.
Globalement, entre 2012 et 2018, le nombre de jeunes chômeurs va augmenter de plus de deux millions, ce qui équivaut à une progression de près de 25%. “En 2018, le taux de chômage des jeunes devrait s’élever à 12,8% (contre 12,6% en 2013), avec des disparités régionales croissantes“, prédisent les experts de l’OIT.
La France est l’un des rares pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques où les inégalités de revenu après impôts et transferts sont restées globalement inchangées entre 1985 et 2008.
La France, un infâme pays communiste (chiffres 2012)
Avec un chômage élevé, un taux d’emploi très faible chez les jeunes et les seniors, une hausse continue des dépenses publiques et une perte de compétitivité, la France est plutôt mal lotie en comparaison internationale.
Malgré ses mauvaises performances et la crise de la zone euro, elle se distingue néanmoins sur un critère qui n’est guère retenu par les économistes : les inégalités. C’est l’une des conclusions inédites de l’étude publiée [le 19 mars 2013...] par l’Organisation de coopération et de développement économiques : «La France est l’un des rares pays de l’OCDE où les inégalités de revenu après impôts et transferts sont restées globalement inchangées entre 1985 et 2008.»
Washington (Associated Press) – Un nombre record de comtés américains – plus de 1 sur 3 – sont en train de mourir, frappés par le vieillissement de la population et des économies locales affaiblies qui poussent les jeunes adultes à chercher des emplois et bâtir une famille ailleurs.
Detroit, Michigan
Les évaluations du nouveau recensement de 2012, publiées jeudi, soulignent que la population se déplace, pendant que les États-Unis se heurtent à la croissance la plus molle depuis la Grande Dépression.
Les résultats reflètent également l’importance économique croissante de résidents d’origine étrangère, alors les États-Unis réfléchissent à une refonte d’une importante loi fédérale de 1965 sur l’immigration. Sans les nouveaux immigrants, de nombreuses agglomérations comme New York, Chicago, Detroit, Pittsburgh et Saint-Louis auraient affiché une évolution démographique nulle ou négative l’année dernière.
« Les immigrants sont des innovateurs, des entrepreneurs, ils font bouger les choses. Ils créent des emplois », a déclaré le gouverneur du Michigan Rick Snyder, un républicain, lors d’une conférence sur l’immigration dans son État, la semaine dernière. Affirmant que le Michigan devrait être une destination de choix pour les immigrants légaux, afin de dynamiser Detroit et d’autres zones en difficulté, Snyder a lancé un appel : « S’il vous plaît, venez. » Lire la suite →
Réunis en sommet à Bruxelles les dirigeants européens ont évoqué la guerre civile en Syrie, qui entre dans sa 3e année. Sur le plan interne, ils veulent se donner des moyens pour accélérer la croissance et la création d’emplois, face à la colère qui monte et à l’euroscepticisme qui gagne du terrain.
Rome, 14 novembre 2012 : heurts entre police anti-émeute et manifestants contre l’austérité
L’emploi, plus particulièrement celui des jeunes, est redevenu une préoccupation de premier ordre au sein de l’Union européenne. Alors que la colère gronde dans la rue face à un taux de chômage battant record après record et face à des millions de jeunes en manque de perspective, alors que l’euroscepticisme gagne du terrain, les dirigeants européens ont consacré leur sommet de ces 14 et 15 [mars 2013] au volet social de la crise. Ils ont décidé de mettre les bouchées doubles pour favoriser la croissance et l’emploi.
Jusqu’ici, pour les dirigeants européens, issus pour la plupart des partis politiques conservateurs, la priorité était de redresser les finances publiques, corriger les déséquilibres macroéconomiques et restaurer la confiance des investisseurs. Il ne fallait en tout cas pas dépenser ce qu’on n’avait pas. La croissance et l’emploi allaient suivre. L’Allemagne d’Angela Merkel, était le modèle tout indiqué à suivre. Lire la suite →
Jusqu’à il y a quelques années, le risque politique était considéré comme quasiment inexistant en Europe. Cependant la crise de la dette souveraine est venue changer brutalement la donne. Le spectre des défauts de paiement sur le Vieux-Continent est réapparu et avec lui les mesures d’austérité qui entraînent toujours les mêmes fléaux : mouvements sociaux, rejet de la démocratie et repli sur le populisme… pouvant jusqu’à entraîner un changement de régime.
On a tort de croire que la paix et la démocratie sont définitivement installées dans la zone euro. C’est une croyance qui fait fi des nombreux défis de l’Union. Il suffit par exemple de s’arrêter sur la situation de l’Espagne pour se rendre compte qu’un changement de paradigme est possible à tout moment.
Le taux de chômage dans le pays est autour de 26%, avec un taux de chômage des jeunes qui est à près de 60% selon les derniers chiffres. L’actuel gouvernement est aux prises avec un scandale massif de corruption qui semble toucher tous les niveaux de décision au sein du Partido Popular et, enfin, le 23 janvier dernier, l’Assemblée de Catalogne a déclaré solennellement que la région est une “entité légale et politique souveraine“. En d’autres termes, la Catalogne est prête à faire sécession. Bref, l’Espagne est au bord du précipice même si on l’oublie trop souvent.
Le changement de ton est désormais palpable chez les dirigeants occidentaux, impuissants à retrouver la prospérité. Le découplage du monde entre vieilles économies qui stagnent et émergents qui avancent s’accentue.
Rubens, La chute d’Icare, 1637
Avant la dégringolade de 2008, les capitaines de la finance et de l’industrie pouvaient vanter les vertus de la mondialisation, de la technologie et de la libéralisation des services financiers, supposées ouvrir une ère de croissance sans fin. Une croissance au bénéfice de tous, à condition de faire « les bons choix ». Nous n’en sommes plus là.
Les classes émergentes adoptent de nouveaux comportements. Elles obligent les entreprises présentes dans les pays en développement à tenir compte de leurs revendications.
Les manifestations en Inde le mois dernier pour le statut des femmes en attestent. Comme d’ailleurs les mouvements sociaux en Afrique du sud, où le chômage des jeunes dépasse 40 % ; la crise en Russie à la fin de 2011 ou encore les printemps arabes. Beaucoup de tensions qui secouent les pays émergents agissent comme le révélateur des transformations sociales enclenchées par l’augmentation du niveau de vie.
En fer de lance de ces revendications, les classes moyennes, ces consommateurs en herbe qui, tout en accédant à un mode de consommation à l’occidentale, développent des exigences sociétales de plus en plus fortes. Celles-ci vont souvent dans le même sens : une plus grande transparence de l’Etat, moins de corruption ou encore un respect accru des libertés publiques.
Forum Economique Mondial de Davos – Lorsque les CEO [Chief Executive Officers] commencent à perdre confiance il y a de quoi s’inquiéter. Aujourd’hui les PDG du monde entier sont inquiets ! Une enquête de PwC [PricewaterhouseCoopers] confirme cette tendance. L’analyse de Richard Quest, présentateur de CNN International.
Patrouille de police devant le Forum Economique Mondial de Davos, 2009
L’enquête annuelle effectuée par PwC révèle que seulement 36% des CEO croient en une croissance à court terme pour leurs entreprises. Ce pourcentage est en baisse pour la deuxième année consécutive.
L’enquête est révélatrice car lorsque les dirigeants sont inquiets ils commencent à repousser leur plan d’investissements. Ils se replient, prennent des décisions pour se consolider au lieu de se développer.
Le président de PwC Dennis Nally m’a confié qu’il était surpris de la baisse de confiance des CEO, étant donné que l’économie connaît une légère croissance.
Un rapport de PricewaterhouseCoopers prévoit une augmentation de 50 % des Français expatriés d’ici à 2020. La génération née après les années 80 est la première concernée par cette tendance, notamment pour des questions professionnelles.
Près de deux millions de Français sont expatriés à travers le monde. Et ils vont être de plus en plus nombreux.
Selon l’enquête de PricewaterhouseCoopers, ce chiffre devrait augmenter de 50% dans les 7 années à venir.
Les jeunes nés après les années 80 sont les plus nombreux à vouloir partir, notamment car ils éprouvent des difficultés à trouver un emploi et voit dans l’expatriation un moyen de booster leur curriculum vitae.
Pour mieux rebondir en début de vie professionnelle, les jeunes privilégient deux façons de quitter la France :
Il n’y aura pas de miracle de Noël. Publiés aujourd’hui [27 décembre 2012], les chiffres du chômage de Pôle emploi de novembre devraient être, encore une fois, mauvais et en hausse pour le 19e mois consécutif. Le gouvernement met donc la pression sur les partenaires sociaux pour qu’ils parviennent au fameux « compromis historique », qui doit réformer le marché du travail.
Pour l’instant, les négociations patinent. Hier Michel Sapin, le ministre du Travail, a fait le point sur le dossier avec François Hollande à l’Elysée. A l’issue de cet entretien, il a averti : « Chacun (doit) prendre ses responsabilités », et d’insister sur l’importance que les syndicats « aboutissent à un accord les 10 et 11 janvier prochain ». C’est que l’état du marché du travail devient de plus en plus alarmant, avec le seuil symbolique des 3 millions de chômeurs (catégorie A) franchi en septembre. Michel Sapin a promis hier « une mobilisation maximale de tous les outils en faveur de l’emploi ». L’arsenal du gouvernement est déjà connu : contrats d’avenir et contrats de génération. Mais suffira-t-il vraiment pour atteindre l’objectif d’inversion de la courbe du chômage à la fin de l’année 2013 ? Pas si sûr.
Sur le terrain, les associations de chômeurs sont sceptiques. Elles pointent du doigt un phénomène qui monte : les décrocheurs de Pôle emploi, ces non-inscrits ou désinscrits qui viennent nourrir la masse des chômeurs dits « invisibles ».
Si, toutes catégories confondues, on recense officiellement 5 millions de chômeurs, ils seraient en fait près de 9 millions en comptant les sans-emploi « fantômes » et les victimes de temps partiels subis qui souhaiteraient travailler plus sans pouvoir le faire.
« Les gens qui disparaissent de nos radars sont en augmentation », confirme Sylvette Uzan-Chomat, conseillère et membre de SNU Pôle emploi. « Savoir qu’on ne sera pas indemnisé ne motive pas, en plus de l’offre d’emploi limitée. Le manque de personnel ne permet pas non plus d’encourager les chômeurs », ajoute-t-elle. « Les chômeurs invisibles ne croient pas en Pôle emploi, où les conseillers ont un trop grand nombre de cas à gérer », souligne Alain Marcu, d’Agir contre le chômage (AC !). Parmi eux, les jeunes et les femmes sont surreprésentés. C’est « un vrai enjeu », admet-on au ministère du Travail. Lire la suite →
Quelque 2,2 millions d’immigrés sont attendus en Allemagne d’ici 2017, d’après le Kiel Institute. Les plus intéressés sont les Grecs, les Espagnols et les Portugais. Une aubaine pour l’Allemagne.
Les tenaces clichés la dépeignent comme une terre austère et peu attractive. Mais les jeunes Européens frappés par la crise ont trouvé en Allemagne leur eldorado, pour échapper au marasme. Une vague d’immigration sans précédent depuis plusieurs décennies revigore une population allemande en déclin. Selon une nouvelle étude, quelque 2,2 millions d’immigrés issus des pays du sud de l’Europe devraient s’installer outre-Rhin d’ici à 2017.
Le taux de chômage des actifs de 15-24 ans atteint désormais 24,2% en métropole, du jamais vu, après une nouvelle hausse de 1,4 point sur trois mois. Quant au taux général, il se rapproche de la barre des 10%.
(…) Les jeunes payent le plus lourd tribut de la dégradation du marché de l’emploi entre juillet et septembre. Le taux de chômage des jeunes actifs a bondi de 1,4 point sur trois mois, portant à 2,8 points la progression sur 12 mois.
Soit un taux de chômage de 24,2% des jeunes actifs en France métropolitaine et de 24,9% en France entière. Des niveaux records, jamais atteints dans l’histoire du chômage. Leur taux d’emploi a quant à lui plongé de 0,7 point sur trois mois, pour atteindre un plus bas historique à 28,4% de la classe d’âge (et même 25,6% en équivalent temps plein).
Cette dégradation ne devrait pas s’inverser avant le deuxième trimestre 2013 (…)
La classe moyenne lusitanienne se retrouve littéralement assommée par les mesures d’austérité pendant que le taux de chômage atteint plus de 35% chez les jeunes.
Addendum – La Chronique d’Éric Zemmour du 4 décembre : “Jeunes et pauvres”
La crise accroît la fracture sociale entre les jeunes en France, “les plus fragilisés” et sans diplômes ayant “le moins d’atouts” pour y faire face, prévient un rapport rendu public lundi, qui relève que plus de deux jeunes sur dix sont frappés par la pauvreté.
“Il est encore plus difficile désormais de parler au singulier de la jeunesse, tant on assiste à une accentuation de la polarisation de cette population“, souligne Olivier Toche, directeur de l’Institut national de la jeunesse et de l’Education populaire (Injep) à l’origine de ce rapport.
La part des 18-24 ans vivant sous le seuil de pauvreté (quelque 960 euros par mois) a atteint 22,5% en 2009 (contre 17,6% en 2004). Dans les Zones urbaines sensibles (ZUS), le taux dépasse même 40%, alors qu’il est de 13,5% pour l’ensemble de la population, relève ce volumineux document, qui montre que plus d’un million de jeunes sont ainsi confrontés à des situations de grande précarité.
Les Européens sont de plus en plus gros. En Bavière, un député propose un double régime minceur : les kilos perdus permettraient un allègement des cotisations maladie. Plus grave : le surpoids engendre une baisse du niveau scolaire. En Grèce 45% des enfants et adolescents sont concernés.
Johannes Singhammer est un député allemand bien portant. Sa généreuse stature n’est pas pour surprendre pour un bavarois qui, comme il se doit, apprécie les bretzels ou les Weisswürste avec une chope de Hofbräu ou d’Augustiner.
Membre de la CSU, le parti conservateur local, il s’inquiète pourtant de la tendance à l’embonpoint de ses concitoyens. A tel point que cela engendre “au cours de dernières années” une “augmentation inquiétante de l’obésité“. Avec des conséquences dramatiques sur les dépenses maladie. Si rien n’est fait pour freiner cette inflation de kilos du fait d’une surconsommation alimentaire, “le système de santé s’écroulera d’ici dix à vingt ans“. Lire la suite →